Du 7 juillet au 7 août, cet enseignant en SVT va marcher sur une distance de 1 000 kilomètres entre Rouen (Seine-Maritime) et Tarbes (Hautes-Pyrénées), les deux villes de son enfance. Ce voyage lui donnera l’occasion de collecter des fonds pour des enfants hospitalisés ou en situation de handicap.
Son défi est connecté à une histoire familiale
Parti le matin même d’Oissel (Seine-Maritime), Antoine Georget entame les premiers kilomètres d’un voyage extraordinaire. Du 7 juillet au 7 août, ce professeur de SVT (Sciences de la vie et de la Terre), qui travaille dans un établissement à Toulouse, va marcher 1 000 kilomètres entre Rouen et Tarbes. Ces deux villes résonnent avec une histoire qui lui est propre.
« À l’âge de 4 ans, mon père a établi sa résidence à Oissel tandis que ma mère se trouve à Tarbes. J’ai toujours pensé que je ferais le lien entre ces deux villes qui ont marqué mon enfance. Ce parcours représente mes souvenirs d’enfance et mes visites familiales. Autrefois, je réalisais ce trajet en train, mais maintenant, je le fais à pied, » raconte le jeune homme qui a célébré ses 29 ans juste avant son départ.
En 2025, il a été incapable de marcher pendant un mois.
Bien que l’idée du projet ait germé dans son esprit depuis longtemps, elle a pris de l’ampleur l’année dernière après une intervention chirurgicale sur les ligaments croisés. Cela s’est produit en mai 2025 et l’opération ne s’est pas déroulée comme elle l’avait imaginé.
« Des complications sont survenues après l’anesthésie. Je n’ai pas pu me déplacer pendant plus d’un mois. Cela a été une période très éprouvante, mais cela renforce le mental », se remémore Antoine, qui va enchaîner pendant plusieurs mois avec deux à trois séances de rééducation chaque semaine. « Il a été nécessaire de réapprendre à marcher, car les muscles s’étaient atrophiés ».
« Cet épisode m’a insufflé une nouvelle motivation, et j’ai donc décidé de me fixer l’objectif de réaliser enfin ce projet, explique le sportif qui s’adonne à l’escalade, à la randonnée et au tennis. C’est une façon de retrouver le chemin, de renouer avec le mouvement, la liberté et les paysages, tout en apportant un sens à chaque pas », ajoute-t-il sur son site web créé pour son défi._
Environ 30 kilomètres de marche quotidiennement
Les fondations du défi sportif sont établies. Son parcours sera divisé en 31 étapes. Chaque jour, il envisage de marcher en moyenne près de 30 kilomètres. « Il se peut que certains jours, je puisse atteindre jusqu’à 45 kilomètres. Je prévois de parcourir environ 700 kilomètres sur des sentiers de grande randonnée et 300 kilomètres sur des routes asphaltées. Pas de routes, c’est trop risqué ».
Pendant une durée d’un mois, il portera un sac à dos pesant 10 kilos, contenant uniquement l’essentiel : « deux shorts, deux T-shirts, deux paires de chaussettes et deux sous-vêtements ». Son sac inclura également un hamac avec moustiquaire et trois litres d’eau.
« Les températures élevées compliqueront ce voyage, mais c’est un élément que j’ai pris en compte. Je commencerai chaque jour aux alentours de 6 heures du matin afin d’arriver relativement tôt. Dans le cas contraire, je m’accorderai une pause à midi avant de reprendre la marche en fin d’après-midi. »
La nuit tombée, il est évident que le professeur ne passera pas la nuit à la belle étoile. « Des personnes m’ont offert de m’accueillir. Certains me fourniront le petit-déjeuner. Quelques-uns ont même décidé de ne rien me facturer et de faire don de l’argent à l’association pour laquelle je marche. »
Un défi collectif au bénéfice de l’association Premier de cordée
Car ce défi sportif revêt également une dimension solidaire. Il permettra de collecter des fonds pour Premiers de cordée. Dirigée par l’ancienne patineuse rouennaise Nathalie Pechalat, cette association offre aux enfants hospitalisés ou en situation de handicap la possibilité de s’adonner à des activités sportives.
« En tant qu’enseignant, ce sujet me préoccupe particulièrement. Les contributions sont principalement destinées à l’acquisition de matériel. Nous avons réussi à rassembler 2 400 euros. Notre but est de collecter 5 000 euros », déclare Antoine. Une cagnotte a été mise en place sur son site web
Le trajet est long avant d’atteindre le jardin Massey, prévu pour le 7 août. Cependant, Antoine Georget nourrit l’espoir que son parcours sera exempt d’obstacles. « Je vais entreprendre ce voyage principalement en solitaire. Néanmoins, je bénéficie du soutien de nombreuses personnes. »
