jimagine.org est une association à but non lucratif c’est une plateforme innovante qui met en lumière et en relation des artistes, des particuliers, des professionnels, des associations et des collectivités locales. Grâce à ses initiatives uniques, elle favorise le développement d’une économie créative dans les communautés mal desservies.
Initiatives innovantes de jimagine.org
Les initiatives innovantes de jimagine.org visent à créer un réseau de professionnels et d’associations créatives, capables de partager leurs expériences et leurs ressources et de s’entraider dans leurs communautés respectives.
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Lancé le 10 septembre 2018, jimagine.org se veut être le nouveau média avec une ligne éditoriale positive. L’objectif premier de ce site internet est de montrer qu’il existe en France de belles initiatives qui sont en manque terrible d’exposition médiatique. En rejoignant la communauté de jimagine.org , vous prouverez qu’un autre monde est possible.
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Conclusion
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À Court-Saint-Étienne, une association belge redonne ses lettres de noblesse aux plantes médicinales, entre exigence documentaire, transmission critique et respect du vivant
À l’heure où beaucoup cherchent des réponses plus naturelles, plus durables et plus humaines en matière de santé, l’herboristerie suscite un regain d’intérêt évident. Mais entre effets de mode, approximations et conseils glanés à la volée sur internet, il devient urgent de redonner à ces savoirs un cadre sérieux, accessible et réfléchi. À Court-Saint-Étienne, l’asbl Folia Officinalis s’est donné cette mission. Bibliothèque spécialisée, formations, activités de terrain, podcast, ressources documentaires : l’association construit patiemment un espace rare, où les plantes médicinales se découvrent avec curiosité, rigueur et humilité.
Quand le besoin de sens rejoint le besoin de savoir
Le retour en grâce des plantes médicinales n’a rien d’un hasard. Il dit quelque chose de notre époque. Il révèle un désir croissant de reprendre la main sur sa santé, de mieux comprendre les gestes du quotidien, de retrouver une forme d’autonomie, mais aussi de retisser un lien avec le vivant. Dans un monde saturé d’informations, de produits et d’injonctions contradictoires, nombreux sont ceux qui cherchent des repères plus simples, plus ancrés, plus cohérents.
Mais ce retour vers les plantes pose aussi une question essentielle : comment transmettre ces savoirs sans tomber dans la naïveté, la marchandisation ou les recettes toutes faites ? Comment faire dialoguer les traditions, l’observation du terrain et les connaissances scientifiques contemporaines ? Comment parler de soin, de nature et de santé sans céder à l’illusion du remède miracle ?
C’est précisément dans cet espace de questionnement que s’inscrit Folia Officinalis. Installée à Court-Saint-Étienne, l’association belge défend une approche raisonnée, documentée et critique des plantes médicinales et de l’herboristerie. Son ambition n’est pas de faire rêver à bon compte, mais de transmettre. Non pas asséner, mais accompagner. Non pas vendre une vision simplifiée du “naturel”, mais proposer un cadre de compréhension plus riche, plus nuancé, plus responsable.

Une association qui choisit la nuance plutôt que les certitudes
Ce qui distingue Folia Officinalis, c’est sans doute d’abord sa posture. Dans un domaine où les discours peuvent vite devenir flous, approximatifs ou idéologiques, l’asbl revendique un équilibre exigeant. Elle entend centraliser et valoriser une documentation la plus fiable possible sur les plantes médicinales et leurs usages, tout en encourageant l’esprit critique. Elle cherche aussi à faire dialoguer les savoirs populaires issus des traditions du monde avec la recherche scientifique, sans opposer l’un à l’autre, mais sans sanctuariser aucun des deux.
Cette volonté de nuance mérite d’être soulignée. Elle dit beaucoup de la philosophie du projet. Ici, l’herboristerie n’est pas traitée comme une simple nostalgie du passé ni comme une mode bien-être. Elle est envisagée comme un champ de savoirs, de pratiques, de responsabilités et de questionnements. Une matière vivante, complexe, parfois passionnante, qui demande de la curiosité, de la prudence et du discernement.
Folia Officinalis inscrit également son action dans une réflexion plus large sur les enjeux sociaux et environnementaux liés à l’usage des plantes. Derrière une tisane, une teinture mère ou une plante séchée, il y a toujours des réalités concrètes : des modes de culture, des territoires, des filières économiques, des questions de biodiversité, de cueillette, de durabilité, parfois même de surexploitation. En rappelant ces dimensions, l’association élargit le regard et refuse de réduire les plantes médicinales à un simple produit de consommation.
Une bibliothèque comme colonne vertébrale
Le cœur du projet, c’est sans doute sa bibliothèque. Et le simple fait qu’une bibliothèque soit au centre d’une initiative consacrée aux plantes médicinales en dit déjà long. À l’heure des contenus éphémères et des réponses instantanées, Folia Officinalis fait le pari du livre, de la consultation, de la comparaison des sources et du temps long de l’apprentissage.
Son ambition est claire : réunir un maximum d’ouvrages, majoritairement francophones, liés de près ou de loin aux plantes médicinales et à leurs usages. Phytothérapie, botanique, biochimie, pharmacognosie, ethnobotanique, cuisine, histoire, essais… Les thématiques couvertes dessinent un paysage intellectuel vaste, bien au-delà d’une approche purement utilitaire.
Cette bibliothèque est pensée comme un outil concret au service d’un large public. Étudiant·es en herboristerie, en agronomie ou en phytothérapie, naturalistes, amateurs, novices curieux : tous peuvent venir consulter les ouvrages sur place, tandis que les membres adhérents peuvent les emprunter. Ce choix d’ouverture est essentiel. Il traduit une volonté de ne pas confisquer le savoir, mais de le partager.
Dans un monde où la connaissance se fragmente souvent en conseils rapides et en affirmations mal sourcées, cette bibliothèque devient un lieu de respiration. Un lieu où l’on peut prendre le temps de lire, de douter, de vérifier, de croiser les approches. En cela, elle constitue bien plus qu’un simple service : elle est la colonne vertébrale d’une démarche profondément éducative.

Former à transformer, mais surtout à comprendre
À côté de ce travail documentaire, Folia Officinalis développe une formation en transformation raisonnée des plantes. Là encore, l’intitulé est révélateur. Il ne s’agit pas simplement d’apprendre à “faire” à partir des plantes, mais d’apprendre à le faire avec méthode, avec sens, et avec lucidité.
La formation vise à transmettre une compréhension globale de la transformation des plantes médicinales. Elle met l’accent sur l’autonomie, la rigueur et l’esprit critique. Les participants sont invités à développer une pratique qu’ils puissent évaluer avec discernement, en fonction des besoins, des contextes, des usages et des limites des méthodes employées.
Cette approche change tout. Elle déplace l’attention du geste spectaculaire vers la compréhension profonde. Elle rappelle que transformer une plante ne consiste pas seulement à appliquer une recette, mais à connaître ses propriétés, à choisir la bonne méthode, à comprendre les solvants, à situer l’usage visé, à identifier les biais possibles, à reconnaître aussi les limites de sa propre pratique.
Proposée sous forme de cycles de 11 matinées, à raison de petits groupes, cette formation reste volontairement à taille humaine. Elle s’adresse prioritairement à des personnes déjà un peu averties, tout en restant accessible aux débutants motivés, pour peu qu’ils soient prêts à entrer dans une démarche sérieuse. Là encore, Folia Officinalis fait le choix de la qualité plutôt que du volume, de la profondeur plutôt que du simple vernis.
Des activités pour faire circuler les savoirs
L’association ne se limite pas à ses rayonnages ni à sa formation. Elle fait vivre les savoirs à travers une série d’activités régulières : ateliers pratiques, conférences thématiques, balades naturalistes, séances d’échanges sur des questions liées à l’herboristerie. À cela s’ajoutent des présences lors d’événements comme le Festival en Vrac, la Fête des Simples ou la Fête aux Herbes, ainsi qu’une vente annuelle de plantes comestibles et médicinales organisée en partenariat avec des pépiniéristes wallons.
Ce programme dit beaucoup de l’identité de Folia Officinalis. L’asbl ne veut pas seulement conserver, documenter ou théoriser. Elle veut faire circuler, mettre en relation, transmettre autrement. Elle crée des espaces où l’on peut apprendre avec les livres, bien sûr, mais aussi avec les saisons, les paysages, les discussions et les gestes.
Cette dimension conviviale est importante. Car la transmission des savoirs liés aux plantes ne passe pas uniquement par des contenus savants. Elle s’enrichit du collectif, de l’observation partagée, de l’expérience, du dialogue entre personnes venues d’horizons différents. En cela, Folia Officinalis assume pleinement sa vocation de carrefour. Un lieu où se croisent les savoirs, mais aussi les sensibilités et les parcours.

