jimagine.org est une association à but non lucratif c’est une plateforme innovante qui met en lumière et en relation des artistes, des particuliers, des professionnels, des associations et des collectivités locales. Grâce à ses initiatives uniques, elle favorise le développement d’une économie créative dans les communautés mal desservies.
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Chaque mois de décembre, il revient. Inlassablement. Sur les scènes du monde entier, dans les théâtres prestigieux comme dans les salles plus modestes, Casse-Noisette s’impose comme un rituel. Pour beaucoup, Noël ne commence vraiment qu’au moment où retentissent les premières notes cristallines de la célesta. Mais derrière les décors féeriques, les flocons de neige et les tutus scintillants, ce ballet cache une histoire bien plus riche, plus sombre parfois, et profondément symbolique.
Aux origines d’un conte devenu ballet
Casse-Noisette trouve sa source dans la littérature romantique allemande. Le récit original, Casse-Noisette et le Roi des souris, est écrit en 1816 par E. T. A. Hoffmann, maître du fantastique et des récits ambigus où l’enfance flirte souvent avec l’inquiétude. Le conte est ensuite adouci et adapté par Alexandre Dumas, dans une version plus lumineuse et accessible, qui servira de base au livret du ballet.C’est cette version édulcorée, mais non dépourvue de mystère, qui séduit les créateurs du Ballet impérial russe à la fin du XIXᵉ siècle. En 1892, le public découvre Casse-Noisette sur la scène du Théâtre Mariinsky de Saint-Pétersbourg.

Tchaïkovski, entre féerie et mélancolie
La musique est signée Piotr Ilitch Tchaïkovski, déjà auteur de La Belle au bois dormant et du Lac des cygnes. Pourtant, le compositeur n’aborde pas Casse-Noisette avec l’enthousiasme attendu. Il doute du livret, juge l’histoire trop enfantine et peine à s’identifier à cet univers de jouets animés. Et pourtant, paradoxalement, Tchaïkovski y déploie l’une de ses partitions les plus inventives. Il introduit un instrument encore peu connu à l’époque : la célesta, dont le timbre cristallin donnera à la Danse de la Fée Dragée sa couleur magique et intemporelle. La musique oscille entre légèreté apparente et profonde nostalgie, comme si l’enfance y était toujours perçue à travers le filtre du souvenir.

Un ballet en deux mondes
La structure de Casse-Noisette est claire et symbolique.
Le premier acte se déroule dans un cadre réaliste : la maison familiale, la fête de Noël, les invités, les enfants excités, les adultes bienveillants ou distraits. C’est le monde réel, chaleureux mais limité, où l’enfance est encore protégée. Puis vient la nuit. Les proportions changent. Le sapin grandit, les jouets prennent vie, les souris envahissent l’espace. La bataille entre le Roi des souris et Casse-Noisette marque le basculement vers l’imaginaire. Clara – ou Marie selon les versions – ne regarde plus le monde : elle y entre.
Le deuxième acte est un pur voyage initiatique. Le Royaume des Délices, parfois appelé Royaume des Friandises, n’est pas qu’un décor sucré. Il est une succession de danses venues d’ailleurs : danse espagnole, arabe, chinoise, russe… Une célébration de l’altérité, du rêve et de la découverte.

Des personnages plus symboliques qu’il n’y paraît
Sous leurs apparences enfantines, les personnages de Casse-Noisette incarnent des états de l’âme. Clara représente le passage de l’enfance à l’adolescence, ce moment fragile où le réel devient trop étroit. Casse-Noisette, d’abord simple jouet, puis Prince, est la figure de la métamorphose, de l’idéal, parfois du premier amour.
Drosselmeyer, l’oncle mystérieux, est sans doute le personnage le plus troublant. Magicien, horloger, passeur de mondes, il incarne la frontière entre réalité et imaginaire. Sans lui, rien ne bascule.
Quant à la Fée Dragée, elle règne sur un monde qui n’est ni totalement réel ni complètement rêvé. Elle n’est pas une mère, mais une guide. Une figure d’accomplissement.

Pourquoi Casse-Noisette est le ballet de Noël
Si Casse-Noisette est devenu le ballet de Noël par excellence, ce n’est pas uniquement à cause de son décor hivernal ou de ses cadeaux. Il parle de ce que Noël représente profondément : la suspension du temps, le retour à l’enfance, la possibilité de croire encore à l’émerveillement. Contrairement à d’autres ballets tragiques, Casse-Noisette ne se termine ni par la mort ni par la désillusion. Il se clôt sur une promesse. Celle que le rêve, même éphémère, a une valeur fondatrice. Dans un monde adulte souvent désenchanté, ce ballet rappelle que l’imaginaire n’est pas une fuite, mais une nécessité.

