jimagine.org est une association à but non lucratif c’est une plateforme innovante qui met en lumière et en relation des artistes, des particuliers, des professionnels, des associations et des collectivités locales. Grâce à ses initiatives uniques, elle favorise le développement d’une économie créative dans les communautés mal desservies.
Initiatives innovantes de jimagine.org
Les initiatives innovantes de jimagine.org visent à créer un réseau de professionnels et d’associations créatives, capables de partager leurs expériences et leurs ressources et de s’entraider dans leurs communautés respectives.
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Depuis son lancement en septembre 2018, jimagine.org s’est imposé comme un média à la ligne éditoriale positive. Son objectif principal est de mettre en lumière les belles initiatives françaises qui manquent cruellement d’exposition médiatique. Rejoindre la communauté de jimagine.org, c’est prouver qu’un autre monde est possible. En tant qu’association à but non lucratif, jimagine.org est une plateforme novatrice qui met en relation des artistes, des particuliers, des professionnels, des associations et des collectivités locales. Grâce à ses initiatives uniques, elle favorise le développement d’une économie créative dans les communautés mal desservies.

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Conclusion
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Dans une époque marquée par l’augmentation des inégalités et une précarité de plus en plus visible, certaines initiatives rappellent que la culture peut aussi être un formidable levier d’engagement. C’est précisément le pari du livre L’Espoir fait rire, publié par Éditions Glénat en partenariat avec le Secours populaire français : un recueil de dessins de presse où l’humour se fait à la fois refuge, arme et cri du cœur. Paru en novembre 2025, l’ouvrage rassemble 136 dessins en couleurs réalisés par vingt-cinq caricaturistes. Tous ont offert leur talent pour soutenir le combat historique de l’association contre la pauvreté et l’exclusion. Le résultat ? Un livre élégant, au format carré et proposé à un prix accessible, dont l’intégralité des bénéfices est reversée à la fédération parisienne du Secours populaire.
Une idée née du terrain
À l’origine de ce projet, la dessinatrice de presse Camille Besse, également bénévole au sein de l’association. Elle avoue elle-même avoir du mal à croire que cette « drôle d’idée » ait pu prendre une telle ampleur. Pourtant, en quelques mois, elle a réussi à embarquer dans l’aventure une constellation de grands noms du dessin de presse, tous réunis par une même conviction : l’art peut contribuer à changer le regard sur la misère. La postface, signée par la comédienne et réalisatrice Zabou Breitman, décrit le Secours populaire comme un « jeune homme de 80 ans qui a fait un pacte avec l’humanité ». Une formule qui résume bien l’esprit du livre : un mélange d’expérience, de lucidité et d’optimisme.
“Dans un monde où les inégalités se creusent, s’engager devient un acte nécessaire “, écrit-elle encore, rappelant que ce recueil est bien plus qu’un objet culturel : c’est un geste collectif.

L’humour pour dire l’indicible
Derrière le rire provoqué par certains dessins se cache une réalité autrement plus rude. On y croise une colombe de la paix allongée sur le divan d’un psy, des enfants recevant une ceinture en guise de cadeau de Noël, ou encore un ascenseur condamné à rester au rez-de-chaussée – métaphore sociale aussi limpide que cruelle. Le dessin de presse possède cette force rare : attirer l’œil en une seconde et délivrer un message sans détour. Il contourne les discours moralisateurs pour toucher directement la conscience.
“Tu peux embarquer les gens, même ceux qui ne sont pas d’accord avec toi, si tu les fais rire”, explique Camille Besse. Selon elle, l’humour permet de faire passer des messages puissants sans susciter rejet ni lassitude.
Chaque illustration s’ancre dans une actualité brûlante : précarité énergétique, inflation, fractures climatiques, difficultés alimentaires, exil, ou encore impossibilité pour certaines familles d’offrir des vacances à leurs enfants. Autant de réalités que les bénévoles du Secours populaire affrontent quotidiennement.
Une tradition militante
Faire appel aux caricaturistes pour soutenir une cause humanitaire n’a rien d’anodin. « C’est une tradition qui se doit d’être perpétuée », rappelle la dessinatrice Catherine Meurisse, auteure de la couverture. Pour cette dernière, l’inspiration est venue du célèbre logo de l’association – la main ailée – symbole d’aide et de fraternité. Mais face à la hausse constante de la pauvreté, l’artiste confie avoir eu envie que cette main tendue soit “un peu plus… ferme “. Une manière d’affirmer que la solidarité n’est pas seulement un geste, mais aussi une détermination.
Transformer la colère en énergie collective
Parmi les contributeurs figure également le dessinateur Pascal Gros, pour qui l’actualité agit comme une étincelle créative. « Je suis d’abord mu par une colère », confie-t-il, évoquant ce besoin de se battre médiatiquement contre l’injustice. Ce qui se joue dans ce livre relève presque de l’alchimie : une colère individuelle se transforme en joie collective, celle de se rassembler pour défendre un idéal commun. Le dessin devient alors un catalyseur – il dénonce, interpelle, mais aide aussi à prendre du recul.
“L’humour est une arme efficace : une seule image peut réveiller les consciences et faire se lever un espoir”, résume-t-il.
Dessiner sans blesser
Si certains traits sont acérés, la tendresse n’est jamais loin. Camille Besse insiste sur ce point : chaque dessin doit respecter la dignité de celles et ceux qu’il défend. “Je veille à ne jamais paraître condescendante ; je ne voudrais pas que quelqu’un qui souffre se sente humilié “, explique-t-elle. Une ligne éthique qui traverse tout l’ouvrage. Pour l’artiste, dessiner revient aussi à prêter sa voix à ceux qui en sont privés. “J’essaie de prendre la parole pour celles et ceux qui ne l’ont pas.”