Un site ressource contre la confusion numérique
Le travail de l’association se prolonge aussi en ligne. Folia Officinalis a développé un site ressource pensé comme un véritable point d’appui pour le public francophone, en particulier en Belgique. On y trouve des ressources numériques sélectionnées, un annuaire des acteurs de l’herboristerie, un comparatif des formations, des informations pratiques, ainsi qu’un blog nourri de lectures, de recettes et de réflexions.
Dans l’absolu, cela peut sembler banal. En réalité, c’est un travail précieux. Car dans le domaine des plantes médicinales, internet est aussi un territoire de grande confusion. Conseils approximatifs, contenus commerciaux déguisés en information, promesses excessives, simplifications dangereuses : le tri devient un enjeu central.
En se donnant pour mission de sélectionner, structurer et transmettre des informations sans logique d’incitant commercial, Folia Officinalis joue un rôle de médiation particulièrement utile. L’association ne se pose pas comme une autorité qui trancherait tout, mais comme un lieu de repérage, d’orientation et de réflexion. Elle aide à mieux s’informer, donc à mieux choisir. Et, finalement, à mieux agir.
Le podcast, prolonger la conversation
Dans la même logique, Folia Officinalis a lancé un podcast amateur destiné à partager plus largement ses explorations et ses interrogations autour de l’herboristerie. Là encore, le projet est cohérent avec le reste : il ne s’agit pas d’imposer une parole verticale, mais d’ouvrir un espace de diffusion et de questionnement.
Parmi les premiers épisodes figure un sujet consacré à la cueillette en Wallonie, et à la réglementation qui encadre cette pratique pour les cueilleurs amateurs comme professionnels. Le choix du thème est révélateur. Il montre que l’association ne sépare jamais l’enthousiasme pour les plantes de la connaissance du cadre dans lequel cet enthousiasme doit s’inscrire.
Le podcast permet aussi de toucher d’autres publics, d’ouvrir les réflexions au-delà des murs de la bibliothèque, et de faire entendre une voix singulière dans un paysage médiatique où la question des plantes médicinales est souvent traitée de manière superficielle. Par sa simplicité et sa sincérité, il prolonge l’esprit de l’asbl : accessible, curieux, concret, exigeant
Lien d’écoute des podcasts : https://podcast.ausha.co/vox-officinalis
Une aventure collective, portée par des visages engagés
Derrière Folia Officinalis, il y a aussi des personnes. Des visages, des compétences, une énergie quotidienne. Parmi eux, Chloé Darge, l’une des fondatrices de l’asbl, joue un rôle central dans la coordination, la communication et la gestion journalière. Romaniste de formation, elle incarne cette envie de faire circuler les savoirs et de favoriser les échanges autour des plantes médicinales.
À ses côtés, Nicolas Bariaux apporte sa passion pour l’histoire, la transformation et la législation des plantes. Très impliqué dans la formation, le podcast et la rédaction d’articles, il contribue à donner à l’association sa profondeur intellectuelle autant que sa dimension pratique.
L’asbl peut aussi compter sur des bénévoles qui participent à l’animation des activités, aux permanences de la bibliothèque, aux temps festifs ou à certaines tâches administratives. Cette présence discrète, mais essentielle, rappelle qu’un projet comme celui-ci ne repose pas seulement sur une idée forte. Il repose aussi sur du temps donné, de la fidélité, des coups de main, une confiance partagée.
Les membres adhérents, eux aussi, jouent un rôle décisif. Par leur cotisation annuelle, ils soutiennent la vie de l’association et permettent notamment l’enrichissement constant du fonds documentaire. Là encore, Folia Officinalis donne à voir une économie modeste, mais cohérente : une structure qui grandit non par effet de communication, mais par enracinement patient.

Réapprendre à habiter le vivant
Ce que construit Folia Officinalis dépasse finalement le seul cadre de l’herboristerie. L’association propose une autre manière d’entrer en relation avec le savoir, avec le soin, avec le territoire et avec le vivant. Elle rappelle que connaître une plante, ce n’est pas seulement savoir à quoi elle “sert”. C’est aussi comprendre d’où elle vient, comment elle pousse, comment on la cueille, comment on la transforme, dans quelles limites on l’utilise, et dans quel monde économique, écologique et culturel elle circule.
Dans cette perspective, l’herboristerie devient bien plus qu’une pratique. Elle devient une école de l’attention. Une manière de ralentir, de mieux observer, de mieux relier. Une manière aussi de résister à une époque qui pousse souvent à consommer vite, à croire sans vérifier, à simplifier ce qui mérite d’être pensé.
À Court-Saint-Étienne, Folia Officinalis fait ce pari, à la fois modeste et ambitieux : remettre de la conscience, de la méthode et du collectif dans notre rapport aux plantes médicinales. Dans un monde en quête de sens, ce n’est pas une petite chose. C’est même peut-être l’une des formes les plus concrètes d’écologie du quotidien.
Une herboristerie du lien, du discernement et de l’avenir
Il y a, dans cette association, quelque chose de profondément apaisant et stimulant à la fois. Apaisant, parce qu’elle refuse les excès, les injonctions et les certitudes faciles. Stimulant, parce qu’elle invite chacun à apprendre, à questionner, à expérimenter avec sérieux. Folia Officinalis ne promet pas des solutions magiques. Elle propose mieux : un chemin de compréhension.
À l’heure où tant de discours sur la santé naturelle oscillent entre engouement simplificateur et méfiance caricaturale, l’asbl wallonne trace une voie plus féconde. Une voie où la connaissance ne se sépare pas de la prudence, où la transmission ne renonce pas à l’esprit critique, où le respect des traditions n’empêche ni la vérification ni l’actualisation.
Folia Officinalis apparaît ainsi comme un acteur précieux du paysage associatif belge francophone. Un lieu où l’on redonne aux plantes médicinales leur densité, leur histoire, leur complexité. Un lieu où l’on comprend que prendre soin du vivant commence peut-être par cela : apprendre à le connaître avec patience, intelligence et humilité.

Pour en savoir plus
Site Internet : https://folia-officinalis.be
Facebook : https://www.facebook.com/FoliaOfficinalis
Instagram : https://www.instagram.com/foliaofficinalis/
Linkedin : https://www.linkedin.com/company/folia-officinalis-asbl/posts/
Youtube : https://www.youtube.com/@FoliaOfficinalisASBL
PODCAST : Folia Officinalis, transmettre les savoirs des plantes

Sylvie de jimagine : Bonjour Martine, Bienvenue sur jimagine.org, pouvez-vous vous présenter en quelques lignes ?
Martine Lorenzi Zelnik : Bonjour Sylvie, je m’appelle Martine et je suis originaire de la région parisienne. Depuis mon enfance, je suis passionnée de peinture. En 1999 j’achète un local à Condrieu (Rhône) créant un atelier/boutique de peinture et de décoration, essentiellement sur bois assorti de cours de médiations artistiques. Le Bois qui chante est né !