Un succès tardif, mais universel
À sa création, Casse-Noisette reçoit un accueil mitigé. Trop enfantin pour certains, pas assez spectaculaire pour d’autres. Il faudra attendre le XXᵉ siècle, et notamment ses nombreuses reprises en Amérique du Nord et en Europe, pour que le ballet devienne un pilier du répertoire. Aujourd’hui, il est souvent la première rencontre du jeune public avec la danse classique. Un rite de passage. Un premier choc esthétique.
Un ballet qui parle à l’enfant que nous étions
Casse-Noisette n’est pas seulement un conte dansé. C’est un miroir. Il nous renvoie à cet âge où un jouet pouvait devenir un héros, où une nuit de Noël contenait tout un monde. S’il continue de remplir les salles chaque hiver, ce n’est pas par tradition ou par habitude. C’est parce qu’il touche à quelque chose d’universel : le besoin de croire, ne serait-ce qu’un instant, que la magie existe encore. Et c’est sans doute pour cela que, année après année, Casse-Noisette ne vieillit pas. C’est nous qui grandissons autour de lui.
« La radio me chante Noël 2025 » : la Guignolée Country, une tradition musicale au service de la solidarité
À quelques milliers de kilomètres de l’Europe, de l’autre côté de l’Atlantique, le Québec s’apprête une nouvelle fois à faire ce qu’il sait admirablement bien faire à l’approche des fêtes : mêler musique, chaleur humaine et solidarité. Pour la sixième année consécutive, la La Guignolée Country revient avec un projet devenu incontournable du temps des Fêtes : « La radio me chante Noël 2025 », une chanson collective et une campagne de dons au profit des Banques alimentaires du Québec. Derrière l’énergie festive et les refrains rassembleurs se cache une réalité plus rude : celle de l’insécurité alimentaire, qui touche aujourd’hui des millions de personnes, même dans des sociétés que l’on croit protégées. Et c’est précisément là que la Guignolée Country trouve tout son sens.
Une tradition québécoise réinventée par la musique
Pour un public européen, le mot Guignolée peut surprendre. Il renvoie pourtant à une tradition profondément ancrée dans l’histoire québécoise : celle des collectes populaires de denrées ou d’argent organisées à l’approche de Noël pour venir en aide aux plus démunis. Autrefois, on allait de maison en maison, en chantant. Aujourd’hui, on passe par les ondes, les réseaux sociaux et les plateformes numériques — mais l’esprit demeure. Avec La Guignolée Country, cette tradition a trouvé une résonance contemporaine : celle de la musique country francophone, très vivante au Québec, et de ses artistes, proches de leur public, souvent engagés, toujours accessibles.
Une chanson collective pour toucher les cœurs
Pour l’édition 2025, six artistes se sont réunis en studio afin d’enregistrer leur version de la chanson thème « La radio me chante Noël » : Anick Gagnon , Chloé Leclerc , Christian Lemieux , Emmanuelle Boucher , Isa Morin et Martin Duford . Une chanson joyeuse, entraînante, fédératrice, pensée pour la radio — et ce n’est pas un hasard. Disponible dès maintenant sur les stations francophones du Québec, elle est arrivée sur les plateformes numériques le 28 novembre 2025. Chaque écoute, chaque achat devient un geste concret de solidarité.

Des chiffres qui parlent… et qui nourrissent
L’objectif de cette sixième édition est clair : atteindre 17 500 dollars canadiens, soit l’équivalent de 35 000 repas, entre le 10 novembre et le 25 décembre 2025. Un objectif ambitieux mais réaliste, au vu du chemin parcouru. En cinq ans, La Guignolée Country a permis d’amasser 83 997 dollars, représentant plus de 251 991 repas distribués. Des chiffres qui donnent une autre dimension à une chanson de Noël : ici, la musique nourrit au sens propre.
Les Banques alimentaires du Québec : un pilier essentiel
Le réseau des Banques alimentaires du Québec est aujourd’hui l’un des plus structurés et des plus essentiels du pays. Présent sur l’ensemble du territoire avec 33 membres régionaux, souvent appelés Moisson, il approvisionne 1 400 organismes communautaires. Chaque mois, ce sont plus de 3,1 millions de personnes qui reçoivent une aide alimentaire. Depuis 1988, l’organisation mutualise ressources, expertises et partenariats pour lutter contre l’insécurité alimentaire. Dans un contexte de hausse du coût de la vie, cette mission n’a jamais été aussi cruciale.
Donner, simplement, efficacement
La campagne 2025 s’appuie sur les réseaux sociaux des artistes et de nombreux partenaires : Hit Country, Ozeta Productions, Les Artisans du Paysage, VizMD, Studio Monocube, RBC – Groupe Deblois, Agence Ranch et J Smile Productions. Les dons peuvent être faits directement sur laguignoleecountry.ca, au montant de son choix. 100 % des sommes récoltées sont reversées aux Banques alimentaires du Québec. Même principe pour l’achat de la chanson depuis le 28 novembre : 100 % des ventes vont à la cause.

Quand la radio devient un acte citoyen
Pour un regard européen, « La radio me chante Noël » rappelle une évidence parfois oubliée : les médias — et la musique en particulier — peuvent encore rassembler, mobiliser et agir. Loin du cynisme ou des opérations marketing déguisées, la Guignolée Country incarne une radio qui relie, qui réchauffe et qui nourrit. À l’heure où les fêtes de fin d’année creusent parfois les inégalités autant qu’elles illuminent les vitrines, ce projet québécois offre une leçon simple et universelle : chanter ensemble peut aussi remplir des assiettes.
Et si, cette année, la plus belle chanson de Noël était aussi celle qui donne à manger ?
Que Signifie le terme “Guignolée”
Le terme guignolée désigne une tradition populaire ancienne du Québec, profondément liée à l’entraide et à la solidarité, particulièrement à l’approche de Noël.
À l’origine, la guignolée était une quête collective : des groupes de personnes parcouraient les villages et les quartiers, de maison en maison, pour collecter de la nourriture, de l’argent ou du bois destinés aux familles pauvres. Cette tournée se faisait souvent en chantant, parfois avec des instruments, dans une ambiance joyeuse et conviviale.
Le mot viendrait du vieux français guignoler (faire la fête, s’amuser) ou serait lié aux chants de quête médiévaux pratiqués en France. Les colons français ont importé cette coutume en Nouvelle-France, où elle a pris une ampleur particulière en raison des hivers rigoureux et de l’importance de la solidarité communautaire. Avec le temps, la guignolée s’est modernisée. Aujourd’hui, elle désigne surtout des campagnes organisées de collecte (argent ou denrées) menées par des associations, des médias ou des artistes, souvent au profit des banques alimentaires. L’esprit reste le même : Donner avant Noël pour que personne ne manque de l’essentiel.
Une valeur symbolique forte
Au Québec, parler de guignolée, ce n’est pas seulement parler de charité. C’est évoquer : le partage, la dignité, le lien social et une façon très concrète de « faire société » pendant l’hiver.
En résumé, la guignolée, c’est Noël avant Noël : un geste collectif où la fête devient un acte de solidarité.
Site Web : https://laguignoleecountry.ca/
Banques alimentaire du Quebec : https://banquesalimentaires.org/

Passer les fêtes de fin d’année seul n’est ni une anomalie ni un échec. Pour beaucoup, c’est une réalité choisie ou subie, parfois temporaire, parfois durable. Loin des clichés de tables surchargées et de familles idéales, il est possible de transformer ce moment en parenthèse positive, douce et même réjouissante. Voici 10 conseils concrets, développés pour vous aider à vivre les fêtes autrement, sans pression et avec bienveillance envers vous-même.
1. Accepter sa situation sans culpabiliser
La première étape pour éviter le blues consiste à reconnaître sa situation sans la juger. Être seul pendant les fêtes ne signifie pas être isolé socialement ou émotionnellement. C’est parfois le fruit d’un choix, parfois d’un concours de circonstances. Se libérer du regard des autres et des normes sociales permet d’aborder ce moment avec plus de sérénité.