L’espoir comme horizon
Le choix du titre n’est pas anodin. Dans un contexte social, économique et environnemental souvent qualifié d’” abominable “ par la dessinatrice, il fallait rappeler qu’une autre dynamique est possible. L’espoir, ici, n’est pas naïf : il repose sur la diffusion des valeurs de solidarité, de partage et de vivre-ensemble. Des principes que le Secours populaire place au cœur de son action depuis des décennies — sincérité, respect de la dignité humaine, empathie.
À la lecture, une impression domine : malgré la gravité des sujets, ce livre refuse le fatalisme. Il rappelle que l’engagement peut aussi se vivre dans la joie et que le rire, loin d’être futile, peut devenir un moteur.
Un livre-objet, mais surtout un livre-geste
Tour à tour pavé dans la mare, boîte à surprises ou coffre à trésors, L’Espoir fait rire dépasse le simple cadre éditorial. Il s’impose comme un acte militant, une invitation à ne pas rester spectateur. Car comment ignorer des enfants qui grandissent sans vacances ? Des familles qui peinent à se nourrir ? Des vies qui se délitent dans l’ombre ? Face à ces réalités, le livre rappelle une évidence : la solidarité commence souvent par une prise de conscience – et parfois, par un sourire.
Informations pratiques
L’Espoir fait rire – 150 pages – 12,50 €
Avec les dessins de Aurel, Babouse, Bouzard, Chappatte, Meurisse et de nombreux autres artistes.
Tous les bénéfices sont reversés à la fédération de Paris du Secours populaire.
Pour découvrir l’ouvrage : https://www.glenat.com/glenat-bd/l-espoir-fait-rire-9782344072820/


La tempête Nils, qui a balayé l’ouest et le sud-ouest de la France dans la nuit du 11 au 12 février, faisant un mort dans les Landes et un blessé grave dans le Tarn-et-Garonne, a provoqué d’importants dégâts matériels, privé 850 000 foyers d’électricité en Nouvelle Aquitaine et en Occitanie, et contraint Météo-France à mettre 5 départements en vigilance rouge – le plus haut degré d’alerte – en raison des risques de crues et d’avalanches.
Face à cette situation critique, le Secours populaire français exprime tout son soutien aux populations touchées, relaie les demandes de ses fédérations du Sud-Ouest et lance un appel urgent à la générosité.
Depuis 80 ans, l’association se mobilise auprès des victimes de catastrophes naturelles, en France comme à l’international. Aujourd’hui, le Secours populaire appelle à une action immédiate pour venir en aide aux familles déjà touchées, être à l’écoute de leurs besoins spécifiques, tout en mobilisant ses 98 000 bénévoles afin qu’ils soient prêts à intervenir.
Les besoins vont s’inscrire dans la durée. Le Secours populaire appelle à la mobilisation de toutes et tous pour permettre une aide concrète, efficace et solidaire.
Le Secours populaire a 80 ans d’histoire et d’expérience dans le monde entier : tsunamis en Asie du Sud-Est, au Japon, séismes en Haïti, Maroc, Syrie, Turquie, ouragan à La Nouvelle-Orléans, cyclones à Mayotte, La Réunion, incendies à Los Angeles et dans le Sud Est etc. Autant de drames face auxquels notre solidarité a toujours été au rendez-vous.
Le Secours populaire appelle aux dons : les dons financiers peuvent être envoyés au Secours populaire français, dans tous les départements ou au 9/11, rue Froissart BP 3303 , 75 123 Paris Cedex 03 – T/ 01 44 78 21 00 (Préciser « Fonds d’urgence »)
https://don.secourspopulaire.fr/urgence

Entretien avec Tatie Ô slameuse engagée.
Benoit de jimagine : Bonjour Tatie Ô, Bienvenue sur jimagine.org, pouvez-vous vous présenter en quelques lignes ?
Tatie Ô : Bonjour Benoît, je suis Audrey, pour les intimes.
Originaire de Marne-La-Vallée, exilée à La Rochelle depuis 14 ans, je porte en moi la culture banlieusarde.
Ancienne enseignante et travailleuse sociale, slameuse, j’accompagne les individus et les groupes dans la libération de leur parole via le slam.
Benoit de jimagine : Vous êtes auteure, slameuse engagée, pouvez-vous nous en parler ?
Tatie Ô : Oui.
J’ai découvert le slam en 2006 via la médiatisation de Grand Corps Malade.
A l’époque, j’assistais aux scènes slam qu’il organisait à Saint Denis mais j’étais incapable d’aller sur scène.
Ce n’est qu’en 2012, en arrivant à La Rochelle que j’ai osé prendre la parole en public.
Je ne pensais pas que ça deviendrait ensuite mon métier (le slam !).
Depuis, je me suis pas mal éloignée du mouvement slam et de son format d’expression.
J’ai effet publié deux livres. Je travaille sur un troisième projet : un roman dont l’histoire se déroule à la centrale de St Martin de Ré.
Je collabore aussi sur un livre d’art avec Narvalo, un artiste peintre, plasticien.
Le slam n’est plus mon média d’expression. Il reste cependant mon outil de transmission notamment auprès du public jeunes.
Benoit de jimagine : Vous organisez des ateliers slams, dans différents milieux sociaux pouvez vous nous en parler ?
Tatie Ô : Et bien bonne transition !
J’ai créé mon entreprise en 2019 afin de me lancer dans l’animation d’ateliers slam.
Avant, j’intervenais bénévolement.
Ainsi, je me suis professionnalisée, notamment parce qu’on est venu me chercher. (La Ligue Slam de France en l’occurrence).
Je ne pensais pas que je pourrais en vivre. J’ai eu de très belles périodes, notamment pendant le Covid (même si ça peut paraître curieux).
Actuellement, en lien avec les politiques sociales, économiques, j’ai une nette baisse de mon activité…et c’est inquiétant !
J’arrive à intervenir encore malgré tout en milieu scolaire, dans une caserne militaire (depuis 6 ans), dans des structures sociales, socioculturelles…
J’envisage le slam comme un outil d’accompagnement socioculturel.
Le slam est un moyen de mieux se connaître soi-même, de prendre confiance en soi, de mieux connaître les autres pour mieux entrer en relation avec eux.
Benoit de jimagine : Quelle est votre actualité pour 2026 ?
Tatie Ô : Deux salons du livre à venir (dimanche prochain à l’Houmeau et dimanche 22 février à Chasniers).
Des ateliers prévus dans différents lieux mais un certain nombre d’entre eux sont soumis au « Pass Culture » qui est pour le moment bloqué…
Benoit de jimagine : Comment faire pour vous contacter ?
Tatie Ô : sur Facebook ou sur instagram ou via mon site internet https://tatieo.fr/
Le grand coureur cycliste Gino Bartali a fait la fierté des italiens.
Sa popularité il la doit aussi à son action dans la Résistance pendant la guerre, quand, à partir de l’automne 1943, le nord et le centre de l’Italie étaient occupés par les Allemands, et que débutaient les déportations de juifs.
Avec Fabien Archambault, historien, maître de conférences à l’université Paris 1 Panthéon Sorbonne, spécialiste du sport au XXe siècle
Surnommé « »Il campionissimo » Gino Bartali est un des plus grands coureurs de l’histoire du cyclisme.