Sylvie de jimagine : Vous êtes artiste peintre plasticienne, pouvez-vous nous parler de votre univers professionnel ?
Martine Lorenzi Zelnik : Il est avant tout artistique. A la tête de mon atelier, je suis désormais libre de toute création et d’exposition.
Mon travail consiste à rechercher sans cesse des moyens nouveaux d’exprimer ce qui m’est essentiel.
Ma grande toile « la dérive des continents » est issue d’un travail nommé « mais où va le monde »
J’aime toujours peindre sur des objets du patrimoine, meubles, coffres, armoires, seaux, pots à lait. En les décorant, je leur permet de retrouver une nouvelle vie et ils sont les témoins d’une époque passée.
J’expose aussi d’autres artistes/artisans au sein de la galerie de mon atelier.
Ces expositions sont un moyen de partager et de mettre en lumière des artistes émergents.
J’ai aussi créé il y a dix ans une association afin de valoriser les acteurs de la création, ainsi que les endroits où ils exercent (tout en restant local, en proximité avec Condrieu). A ce titre, mon atelier est également le siège de manifestations culturelles telles que petits concerts, séances de dédicaces de livres, lectures, moments de contes.
Je donne également des cours à des enfants et à des adultes
Je travaille aussi avec des personnes handicapées pour qui l’expression artistique est importante, cela leur permet de s’épanouir et de retrouver un sourire

Sylvie de jimagine : Quelles sont vos influences musicales ?
Martine Lorenzi Zelnik : J’aime tous les styles de musique : chansons françaises, pop, rock, grands groupes intemporels, classique (prédilection pour Bach) et beaucoup de jazz qui me dynamise en travaillant.
Sylvie de jimagine : Quelle est votre actualité pour 2026 ?
Martine Lorenzi Zelnik : Pour 2026 je change d’organisation pour cette saison à partir de la rentrée d’automne, et je recherche des expositions.
Mon programme est basé sur du travail personnel, des recherches et expérimentations au sein de mon atelier, et mon souhait est d’exposer davantage, de sortir du périmètre local, d’échanger avec d’autres artistes, mais aussi d’en exposer certains dans la partie galerie de mon atelier.
Sylvie de jimagine : Comment pouvons nous vous contacter ?
Martine Lorenzi Zelnik : Vous pouvez me contacter par mail martinelorenzizelnik@gmail.com
Facebook : Le Bois qui chante atelier d’art à Condrieu
Instagram : Le Bois qui chante Martine Lorenzi Zelnik
Je serai bientôt sur la page « artistes contemporains » de la Maison des artistes de Paris, et je travaille aussi à la recréation d’un site internet, vitrine de mon travail.
Depuis 1969, l’asbl belge Mains Unies défend une idée simple et ambitieuse : créer des espaces où l’on prend le temps de vivre, de partager et de construire du lien. Son concept emblématique, le Vilaret, propose depuis des décennies des vacances communautaires en pleine nature, à rebours des séjours standardisés et de la consommation touristique classique. À travers cette formule singulière, l’association fait vivre bien davantage qu’un temps de repos : une expérience collective, humaine et profondément cohérente.
Dans un paysage où les vacances sont souvent pensées comme un produit à acheter, calibré, balisé, animé et consommé, Mains Unies fait figure d’exception. L’association, installée à Ottignies–Louvain-la-Neuve et active depuis plus d’un demi-siècle, propose une autre voie : celle de séjours participatifs, sobres, conviviaux, où chacun contribue à la vie commune. Sur son site, l’asbl se présente comme porteuse de « loisirs participatifs et solidaires » et rappelle que son action ne se limite pas à l’été : elle organise aussi, tout au long de l’année, des activités de rencontre, de partage et d’expression.

Des vacances, oui mais pas comme les autres
Le cœur battant de Mains Unies, ce sont les Vilarets. Le mot intrigue, mais l’idée est limpide : proposer des vacances communautaires où l’on vit ensemble sans renoncer à sa liberté. Sous tente ou en gîte, dans des lieux choisis pour leur beauté naturelle et leur capacité à favoriser l’évasion comme les rencontres, les participants ne sont pas de simples consommateurs de séjour. Ils en deviennent les acteurs. Le principe est clair : chacun prend une part active à la réussite de la semaine, dans le respect d’un état d’esprit fondé sur la solidarité, la simplicité et la convivialité. C’est sans doute là que réside la singularité de Mains Unies. Le Vilaret n’est ni une colonie, ni un club de vacances, ni une retraite à thème. Il n’y a pas de personnel salarié chargé de divertir les vacanciers du matin au soir. Il y a, au contraire, une organisation légère, largement bénévole, et une confiance accordée à l’intelligence collective. On vient avec ses bagages, bien sûr, mais aussi avec un peu de temps, d’attention, d’énergie, parfois une chanson, une balade à proposer, un jeu, un atelier, un talent ou simplement l’envie de donner un coup de main.
Une microsociété à taille humaine
Décrire un Vilaret, c’est presque décrire une petite société idéale, mais sans grands discours ni effets de tribune. Une société à taille humaine, concrète, imparfaite sans doute, mais vivante. Les repas se préparent en équipe. Les tâches collectives sont assumées à tour de rôle. Les sanitaires sont entretenus par les participants eux-mêmes. À table, il n’y a pas de places réservées. On s’assied ici ou là, on parle avec de nouvelles personnes, on apprend à connaître les autres au fil des jours. La rencontre n’est pas un supplément d’âme : elle est au cœur du fonctionnement même du séjour. Ce modèle peut surprendre celles et ceux qui associent encore les vacances au confort maximal et à la délégation de toute contrainte. Mais c’est justement cette implication partagée qui fait la richesse du projet. Éplucher des légumes, mettre la table, débarrasser, nettoyer, organiser une activité, veiller à la bonne marche d’un moment collectif : autant de gestes simples qui deviennent ici des occasions de créer du lien. Ce que Mains Unies semble avoir compris depuis longtemps, c’est que la convivialité ne se décrète pas. Elle se construit, souvent dans les détails, dans le faire-ensemble, dans ces moments modestes où les barrières tombent sans bruit.