2. Créer sa propre tradition de fête
Les traditions ne sont pas figées. Vous pouvez inventer les vôtres : un film culte chaque année, un plat spécial que vous adorez, une promenade nocturne, une playlist dédiée. Donner un rituel à ces journées leur confère du sens et transforme l’attente en rendez-vous personnel.
3. Soigner son environnement
Même seul, le décor compte. Une bougie, une guirlande, une lumière douce ou quelques décorations suffisent à créer une atmosphère chaleureuse. L’ambiance visuelle agit directement sur l’humeur et permet de marquer symboliquement que ce jour n’est pas un jour comme les autres.

4. Se faire plaisir sans excès
Cuisiner un bon repas, commander un plat que l’on aime ou préparer un dessert de fête est une manière simple de se célébrer soi-même. L’important n’est pas la quantité, mais l’intention : manger avec plaisir, sans culpabilité, et en pleine conscience.
5. Maintenir un lien, même à distance
Un appel, un message, une visioconférence ou même une carte envoyée peuvent suffire à recréer un lien humain. Il ne s’agit pas de multiplier les contacts, mais de privilégier la qualité : une conversation sincère vaut mieux que dix échanges superficiels.
6. Donner du sens par la solidarité
Les fêtes sont aussi un moment propice pour penser aux autres. S’engager bénévolement, faire un don, préparer un colis solidaire ou simplement aider un voisin permet de déplacer le regard de soi vers autrui, ce qui est souvent un puissant antidote à la solitude.
7. Prendre soin de soi physiquement et mentalement
Un bain chaud, une séance de sport douce, une méditation, une lecture inspirante ou une sieste assumée sont autant de façons de se recentrer. Les fêtes peuvent devenir un temps de repos, loin de l’agitation habituelle.

8. Limiter les comparaisons et les réseaux sociaux
Les images idéalisées de Noël et du Nouvel An sur les réseaux sociaux accentuent souvent le sentiment de manque. S’autoriser à s’en éloigner temporairement, ou à les consommer avec recul, aide à préserver son équilibre émotionnel.
9. Se projeter positivement vers l’après-fêtes
Les fêtes ne sont qu’un moment, pas une finalité. Profitez-en pour imaginer des projets, fixer des envies pour l’année à venir, même modestes. Se projeter redonne une dynamique et transforme la fin d’année en tremplin plutôt qu’en point final.
10. Se rappeler que la solitude n’est pas permanente
Enfin, il est essentiel de garder en tête que la solitude est souvent passagère. Les relations évoluent, les contextes changent, les rencontres arrivent parfois là où on ne les attend pas. Se parler avec douceur et se traiter comme un ami est sans doute le plus beau cadeau que l’on puisse se faire.
Passer les fêtes seul n’empêche ni la joie ni la chaleur humaine. En réinventant le sens de ces journées, en s’autorisant à vivre à son propre rythme et en cultivant la bienveillance envers soi-même, il est possible de transformer le blues redouté en un moment apaisant, sincère et même lumineux.

Quinze ans après la précédente édition, Bruxelles Environnement vient de publier une nouvelle mise à jour de l’Atlas des oiseaux nicheurs de la Région de Bruxelles-Capitale. Un document de référence, réalisé en collaboration avec Natagora et Natuurpunt, qui offre une photographie précieuse — et parfois dérangeante — de l’état de l’avifaune dans notre capitale. Le constat est clair : là où Bruxelles protège, restaure et renature, les oiseaux reviennent. Là où elle artificialise, densifie et imperméabilise, certaines espèces disparaissent, parfois définitivement.

Un travail de terrain colossal et citoyen
Entre le printemps 2022 et l’hiver 2025, près d’une centaine d’ornithologues volontaires ont arpenté Bruxelles, quartier par quartier, parc par parc, friche par friche. La Région a été découpée en 198 carrés d’un kilomètre carré, chacun suivi par un observateur chargé d’identifier les espèces nicheuses et hivernantes, d’estimer leurs effectifs et de récolter des preuves solides de nidification. Ce travail de longue haleine s’inscrit dans une démarche scientifique rigoureuse, portée par Aves, le pôle ornithologique de Natagora, en collaboration avec Natuurpunt Studie, dans le cadre d’un marché public confié par Bruxelles Environnement. Il s’agit du troisième atlas régional, après ceux de 1989-1991 et de 2000-2004. Trente années de recul, donc, pour mesurer les tendances de fond.

Des chiffres stables… qui cachent des basculements
Sur le papier, le nombre d’espèces nicheuses reste relativement stable : 102 espèces recensées, contre 103 lors du précédent atlas. Mais derrière cette apparente stabilité se cache une profonde recomposition. Quinze espèces — dont certaines déjà très fragiles il y a vingt ans — ont disparu du paysage bruxellois comme nicheuses. Parmi elles : la Linotte mélodieuse, la Mésange boréale, le Coucou gris, ou encore le Cygne noir et l’Ouette de Magellan pour les espèces exotiques. Dans le même temps, 14 nouvelles espèces se sont installées, à l’image du Canard chipeau, du Râle d’eau, de la Bouscarle de Cetti ou de plusieurs espèces de goélands. Un signe que la ville reste capable d’accueillir du vivant… à certaines conditions.

Bonne nouvelle : les milieux humides se portent mieux
C’est l’un des enseignements les plus encourageants de l’Atlas : les oiseaux liés aux milieux aquatiques progressent. Étangs restaurés, berges renaturées, amélioration de la qualité de l’eau, meilleure gestion des zones humides… Les politiques publiques menées ces dernières années portent leurs fruits. Les carrés situés le long du canal affichent aujourd’hui une richesse spécifique supérieure à celle observée il y a vingt ans. Une preuve tangible qu’en milieu urbain aussi, la biodiversité peut rebondir lorsque l’on fait les bons choix.