Plusieurs fois vainqueur du tour d’Italie et du tour de France dans les années 1930-1940, le Toscan Gino Bartali, immensément populaire, a fait la fierté des italiens , ceux de la péninsule, et aussi tous ceux qui ont émigré de par le monde.
En 2013, Gino Bartali, à titre posthume, est fait Juste parmi les Nations par le mémorial Yad Vashem en Israël : « Grâce à sa couverture idéale de coureur cycliste, je cite, Bartali officiait comme passeur et a joué un rôle important dans le sauvetage des Juifs ».

Quel a été le rôle exact de Bartali pendant la guerre et combien de juifs a-t-il sauvés ?
Considéré parfois comme un saint, ce fervent catholique qui a toujours refusé de se faire l’ambassadeur de Mussolini, a aussi toujours refusé de parler de son action dans la résistance.
Sylvie Lefebvre
Au cœur de l’été polonais, une petite ville se transforme en véritable carrefour des cultures. Durant trois jours, cortèges colorés, costumes brodés, chants ancestraux et danses populaires redessinent le paysage urbain. Bienvenue aux Rencontres de Pyrzyce avec le folklore, qui se dérouleront du 3 au 5 juillet 2026 , un festival qui, depuis plus de quarante ans, rappelle que la tradition n’est pas un vestige figé mais une énergie en mouvement. Située dans la voïvodie de Poméranie occidentale – l’équivalent d’une région administrative en Pologne – la ville de Pyrzyce s’apprête à accueillir la 43ᵉ édition de cet événement emblématique, placé sous un thème évocateur : “Au rythme de la tradition “.

Une invitation à revenir aux racines
Le slogan n’a rien d’anodin. Il évoque les sons, les gestes et les couleurs qui façonnent l’identité du festival depuis des décennies. Ici, la musique populaire dialogue avec la danse et les rituels transmis de génération en génération. Pourtant, loin de se tourner uniquement vers le passé, le festival affirme une conviction forte : la tradition évolue, respire et relie les peuples au-delà des frontières. Des ensembles venus de toute la Pologne et de l’étranger composeront une mosaïque de cultures et de tempéraments. Autour des scènes, le public pourra participer à des ateliers, parcourir un marché des traditions, rencontrer des artistes ou simplement se laisser porter par l’atmosphère chaleureuse qui caractérise les grands rendez-vous folk.
S’arrêter un instant, écouter la musique des ancêtres, retrouver un langage commun — telle est la promesse de Pyrzyce.

Un festival qui défend le patrimoine vivant
L’objectif du festival est clair : promouvoir la culture populaire régionale tout en ouvrant ses portes aux traditions du monde. Danse, chant, musique, artisanat, métiers d’art et gastronomie locale y trouvent un terrain d’expression dans un esprit de respect des identités.
Mais l’ambition va plus loin. L’événement cherche aussi à :
- transmettre les traditions aux jeunes générations ;
- renforcer la fierté et l’identité locales ;
- encourager la création artistique ;
- soutenir les artistes et les ensembles folkloriques ;
- briser les barrières culturelles ;
- intégrer le folk dans la vie quotidienne.
En somme, il s’agit moins de préserver un musée vivant que de faire circuler un héritage, de le rendre accessible et désirable.

Une ville entière transformée en scène
Pendant le festival, Pyrzyce devient un théâtre à ciel ouvert. Une scène principale s’installe près des remparts médiévaux datant du XIIIᵉ siècle, tandis que cortèges et performances animent les rues et le parc municipal. Le projet combine événements en plein air et rendez-vous plus intimistes dans divers lieux : centre culturel, musée, église, écoles, hôpital ou encore associations locales. Des projections de films, des débats, des émissions de radio et des ateliers complètent la programmation.
Cette année, plusieurs communes voisines rejoignent également l’aventure, créant un véritable réseau satellite autour du festival.