Le lien, avant tout
Le nom même de l’association raconte quelque chose de son identité. “Mains Unies” renvoie à l’image des danses folk, à ces mains qui se rejoignent dans le mouvement, mais aussi à une vision plus large : celle d’une communauté humaine qui se construit avec et pour chacun. L’association revendique un projet résolument tourné vers l’humain, le pluralisme, le partage et le développement d’une citoyenneté co-responsable. Elle met en avant des valeurs telles que le respect des différences, la solidarité, la responsabilité, la simplicité et la liberté d’être soi. Dans un monde traversé par les replis identitaires, l’entre-soi algorithmique et les formes multiples d’isolement, cette ambition n’a rien d’anodin. Mains Unies se présente comme un lieu d’ouverture, de rencontre entre générations et entre parcours différents. L’association dit vouloir rassembler des personnes venues d’horizons divers, dans une logique de dialogue plutôt que d’uniformité. Elle insiste aussi sur un cadre clair : refus des abus de pouvoir, du prosélytisme, du noyautage et des logiques d’exclusion. Autrement dit, l’ouverture n’est pas ici un slogan vague, mais une exigence pratique.
Une écologie vécue, pas affichée
L’autre dimension importante du projet, c’est son rapport à l’écologie. Là encore, pas de grands effets d’annonce, mais une série de pratiques concrètes : consommation locale, alimentation la plus saine possible, tri, compost, attention portée à l’eau, sobriété dans l’usage des ressources. Le Vilaret ne prétend pas sauver le monde à lui seul, mais il propose une expérience où l’on peut éprouver, très concrètement, qu’une autre manière de vivre est possible — plus simple, plus sobre, parfois plus joyeuse aussi. Cette cohérence mérite d’être soulignée. Trop souvent, les discours sur la transition écologique restent abstraits ou culpabilisants. Chez Mains Unies, ils semblent passer par l’expérience. On apprend moins par injonction que par immersion. En vivant quelques jours dans un cadre où l’on partage les tâches, où l’on limite le superflu, où l’on privilégie le collectif et le local, chacun peut éprouver physiquement ce que recouvrent des mots comme responsabilité, sobriété ou cohabitation harmonieuse.
Chants, contes, balades et danses folk
Réduire Mains Unies à une simple organisation de vacances serait pourtant incomplet. L’asbl revendique aussi une vie associative à l’année, faite de danses folk, de chants, de contes, de balades, d’ateliers créatifs et de temps de réflexion. Son agenda public montre d’ailleurs une présence sur différents événements et festivals, tandis que des pages dédiées au bénévolat rappellent l’importance des volontaires dans la continuité du projet. Des sources extérieures mentionnent depuis longtemps la place particulière occupée par les danses folk dans l’histoire de l’association et dans la vie des Vilarets. Ce détail n’en est pas un. Car la culture, chez Mains Unies, ne semble pas cantonnée au rôle d’animation annexe. Elle participe à la qualité du lien. Chanter ensemble, raconter, danser, marcher, écouter : ce sont des façons de faire communauté sans passer uniquement par la parole militante ou les grands principes. Il y a dans cette démarche quelque chose de très précieux : la conviction que le collectif se nourrit aussi de plaisir, de beauté, de jeu, d’imprévu.

Une fidélité qui en dit long
Un autre signe de la force du projet, c’est sa durée. Une association née en 1969, toujours active en 2026, avec un concept de séjour qui continue à être proposé et réinventé, ne tient pas seulement grâce à la nostalgie. Elle dure parce qu’elle répond à un besoin réel. Le site officiel met en avant près d’un demi-siècle d’existence, et d’anciennes présentations publiques évoquent les Vilarets comme des rendez-vous intergénérationnels capables de réunir enfants, adolescents, adultes et grands-parents. Cette longévité dit quelque chose de la pertinence du modèle. À l’heure où beaucoup cherchent des formes de vie plus denses, plus sobres, moins solitaires, Mains Unies apparaît comme une réponse discrète mais solide. Pas une utopie théorique, plutôt une utopie mise en pratique, semaine après semaine, activité après activité, main après main. Le Vilaret n’efface pas les différences, il ne promet pas l’harmonie parfaite, il ne vend pas une parenthèse enchantée hors du réel. Il propose mieux : une expérience temporaire de vie commune, assez libre pour respirer, assez organisée pour tenir, assez simple pour rester accessible.
Une autre idée du progrès
Au fond, ce que raconte Mains Unies, ce n’est pas seulement une manière différente de partir en vacances. C’est une certaine idée du progrès humain. Une idée qui ne repose ni sur l’accumulation, ni sur la performance, ni sur le confort achevé, mais sur la capacité à vivre avec d’autres, à partager des ressources, à respecter les rythmes de chacun, à faire place à la fois au collectif et à l’autonomie. Dans une époque souvent saturée de bruit, de vitesse et de segmentation, cette proposition a quelque chose de presque radical.
Il y a, dans l’esprit des Vilarets, une forme de résistance douce. Résistance à l’individualisme obligatoire. Résistance aux loisirs consommés comme des produits jetables. Résistance aussi à la croyance selon laquelle le lien social relèverait de l’accessoire. Mains Unies rappelle, en actes, qu’il peut exister des lieux où l’on vient non seulement pour se reposer, mais pour se relier. Et peut-être, au passage, pour se retrouver un peu soi-même.
Si les vacances disent quelque chose d’une société, alors les Vilarets racontent une aspiration profonde : celle d’un monde plus simple, plus attentif, plus solidaire. Un monde qui ne serait pas parfait, mais habitable. Et cela, en soi, mérite qu’on s’y arrête.
Informations et inscriptions : Pour en savoir plus ou vous inscrire :
- Site web : https://www.mainsunies.be
- Facebook : https://www.facebook.com/vilaret.mu
- Contact : Rue du Pachis 15 à1348 Ottignies Louvain-la-Neuve (Belgique)
tél. – portable : +32 495 34 92 15 ou +32 479 52 18 36

Podcast : Mains Unies, une autre idée des vacances
Entretien avec Rafou chanteur et musicien

Sylvie de Jimagine : Bonjour Rafou, bienvenue sur jimagine.org, pouvez-vous vous présenter en quelque lignes ?
Rafou : Bonjour Sylvie, Rafou, guitariste chanteur et compositeur.
Moitié punk, moitié bohème, j’aime les chansons qui touchent sans se prendre au sérieux.
Sylvie de Jimagine : Vous êtes chanteur et musicien, pouvez vous nous parler de votre univers professionnel ?
Rafou : Je fais des chansons composées ou reprises, depuis plus de 20ans, principalement en m’accompagnant à la guitare.
Je joue des ambiances de proximité : bars, associatif, maisons de retraite, fêtes en tout genre…
Généralement, je commence mes concerts par des compositions au début pour les curieux, puis des reprises qui fédèrent.
A la fin, tout le monde fini par chanter, voire danser si la fête se poursuit !
Je suis équipé pour tous terrains de petites et moyennes jauges
Les budgets des bars permettent tout juste de déclarer mes cachets d’intermittent du spectacle.
Heureusement il y a souvent des copains et copines qui reviennent dans mon public, et des camarades chanteuses ou instrumentalistes à inviter (cajon, guitare, basse…)
Depuis peu j’ai un projet en duo avec une chanteuse et violoniste (« Juli sans E ») qui se lance. C’est l’occasion de jouer au chapeau, en cherchant ce qui nous fait plaisir.
Par ailleurs, je suis prof de guitare, chanson et cajon, à mon compte.
Je suis dans un local situé à St Genis Laval en agglomération de Lyon.
Via l’association Pagaille Productions, j’anime un réseau social d’amateurs et animatrices de chansons.
J’anime des scènes ouvertes, et on propose des services de montage audio/vidéo pour de la petite diffusion.
Sylvie de Jimagine : Quels sont les artistes que vous écoutez le plus, quelles sont vos influences musicales ?
Rafou : J’ai grandi avec Renaud, Brassens, France Gall, du punk, du reggae, des musique du monde, les Ogres de Barback, la Rue Ketanou.
Ma devise : pas trop sérieux, toujours sincère.
Je chante ce qui me parle, m’amuse ou m’émeut.
En dehors des chansons qui me font travailler intérieurement, je n’écoute pas beaucoup de chansons à texte : j’ai besoin de reposer mon cerveau.
Le matin je me lève avec de la Folk américaine, du bluegrass, puis du skate-punk.
Je passe en une journée de Slaid Cleaves aux Steeldrivers, à NOFX.
J’aime aussi beaucoup le vicking black-métal comme Ensiferum, lourd et puissant.
Côté Rumba, j’adore Labess, ou Jenny and the Mexicats car ça met la pèche tout en étant de très bonne influence pour la guitare.
Quand j’invite les gens chez moi, je mets du Bob Marley en arriere-fond.
Sylvie de Jimagine : Quelle est votre actualité pour 2026 ?
Rafou : J’ai des dates au fur et à mesure, par bouche à oreille, la plupart du temps en rencontrant les gérants.
27 mars 2026 concert au Jungle bar à Lyon
28 mars 2026 Scène ouverte « Baz’art de Rêve » à Oulins.
24 avril 2026 Concert au Zest’y bar à St Genis Laval
21 juin 2026 Fête de la musique à St Genis Laval
Sylvie de Jimagine : comment pouvons nous vous contacter ?
Rafou : Vous pouvez me contacter via mes réseaux sociaux Instagram.com/Facebook
VIDEO MEDLEY DE REPRISES
Avec sa campagne de solidarité mondiale, le Secours populaire refuse de choisir entre les détresses d’ici et celles d’ailleurs
Alors que la pauvreté gagne du terrain en France et que les crises internationales s’enchaînent dans une forme de vertige permanent, le Secours populaire français lance son « Printemps de la solidarité mondiale ». Plus qu’une campagne de collecte, l’initiative défend une idée simple et forte : la solidarité ne se divise pas, ne se hiérarchise pas, ne s’arrête pas aux frontières. Pendant deux mois, partout en France, l’association met en lumière ses projets menés avec des partenaires locaux en Europe et dans le monde, pour rappeler qu’en temps de guerre, d’exil, de pénuries et de replis, tendre la main reste un acte profondément politique.
Le premier mérite de cette campagne est de poser clairement le débat. Oui, les besoins sont immenses en France. Oui, la précarité frappe des familles, des retraités, des jeunes, des travailleurs pauvres. Mais non, cela ne peut pas servir de prétexte à l’oubli du reste du monde. Le Secours populaire fait exactement le choix inverse : celui de ne pas opposer les souffrances. Son « Printemps de la solidarité mondiale » entend faire connaître les projets soutenus au-delà des frontières, sensibiliser à la solidarité internationale, inviter le public à y prendre part et collecter les moyens financiers nécessaires pour appuyer ses partenaires en Europe et sur plusieurs continents. La campagne nationale 2026 est annoncée du 23 mars au 15 mai.