Mais un signal d’alarme pour les milieux ouverts
À l’inverse, l’Atlas dresse un constat préoccupant pour les milieux ouverts et semi-ouverts : friches urbaines, pelouses pionnières, terrains non bâtis, zones agricoles résiduelles. Ces espaces, souvent considérés à tort comme « vides » ou « en attente de projet », sont en réalité des réservoirs de biodiversité essentiels. Ce sont précisément ces milieux qui s’effondrent le plus rapidement. Les petits passereaux insectivores spécialisés y déclinent fortement, et certaines espèces ont désormais disparu de Bruxelles. En cause : la fragmentation des habitats, l’urbanisation galopante et l’artificialisation des sols. Aujourd’hui, plus de la moitié du territoire bruxellois est imperméabilisé. Un chiffre lourd de conséquences pour le vivant… mais aussi pour la qualité de vie des habitants.

Une prise de conscience qui s’impose, enfin
Ces résultats s’inscrivent dans un contexte politique et juridique en pleine évolution. L’Union européenne vise désormais le zéro artificialisation nette à l’horizon 2050, y compris en milieu urbain, et impose la restauration des habitats dégradés. À Bruxelles, un signal fort a été envoyé en octobre dernier, lorsqu’un tribunal a reconnu la vulnérabilité des derniers espaces ouverts, en imposant un moratoire climatique sur l’urbanisation de terrains non bâtis de plus de 0,5 hectare. Une décision exceptionnelle, révélatrice des limites du cadre d’aménagement actuel.
Le PRAS face à ses responsabilités
Les données de l’Atlas renforcent une évidence : le Plan Régional d’Affectation des Sols (PRAS) doit être revu en profondeur. Pour Natagora, cette révision doit reconnaître les friches comme de véritables milieux écologiques, intégrer les continuités écologiques comme des éléments structurants de la ville, et cesser de considérer chaque espace non bâti comme une opportunité foncière à exploiter. L’Atlas le démontre sans ambiguïté : là où la Région protège et restaure, les espèces répondent. Là où les habitats disparaissent, elles s’éteignent.

Un outil scientifique… et politique
Au-delà des chiffres, cet Atlas est un outil d’évaluation des politiques publiques menées depuis vingt ans. Il permet d’identifier les sites clés pour l’avifaune — la Forêt de Soignes, le Neerpede, le Domaine royal de Laeken — et de préparer les actions futures pour améliorer l’état de conservation des espèces les plus menacées.Une analyse des données hivernales et une publication complète, incluant cartes et effectifs des oiseaux nicheurs et hivernants, sont attendues dans les prochains mois. Elles viendront compléter ce diagnostic déjà sans appel.

Une question de choix collectifs
Bruxelles n’est pas condamnée à devenir un désert biologique. Elle peut rester — ou redevenir — une ville vivante. Mais cela suppose des choix clairs, assumés, et parfois courageux. L’Atlas des oiseaux nicheurs nous rappelle une vérité simple : la biodiversité n’est pas un luxe, ni un supplément d’âme. Elle est un indicateur de la santé de nos territoires… et de notre capacité à penser la ville autrement.
L’Atlas des oiseaux nicheurs de Bruxelles est à télécharger ici : https://document.environnement.brussels/opac_css/elecfile/Atlas-des-oiseaux-nicheurs-de-la-RBC_2022-2024
Natagora : https://www.natagora.be/
Bruxelles Environnement : https://environnement.brussels/
Natuurpunt : https://www.natuurpunt.be/

Parler de tradition, c’est souvent entrer sur un terrain miné. Le mot sert d’étendard, d’excuse, d’arme politique, de marqueur identitaire ou même de refuge pour celles et ceux qui se sentent bousculés par la modernité. Il évoque à la fois le respect des ancêtres, la répétition des gestes et l’attachement à « ce qui a toujours été ». Mais que recouvre réellement ce terme dont la force symbolique semble parfois dépasser le simple fait culturel ? Et comment se fabriquent, vivent et meurent ces traditions que nous chérissons ou contestons ?
Qu’est-ce qu’une tradition ?
Le mot vient du latin traditio, « l’action de transmettre », dérivé de tradere, « livrer, remettre » . Il désigne donc au départ un mouvement, un passage, un acte de relais entre générations. Une tradition n’est pas qu’un rituel : c’est d’abord une forme de mémoire vivante, transmise « par le passé jusqu’au présent » sous forme de paroles, de gestes, de récits ou d’objets. Comme le rappelle sociologue Randall Collins, une tradition est à la fois ce dont on se souvient et ce avec quoi on s’identifie, le fruit d’une communauté qui se reconnaît dans un patrimoine commun, réel ou reconstruit .
En somme : une tradition n’existe que si une communauté la reconduit et décide d’y voir une part d’elle-même.

Comment naît une tradition ?
Il existe plusieurs voies :
Par accumulation lente : Certains gestes se répètent parce qu’ils fonctionnent, rassurent ou rassemblent. On finit par dire « cela s’est toujours fait », même si personne ne sait depuis quand ni pourquoi. Beaucoup de rituels agricoles ou artisanaux sont nés ainsi.
Par reconstruction : Au fil du temps, des communautés peuvent s’inventer des ancêtres communs et se forger des lignées symboliques — Weber l’avait déjà observé dans des tribus qui « fabriquaient » des ancêtres pour consolider leur unité politique .
Par décision politique ou religieuse : Certaines traditions sont instituées : fêtes nationales, commémorations, rituels religieux. Elles ont une date de naissance précise, même si elles se présentent parfois comme immémoriales.
Par réaction : Face à un changement, une communauté peut réaffirmer un trait culturel comme marqueur identitaire. La tradition naît alors du besoin de se distinguer. Ainsi, une tradition n’est jamais le simple prolongement du passé : elle est toujours une création du présent.
Comment une tradition meurt ?
Les traditions ne disparaissent pas d’un coup ; elles s’érodent. Plusieurs mécanismes :
Perte de sens : Lorsque le geste n’a plus de fonction, il devient décoratif, puis encombrant, puis oublié.
Conflit avec les valeurs contemporaines : Les traditions impliquant violence animale ou exclusion sociale sont fragilisées par l’évolution des sensibilités. L’exemple le plus connu est la terrible tradition d’Ypres, où l’on jetait des chats vivants depuis le beffroi — un rituel supposé chasser le mal ou les forces diaboliques. Elle fut interdite au XXᵉ siècle et n’est plus aujourd’hui qu’une reconstitution symbolique, avec des peluches. L’enseignement est clair : une tradition cesse d’exister lorsque la société cesse de l’accepter.
Rupture de transmission : Si une génération ne prend pas le relais — par désintérêt, rejet ou oubli — la tradition s’éteint.
Évolution interne : Parfois, la tradition ne meurt pas : elle se transforme. Les carnavals, fêtes religieuses ou pratiques culinaires en sont de bons exemples.
La tradition dans les religions : un socle, mais aussi un champ de débat
Dans les grandes religions, le mot « tradition » a un sens fort : il désigne la transmission des doctrines, des récits fondateurs, des rites et de l’autorité. La tradition peut y être orthodoxe, c’est-à-dire présentée comme immuable, incapable de changement, « appliquée à la lettre » et non discutable . Elle peut aussi être interprétative, où les croyants réactualisent les textes et les usages selon leur temps. Là encore, la tradition n’est jamais figée : le judaïsme rabbinique, le catholicisme post-conciliaire ou l’islam réformiste montrent que repenser la tradition ne signifie pas l’abandonner, mais lui redonner sens dans le présent.