Une histoire née d’une scène fragile… et d’une passion solide
Le 15 juin 1980, personne n’imaginait que cette manifestation deviendrait l’un des rendez-vous folkloriques les plus identifiables de la région. Huit ensembles seulement participaient alors à une journée de fête organisée sur une scène métallique recouverte de planches.
La légende raconte qu’au cours d’une polka endiablée, l’une d’elles céda. Les musiciens la soutinrent par en dessous pour éviter la chute des danseurs — une image presque symbolique de l’esprit du festival : quoi qu’il arrive, la fête continue.
Le mot “ rencontres “ fut choisi pour marquer la différence : ici, pas de compétition, mais un espace de partage.
Au fil des années, le festival s’internationalise. Dès 1985, des groupes étrangers y participent. En 1991, il entre dans le calendrier du CIOFF, organisation soutenue par l’UNESCO. Dix ans plus tard, il reçoit un certificat de qualité confirmant son rayonnement.
Malgré quelques interruptions – loi martiale, incendie, pandémie – l’événement n’a cessé de renaître.
Aujourd’hui, plus de 850 ensembles et près de 30 000 participants issus de cinq continents ont foulé ses scènes, devant plus de 100 000 spectateurs.

Un festival en expansion
Face à un public toujours plus nombreux – Polonais, Allemands frontaliers et visiteurs venus d’ailleurs – la formule s’est élargie. Aux concerts s’ajoutent désormais artisanat, objets faits main et cuisine traditionnelle. Autrefois, l’organisation relevait de l’exploit : les groupes étrangers étaient logés chez l’habitant. Les Pyrzyciens se montraient si hospitaliers qu’il arrivait parfois… qu’il n’y ait pas assez d’invités pour toutes les familles volontaires.
Depuis 2017, le festival est dirigé par Rafał Roguszka, héritier d’une longue chaîne d’organisateurs passionnés.

Découvrez le festival sous un autre angle
On peut aimer le folk – ou un peu moins – mais difficile de rester insensible à cette explosion de couleurs et de visages. Photographes amateurs ou confirmés y trouvent un terrain de jeu exceptionnel.
Le festival lance d’ailleurs le défi #FolkPyrzyce : la photo récoltant le plus de mentions remportera un sac de cadeaux folkloriques. Une manière ludique d’observer la tradition à travers un regard contemporain.

Comment se rendre au festival ?
Adresse
Centre culturel de Pyrzyce
Plac Wolności 3
74-200 Pyrzyce – Pologne
Le site du festival se situe en face du centre culturel, entre la place Wolności et la rue Kilińskiego, ainsi que dans le parc Jean-Paul II.
Depuis la Pologne
En bus :
- Depuis Szczecin : 45 à 60 minutes (lignes Paanbus, Transa).
- Depuis Stargard : environ 30 minutes.
En voiture :
Accès par la voie rapide S3 puis la route nationale 122, ou via la nationale 119.
Depuis la Belgique, la France ou l’Europe de l’Ouest
En avion
Le plus simple consiste à rejoindre l’aéroport de Szczecin-Goleniów, situé à environ une heure de route. Des vols avec correspondance via Varsovie, Cracovie ou certaines grandes villes européennes sont fréquents.
Autre option : atterrir à Berlin, puis poursuivre en train ou en voiture (environ 2 heures).
En train
Depuis Paris, Bruxelles ou Lille, des liaisons rapides permettent de rejoindre Berlin. De là, des trains régionaux desservent Szczecin, puis Pyrzyce en bus.
En voiture
Comptez environ :
- 7 à 8 heures depuis Bruxelles,
- 9 à 10 heures depuis Paris.
Le trajet traverse l’Allemagne et offre l’occasion d’un road trip culturel entre grandes villes et paysages ruraux.
Conseil : transformez le voyage en escapade estivale en combinant le festival avec une découverte de la Poméranie occidentale ou de la côte baltique.

Informations pratiques
Contact : folkfestivalpyrzyce@gmail.com
Tél : +48 91 570 19 95
Bureau du festival
Pyrzycki Dom Kultury
Plac Wolności 3, 74-200 Pyrzyce
Site officiel :
https://folkfestivalpyrzyce.pdkpyrzyce.pl/
Directrice du bureau : Marzena Cielek

Là où la tradition bat encore
À l’heure où tout semble accélérer, les Rencontres de Pyrzyce rappellent une vérité simple : la modernité n’efface pas les racines, elle peut au contraire les amplifier.
Plus qu’un festival, c’est un espace de respiration collective – un moment où l’on comprend que derrière chaque costume, chaque mélodie, chaque danse, se cache une mémoire encore vibrante.
À Pyrzyce, la tradition n’est pas un souvenir : elle a son propre rythme. Et, le temps d’un week-end de juillet, il suffit de s’y accorder.

Le marc de café, souvent considéré comme un simple déchet, est en réalité une ressource précieuse qui peut être réutilisée de multiples façons dans notre quotidien. Voici sept secrets pour tirer parti de ce trésor caché et contribuer à un mode de vie plus durable.
1. Un fertilisant naturel pour le jardin
1.1 Enrichir le compost
Le marc de café est riche en azote, ce qui en fait un excellent ajout à votre compost. En l’incorporant à vos déchets organiques, vous favorisez la décomposition et améliorez la qualité de votre compost. Cela permet de nourrir vos plantes de manière naturelle et efficace.
1.2 Améliorer la structure du sol
En ajoutant du marc de café à votre sol, vous améliorez sa structure. Cela aide à retenir l’humidité et à aérer le sol, ce qui est bénéfique pour les racines des plantes. De plus, les vers de terre sont attirés par le marc, ce qui favorise la vie du sol.
2. Un répulsif naturel
2.1 Éloigner les nuisibles
Le marc de café peut servir de barrière contre certains nuisibles comme les limaces et les escargots. En le saupoudrant autour de vos plantes, vous créez une texture abrasive qui les dissuade de s’approcher. De plus, son odeur peut éloigner les fourmis.

