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Manger pour la planète : Ces aliments qui font du bien à l’environnement… et à notre santé

Chaque repas est un choix

Longtemps, les préoccupations environnementales se sont concentrées sur les transports, l’industrie ou encore la production d’énergie. Pourtant, un autre secteur joue un rôle majeur dans notre empreinte écologique : notre alimentation. Chaque jour, nos choix alimentaires influencent les émissions de gaz à effet de serre, la consommation d’eau, l’utilisation des terres agricoles, la biodiversité et même la qualité des sols.

Faut-il pour autant bannir définitivement la viande ? Devenir végétalien est-il la seule solution ? Les boissons végétales et les steaks sans viande sont-ils toujours meilleurs pour la planète ?

La réalité est plus nuancée que les discours parfois caricaturaux que l’on entend sur les réseaux sociaux. Les scientifiques sont aujourd’hui largement d’accord sur un point : Sans devenir extrémiste, manger davantage de végétaux, cuisiner davantage et réduire la place des produits ultra-transformés constitue l’une des meilleures décisions que chacun puisse prendre pour sa santé… et pour celle de la planète.

Le saviez-vous ? Un Européen consomme en moyenne entre 70 et 80 kg de viande par an, soit bien davantage que la moyenne mondiale.

Pourquoi notre alimentation est devenue un enjeu écologique majeur

Nous ne nous en rendons pas toujours compte, mais ce qui se trouve dans notre assiette est le résultat d’une longue chaîne de production.

Avant d’arriver chez nous, un aliment a parfois nécessité des milliers de litres d’eau, des engrais, des pesticides, des transports internationaux, des emballages, de la réfrigération et une importante consommation d’énergie.

Selon de nombreuses études internationales, le système alimentaire représente environ un quart à un tiers des émissions mondiales de gaz à effet de serre. Une partie importante provient de l’élevage, notamment des bovins qui produisent du méthane lors de leur digestion.

Mais il ne s’agit pas seulement du climat. Notre alimentation influence également : La consommation d’eau douce ; la disparition de certaines espèces sauvages ; la déforestation ; l’érosion des sols ; la pollution des rivières ; le gaspillage alimentaire.

Autrement dit, changer progressivement notre façon de manger peut avoir un impact bien plus important qu’on ne l’imagine.

Les aliments champions de l’environnement

Bonne nouvelle : les aliments les plus écologiques sont aussi souvent les moins chers.

Les lentilles : les reines des protéines végétales

Les lentilles méritent largement leur réputation de superaliment.

Riches en protéines, en fibres, en fer et en minéraux, elles nécessitent très peu d’eau pour leur culture comparativement à la viande.

Autre avantage souvent méconnu : elles enrichissent naturellement les sols en azote, réduisant le recours aux engrais chimiques.

En cuisine, elles se déclinent à l’infini : Salades ; soupes ; dhal indien ; boulettes végétales ; steaks maison.

Un aliment économique, délicieux et particulièrement respectueux de l’environnement.

Le saviez-vous ? Les lentilles sont cultivées depuis plus de 9 000 ans. Elles figuraient déjà au menu des premières civilisations du Proche-Orient.

Les pois chiches

Impossible d’imaginer aujourd’hui une alimentation méditerranéenne sans eux.

Houmous, falafels, couscous, currys, salades…

Le pois chiche est extrêmement polyvalent.

Comme toutes les légumineuses, il améliore également la fertilité des sols grâce à sa capacité naturelle à fixer l’azote atmosphérique.

Sa longue conservation permet aussi de limiter le gaspillage alimentaire.

Les haricots secs

Haricots rouges, blancs, noirs, flageolets, coco, borlotti…

Ils possèdent un excellent rapport protéines/émissions de CO₂.

Ils demandent beaucoup moins de ressources que la production de viande tout en apportant fibres, vitamines et minéraux.

Associés à des céréales complètes, ils fournissent une excellente qualité nutritionnelle.

Les pommes de terre

Souvent injustement critiquée, la pomme de terre est pourtant l’une des cultures les plus efficaces au monde.