Créer une tradition : une idée moins étrange qu’il n’y paraît
Créer une tradition est possible — et cela arrive plus souvent qu’on ne le croit. Certaines traditions paraissent anciennes mais sont en réalité très récentes : kilt écossais standardisé au XIXᵉ siècle, folklore breton réinventé à partir de 1900, fêtes locales créées par des municipalités pour attirer les touristes, etc.
Pour « fabriquer » une tradition, il faut :
- Un récit (même flou, même mythique)
- Un rituel reproductible
- Une communauté prête à s’y identifier
- Une transmission organisée (familles, médias, écoles, institutions)
La tradition n’est donc pas qu’un héritage : c’est aussi une construction sociale.
Quel est le rôle des traditions dans la société ?
Elles remplissent plusieurs fonctions essentielles :
Elles créent du lien : Elles rassemblent dans un monde fragmenté.
Elles transmettent des repères : Elles disent ce qui compte, ce qui est sacré, ce qui doit durer.
Elles offrent une continuité : Dans des sociétés où tout change vite, elles garantissent une forme de stabilité.
Elles peuvent structurer l’action politique : La tradition sert souvent de référence pour justifier une position, protéger une pratique ou en interdire une autre. la tradition est souvent associée au mot “valeur”, et ces valeurs sont loin d’être immuables ; elles évoluent avec les mentalités et les sociétés .

Qu’est-ce qui n’est pas une tradition ?
- Une mode
- Un phénomène éphémère
- Un argument marketing
- Une habitude purement individuelle
- Une innovation présentée comme « traditionnelle » pour gagner en légitimité (cela arrive très souvent)
Une tradition exige une collectivité, une durée et un sens partagé.
Tradition vs modernité : un faux duel ?
Depuis le XIXᵉ siècle, de Tönnies à Weber en passant par Durkheim, on oppose tradition et modernité comme deux mondes incompatibles. Or, comme le montrent les sociologues, les traditions ne s’opposent pas nécessairement au changement. Même les mouvements les plus révolutionnaires créent leurs propres traditions, leurs héros, leurs dates fondatrices, leurs récits mythiques . La modernité s’accompagne donc de nouvelles traditions, et la tradition peut être modernisée, adaptée, transformée.

Les traditions sont-elles politiques ?
Toujours.
Elles peuvent être mobilisées pour :
- défendre des pratiques (ex. chasse à courre, corrida)
- justifier des interdits (ex. symboles LGBTQ+ refusés par « tradition » dans certains milieux sportifs)
- renforcer une identité nationale
- fédérer un parti ou un mouvement
- exclure (parfois) au nom de la « culture »
Mais elles servent aussi à créer du commun, à transmettre un héritage, à structurer la mémoire collective. En politique, la tradition est à la fois un outil et un symbole.
Repenser les traditions : nécessaire mais pas destructeur
Les documents fournis le disent clairement :
Repenser une tradition ne signifie pas la rejeter, mais lui redonner sens dans le présent .
Ce travail critique est indispensable :
- parce que les valeurs changent
- parce que les sensibilités évoluent
- parce que nous savons aujourd’hui ce que nous ne savions pas hier
- parce que toutes les traditions n’ont pas la même légitimité morale
Il ne s’agit pas de condamner rétrospectivement le passé, mais de questionner ce que nous voulons transmettre.
Conclusion : un héritage actif
La tradition n’est ni une relique fossilisée ni une autorité éternelle. C’est un dialogue entre les morts, les vivants et ceux qui viendront après. Elle n’a de sens que si nous la revisitons, si nous l’adaptons, si nous lui donnons une direction nouvelle. Les traditions ne valent que si ceux qui en sont dépositaires leur redonnent du sens au présent.
C’est peut-être là leur vraie force : elles ne cessent de renaître.

Issu d’une famille catholique de classe moyenne, il fait partie de la communauté germanophone des Sudètes. Les attentes envers le jeune Schindler, qui a fréquenté une école secondaire allemande et poursuivi des études d’ingénieur, sont qu’il suive le chemin de son père en prenant la direction de l’entreprise familiale spécialisée dans l’équipement agricole. Bien que certains de ses camarades de classe et voisins d’enfance soient juifs, il ne noue pas d’amitiés profondes ou durables avec eux. Comme beaucoup de jeunes germanophones de la région des Sudètes, il adhère au Parti allemand des Sudètes dirigé par Konrad Henlein, qui soutient activement l’Allemagne nazie et milite pour le démembrement de la Tchécoslovaquie ainsi que l’annexion des territoires sudètes au Reich. Lorsque la région des Sudètes est intégrée à l’Allemagne nazie en 1938, Schindler devient un membre officiel du parti nazi.