2.2 Protection contre les insectes
Pour profiter de vos soirées d’été sans être dérangé par les insectes volants, brûlez un peu de marc de café sec dans une coupelle. La fumée dégagée agit comme un répulsif naturel contre les guêpes et les moustiques.
3. Un nettoyant ménager efficace
3.1 Exfoliant naturel
Dans la cuisine, le marc de café peut remplacer les produits de nettoyage chimiques. Sa texture granuleuse en fait un excellent exfoliant pour les surfaces. Il permet de dégraisser les casseroles et de redonner de l’éclat aux surfaces sans rayer.
3.2 Désodorisant
Le marc de café est également un désodorisant naturel. Placez-en une coupelle dans votre réfrigérateur pour absorber les odeurs désagréables. Il fonctionne aussi pour désodoriser les chaussures ou le fond des poubelles.
4. Un allié pour la beauté
4.1 Gommage corporel
Mélangez du marc de café avec une huile végétale comme l’huile de coco pour créer un gommage corporel. Ce mélange élimine les cellules mortes et stimule la circulation sanguine, offrant ainsi une peau douce et revitalisée.
4.2 Soin capillaire
Le marc de café peut également être utilisé comme gommage pour le cuir chevelu. En massant quelques cuillères de marc humide sur votre cuir chevelu, vous régulez la production de sébum et éliminez les pellicules.
5. Une teinture naturelle
5.1 Teindre les tissus
Pour les amateurs de DIY, le marc de café peut être utilisé comme pigment naturel. En le faisant infuser dans de l’eau chaude, vous pouvez teindre des tissus en coton ou donner un aspect vieilli à du papier, créant ainsi des objets uniques et personnalisés.
5.2 Artisanat créatif
Utilisez le marc de café pour créer des œuvres d’art. Que ce soit pour peindre ou pour ajouter des textures à vos créations, il offre une alternative écologique aux produits chimiques.
6. Un allié pour la cuisine
6.1 Améliorer le goût des plats
Ajoutez une petite quantité de marc de café à vos plats pour rehausser les saveurs. Il peut être utilisé dans les marinades ou même dans des desserts pour apporter une touche de profondeur.
6.2 Conservation des aliments
Le marc de café peut également aider à conserver certains aliments. En l’ajoutant à des bocaux de légumes ou de fruits, il aide à absorber l’humidité et à prolonger leur durée de vie.
7. Un usage pour les animaux
7.1 Répulsif pour animaux
Si vous avez des animaux de compagnie, le marc de café peut être utilisé pour éloigner certains insectes nuisibles. En le saupoudrant autour de leur espace, vous pouvez les protéger des puces et autres parasites.
7.2 Complément alimentaire
Dans certaines cultures, le marc de café est utilisé comme complément alimentaire pour les animaux. Il est riche en nutriments et peut être ajouté à leur nourriture en petites quantités.
En Conclusion
Le marc de café est bien plus qu’un simple déchet. En l’intégrant dans votre quotidien, vous pouvez non seulement réduire vos déchets, mais aussi profiter de ses nombreux avantages. Que ce soit pour le jardinage, le nettoyage, la beauté ou même la cuisine, le marc de café offre une multitude d’applications. Adoptez ces astuces et transformez votre routine quotidienne en une démarche plus écologique et responsable.
Il y a des dates que certains entourent d’un trait rouge dans leur agenda. D’autres, au contraire, les attendent avec impatience, persuadés qu’elles leur porteront chance. Le vendredi 13 appartient à cette catégorie singulière de jours qui divisent, intriguent et continuent de nourrir l’imaginaire collectif. Entre croyances religieuses, héritages mythologiques et phénomènes psychologiques, ce jour pas comme les autres témoigne d’une vérité intemporelle : l’être humain n’a jamais cessé de chercher du sens dans les signes.

Un rendez-vous inévitable du calendrier
Le vendredi 13 n’a rien d’exceptionnel d’un point de vue astronomique ou mathématique. Il apparaît au moins une fois chaque année dans le calendrier grégorien et peut survenir jusqu’à trois fois selon l’organisation des jours. En moyenne, ce phénomène se produit environ une fois tous les 212 jours, soit près de 1,7 fois par an.
Pour qu’un mois comporte un vendredi 13, il suffit que le premier jour tombe un dimanche. Une mécanique parfaitement rationnelle — et pourtant chargée d’irrationnel depuis des siècles.

