
Entretien avec Tatie Ô slameuse engagée.
Benoit de jimagine : Bonjour Tatie Ô, Bienvenue sur jimagine.org, pouvez-vous vous présenter en quelques lignes ?
Tatie Ô : Bonjour Benoît, je suis Audrey, pour les intimes.
Originaire de Marne-La-Vallée, exilée à La Rochelle depuis 14 ans, je porte en moi la culture banlieusarde.
Ancienne enseignante et travailleuse sociale, slameuse, j’accompagne les individus et les groupes dans la libération de leur parole via le slam.
Benoit de jimagine : Vous êtes auteure, slameuse engagée, pouvez-vous nous en parler ?
Tatie Ô : Oui.
J’ai découvert le slam en 2006 via la médiatisation de Grand Corps Malade.
A l’époque, j’assistais aux scènes slam qu’il organisait à Saint Denis mais j’étais incapable d’aller sur scène.
Ce n’est qu’en 2012, en arrivant à La Rochelle que j’ai osé prendre la parole en public.
Je ne pensais pas que ça deviendrait ensuite mon métier (le slam !).
Depuis, je me suis pas mal éloignée du mouvement slam et de son format d’expression.
J’ai effet publié deux livres. Je travaille sur un troisième projet : un roman dont l’histoire se déroule à la centrale de St Martin de Ré.
Je collabore aussi sur un livre d’art avec Narvalo, un artiste peintre, plasticien.
Le slam n’est plus mon média d’expression. Il reste cependant mon outil de transmission notamment auprès du public jeunes.
Benoit de jimagine : Vous organisez des ateliers slams, dans différents milieux sociaux pouvez vous nous en parler ?
Tatie Ô : Et bien bonne transition !
J’ai créé mon entreprise en 2019 afin de me lancer dans l’animation d’ateliers slam.
Avant, j’intervenais bénévolement.
Ainsi, je me suis professionnalisée, notamment parce qu’on est venu me chercher. (La Ligue Slam de France en l’occurrence).
Je ne pensais pas que je pourrais en vivre. J’ai eu de très belles périodes, notamment pendant le Covid (même si ça peut paraître curieux).
Actuellement, en lien avec les politiques sociales, économiques, j’ai une nette baisse de mon activité…et c’est inquiétant !
J’arrive à intervenir encore malgré tout en milieu scolaire, dans une caserne militaire (depuis 6 ans), dans des structures sociales, socioculturelles…
J’envisage le slam comme un outil d’accompagnement socioculturel.
Le slam est un moyen de mieux se connaître soi-même, de prendre confiance en soi, de mieux connaître les autres pour mieux entrer en relation avec eux.
Benoit de jimagine : Quelle est votre actualité pour 2026 ?
Tatie Ô : Deux salons du livre à venir (dimanche prochain à l’Houmeau et dimanche 22 février à Chasniers).
Des ateliers prévus dans différents lieux mais un certain nombre d’entre eux sont soumis au « Pass Culture » qui est pour le moment bloqué…
Benoit de jimagine : Comment faire pour vous contacter ?
Tatie Ô : sur Facebook ou sur instagram ou via mon site internet https://tatieo.fr/