Peu après le début de la guerre en septembre 1939, Schindler, âgé de trente et un ans à l’époque, arrive dans la Cracovie occupée. La vieille ville, qui compte 60 000 Juifs, est le centre du Generalgouvernement, l’administration d’occupation allemande, ce qui la rend particulièrement attrayante pour les entrepreneurs allemands désireux de tirer profit des malheurs du pays conquis et d’amasser des richesses. Évidemment astucieux et relativement dénué de scrupules, Schindler semble prospérer dans cet environnement. En octobre 1939, il acquiert une ancienne usine d’ustensiles en émail appartenant à un Juif. Avec l’aide de conseils avisés d’un comptable juif polonais nommé Isaak Stern, il commence à bâtir sa fortune. Située en périphérie de Cracovie, la petite usine de Zablocie, qui débute par la production d’ustensiles de cuisine pour l’armée allemande, connaît une croissance rapide. En seulement trois mois, elle emploie déjà environ 250 ouvriers polonais, dont sept Juifs. À la fin de l’année 1942, elle est devenue une immense usine d’émail et de munitions, occupant près de 45 000 mètres carrés et comptant presque 800 employés, parmi lesquels se trouvent 370 Juifs du ghetto de Cracovie, établi par les Allemands après leur arrivée dans la ville.
Hédoniste et amateur de jeux, Schindler se met rapidement à adopter un style de vie extravagant, faisant la fête jusqu’à l’aube, se liant avec des officiers SS de haut rang et séduisant de charmantes Polonaises. Il ne paraît pas se différencier des autres Allemands arrivés en Pologne avec l’administration d’occupation et ses complices. Cependant, la seule caractéristique qui le distingue des autres opportunistes de cette période de guerre est l’humanité avec laquelle il traite ses employés, en particulier les Juifs.
Schindler n’a jamais manifesté de résistance idéologique envers le régime nazi. Cependant, son dégoût et son horreur grandissants face à la violence insensée de la persécution nazie à l’encontre d’une population juive sans défense entraînent une transformation inattendue chez cet homme d’affaires peu scrupuleux. Progressivement, son objectif égoïste de s’enrichir passe au second plan, derrière son désir irrépressible de sauver autant de Juifs que possible des mains des bourreaux nazis. Au final, il sera prêt, dans ses efforts pour assurer la survie de ses employés juifs durant la guerre, non seulement à dépenser toute sa fortune, mais aussi à mettre en péril sa propre vie.
L’outil le plus puissant dont dispose Schindler dans sa mission de sauvetage est le statut privilégié qui lui a été accordé par l’Inspection des armements militaires en Pologne occupée, permettant à son usine d’être considérée comme une « entreprise essentielle à l’effort de guerre ». Ce statut lui donne non seulement l’accès à des contrats militaires lucratifs, mais lui permet également de recruter des ouvriers juifs sous la juridiction de la SS. Lorsque ses employés juifs risquent d’être déportés à Auschwitz par la SS, il peut solliciter des exemptions en arguant que leur départ compromettrait gravement sa capacité à maintenir une production vitale pour l’effort de guerre. Il n’hésite pas à falsifier les documents, enregistrant des enfants, des femmes au foyer et des avocats comme s’ils étaient des ouvriers métallurgistes ou des techniciens, tout en cachant autant que possible les travailleurs non qualifiés ou temporairement incapables.
La Gestapo l’arrête à plusieurs occasions et le questionne concernant des allégations d’irrégularités et de favoritisme envers les Juifs. Néanmoins, Schindler persiste. En 1943, suite à la demande de l’ American Jewish Joint Distribution Committee, il se lance dans un voyage très périlleux à Budapest, où il rencontre deux membres de la communauté juive hongroise. Il leur fait part de la situation désespérée des Juifs en Pologne et aborde d’éventuelles solutions d’assistance.
En mars 1943, le ghetto de Cracovie est liquidé et tous les Juifs restants sont transférés vers le camp de travail forcé de Plaszow, situé à la périphérie de Cracovie. Schindler réussit à persuader le SS- Hauptsturmführer Amon Goeth, un homme impitoyable qui dirige le camp et qui partage ses habitudes de consommation d’alcool, de lui permettre de créer un sous-camp spécial pour ses travailleurs juifs sur le site de l’usine de Zablocie. Cela lui permet de garantir des conditions de vie relativement acceptables pour les Juifs, tout en ajoutant à leur alimentation déjà insuffisante, des provisions achetées au marché noir avec ses propres fonds. Le périmètre de l’usine est déclaré inaccessible aux gardes SS qui surveillent le sous-camp.