Touche du bois pour conjurer le mauvais sort.Cette expression très utilisée vient de l’Antiquité : les Perses pensaient que le bois protégeait l’âme. Plus tard, les chrétiens l’ont associé à la croix du Christ, symbole de protection.
Le treize : un nombre qui dérange l’harmonie
Le nombre 13 suit immédiatement le 12, longtemps considéré comme un symbole d’ordre et de perfection : douze mois, douze signes du zodiaque, douze travaux d’Hercule. Lorsque le treize surgit, il rompt cet équilibre. Cette rupture expliquerait en partie pourquoi tant de cultures l’ont regardé avec méfiance.
Le folklore autour du 13 existe dans de nombreuses sociétés, peut-être parce que les calendriers lunaires comptent environ douze cycles complets par an… auxquels s’ajoute parfois un treizième mois jugé “ portentous “, c’est-à-dire chargé de présages.
Certaines théories évoquent aussi une ancienne symbolique liée à la féminité – treize cycles menstruels correspondant approximativement à une année – qui aurait perdu de son prestige lorsque les calendriers solaires ont supplanté les calendriers lunaires.
Mais toutes les hypothèses ne convergent pas : aucune explication unique n’a été définitivement acceptée pour justifier la mauvaise réputation du treize.
Entre Bible et mythologie : des récits fondateurs
La tradition chrétienne est souvent citée comme l’une des sources majeures de cette superstition. Lors de la Cène, ils étaient treize à table – Jésus et ses douze apôtres — et l’un d’eux, Judas, deviendra le traître.
Dans la mythologie nordique, un récit similaire renforce cette image funeste : Loki, dieu de la discorde, se serait invité comme treizième convive à un banquet divin et aurait provoqué la mort de Balder, déclenchant le malheur dans le monde.
Ces histoires ont façonné une symbolique durable : être treize à table est encore considéré par certains comme un mauvais présage.
Le vendredi : un jour déjà mal aimé
Si le treize inquiète, le vendredi n’a pas toujours eu meilleure réputation. Dans la tradition chrétienne, c’est le jour de la crucifixion du Christ.
Depuis au moins le XIVᵉ siècle, ce jour était jugé défavorable pour entreprendre un voyage ou démarrer un projet.
Lorsque ces deux symboles – le nombre et le jour – se rencontrent, l’effet est décuplé. Pourtant, il n’existe aucune trace claire de leur association comme jour particulièrement néfaste avant le XIXᵉ siècle.
Autrement dit, la peur du vendredi 13 est relativement récente à l’échelle de l’histoire.

Les Templiers et la naissance d’un mythe
Parmi les explications les plus populaires figure l’arrestation des Templiers, ordonnée par Philippe IV de France le vendredi 13 octobre 1307. Cet épisode tragique aurait contribué à ancrer la date dans l’imaginaire collectif, même si les historiens reconnaissent que l’origine exacte de la superstition demeure floue.
Comme souvent avec les croyances, la vérité historique importe parfois moins que la puissance du récit.
Une peur bien réelle
Cette superstition n’est pas qu’une curiosité folklorique. Elle porte même un nom impressionnant : la paraskevidékatriaphobie, autrement dit la peur du vendredi 13.
Selon le Stress Management Center and Phobia Institute en Caroline du Nord, entre 17 et 21 millions d’Américains seraient affectés par cette phobie. Certaines personnes évitent de voyager, de travailler ou même de sortir de chez elles, ce qui entraînerait des pertes économiques estimées entre 800 et 900 millions de dollars pour les entreprises.
Pourtant, les études scientifiques peinent à démontrer un lien réel entre cette date et une augmentation des accidents. Certaines recherches ont même observé moins d’incidents, possiblement parce que les individus se montrent plus prudents.
La peur, paradoxalement, pourrait donc rendre la journée plus sûre.

Une superstition… mais pas partout
Le vendredi 13 n’est pas universellement redouté. Dans les pays hispaniques et en Grèce, c’est plutôt le mardi 13 qui est considéré comme malchanceux.
En Italie, la crainte se porte sur le vendredi 17, le chiffre XVII pouvant être réarrangé pour former le mot latin vixi – “ j’ai vécu “, sous-entendu : je suis mort.
Ailleurs encore, le treize peut être un symbole de fortune : il fut traditionnellement considéré comme un nombre chanceux en France avant la Première Guerre mondiale et reste associé au jackpot dans l’expression italienne fare tredici.
La superstition, on le voit, dépend souvent du regard culturel.

Le pouvoir de la croyance
Le vendredi 13 illustre un phénomène psychologique bien connu : lorsque nous croyons qu’un jour est dangereux, nous interprétons plus facilement les événements négatifs comme des confirmations.
Ce biais cognitif explique pourquoi les récits tragiques – catastrophes, accidents, drames – semblent renforcer la légende, même si les statistiques ne les valident pas.
Et si c’était un jour de chance ?
Car il existe une autre tradition, plus optimiste. Dans certaines cultures anciennes, le vendredi était associé à des divinités de l’amour et de la beauté, tandis que le treize pouvait symboliser la fertilité et l’abondance.
Aujourd’hui encore, beaucoup choisissent ce jour pour tenter leur chance, jouer à la loterie ou prendre des décisions importantes – comme pour défier le destin.
Une superstition révélatrice de notre humanité
Au fond, le vendredi 13 en dit moins sur la malchance que sur nous-mêmes. Il révèle notre besoin ancestral de maîtriser l’incertitude, de lire des signes dans le chaos et d’organiser le monde à travers des symboles.
Qu’on le redoute ou qu’on l’attende avec espoir, ce jour rappelle une chose essentielle : les croyances, même irrationnelles, font partie du patrimoine culturel de l’humanité. Elles traversent les siècles, se transforment, s’adaptent – mais ne disparaissent jamais tout à fait.
Alors, vendredi 13… jour maudit ou opportunité secrète ?
Peut-être n’est-il rien d’autre qu’un miroir de nos peurs – et de notre irrépressible besoin de croire que le hasard n’existe pas totalement.

