Le grand coureur cycliste Gino Bartali a fait la fierté des italiens.
Sa popularité il la doit aussi à son action dans la Résistance pendant la guerre, quand, à partir de l’automne 1943, le nord et le centre de l’Italie étaient occupés par les Allemands, et que débutaient les déportations de juifs.
Avec Fabien Archambault, historien, maître de conférences à l’université Paris 1 Panthéon Sorbonne, spécialiste du sport au XXe siècle
Surnommé « »Il campionissimo » Gino Bartali est un des plus grands coureurs de l’histoire du cyclisme.

Plusieurs fois vainqueur du tour d’Italie et du tour de France dans les années 1930-1940, le Toscan Gino Bartali, immensément populaire, a fait la fierté des italiens , ceux de la péninsule, et aussi tous ceux qui ont émigré de par le monde.
En 2013, Gino Bartali, à titre posthume, est fait Juste parmi les Nations par le mémorial Yad Vashem en Israël : « Grâce à sa couverture idéale de coureur cycliste, je cite, Bartali officiait comme passeur et a joué un rôle important dans le sauvetage des Juifs ».

Quel a été le rôle exact de Bartali pendant la guerre et combien de juifs a-t-il sauvés ?
Considéré parfois comme un saint, ce fervent catholique qui a toujours refusé de se faire l’ambassadeur de Mussolini, a aussi toujours refusé de parler de son action dans la résistance.
Sylvie Lefebvre
