Le firmament nocturne s’apprête à nous dévoiler sa première grande manifestation de février. Si vous imaginiez que les appellations données à notre fidèle satellite n’étaient que des créations fantaisistes destinées aux amateurs d’astronomie, il est temps de réviser votre jugement. L’expression poétique « Lune de neige » dissimule en réalité une tradition ancestrale, une exactitude scientifique étonnante et un cycle naturel qui orchestre la vie terrestre depuis des temps immémoriaux.
Un spectacle céleste minuté avec précision
Le dimanche 1er février 2026, notre satellite naturel ne se limitera pas à illuminer le ciel ; il atteindra sa plénitude absolue à 23 h 09 exactement. Pour les amateurs d’astronomie et les observateurs occasionnels, c’est le moment précis où l’alignement parfait entre notre étoile, notre planète et son satellite offre la vision la plus éclatante de l’astre nocturne.
Toutefois, ne vous attendez pas à observer un disque glacé ou un gigantesque cristal de neige suspendu dans l’espace. Cette dénomination reste purement métaphorique. Dès le jour suivant, notre satellite entamera sa phase descendante, une métamorphose progressive qui le conduira à s’éclipser entièrement lors de la nouvelle Lune le mardi 17 février 2026. Pour savourer ce tableau céleste, la patience et une météo favorable seront vos meilleures alliées.
L’héritage du « Vieil Almanach des fermiers » et la caution de la Nasa
D’où vient cette appellation « Lune de neige » ? Son origine se trouve dans un document historique : Le Vieil Almanach des fermiers. Loin d’être une simple compilation agricole pour nostalgiques, cet ouvrage fait autorité. Sa fiabilité est telle que la Nasa (l’administration nationale de l’aéronautique et de l’espace) s’appuie sur ses données et ses nomenclatures.
L’Almanach désigne chacune des douze pleines lunes annuelles par un nom reflétant les cycles naturels. En février, l’appellation est évidente : « La pleine Lune de février est désignée comme Lune de neige en raison des importantes précipitations neigeuses caractéristiques de ce mois », explique l’ouvrage. Elle succède à la « Lune du loup » de janvier et précède la « Lune de sang » de mars.
Entre survie et spiritualité : les noms oubliés de l’hiver
Si l’Almanach fait aujourd’hui référence, il n’est pas l’unique source de dénomination de l’astre lunaire. Les communautés amérindiennes, dont la subsistance était intimement liée à l’observation minutieuse de la faune environnante, employaient leurs propres appellations. Pour ces peuples, février était associé à la « Lune de l’ours », signalant la période où les oursons voyaient le jour dans leurs tanières hivernales, ou encore la « Lune de l’aigle ».
D’autres civilisations, plus éprouvées par les rigueurs hivernales, lui attribuaient des noms aux consonances plus austères. Les archives témoignent de l’existence de la « Lune osseuse » ou de la « Lune affamée ». Ces désignations évoquaient la réalité historique de février, mois de pénurie où les provisions hivernales s’amenuisaient dangereusement et où le gibier devenait particulièrement rare.
Les prévisions de Météo France : un suspense métropolitain
Le spectacle céleste sera-t-il compromis par les intempéries ? À l’heure actuelle, les projections de Météo France — l’institution nationale en charge des observations météorologiques — ne sont guère encourageantes. Une zone de précipitations devrait balayer la quasi-totalité de la France métropolitaine ce dimanche soir. Seule la région du bassin méditerranéen semble, pour le moment, promise à une éclaircie providentielle.
Toutefois, la météorologie n’est pas une science exacte à plusieurs jours d’intervalle. Les prévisions peuvent encore s’améliorer, laissant espoir aux observateurs du reste de l’Hexagone d’apercevoir cette lune « ronde et blonde » percer la couche nuageuse.

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Merci Benoit 👍