Entretien avec Benjamin AIR Auteur Compositeur, Interprète

Benoit de jimagine : Bonjour Benjamin AIR bienvenue sur Jimagine.org, pouvez-vous vous présenter en quelques lignes ?
Benjamin AIR : Je suis Benjamin Air. j’habite à Francheville, près de Lyon. A ne pas confondre avec Villefranche d’où est originaire un autre Benjamin (Biolay).😉
J’écris des textes et je fais des mélodies depuis l’enfance. J’ai longtemps travaillé comme photographe professionnel et comédien, ce qui m’a permis de développer un amour de la scène et du public. A chaque concert, j’ai l’impression d’être à ma place. Je ne joue pas devant les gens : je joue avec eux. Chaque concert est une rencontre. Une bulle de bonheur !
Benoit de jimagine : Vous êtes Auteur Compositeur Interprète, pouvez-vous nous parler de votre univers ?
Benjamin AIR : Je me situe dans la chanson en français, quelque part entre pop-rock et rock. Les textes et les thèmes que j’aborde ont pour moi une grande importance ; j’aime écrire ce que je pense et je cultive, tant que faire se peut, cette authenticité, quitte à être clivant.
Je peux aussi bien parler des relations sentimentales que de problèmes de société qui me touchent, comme la quête de la célébrité ou le repli sur soi. L’écologie est un sujet que je traite assez régulièrement depuis des années.
En général je me sers de la guitare pour composer. Parfois du piano. Dans les deux cas, je me sens limité techniquement mais j’essaie d’être inventif et d’enregistrer ce que j’ai en tête ; cela donne des morceaux assez variés et une remise en cause permanente car ma crainte serait de refaire la même chose qu’avant.
Benoit de jimagine : Quels sont les artistes que vous écoutez le plus, vos influences musicales ?
Benjamin AIR : Je suis très éclectique et curieux. Mes filles me permettent de ne pas rester complètement bloqué sur mes préférences historiques ; j’écoute de la musique de film (Morricone, Hermann…), de la pop anglaise (The Beatles, Radiohead, Police…), de la chanson francophone (Brel, Clarika, Biolay…), de la musique brésilienne (Gilberto Gil, Caetano Veloso…), du classique (Debussy, Berlioz…).
Le plus important pour moi et la pierre angulaire, c’est le texte ! A mes yeux, il n’est pas qu’un prétexte à poser des notes ; il doit avoir du sens, une profondeur et une esthétique si possible, et être ancré par une mélodie de qualité dans la tête de l’auditeur. Bien plus facile à dire qu’à faire, je l’avoue !
Benoit de jimagine : Pouvez-vous nous parler de votre activité pour 2026 ?
Benjamin AIR : Cette année, je mets en avant mon 1er album « Parce que tout n’a pas été dit » (à l’écoute sur toutes les plate-formes musicales : Deezer, Spotify…).
Pour ce faire, j’ai déjà un certain nombre de concerts prévus qui me permettront de partager ces chansons avec le public avant de retourner en studio pour en enregistrer de nouvelles en cours de création.
Benoit de jimagine : Vous proposez différentes formules de prestation scéniques pouvez-vous nous en parler ?
Benjamin AIR : Je m’adapte aux lieux et aux contextes. Je peux me produire seul, guitare-voix, dans une forme très directe et intimiste, ou être entouré de talentueux musiciens pour une version plus énergique de mes chansons.
L’objectif reste le même : créer un moment sincère et vivant avec le public.
Benoit de jimagine : Comment faire pour vous contacter ?
Benjamin AIR : Pour le moment, vous pouvez suivre mon travail sur Instagram et Tik Tok : benjamin.air.music
Pour comprendre comment ces jeux sont nés, il faut voyager jusqu’en 776 avant J.-C., dans la vallée fertile d’Olympie, en Grèce.
Voici le récit de cette naissance, entre dieux et mortels.
La légende: Le Sang des Héros
Avant les dates et les faits, il y a le mythe. Plusieurs légendes s’affrontent pour revendiquer la création des Jeux :
– Pélops et la course de chars :
La version la plus célèbre raconte que Pélops, un jeune prince, voulait épouser Hippodamie. Son père, le roi OEnomaos, défiait chaque
prétendant à une course de chars mortelle.
Grâce à une ruse (et l’aide de Poséidon), Pélops gagna la course.
Pour célébrer sa victoire et purifier son âme, il instaura les premiers concours à Olympie.
– Héraclès (Hercule) :
Une autre version veut que ce soit le demi-dieu Héraclès qui ait instauré les Jeux pour honorer son père, Zeus, après avoir nettoyé les écuries d’Augias. On dit qu’il aurait lui-même mesuré la distance du stade en faisant 600 pas.
L’Histoire : La Trêve Sacrée
Historiquement, les Jeux naissent dans un contexte de guerres incessantes entre les cités-Etats grecques (Sparte, Elis, Pise…)..
Vers le VIIIe siècle av. J.C., le roi d’Élis, Iphitos, désespéré par les conflits et la peste qui ravageaient la région, consulta l’Oracle de Delphes.
La réponse fut claire : il fallait restaurer les Jeux pour apaiser les dieux.
Iphitos convainquit ses rivaux d’instaurer la ‘Trêve Sacrée » (Ekecheiria).
Pendant la durée des concours ;
1. Toutes les hostilités devaient cesser.
2. Les athlètes et les spectateurs pouvaient traverser les territoires et les ennemis sans crainte pouvaient se rendre à Olympie.
Le saviez-vous ?
Les premiers Jeux ne comportaient qu’une seule épreuve : le stade, une course à pied d’environ 192 mètres.
Le premier vainqueur fut Corèbe d’Élis, un simple cuisinier.
L’Atmosphère des Premiers Jeux :
Imaginez une poussière dorée s’élevant de la piste, l’odeur de l’huile d’olive dont les athlètes s’enduisent le corps, et une foule immense campant sous les oliviers.
Les Jeux n’étaient pas qu’une compétition sportive ; c’était un festival religieux.
On sacrifiait 100 bœufs à Zeus, et les poètes déclarmaient leurs vers entre deux épreuves de lutte ou de pancrace.
La récompense n’était ni de l’or, ni de l’argent, mais une simple couronne de rameaux d’olivier sauvage, symbole d’une gloire éternelle qui faisait de vous un demi-dieu aux yeux de votre cité.
L’Héritage
Pendant plus de 1 000 ans, les Jeux se sont tenus tous les quatre ans, avant d’être interdits par l’empereur romain Théodose 1er en 393 après J.-C., qui les jugeait trop « païens ».
Il faudra attendre la fin du XIXe siècle pour que Pierre de Coubertin rallume la flamme, transformant ce rite antique en l’évènement planétaire que nous connaissons.