Elle produit énormément de calories sur une petite surface. Elle pousse facilement sous nos climats européens. Elle nécessite relativement peu d’intrants.

Surtout, elle est locale pendant une grande partie de l’année.

Le saviez-vous ? Une parcelle d’un hectare de pommes de terre peut produire plusieurs fois plus de calories qu’un hectare consacré à l’élevage bovin.

Les légumes de saison

Probablement le meilleur réflexe écologique.

Des tomates en plein mois de janvier cultivées sous serre chauffée auront un impact environnemental bien supérieur à des choux, poireaux ou courges produits localement.

Manger de saison signifie : moins d’énergie ; moins de transport ; davantage de goût ; souvent un meilleur prix.

Nos grands-parents le savaient déjà.

Les champignons

Ils sont fascinants.

Ils poussent rapidement, utilisent peu d’eau et peuvent être cultivés sur des résidus agricoles comme la paille ou la sciure.

Leur saveur umami permet de remplacer facilement une partie de la viande dans de nombreuses recettes.

Le saviez-vous ? Les champignons ne sont ni des plantes ni des animaux : ils appartiennent à leur propre règne biologique, celui des Fungi.

Les céréales complètes

Avoine, orge, seigle, épeautre, quinoa cultivé en Europe…

Ces céréales apportent énergie, fibres et protéines tout en nécessitant relativement peu de transformation industrielle.

Elles constituent une excellente base pour une alimentation durable.

Les fruits à coque

Noisettes, noix, cacahuètes, amandes…

Attention cependant aux nuances. Les amandes cultivées dans certaines régions très sèches nécessitent beaucoup d’irrigation. À l’inverse, les noisettes européennes ou les noix locales présentent souvent un meilleur bilan environnemental.

Les fruits locaux

Une pomme belge ou française consommée en automne possède généralement une empreinte carbone bien plus faible qu’un fruit ayant parcouru plusieurs milliers de kilomètres en avion.

La proximité reste souvent un excellent critère de choix.

Les plantes sauvages comestibles

Voilà un trésor encore largement sous-estimé.

Orties, ail des ours, plantain, tilleul, pissenlit, berce commune, jeunes pousses de ronce…

Lorsqu’elles sont cueillies de manière responsable, en respectant la biodiversité et les réglementations locales, ces plantes offrent une alimentation quasiment sans transport, sans emballage et sans engrais.

Elles représentent probablement l’une des formes d’alimentation les plus durables qui soient.

Pourquoi la viande est absente de cette liste

Certains lecteurs auront remarqué une absence.

Aucune viande ne figure parmi les aliments les plus écologiques. Ce constat ne relève pas d’une position idéologique mais de nombreuses études scientifiques.

L’élevage mobilise généralement davantage : De terres agricoles ; d’eau ; d’aliments pour animaux ; d’énergie.

Les bovins produisent également du méthane, un gaz à effet de serre puissant. Pour produire un kilogramme de bœuf, il faut souvent plusieurs kilogrammes de végétaux destinés à nourrir l’animal.Autrement dit, une partie importante de l’énergie est perdue au cours de cette conversion.

Cependant, toutes les viandes ne se ressemblent pas.

Le bœuf possède généralement l’empreinte carbone la plus élevée. La volaille et le porc présentent des impacts moindres. Il existe également une différence importante entre un élevage industriel intensif et un élevage extensif valorisant des prairies permanentes.

Là encore, la réalité est plus complexe que les slogans.

Le saviez-vous ? Tous les élevages n’ont pas le même impact. Une viande issue d’un élevage extensif local n’a pas le même bilan environnemental qu’une viande provenant d’un élevage intensif dépendant d’aliments importés.

Faut-il devenir végétarien ?

La réponse est moins simple qu’un oui ou un non.

De plus en plus de nutritionnistes encouragent ce que l’on appelle aujourd’hui le flexitarisme. Le principe est simple : continuer à manger de la viande… mais moins souvent,

en privilégiant la qualité, les circuits courts, les élevages respectueux du bien-être animal, et en augmentant la part des protéines végétales.