Refuser le réflexe du repli
Dans l’air du temps, tout pousse pourtant à l’inverse. La montée des nationalismes, les discours de fermeture, la fatigue sociale, la violence des conflits et le bombardement permanent de mauvaises nouvelles installent peu à peu une forme de repli défensif. On finit par ne plus regarder que ce qui nous touche immédiatement. On dresse, parfois sans s’en rendre compte, une concurrence entre les misères. Comme s’il fallait choisir entre aider son voisin et secourir une population déplacée par la guerre à des milliers de kilomètres. Le Secours populaire refuse ce piège. Dans son dossier de presse, l’association insiste sur un contexte mondial marqué par le racisme, la xénophobie, la haine de l’autre, mais aussi par les inégalités, les crises climatiques et les conflits. Elle y défend une vision du monde dans laquelle la solidarité constitue une réponse à la brutalisation générale des rapports humains. Le propos est net : faire grandir la solidarité, c’est opposer une alternative à l’individualisme et à l’indifférence. Ce n’est pas un supplément d’âme, c’est une ligne de conduite.
Cette position mérite d’être soulignée, parce qu’elle tranche avec une époque qui raisonne trop souvent en termes de tri. Le Secours populaire rappelle au contraire que la solidarité en France, en Europe et dans le monde est, au fond, de même nature. Elle procède d’un même refus de l’humiliation, d’un même souci de dignité, d’une même conviction : aucune détresse humaine ne devient secondaire parce qu’elle se déroule loin de notre regard.

Une solidarité qui ne plaque pas des solutions toutes faites
L’autre force de cette campagne tient à la méthode mise en avant. Le Secours populaire ne présente pas son action internationale comme une aide descendante, décidée d’en haut, exportée clef en main. Son modèle repose sur des partenaires locaux, présents sur tous les continents, qui initient les projets et les mettent en œuvre en fonction des réalités culturelles, sociales et économiques du terrain. L’association française soutient, finance, accompagne, relaie, mais ne se substitue pas à celles et ceux qui vivent au plus près des besoins. Le dossier 2026 insiste clairement sur ce point : il s’agit d’agir dans le respect des habitudes locales et avec le souci constant de développer l’autonomie des populations. Dans le secteur associatif et humanitaire, cette approche n’est pas un détail. Elle change tout. Elle permet d’éviter les recettes plaquées, les projets mal ajustés, les gestes généreux mais inefficaces. Surtout, elle évite le paternalisme. Aider n’est pas décider à la place des autres. Aider, ici, consiste à créer les conditions pour que des femmes, des hommes, des familles et des communautés puissent reprendre prise sur leur propre vie.
Le Secours populaire le dit d’ailleurs avec une formule juste : loin des pratiques d’assistanat, il s’agit de « tendre la main » à des personnes en situation de pauvreté et de précarité, et d’agir avec elles pour qu’elles puissent sortir de leurs difficultés. Cette insistance sur l’accompagnement plutôt que sur la dépendance donne une cohérence forte à la campagne.

L’urgence, quand le monde se défait
Le « Printemps de la solidarité mondiale » arrive dans un moment où les urgences s’empilent. Le dossier de presse cite plusieurs terrains de mobilisation immédiate : Cuba, le Proche et le Moyen-Orient, Madagascar, l’Arménie, l’Ukraine ou encore le Sri Lanka. La liste, à elle seule, raconte un monde fissuré. Elle rappelle aussi une chose essentielle : la solidarité internationale ne relève pas d’un vague idéal, mais d’interventions extrêmement concrètes dans des contextes souvent dramatiques.
À Cuba, le Secours populaire met en avant une crise énergétique d’ampleur, qui désorganise profondément la vie quotidienne et fragilise les structures essentielles. Dans ce cadre, l’association porte un projet d’achat de kits solaires sur place, destinés notamment à des hôpitaux, des écoles, des centres accueillant des enfants vulnérables et des villages isolés. On touche ici à quelque chose de très concret : derrière la technique, il y a la possibilité de maintenir des soins, de faire fonctionner un lieu d’accueil, de redonner un minimum de continuité à des populations prises dans la pénurie.
Au Proche et au Moyen-Orient, la campagne rappelle l’ampleur des drames humains liés aux conflits en cours. Quand les infrastructures de santé sont détruites, quand les déplacements forcés se multiplient, quand des villages se vident et que les enfants grandissent dans l’instabilité, l’aide d’urgence n’est pas un concept. C’est une présence. C’est un approvisionnement. C’est un relais local qui tient malgré l’effondrement ambiant. Là encore, le Secours populaire remet l’humain au centre de réalités trop souvent réduites à un vocabulaire diplomatique ou militaire.
En Ukraine, l’association poursuit un travail à la fois matériel, éducatif et psychologique avec ses partenaires. L’enjeu n’est pas seulement de répondre au choc de la guerre, mais aussi de préserver des possibilités de reconstruction. Cela passe par l’aide aux familles déplacées, par des soutiens concrets à la vie quotidienne, mais aussi par des actions tournées vers l’autonomie et l’accompagnement des enfants. La guerre détruit en profondeur ; la solidarité doit donc, elle aussi, s’inscrire en profondeur.