À la fin de l’année 1944, l’évacuation de Plaszow et de tous ses sous-camps est ordonnée en raison de l’avancée soviétique. Plus de 20 000 détenus, incluant des hommes, des femmes et des enfants, sont dirigés vers des camps d’extermination. Lorsque l’ordre d’évacuation est donné, Schindler, ayant contacté le département approprié du Commandement suprême de l’armée (OKW), réussit à obtenir l’autorisation officielle de poursuivre la production dans l’usine qu’il a fondée avec sa femme à Brunnlitz, dans sa région natale des Sudètes. L’ensemble des travailleurs de Zablocie, auxquels s’ajoutent discrètement de nombreux nouveaux noms provenant du camp de Plaszow, est censé être transféré sur le site de la nouvelle usine. Cependant, au lieu d’être envoyés à Brunnlitz, les 800 hommes, dont 700 Juifs, ainsi que les 300 femmes inscrites sur la liste de Schindler, sont redirigés vers Gross-Rosen et Auschwitz.
Lorsqu’il prend connaissance des événements, Schindler parvient d’abord à organiser la libération des hommes du camp de Gross-Rosen. Par la suite, il dépêche son secrétaire personnel allemand à Auschwitz afin de négocier la libération des femmes. Ce dernier réussit à obtenir la libération des femmes juives en s’engageant à verser 7 reichsmarks par jour pour chaque ouvrière. C’est le seul exemple connu dans l’histoire de ce camp d’extermination où un aussi grand nombre de personnes a été autorisé à quitter le camp en vie, alors même que les chambres à gaz fonctionnaient encore.
L’un des actes humanitaires les plus impressionnants réalisés par Oskar et Emilie Schindler concerne un groupe de 120 détenus juifs se trouvant dans un sous-camp d’Auschwitz appelé Goleszow. Ces prisonniers sont employés dans une carrière gérée par la SS, appartenant à la société « Terre allemande et travaux de pierre ». En janvier 1945, avec l’avancée des troupes russes, ils sont évacués de Goleszow et transportés vers l’ouest dans des wagons à bestiaux fermés, sans accès à de la nourriture ni à de l’eau. Au bout de sept jours de voyage éprouvant en plein hiver, les gardes SS finissent par arrêter les deux wagons à bestiaux, contenant leur précieuse cargaison humaine, aux portes de Brunnlitz. Emilie Schindler arrive juste à temps pour empêcher le commandant SS du camp de renvoyer le train. Oskar Schindler, revenu d’urgence au camp après avoir cherché des provisions à l’extérieur, peine à persuader le commandant de la nécessité urgente d’avoir les hommes retenus dans le train pour les faire travailler.
L’ouverture forcée des wagons dévoile une scène tragique. Les Schindler s’occupent des 107 rescapés, qui souffrent de graves gelures et sont extrêmement amaigris. Ils leur fournissent des soins médicaux et les assistent pour retrouver leur force, les aidant ainsi à revenir progressivement à la vie. Schindler s’oppose également au commandant nazi, qui souhaite incinérer les corps retrouvés gelés dans les wagons, et prend les mesures nécessaires pour qu’ils soient enterrés selon les rites juifs dans une parcelle de terrain acquise à proximité du cimetière catholique, spécifiquement pour cet usage.
Voici la version paraphrasée du texte :
Au cours des derniers jours du conflit, juste avant que l’armée russe n’entre en Moravie, Schindler réussit à retourner dans une zone de l’Allemagne sous contrôle allié. Le magnat industriel se retrouve sans ressources financières. Au fil des ans, des organismes d’aide juifs et des groupes de survivants lui fourniront un soutien modeste, contribuant à financer sa tentative d’émigration vers l’Amérique du Sud, qui s’avérera finalement vaine. Lors de sa visite en Israël en 1961, qui sera la première de ses dix-sept séjours dans le pays, 220 survivants, pleins d’enthousiasme, lui réserveront un accueil profondément émouvant. Il continuera à partager sa vie entre Israël et l’Allemagne. Après son décès à Hildesheim, en Allemagne, en octobre 1974, des survivants en larmes feront transporter son corps en Israël, où il repose depuis lors dans le cimetière catholique de Jérusalem. Sur sa tombe, une inscription sera gravée : « L’inoubliable sauveur de 1 200 Juifs persécutés ».
En 1962, un arbre a été planté en l’honneur de Schindler dans l’allée des Justes à Yad Vashem. Oskar et Emilie Schindler ont reçu le titre de Justes parmi les nations en 1993.
Parmi les artistes phares prévus pour ce concert figurent : Renaud, Gauvain Sers, La Rue Ketanou, Marcel et son orchestre, et d’autres.
Un grand nombre d’artistes seront en performance le jeudi 4 décembre afin de célébrer les 80 ans du Secours Populaire du Nord, parmi lesquels Renaud, Marcel et son orchestre, La Rue Ketanou et plusieurs autres.
Un événement spectaculaire pour un anniversaire mémorable ! C’est ce qui est prévu le jeudi 4 décembre au Zenith de Lille. Une grande célébration est mise en place pour commémorer les 80 ans du Secours Populaire du Nord. Renaud sera l’invité d’honneur de ce concert de soutien. Plusieurs autres artistes sont déjà confirmés, parmi lesquels Gauvain Sers, Noé Preszow, La Rue Ketanou, les Ogres de Barback, ainsi que Marcel et son orchestre. D’autres artistes devraient encore être annoncés avant la date de l’événement. La billetterie est ouverte : les billets sont disponibles au prix unique de 22 euros.

