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Média positif : informer autrement sans détourner le regard

Une catastrophe, un scandale, une crise. L’actualité donne souvent l’impression de courir d’une alerte à l’autre. Dans ce paysage, le média positif propose un autre réflexe : regarder aussi ce qui fonctionne, les personnes qui s’engagent et les solutions qui prennent forme.

Ce choix ne consiste pas à nier les problèmes. Il consiste à ne pas leur laisser toute la place.

Qu’est-ce qu’un média positif ?

Un média positif met en avant des initiatives utiles, des parcours inspirants et des réponses concrètes à des problèmes de société. Il peut parler de solidarité, d’écologie, d’inclusion, d’innovation ou de culture.

Le Média Positif se présente par exemple comme une source d’actualités positives consacrée aux initiatives inspirantes et aux histoires qui redonnent espoir. Son site propose des articles, des formats vidéo et une carte de bonnes nouvelles.

Cette ligne éditoriale rejoint ce que certains appellent le journalisme de solutions. On ne s’arrête pas au constat. On cherche à comprendre ce qui est tenté, avec quels moyens, quels résultats et quelles limites.

Une information positive n’est pas une information qui dit que tout va bien

C’est le point le plus important. Une information positive ne devient pas utile parce qu’elle est agréable à lire.

Elle doit rester précise. Qui agit ? Pour répondre à quel problème ? Depuis quand ? Avec quels résultats vérifiables ? Qu’est-ce qui ne fonctionne pas encore ?

Un article qui raconte une association sans parler de ses difficultés ressemble vite à une brochure. Un article qui montre à la fois l’action, les avancées et les obstacles donne au contraire une image plus juste.

Le positif ne consiste pas à repeindre le monde en rose. Il consiste à donner de la place à celles et ceux qui cherchent des réponses.

Pourquoi ce format peut aider à s’engager

Les mauvaises nouvelles alertent. Elles ne donnent pas toujours une direction.

Un récit consacré à une épicerie solidaire, à un commerce qui accueille des personnes sans domicile ou à un collectif qui rend l’alimentation bio plus accessible permet de comprendre une chose simple : l’action est possible, même à une échelle locale.

Le lecteur peut alors passer de « c’est un problème énorme » à « voici une piste qui existe déjà ». Cela ne garantit pas un engagement. Mais cela rend l’engagement plus concret.

Pour une association, être racontée dans un média positif peut aussi servir à recruter des bénévoles, trouver des partenaires ou faire connaître un besoin précis. À condition que l’article parle de son travail réel, pas seulement de ses belles intentions.

Le risque : confondre optimisme et communication

Un média positif doit garder une distance avec les organisations qu’il présente. Sinon, il devient un relais de communication.

Quelques questions permettent de rester honnête :

  • Les faits sont-ils vérifiables ?

  • Les chiffres sont-ils datés et expliqués ?

  • Les personnes concernées ont-elles réellement la parole ?

  • Les résultats annoncés sont-ils déjà obtenus ou seulement prévus ?

  • Les limites de l’initiative sont-elles mentionnées ?

Cette vigilance vaut aussi pour les entreprises et les collectivités. Une action utile ne dispense pas de regarder son impact global. Une promesse n’est pas un résultat. Un objectif n’est pas un bilan.

Le rôle particulier des médias locaux et participatifs

Les grandes réussites attirent naturellement l’attention. Mais le changement se construit aussi dans une commune, un quartier ou un réseau de bénévoles.

Les médias locaux et participatifs ont une carte à jouer. Ils peuvent documenter une initiative avant qu’elle ne devienne connue. Ils peuvent faire circuler des idées entre territoires. Ils peuvent surtout montrer les personnes derrière les projets.

C’est là que le récit compte. Une association n’est pas seulement un statut ou un logo. C’est une équipe, des habitants, des bénéficiaires, des essais, des erreurs et des résultats parfois modestes mais concrets.

Informer autrement, sans baisser le niveau d’exigence

Le média positif n’a pas besoin de choisir entre enthousiasme et esprit critique. Il peut faire les deux.

Il peut raconter une initiative qui fonctionne, préciser ce qu’elle a changé et expliquer ce qu’il reste à résoudre. Il peut donner envie d’agir sans faire croire qu’une seule action suffira à régler un problème.

La bonne question n’est donc pas : « Est-ce une bonne nouvelle ? »

La bonne question est plutôt : « Qu’est-ce que cette histoire nous apprend sur la manière d’agir ? »

À Jimagine, c’est cette approche qui nous intéresse. Donner de la visibilité aux initiatives éthiques et solidaires. Mais aussi raconter leur réalité, avec leurs avancées, leurs besoins et leurs limites.

À retenir

  • Un média positif met en lumière des solutions et des personnes qui agissent.

  • Il ne doit pas cacher les problèmes ni transformer chaque initiative en réussite parfaite.

  • Les faits, les chiffres et les limites restent indispensables.

  • Une bonne histoire peut donner envie d’agir lorsqu’elle montre un chemin concret.

 

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