Rester après l’émotion
C’est d’ailleurs l’un des points les plus intéressants de cette campagne : le Secours populaire ne parle pas seulement d’urgence. Il rappelle aussi qu’au-delà des crises visibles, son action se déploie dans la durée. L’association soutient des projets liés à l’autosuffisance et à la sécurité alimentaire, à l’accès à l’eau et à l’énergie, à l’éducation, aux soins ou encore à des activités génératrices de revenus. Autrement dit, elle ne cherche pas uniquement à répondre au manque immédiat, mais à renforcer la capacité des populations à tenir debout sur le long terme. Cette logique du temps long est capitale. Les catastrophes et les guerres déclenchent des élans d’émotion. Puis l’attention médiatique se déplace. Les projecteurs changent de zone. Mais les besoins, eux, restent. C’est souvent lorsque les caméras s’éloignent que commence le travail le plus difficile : reconstruire, relancer, réapprendre à vivre, retrouver des moyens d’existence, remettre un enfant à l’école, garantir un accès à l’eau, à l’énergie, aux soins.
Le dossier 2026 met en avant cette articulation entre urgence et développement. C’est une manière de rappeler que la solidarité n’a de sens que si elle vise aussi l’autonomie. Aider durablement, ce n’est pas installer des populations dans l’attente. C’est soutenir leur capacité à redevenir actrices de leur avenir.
L’Arménie, l’Ukraine, Cuba : une même ligne morale
Ce qui relie des terrains aussi différents que l’Arménie, Cuba ou l’Ukraine, c’est au fond moins la nature des crises que la cohérence du regard porté par l’association. Le Secours populaire ne raisonne pas en zones plus ou moins dignes d’intérêt médiatique. Il intervient là où des partenaires de confiance peuvent agir avec pertinence, là où des besoins réels sont identifiés, là où la solidarité peut faire levier. Cette cohérence est précieuse à une époque dominée par la volatilité émotionnelle. Certaines tragédies mobilisent très fort, puis disparaissent. D’autres restent à la périphérie de l’attention générale. Une campagne comme le « Printemps de la solidarité mondiale » permet justement de remettre en lumière des drames durables, moins spectaculaires médiatiquement, mais tout aussi déterminants pour les personnes concernées.
En ce sens, il ne s’agit pas seulement d’une collecte, mais aussi d’un travail de visibilité. Faire exister ces projets dans l’espace public, c’est rappeler que les crises ne se résument pas à une actualité de quelques jours. C’est aussi résister à la hiérarchisation implicite des souffrances.

L’enfance au cœur, et non en marge
Le Secours populaire place l’enfance au centre de son action depuis plus de 80 ans, et cette campagne ne déroge pas à cette ligne. Avec son mouvement « Copain du Monde », l’association choisit de faire des enfants non seulement des bénéficiaires de solidarité, mais aussi des participants à une culture de l’engagement. C’est l’un des aspects les plus intelligents de l’opération. Les « chasses aux œufs solidaires » de Pâques en sont l’exemple le plus visible. Le site national du Secours populaire annonce près de 300 chasses aux œufs pour plus de 85 000 enfants, organisées à travers la France pendant cette période. Le principe est convivial, populaire, très accessible : les familles participent à une initiative festive, tandis que des stands de sensibilisation permettent d’évoquer les actions de solidarité internationale et de collecter des fonds pour les projets soutenus dans le monde.
Il ne faut pas sous-estimer la portée de ce type d’événement. Dans une société qui parle volontiers aux enfants de performance, de consommation ou de loisirs, leur parler aussi de solidarité, et mieux encore les y associer, est un acte fort. Cela ancre très tôt l’idée que l’autre existe, que le monde ne s’arrête pas à son environnement immédiat, et qu’agir, même modestement, a du sens. Le Secours populaire a bien compris que la solidarité n’est pas seulement affaire de budgets ou de réseaux : c’est aussi une culture à transmettre.
Une campagne populaire, un réseau puissant
Le « Printemps de la solidarité mondiale » s’appuie sur un appareil associatif considérable. Le dossier de presse 2026 évoque 98 000 animateurs-collecteurs bénévoles, 98 fédérations départementales et professionnelles, 651 comités locaux, 1 300 permanences d’accueil, de solidarité et relais-santé, ainsi que 258 actions et programmes de solidarité dans près de 60 pays, en partenariat avec près de 200 organisations locales. Il indique aussi que 4,1 millions de personnes ont été aidées en 2024 en France, en Europe et dans le monde.
Le bilan d’activité 2024 publié par l’association confirme l’ampleur de cette présence internationale, avec 258 programmes et actions de solidarité dans 60 pays, tout en mentionnant 168 partenaires pour cette année-là. Cette différence avec le dossier de campagne 2026 peut s’expliquer par une actualisation des partenariats ou par une présentation agrégée différente selon les supports, mais elle ne change pas l’essentiel : le Secours populaire demeure un acteur majeur de la solidarité, capable d’articuler enracinement local et action mondiale.
L’importance de ce maillage mérite d’être relevée. Parce qu’il dit quelque chose de plus profond qu’une simple force logistique. Il montre qu’une solidarité populaire, enracinée dans les territoires, peut encore porter des actions internationales de grande ampleur. Il rappelle aussi qu’il n’y a pas d’un côté les grandes causes mondiales et de l’autre les petites initiatives locales. Les deux se nourrissent.

Une autre manière de nommer le monde
Réduire cette campagne à un simple appel aux dons serait donc passer à côté de son sens véritable. Le « Printemps de la solidarité mondiale » est aussi une manière de raconter le monde autrement. Non pas comme un espace fragmenté où chacun devrait défendre son périmètre de peur, mais comme un tissu de vulnérabilités reliées, dans lequel la dignité des uns engage encore la conscience des autres. Ce que dit, au fond, le Secours populaire, est très simple. Aider ici n’empêche pas d’aider ailleurs. La justice sociale ne s’arrête pas au poste-frontière. La compassion n’a pas vocation à devenir un réflexe national sélectif. Et dans un temps où les murs idéologiques et politiques se multiplient, cette parole a quelque chose de salutaire.
Il y a, dans cette campagne, une part d’obstination presque précieuse. Celle qui consiste à croire encore que la solidarité peut faire contrepoids au cynisme, à l’indifférence, au discours du chacun pour soi. Celle qui affirme que la fraternité n’est ni naïve ni décorative, mais qu’elle reste une manière très concrète d’habiter le monde.
Le pari de rester humain
Le Secours populaire aime rappeler sa devise : « Tout ce qui est humain est nôtre ». À elle seule, cette phrase résume ce que défend le « Printemps de la solidarité mondiale ». Une fidélité à l’humain, même quand l’époque pousse à se durcir. Un refus de détourner les yeux. Une volonté de rester disponible à la souffrance des autres sans renoncer à agir ici.
Dans la France de 2026, où les urgences sociales sont bien réelles, ce choix n’a rien d’évident. Il est même courageux. Car il va contre une tentation très contemporaine : celle de croire que la générosité devrait désormais se restreindre à ce qui nous ressemble et à ce qui nous est immédiatement proche.
Le Secours populaire choisit l’inverse. Il choisit de tenir ensemble le local et l’international, l’urgence et la durée, l’aide concrète et l’éducation à la solidarité. Il choisit, autrement dit, de ne pas céder sur l’essentiel.
Et c’est peut-être là que cette campagne touche juste. Elle ne promet pas de réparer le monde à elle seule. Elle dit simplement qu’il existe encore des mains tendues, des relais de confiance, des projets utiles, des gestes qui comptent. À l’heure du vacarme, ce n’est pas rien. C’est même beaucoup. C’est une façon de rappeler que le printemps, parfois, commence par le refus de l’indifférence.
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Photos © Secours Populaire Français
Dossier de presse Printemps de la solidarité mondiale Secours Populaire Français
une collecte de fonds en ligne pour préserver une station de ski en Haute-Savoie
Situé en Haute-Savoie, le domaine skiable du Roc d’Enfer a été placé en redressement judiciaire depuis le 27 janvier dernier. En raison de pertes cumulées trop significatives, notamment en rapport avec la crise sanitaire, la station se dirige vers le financement participatif.
« Le capital social de l’entreprise a été affecté, » déplore William Chalençon, qui occupe les fonctions de président de la station du Roc d’Enfer et de maire (divers) de Saint-Jean-d’Aulps. Et pour de bonnes raisons : pendant la crise sanitaire, le domaine skiable a subi une « réduction » de sa fin de saison, suivie d’une saison complète.
« Il s’agit d’une perte financière énorme pour une organisation qui dépend de quelques mois d’activité soutenue, précise la station de ski dans un communiqué. Les emprunts réalisés pour faire face aux saisons sans neige et aux hivers déficitaires sont très pesants.«
En février 2025, l’entreprise basée en Haute-Savoie entame une procédure de sauvegarde, avant d’être placée en redressement judiciaire le 27 janvier dernier. Elle a un délai de six mois à partir de cette date pour reconstituer son capital. Parmi les mesures mises en place : une cagnotte, lancée en ligne ce vendredi 6 mars, qui restera ouverte jusqu’à la fin du mois. Les contributeurs peuvent faire un don unique ou opter pour des dons mensuels.

