On dit souvent qu’on n’a jamais assez de chocolat… Et si, cet été, vous découvriez une alternative naturelle, locale et surprenante ?
Le tilleul (Tilia spp.), si courant dans nos parcs, jardins et campagnes d’Europe, appartient à la même grande famille botanique que le cacaoyer (Theobroma cacao) : celle des Malvacées. Une parenté inattendue qui explique qu’il soit possible de réaliser une préparation au goût étonnamment proche du chocolat.

Attention à ne pas confondre le tilleul avec le limettier, l’arbre qui produit les citrons verts. Malgré une traduction parfois trompeuse de l’anglais (« lime tree »), il s’agit bien de deux espèces totalement différentes.
Le tilleul est facilement reconnaissable à ses grandes feuilles en forme de cœur, à ses rameaux souvent légèrement rougeâtres et à ses nombreuses jeunes pousses qui apparaissent au pied du tronc. En été, il porte également de longues bractées vert pâle accompagnant ses petites fleurs très parfumées.

Au printemps et au début de l’été, ces fleurs permettent de préparer une délicieuse infusion aux vertus apaisantes. Mais en juillet et en août, lorsque les petits fruits sont encore tendres, verts pâles et de la taille d’un petit pois, ils peuvent servir à fabriquer une étonnante pâte rappelant le chocolat. Une fois devenus durs, ils ne conviennent plus à cette préparation.
Recette du « chocolat sauvage »

- Récoltez environ 70 g de jeunes fruits de tilleul encore tendres.
- Retirez les pédoncules.
- Faites-les griller au four pendant environ 40 minutes à 180 °C, jusqu’à ce qu’ils prennent une belle couleur brune, sans les brûler.
- Réduisez-les ensuite en poudre fine, par exemple à l’aide d’un moulin à café.
Dans une casserole, faites fondre 20 g d’huile de coco avec 5 à 10 g de miel. Ajoutez la poudre obtenue et mélangez jusqu’à former une pâte homogène.
Répartissez cette pâte dans un moule à glaçons ou de petits moules en silicone, puis laissez reposer au réfrigérateur pendant environ deux heures, jusqu’à ce qu’elle durcisse.
Bien entendu, il ne s’agit pas de véritable chocolat, puisqu’il ne contient pas de cacao, mais d’une préparation végétale originale, inspirée des saveurs du chocolat et réalisée à partir d’une ressource sauvage locale.
Enfin, comme pour toute cueillette de plantes sauvages, assurez-vous toujours d’avoir identifié l’espèce avec certitude avant toute consommation.
Bonne cueillette… et belles découvertes gourmandes !
Source : Simon Akeroyd Garden Writer page Facebook