Cette approche présente plusieurs avantages.Elle est plus facile à adopter durablement. Elle permet de découvrir de nouvelles recettes. Elle réduit les dépenses alimentaires.

Et elle diminue sensiblement notre impact environnemental sans bouleverser nos habitudes.

Une alimentation plus végétale : De nombreux bénéfices… mais sans dogmatisme

Depuis une quinzaine d’années, le nombre de personnes qui réduisent volontairement leur consommation de viande ne cesse de progresser en Europe. Beaucoup ne deviennent pas végétariens pour autant. Ils se définissent comme « flexitariens » : ils mangent encore de la viande, mais moins souvent et avec davantage d’attention à sa provenance et à sa qualité.

Cette évolution répond à plusieurs préoccupations : la santé, le bien-être animal, le pouvoir d’achat, mais aussi l’environnement. Pourtant, comme souvent lorsqu’un sujet touche aux habitudes de vie, le débat est parfois caricatural. Entre les défenseurs d’un végétalisme intégral et ceux qui refusent toute remise en question, il existe une voie plus nuancée, fondée sur les connaissances scientifiques et le bon sens.

Les principaux arguments en faveur d’une alimentation davantage végétarienne

Un meilleur bilan environnemental

Le premier argument est bien connu : produire des protéines végétales nécessite généralement moins de ressources que produire des protéines animales.

Les légumineuses, les céréales ou les pommes de terre demandent moins de terres agricoles, moins d’eau et génèrent moins d’émissions de gaz à effet de serre.

Cela ne signifie pas que toutes les cultures végétales sont irréprochables, mais, dans l’ensemble, leur impact environnemental reste plus faible.

Une alimentation souvent meilleure pour la santé

Les études épidémiologiques montrent qu’une alimentation riche en légumes, fruits, céréales complètes, légumineuses et fruits à coque est associée à une diminution du risque de nombreuses maladies chroniques.

Ces aliments apportent : davantage de fibres ; des vitamines ; des minéraux ; des antioxydants ; des graisses de meilleure qualité.

À l’inverse, dans les pays occidentaux, la consommation de viande rouge et de charcuterie dépasse souvent les recommandations des autorités sanitaires.

Attention toutefois : être végétarien ne garantit pas automatiquement une alimentation équilibrée. Une personne qui mange principalement des pizzas industrielles, des chips et des sodas reste végétarienne… mais certainement pas en bonne santé.

Un budget souvent plus léger

C’est un aspect que beaucoup découvrent rapidement.

Les lentilles, pois cassés, haricots secs ou pois chiches coûtent souvent plusieurs fois moins cher que la viande.

Dans un contexte où le pouvoir d’achat préoccupe de nombreux ménages, cuisiner davantage de plats végétariens permet souvent de réaliser des économies substantielles.

Redécouvrir le plaisir de cuisiner

Réduire la viande pousse souvent à explorer de nouvelles cuisines.

La gastronomie indienne, libanaise, grecque, italienne ou mexicaine regorge de recettes végétariennes savoureuses élaborées depuis des siècles, bien avant que le végétarisme ne devienne une tendance.

Curry de lentilles, shakshuka, houmous, minestrone, dhal, falafels, chili sin carne, risotto aux champignons…

Autant de plats qui montrent qu’une cuisine végétale peut être généreuse et gourmande.

Les arguments de ceux qui ne souhaitent pas devenir végétariens

Pour être équilibré, il faut également entendre les objections. Toutes ne sont pas dénuées de fondement.

L’homme est omnivore

D’un point de vue biologique, l’être humain est capable de digérer aussi bien des aliments végétaux qu’animaux.

Notre évolution s’est construite avec une alimentation variée.

Pour beaucoup, la viande garde donc naturellement sa place dans une alimentation équilibrée, à condition d’être consommée avec modération.

Tous les élevages ne se ressemblent pas

L’image des gigantesques exploitations industrielles ne représente pas toute la réalité.