Les billets sont disponibles à un prix fixe de 22€ (C) Aucun(e)
Le Secours Populaire souligne ses diverses missions et son dévouement face aux situations d’urgence telles que la précarité, les désastres naturels et l’accès aux droits fondamentaux. L’organisation dispose de 73 antennes locales et de 4.000 bénévoles. La fédération du Nord est la plus grande de France.
Au sud-ouest de la ville, se trouvent les quartiers du Pont de Sèvres, du Trapèze et de l’île Seguin.
Cette ancienne zone industrielle concentrait la majorité des usines Renault, emblèmes de progrès industriel et symboles de luttes sociales..
Ce quartier, totalement réaménagé, s’est transformé sous le sceau du développement durable : construction de logements, de bureaux, de commerces, d’équipements publics de proximité, aménagement d’espaces plantés et de parcs.
Su l’île Seguin, la Seine Musicale accueille spectacles et concerts de notoriété internationale, tandis que l’art contemporain et le cinéma se préparent à investir le reste de l’Ile…




Sylvie Lefebvre
Pendant des décennies, une même histoire a été racontée dans les manuels scolaires, les musées et même dans l’imaginaire collectif : le chat domestique, discret compagnon des premiers agriculteurs du Proche-Orient, aurait suivi l’essor de l’agriculture il y a quelque 7 000 ans pour gagner progressivement l’Europe. Attiré par les rongeurs qui rodaient autour des réserves de grains, il se serait peu à peu rapproché des humains, amorçant une cohabitation appelée à devenir une complicité millénaire. Cette version, rassurante comme une fable bien rodée, vient pourtant d’être renversée. Une étude internationale publiée dans Science, fruit d’un travail colossal de génétique ancienne, révèle que le chat domestique n’a mis les pattes en Europe… qu’il y a environ 2 000 ans, soit plusieurs millénaires plus tard qu’on ne l’imaginait. Et, surprise supplémentaire : l’animal n’aurait pas été introduit depuis le Proche-Orient, mais via l’Afrique du Nord. Pour l’archéozoologue Bea De Cupere, de l’Institut royal des Sciences naturelles de Belgique, c’est un véritable changement de paradigme : » Nous devons réécrire le récit classique. Ce ne sont pas les premiers agriculteurs du Proche-Orient, mais des réseaux commerciaux ultérieurs autour de la Méditerranée qui ont amené le chat domestique en Europe. » À la clé : une nouvelle histoire, plus complexe, plus mobile, presque romanesque, de l’un des plus populaires animaux de compagnie.
Une origine plus récente, plus méditerranéenne
Le chat domestique moderne (Felis catus) est bien, comme on le savait, un descendant du chat sauvage africain (Felis lybica lybica). Mais les chercheurs ont longtemps cherché à déterminer plus précisément quand, où et comment cet animal a été apprivoisé puis dispersé. Les premières études liées à l’ADN mitochondrial avaient fait naître une hypothèse séduisante : les chats vivaient déjà aux côtés des premiers agriculteurs néolithiques, il y a 6 000 à 7 000 ans. De quoi construire un récit confortable : des humains stockent des grains → des souris arrivent → les chats suivent → la domestication commence. Or, la nouvelle étude de Claudio Ottoni (Université de Rome Tor Vergata), fondée cette fois sur l’ADN nucléaire — beaucoup plus précis — met cette théorie à terre. Les chats européens modernes ne présentent aucune parenté significative avec les lignées du Proche-Orient supposées avoir voyagé au Néolithique.
Ils descendent en réalité de populations nord-africaines, introduites en Europe seulement au cours des deux derniers millénaires.
Une révision profonde de l’histoire féline s’imposait.
Des os belges au cœur d’une enquête génétique planétaire
Pour parvenir à ce résultat, les scientifiques ont comparé des données génétiques modernes avec l’ADN ancien extrait d’ossements provenant de 97 sites archéologiques en Europe et au Proche-Orient. Au centre de cette immense entreprise, un acteur inattendu : la Belgique. Grâce à son réseau international, l’Institut royal des Sciences naturelles de Belgique a joué un rôle de « plaque tournante » dans la collecte et la vérification des échantillons. Parmi les fragments analysés, certains venaient directement de fouilles belges : du centre historique de Bruxelles (Parking 58) et de Tongres. À l’œil nu, ces os ressemblaient à n’importe quel fragment de chat sauvage ou domestique. Mais les techniques génétiques actuelles ont permis de trancher avec une finesse impossible il y a quelques années : » Les ossements archéologiques sont une véritable mine d’or « , explique Wim Van Neer, archéozoologue à l’Institut. » Ils recèlent des détails que la simple forme ou la taille ne peuvent révéler. Les petits os de Bruxelles et de Tongres contribuent aujourd’hui à reconstituer une histoire à l’échelle mondiale. «
C’est grâce à ces vestiges — souvent minuscules, parfois fragmentaires — que le puzzle de la dispersion du chat a pu être enfin reconstitué.

Deux vagues d’arrivée en Europe… toutes deux depuis l’Afrique du Nord
L’étude a mis en évidence au moins deux grandes vagues d’introduction :
1. Il y a 2 200 ans : vers la Sardaigne
Des chats sauvages d’Afrique du Nord-Ouest rejoignent la Sardaigne à l’époque antique. De cette introduction ancienne découle l’actuelle population de chats sauvages de l’île.
2. Il y a environ 2 000 ans : l’arrivée sur le continent européen
Une autre lignée, provenant d’une population nord-africaine encore mal localisée, atteint l’Europe méditerranéenne.
C’est elle qui constitue aujourd’hui la base génétique de tous les chats domestiques européens. Les chats européens sont donc plus proches des lignées nord-africaines que de celles du Levant.
L’Égypte : culte, commerce et chats voyageurs
Ce résultat s’inscrit dans une histoire plus large, où l’Égypte joue un rôle clé. La même équipe belge avait déjà mis en lumière l’importance des populations locales de chats en Haute-Égypte en découvrant, en 2014, une tombe exceptionnelle à Hiérakonpolis : deux chats adultes et quatre chatons enterrés ensemble vers 3 700 av. J.-C., l’une des plus anciennes preuves d’inhumation volontaire de chats. Plus tard, l’Égypte pharaonique élève les chats au rang d’animaux sacré, protégés et parfois momifiés, en lien avec le culte de Bastet. La densité de chats vivant au contact des humains est alors sans précédent.
Et puis, il y a la mer.
Les périodes d’intensification commerciale en Méditerranée coïncident de façon frappante avec les vagues génétiques identifiées. Les navires chargés de grains — donc de souris — embarquaient souvent des chats comme chasseurs indispensables, mais aussi peut-être comme compagnons valorisés pour leur rôle religieux ou symbolique. Ainsi, ce ne sont pas les premiers agriculteurs qui ont diffusé le chat… mais les navigateurs, commerçants et marins sillonnant la Méditerranée antique. Le chat domestique est, littéralement, un animal qui a voyagé par bateau.
Plusieurs berceaux, une même histoire : celle d’une cohabitation réussie
L’étude montre qu’il n’existe pas un seul « berceau » unique du chat domestique. Plusieurs régions d’Afrique du Nord semblent avoir contribué à sa domestication et à sa dispersion. Certaines lignées restent proches des chats sauvages ; d’autres sont à l’origine de nos compagnons modernes. Les chercheurs veulent désormais identifier plus précisément les populations d’origine, mais aussi comprendre comment les pratiques religieuses, les environnements écologiques et les routes commerciales ont convergé pour faire du chat l’un des rares animaux à avoir conquis la planète entière… sans jamais se laisser totalement domestiquer. Car le chat, même domestique, reste un animal à moitié sauvage : indépendant, opportuniste, profondément libre.
Une histoire à réécrire — et encore à compléter
Une chose est aujourd’hui sûre : L’histoire du chat européen ne commence pas dans un grenier à grains néolithique du Proche-Orient. Elle commence bien plus tard, et bien plus au sud, dans les paysages arides d’Afrique du Nord, sur les rives du Nil, dans les ports méditerranéens où des bateaux chargés de marchandises, de blé… et de souris levaient l’ancre presque quotidiennement. Au fil du temps, ces chats voyageurs, chasseurs de fortune, animaux sacrés ou simples passagers clandestins, ont gagné nos maisons, nos canapés et nos cœurs. Et grâce à quelques fragments d’os oubliés dans les sols de Bruxelles ou de Tongres, leur histoire se raconte aujourd’hui avec une précision nouvelle — et une humanité intacte.

Le prénom Maryam signifie « aimée » ou « cherie » en hébreu, évoquant des sentiments de tendresse et d’affection. Dans certaines interprétations, il est également associé à l’idée de rébellion ou de forte personnalité, en lien avec les récits bibliques de Miryam, la sœur du prophète Moïse.