« C’est promouvoir une économie locale »
En seulement 5 jours, près de 300 contributions ont été recueillies, totalisant plus de 20 000 euros. Pour le président de la station de ski, cela représentait également une évaluation : « Nous avons eu l’idée de solliciter des financements participatifs de la part de nos clients afin de vérifier si l’intérêt pour cette station était toujours présent, raconte William Chalençon. Il est clair que c’est le cas. »
Pour cette localité de la vallée d’Aulps, le Roc d’Enfer constitue un élément fondamental de l’économie : « La fermeture de la station ne signifierait pas uniquement la fin d’un domaine. Cela représenterait un choc pour toute une région : 70 postes directs et plus de 200 emplois indirects ». Des magasins de proximité, aux artisans, en incluant les écoles de ski, c’est « un véritable écosystème qui serait mis en péril ».
L’objectif de la station est de « recapitaliser à 1,5 million » d’euros. Le président de la station affiche un optimisme certain : « Il existe des personnes qui ne résident pas dans la vallée, d’autres qui ne viennent même pas en vacances ici, mais qui nous apportent leur soutien. En quelque sorte, cela contribue à soutenir l’économie locale ».
Le caractère « à dimension humaine » souligné
Le Roc d’Enfer met en avant son ambiance conviviale. « De nombreuses personnes en ont assez des grandes stations et préfèrent les plus petites, » constate William Chalençon. Dans son communiqué, la station souligne cette idée : elle a été fondée avec une » perspective familiale et locale « , mettant l’accent sur la » qualité de l’accueil« .
Sur la plateforme de la cagnotte, les messages des contributeurs s’entassent : » J’ai appris à skier dans cette station, un endroit rempli de souvenirs de mon enfance« , écrit lombardnicolas94. _ « Nous y allons depuis trois décennies_, révèle gemisom37, j’espère pouvoir y amener mes petites-filles ! »
Dans son communiqué, la station annonce trois axes prioritaires qui bénéficieront de financements via les fonds participatifs : l’amélioration du tourisme quatre saisons, la mise à niveau des remontées mécaniques, et enfin, l’acquisition d’équipements plus économes dans une démarche de transition écologique.

Une montée difficile à gravir
Le domaine skiable du Roc d’Enfer fonctionne comme une société d’économie mixte. « La Mairie de Saint-Jean d’Aulps en possède 85 %, tandis que le reste est détenu par des actionnaires privés, incluant certaines stations des Portes du Soleil qui sont essentielles ainsi que des entreprises privées, » précise William Chalençon.
Aujourd’hui, la société a une dette de 3 millions d’euros. Le 15 juillet dernier, la municipalité avait approuvé la souscription d’un prêt bancaire afin de réapprovisionner les finances de la station. Contesté par l’État, ce projet a été abandonné.
Cependant, le maire se montre optimiste en considérant la cagnotte comme une option pour redynamiser la situation. » Actuellement, la fréquentation est en augmentation, déclare-t-il. Cette année, elle a crû de 30 % par rapport à l’année dernière, ce qui en fait notre meilleure année.«
Aux Saintes, en Guadeloupe, il existe une gourmandise que l’on ne goûte pas seulement pour sa saveur, mais aussi pour ce qu’elle raconte d’un territoire, d’une mémoire populaire et d’un art de vivre créole : le tourment d’amour. Cette pâtisserie emblématique, vendue dans l’archipel et particulièrement à Terre-de-Haut, fait partie des spécialités locales les plus connues. Les organismes de promotion touristique guadeloupéens la présentent d’ailleurs comme un incontournable de la découverte gastronomique des Saintes.
Un petit gâteau au grand pouvoir d’évocation
Le tourment d’amour se présente généralement sous la forme d’une petite tartelette ronde, à la fois moelleuse et généreuse. Sa structure est simple en apparence, mais très séduisante : une base de pâte brisée ou sablée, une couche de confiture, le plus souvent à la noix de coco dans la version traditionnelle, puis une couche supérieure de génoise. C’est ce contraste entre la pâte, le cœur sucré et le dessus léger qui fait tout son charme. Avec le temps, la recette s’est ouverte à d’autres parfums. On trouve aujourd’hui des variantes à la goyave, à la banane, à la mangue, à l’ananas ou encore au fruit de la passion, même si la coco reste la signature la plus identitaire de cette pâtisserie.
Une origine enracinée aux Saintes
Les sources s’accordent sur un point : le tourment d’amour est originaire des îles des Saintes, petit archipel rattaché à la Guadeloupe. En revanche, son origine exacte relève davantage de la tradition orale que de l’histoire parfaitement documentée. Le site officiel de la destination Guadeloupe précise d’ailleurs que l’origine du tourment d’amour n’est pas certifiée, mais qu’il se dit qu’il était préparé par les femmes des marins saintois pour réconforter leurs maris à leur retour de mer après une rude journée. Cette explication a traversé le temps parce qu’elle correspond bien à l’imaginaire des Saintes : un territoire marqué par la mer, les départs, les retours, l’attente et les attaches familiales. Le nom même de la pâtisserie, “tourment d’amour”, évoque à la fois la douceur et le manque, le réconfort et la nostalgie. C’est sans doute aussi ce mélange d’émotion et de gourmandise qui explique son succès durable. Cette interprétation reste une lecture culturelle, appuyée par la tradition orale plus que par un acte fondateur daté.

Une pâtisserie devenue symbole local
Dans le bourg de Terre-de-Haut, les visiteurs croisent facilement des marchandes qui proposent ces gâteaux dès l’arrivée. Cette présence dans l’espace public montre bien que le tourment d’amour n’est pas un dessert confidentiel : c’est un symbole gourmand, un souvenir que l’on emporte autant qu’un plaisir que l’on savoure sur place. Autre anecdote révélatrice de son statut patrimonial : selon les sources consultées, un concours du meilleur et du plus gros tourment d’amour est organisé chaque année lors de la fête patronale de Terre-de-Haut, autour du 15 août. La pâtisserie est également entrée dans la culture populaire antillaise, au point d’être évoquée dans une chanson de Francky Vincent.
Une recette familiale, entre simplicité et parfum créole
Comme souvent dans les patrimoines culinaires, il n’existe pas une seule recette figée, mais plusieurs variantes selon les familles, les pâtissiers et les habitudes locales. Les recettes publiées convergent toutefois sur la même base : une pâte brisée, une confiture de coco ou d’un fruit tropical, puis une génoise parfumée, parfois avec un peu de vanille, de cannelle, de citron vert ou de rhum.
Recette simple des tourments d’amour