Sylvie Lefebvre
Il y a quelque chose de fascinant dans notre époque : plus quelqu’un réussit, plus il semble parfois perdre le sens de la gravité. Comme si la création d’une entreprise, la signature de quelques contrats ou une croissance à deux chiffres suffisaient à transformer un être humain en super-héros moderne.
Le costume n’est pas toujours rouge et bleu, bien sûr. Il est souvent taillé sur mesure, accompagné d’un discours bien rodé : “ Je dois tout à mon travail. Je me suis fait tout seul. “
Vraiment tout seul ?
Cette fable du self-made man – ou woman – a la vie dure. Elle flatte l’ego et rassure ceux qui veulent croire que le monde est parfaitement méritocratique. Travaille dur, et tout ira bien. Si tu échoues, c’est probablement que tu n’as pas assez essayé.
La réalité est un peu moins confortable.
Car derrière chaque réussite, il y a presque toujours une part de hasard. La bonne idée au bon moment. La rencontre décisive autour d’un café. Le mentor qui recommande votre nom. L’associé qui vous évite une erreur fatale. Les parents qui peuvent soutenir financièrement. Ou, parfois, simplement le fait d’être né dans un environnement où entreprendre n’est pas un saut dans le vide.
On appelle cela la chance. Un mot que beaucoup de “ grands gagnants “ prononcent rarement – sans doute parce qu’il fissure le mythe de la toute-puissance personnelle.
Qu’on se comprenne bien : le travail, le talent et la persévérance comptent. Énormément. Mais croire que la réussite ne dépend que de soi relève davantage du conte pour entrepreneurs pressés que de l’analyse lucide.
Le problème n’est pas de réussir. Le problème commence lorsque la réussite donne le vertige – au point d’oublier l’échelle par laquelle on est monté.
Car enfin, personne ne bâtit quoi que ce soit seul. Une entreprise est un écosystème. Un projet est une chaîne de solidarités. Même les parcours les plus brillants reposent sur une addition de coups de pouce, visibles ou invisibles.
Reconnaître cela n’enlève rien au mérite. Cela évite simplement de devenir insupportable.
Car il faut bien le dire : certains succès s’accompagnent d’une étrange amnésie. Une fois arrivés, voilà des dirigeants expliquant aux autres qu’il suffit de “ vouloir “. Que tout est une question d’” état d’esprit “. Sous-entendu : si vous n’y arrivez pas, vous en êtes probablement responsable.
C’est un peu court. Et surtout, profondément injuste.
Tous les départs ne se valent pas. Certains naissent avec un carnet d’adresses, d’autres avec des obstacles. Certains évoluent dans des milieux où l’on parle business à table ; d’autres doivent déjà apprendre à franchir des barrières invisibles.
La vie n’est pas un 100 mètres où chacun attend le coup de pistolet sur la même ligne.
Alors non, ceux qui ne “ réussissent “ pas ne sont pas des perdants. Ils sont parfois simplement ailleurs. Dans un environnement moins porteur. Dans un secteur moins valorisé. Ou sur un chemin qui demande plus de temps.
Et puis, réussir quoi exactement ? Gagner plus ? Grandir plus vite ? Être plus visible ? À force de réduire la réussite à une performance économique, nous oublions qu’une société tient aussi debout grâce à celles et ceux qui ne feront jamais la une des magazines.
La vraie élégance du succès, finalement, se mesure peut-être à une chose très simple : la capacité à ne pas regarder les autres de haut.
Car si la réussite dépend en partie de la solidarité reçue, elle devrait logiquement engendrer une solidarité offerte.
Attention : aider ne signifie pas assister. Il ne s’agit pas de faire à la place des autres, ni de distribuer des béquilles permanentes. Mais tendre la main, ouvrir une porte, partager un réseau, recommander un talent – voilà des gestes qui ne coûtent pas grand-chose à ceux qui sont installés, et qui peuvent tout changer pour ceux qui démarrent.
Une société mature n’est pas celle où quelques-uns paradent pendant que les autres regardent passer le cortège. C’est celle où la réussite circule, où l’expérience se transmet, où l’ascenseur – social, professionnel, humain – ne reste pas bloqué aux derniers étages.
Au fond, il faudrait peut-être se méfier des réussites trop solitaires. Elles ressemblent souvent à des mirages.
Car la réussite la plus impressionnante n’est pas celle qui écrase – c’est celle qui élève. Celle qui reste accessible. Celle qui se souvient. Celle qui comprend que l’on n’avance jamais durablement sans les autres.
Alors oui, réussissez. Ambitionnez. Osez. Construisez.
Mais une fois en haut, évitez peut-être de croire que vous avez poussé la montagne tout seul.
Regardez autour de vous.
Et posez-vous cette question toute simple : qui vous a aidé à grimper… et à qui, maintenant, pourriez-vous servir d’appui ?
Parce qu’au bout du compte, la réussite n’est pas un superpouvoir.
C’est une responsabilité.
