Close

Se connecter

Close

S'inscrire

Close

Mot de passe oublié ?

Cet hiver, quatre bébés phoques sauvés à l’Aquarium de Biarritz ont été relâchés sur la plage des Landes

Après avoir été soignés pendant plusieurs mois suite à leur échouage, ces jeunes phoques gris ont été relâchés en mer sur la côte landaise mardi. Désormais, trois d’entre eux sont munis de balises GPS afin de suivre leur migration vers le nord de l’Europe.

Petites bouilles, corps brillants parsemés de taches grises. Avec leurs 40 kilos, ils apparaissent aujourd’hui en pleine santé. Pourtant, il y a seulement quelques mois, ces jeunes mammifères marins ne pesaient que 15 kilos. Ce matin, quatre phoques gris ont regagné l’océan après plusieurs mois de réhabilitation au Centre de soins pour phoques et tortues marines de Biarritz, qui est adjacent à l’aquarium.

Des bébés échoués, soignés durant tout l’hiver

Ces jeunes phoques, nés durant l’hiver, ont été recueillis entre novembre et décembre sur les rivages de Bidart, Biarritz, Capbreton et également au Cap Ferret. Ils étaient affaiblis et parfois blessés, n’ayant que quelques semaines. « Il s’agit de jeunes de l’année, abandonnés par leur mère lors du sevrage. Les tempêtes hivernales rendent leur survie difficile, » déclare le technicien aquariologiste Sébastien Prouet. Emportés par les courants marins, ils dérivent vers le sud et finissent par échouer sur nos côtes, épuisés.

À leur arrivée, leur poids était seulement de 15 à 17 kilos. Actuellement, ils atteignent presque 40 kilos. « Ils arrivent aux alentours de novembre-décembre et nous les relâchons en avril-mai, après qu’ils aient repris du poids et qu’ils soient capables de se nourrir de manière autonome », souligne la directrice de l’aquarium, Marion Etcheverry.

Des dispositifs GPS pour suivre leur parcours

Avant de regagner le large, trois des quatre phoques ont reçu des balises GPS, discrètement attachées à leur fourrure. Ces dispositifs temporaires se détacheront lors de la première mue, mais fourniront des données précieuses. « Cela nous donne la possibilité d’obtenir un véritable suivi GPS des animaux et de suivre leur trajet de remontée vers le nord, » précise Mathieu Jaquinau, technicien aquariologiste.

Objectif : s’assurer qu’ils accèdent effectivement aux habitats naturels de leur espèce. « En théorie, ils devraient remonter vers la Bretagne et très probablement vers les îles britanniques afin de rejoindre des colonies« , ajoute-t-il. Ces dispositifs de suivi offrent également la possibilité d’approfondir les connaissances : analyser leur comportement en mer. « Nous allons observer les lieux où ils plongent, à quelle profondeur, et combien de temps ils passent à chercher leur nourriture… », précise Sébastien Prouet. Toutes ces informations sont précieuses pour mieux comprendre et protéger ces créatures.

Affronter des échouages de plus en plus fréquents

Ces dernières années, les équipes du centre ont observé une augmentation des échouages sur la côte atlantique. « C’est une espèce qui se reproduit de manière satisfaisante actuellement, ce qui entraîne un nombre accru de phoques… et les tempêtes rendent les plus jeunes plus vulnérables« , précise Marion Etcheverry. En conséquence, chaque hiver, entre trois et six jeunes sont recueillis à Biarritz.

Mais ces moments, bien qu’ils soient touchants, exigent de la précaution. « La première recommandation est de maintenir une distance d’au moins 50 mètres, » souligne Lucas Bernal, technicien au centre. S’approcher trop près pourrait inciter l’animal à regagner l’eau alors qu’il est encore vulnérable, ce qui pourrait mettre sa vie en danger. Une autre directive est de garder les chiens en laisse et de prévenir les professionnels. « Il est important de ne pas agir soi-même, mais de nous contacter, » souligne-t-il.

Ces quatre phoques, récemment relâchés, se dirigent actuellement vers le nord de l’Europe, où ils devront acquérir les compétences nécessaires pour survivre de manière autonome.

Devenez adhérent de l’association Jimagine.org : cliquez-ici

Rejoindre la communauté de jimagine pour 20 euros par An :




Partager cet article

Aimer cet article

1

Articles similaires

Articles similaires