Ingrédients pour 6 à 8 petits gâteaux
Pour la pâte : 150 g de farine – 75 g de beurre doux – 1 pincée de sel – 30 à 50 ml d’eau froide
Pour la garniture : 1 pot de confiture de noix de coco
(ou, à défaut, confiture de goyave, de banane ou d’ananas)
Pour la génoise : 2 à 3 œufs – 65 à 100 g de sucre – 65 à 100 g de farine – 1 pincée de sel – un peu de vanille (facultatif : une pointe de cannelle, un peu de zeste de citron vert ou quelques gouttes de rhum ambré)
Préparation
Dans un saladier, mélangez la farine, le sel et le beurre coupé en morceaux, puis sablez la pâte du bout des doigts. Ajoutez l’eau progressivement jusqu’à obtenir une pâte homogène. Formez une boule et laissez-la reposer une vingtaine de minutes.
Étalez ensuite la pâte et garnissez de petits moules à tartelettes. Piquez légèrement le fond avec une fourchette, puis déposez une couche de confiture de noix de coco.
Préparez la génoise en fouettant les œufs avec le sucre jusqu’à ce que le mélange blanchisse et prenne du volume. Incorporez délicatement la farine, le sel et les éventuels parfums choisis. Versez cette préparation sur la confiture, sans remplir jusqu’au bord car la génoise va gonfler à la cuisson.
Enfournez à 180°C pendant environ 20 à 30 minutes, selon la taille des moules et votre four. Le dessus doit être doré, souple et légèrement bombé. Laissez tiédir avant de démouler.
Le goût d’un territoire
Le tourment d’amour a ceci de précieux qu’il résume en peu de chose tout un univers : la mer, les îles, la transmission, les marchés, la cuisine domestique, le métissage des saveurs et la poésie des noms créoles. Derrière sa recette relativement simple, il y a donc bien plus qu’un dessert : il y a une mémoire locale devenue patrimoine gourmand. Et c’est sans doute là le secret de sa longévité : offrir, en quelques bouchées, un peu de soleil, un peu d’histoire et beaucoup d’affection.

Plus loin que nos rêves, un événement solidaire pour soutenir le Sidaction
En mars prochain, la scène parisienne sera de nouveau animée par l’esprit de solidarité. La compagnie de l’association À la vie à l’amour revient avec Plus loin que nos rêves, une comédie musicale engagée qui a déjà touché plus de 3 000 spectateurs lors de ses précédentes représentations à la fin de 2025.
Porté par une cinquantaine de bénévoles – chanteurs, danseurs, comédiens et choristes – ce spectacle collectif allie émotion, engagement et passion pour l’art. Il offre une aventure musicale à travers des chansons emblématiques françaises, de Édith Piaf à Clara Luciani, tout en revisitant audacieusement des classiques.
Au-delà de la performance artistique, Plus loin que nos rêves s’inscrit dans une démarche profondément solidaire. La totalité des bénéfices sera destinée à des organisations qui soutiennent les personnes touchées par la mucoviscidose et le VIH/sida : Vaincre la mucoviscidose et Sidaction.
📍 La représentation se déroulera le 22 mars au Théâtre Le 13ème Art.
Chaque ticket acheté représente davantage qu’un simple accès à un événement : c’est une action de soutien tangible, un symbole d’espoir, et un engagement dans la lutte contre le VIH/sida ainsi que d’autres causes fondamentales.
👉 Les réservations sont désormais disponibles : https://linktr.ee/plqnr
À travers la scène et la musique, Plus loin que nos rêves souligne l’importance du collectif et l’influence de la culture pour promouvoir la solidarité. Nous exprimons notre profonde gratitude à la troupe ainsi qu’au public pour leur soutien à nos côtés.
La vie de Charles Aznavour

Charles Aznavour n’était pas seulement un chanteur ; c’était un « artisan des mots » qui a dû se battre contre tous les pronostics pour devenir une icône mondiale.
Un destin hors du commun
1. Des racines et des débuts difficiles
Né Shahnourh Varinag Aznavourian à Paris en 1924, il grandit dans une famille d’artistes immigrés arméniens.
Ses parents fuyant le génocide, lui transmettent l’amour de la scène, mais ses débuts sont loin d’être glorieux.
Le « non » des critiques
A ses débuts, on lui reproche tout : son physique jugé trop petit, son nom trop compliqué et, surtout, sa voix voilée. On lui prédit qu’il ne réussira jamais.
Le duo avec Pierre Roche
Il commence par écrire pour les autres et se produit en duo, voyageant jusqu’au Québec pour trouver son public.

2. La rencontre avec « La Môme »
Sa vie change lorsqu’il rencontre Édith Piaf en 1946. Il devient son secrétaire, chauffeur et confident pendant huit ans.
Bien qu’elle soit très dure avec lui, elle lui apprend les ficelles du métier et l’emmène en tournée aux Etats-Unis.
C’est durant cette période qu’il commence à s’imposer comme un auteur de génie.
3. L’ascension vers les sommets
Le déclic se produit en 1960 l’Alhambra. Il interprète Je m’voyais déjà, une chanson qui raconte précisément l’histoire d’un artiste qui rate sa chance.
Le public est conquis. Dès lors, les tubes s’enchaînent :
La Bohème
La nostalgie de la jeunesse montmartoise.
Emmenez moi
L’évasion et le désir d’ailleurs
Comme ils disent
Le quotidien d’un homosexuel (très audacieux pour 1972)
Hier encore
Le temps qui passe
4. Un ambassadeur mondial
Aznavour est l’un des rares Français à avoir conquis le monde entier, de New York à Tokyo.
Le cinéma
Il tourne dans plus de 60 films, notamment chez Truffaut (tirez sur le pianiste).
L’Arménie
En 1988, après le terrible séisme en Arménie, il s’engage corps et áme pour la terre de ses ancêtres. Il fonde l’association « Aznavour pour l’Arménie » et devient plus tard ambassadeur du pays en Suisse.
Pourquoi il reste unique
Aznavour, c’était la victoire de la persévérance sur le talent « brut ».
Il disait lui-mème qu’il n’avait rien pour réussir, si ce n’est le travail.
Il a chanté l’amour, la vieillesse et la société avec une honnêteté qui touche encore toutes les générations.
Il s’est éteint en 2018 à l’âge de 94 ans, après une carrière de plus de 70 ans et plus de 1200 chansons.
En résumé
Aznavour disait souvent qu’il était « 100 % Français et 100 % Arménien », comparant ses deux identités au lait et au café qui, une fois mélangés, ne forment qu’une seule boisson inséparable.
Sylvie Lefebvre
La collecte des Restos 2026 aura lieu les 6, 7, 8 mars 2026
Chaque année, au début du mois de mars, les équipes de bénévoles des Restos du Coeur s’engagent auprès du public dans les supermarchés afin de récolter des produits alimentaires et des articles d’hygiène.
La collecte organisée par les Restos contribue à renforcer notre approvisionnement. En effet, en seulement 3 jours, plus de 8,1 millions de repas ont été rassemblés grâce à la participation de 98 000 bénévoles dans plus de 7500 magasins lors de l’événement de mars 2025.
Cette année, la solidarité manifestée lors de la collecte des Restos est plus essentielle que jamais pour garantir la pérennité des actions des Restos.
Au cours de l’année 2024/2025, nous avons offert 161 millions de repas et reçu 1,3 million de personnes.
Votre aide est essentielle !
La collecte des Restos ne peut se réaliser qu’avec un soutien accru ! En effet, près de la moitié des bénévoles engagés durant cette collecte sont des bénévoles occasionnels (ponctuels).
Quels aliments offrir ?
La Collecte Nationale joue un rôle crucial pour les Restos du Coeur : chaque année, elle contribue à enrichir les sources d’approvisionnement, permettant ainsi de poursuivre l’assistance aux personnes les plus vulnérables. Cela offre également l’opportunité d’accéder à une gamme plus large de produits et d’élargir l’éventail de l’aide fournie.
Les produits alimentaires et les articles d’hygiène qui ont été recueillis sont remis aux individus hébergés dans les centres Restos du département où ils ont été collectés.

Durant la Collecte, seuls des produits secs sont collectés, afin de permettre le transport et le stockage en toute sécurité. L’aide alimentaire des Restos comprend aussi des produits frais qui sont approvisionnés en dehors de la Collecte.
- Boîtes de conserve de viandes et de poissons
- Boîtes de conserve de légumes
- Légumineuses
- Boîtes de conserve de fruits
- Etc. …
