À Saubrigues, dans les Landes, des chiens qui ont connu les laboratoires découvrent une autre vie. Depuis 2020, l’association I Love My Dog a accueilli une centaine de beagles. Parmi eux, 70 ont déjà rejoint une famille adoptive.
Un refuge pensé pour reprendre confiance
Fondée par Olivia Hellin, l’association accueille les chiens sur un domaine de cinq hectares. Ils peuvent y évoluer en liberté et retrouver progressivement des repères simples : le contact avec les humains, la vie en extérieur, les bruits du quotidien et la présence d’autres animaux.
Pour ces beagles, cette étape compte. Après leur sortie de laboratoire, ils doivent parfois apprendre ce que vivent les autres chiens dès leur arrivée dans un foyer : marcher en laisse, monter en voiture, jouer ou simplement se sentir en sécurité dans une maison.
Une adoption qui demande du temps
Adopter un ancien chien de laboratoire ne se résume pas à lui offrir un panier. Il faut accepter son histoire et respecter son rythme. Certains chiens peuvent se montrer réservés face à des situations ordinaires. Ils ont besoin d’un cadre stable, de patience et d’une famille prête à les accompagner sans attendre des progrès immédiats.
Le travail du refuge ne s’arrête donc pas au sauvetage. L’équipe observe les animaux, identifie leurs besoins et prépare leur rencontre avec de futurs adoptants. L’objectif est de construire une adoption durable, adaptée au chien comme à la famille.
Un sujet qui reste d’actualité
En France, entre 3 000 et 4 000 chiens seraient encore utilisés chaque année dans la recherche scientifique. Le parcours de ces animaux reste donc un sujet important, à la fois pour les associations, les professionnels concernés et les citoyens.
Le cas d’I Love My Dog montre ce qui peut se passer après le laboratoire. Avec un lieu adapté et un accompagnement sérieux, ces chiens peuvent retrouver une vie de compagnon. Les 70 adoptions déjà réalisées en sont une preuve concrète.
Donner une place à ces chiens
Le refuge rappelle aussi que l’adoption se prépare. Une famille intéressée doit se renseigner sur les besoins du chien, prévoir une période d’adaptation et être disponible au début de la nouvelle vie commune.
Cette histoire landaise ne règle pas la question de l’expérimentation animale. Elle met toutefois en lumière une solution concrète pour les chiens qui sortent des laboratoires. Grâce au travail d’associations comme I Love My Dog, une seconde vie devient possible.
Article rédigé à partir des informations publiées par France 3 régions.