Dans de nombreuses régions, des éleveurs entretiennent des prairies naturelles qui ne pourraient pas être cultivées.

Ces espaces constituent parfois des refuges pour une biodiversité remarquable.

L’élevage extensif joue aussi un rôle dans l’entretien des paysages, notamment dans les montagnes ou certaines zones humides.

Réduire la viande ne signifie donc pas condamner indistinctement tous les éleveurs.

Les protéines animales restent intéressantes

Les œufs, les produits laitiers, le poisson et la viande apportent naturellement des protéines complètes contenant l’ensemble des acides aminés essentiels.

Ils fournissent également de la vitamine B12, du fer bien assimilé et du zinc.

Une alimentation végétarienne équilibrée permet de couvrir ces besoins, mais elle demande davantage de connaissances nutritionnelles.

La dimension culturelle

La cuisine est aussi une histoire de traditions.

Le pot-au-feu, la carbonnade flamande, le cassoulet, le bœuf bourguignon ou le couscous font partie du patrimoine culinaire. Pour beaucoup, partager ces plats reste un plaisir familial. L’objectif n’est donc pas d’effacer ces traditions mais de leur redonner leur statut d’exception plutôt que d’habitude quotidienne.

Les pièges des faux steaks végétaux

Plant-based food concept. Brown rice with vegan protein burger meat and fresh vegetables on black background with copy space.

Le succès du végétarisme a fait naître un immense marché.

Aujourd’hui, les rayons des supermarchés débordent de nuggets végétaux, de saucisses végétales, de burgers végétaux, de faux poulets ou encore de fausses escalopes.

Leur promesse est séduisante : remplacer la viande sans changer ses habitudes.

Mais cette facilité cache parfois une autre réalité. Nombre de ces produits sont ultra-transformés.

Leur liste d’ingrédients peut contenir : protéines isolées ; amidons modifiés ; arômes ; épaississants ; colorants ; correcteurs d’acidité ; exhausteurs de goût ; huiles raffinées.

Autrement dit, remplacer une viande industrielle par un faux steak industriel n’est pas toujours un progrès.

La meilleure alternative reste souvent… de cuisiner.

Les boissons végétales : attention aux idées reçues

Les boissons à base d’avoine, de soja, d’amande ou de riz séduisent de plus en plus de consommateurs.

Certaines sont d’excellente qualité. D’autres beaucoup moins.

En regardant les étiquettes, on découvre parfois : Sucre ajouté ; huile végétale ; épaississants ; arômes ; émulsifiants.

Le résultat s’éloigne parfois considérablement du produit d’origine.

À l’inverse, fabriquer soi-même un lait d’avoine demande moins de cinq minutes.Quelques flocons d’avoine, de l’eau, un mixeur et un filtre suffisent.Même principe pour les boissons aux noisettes ou aux amandes.

Le résultat est souvent moins coûteux, sans additifs et bien meilleur au goût.

Pourquoi la cuisine maison redevient un geste écologique

On parle beaucoup des aliments. Pas assez de la manière dont ils sont préparés.

Pourtant, la cuisine industrielle est responsable : D’emballages supplémentaires ; de transports ; d’usines énergivores ; d’une forte transformation des ingrédients.

Préparer un houmous, une soupe, un gratin ou des galettes de légumes prend souvent moins de temps qu’on ne l’imagine.

Et les bénéfices sont nombreux : Moins de déchets ; moins d’additifs ; davantage de goût ; des économies importantes.

Nos grands-parents cuisinaient presque tout eux-mêmes. Sans le savoir, ils adoptaient déjà un mode de vie particulièrement durable.

Les meilleures alternatives que l’on peut préparer soi-même

Contrairement aux idées reçues, il n’est pas nécessaire d’acheter des substituts industriels.

Avec quelques ingrédients simples, chacun peut préparer : des steaks de lentilles ; des boulettes de pois chiches ; des galettes d’avoine ; du houmous ; des falafels ; du tofu mariné ; du seitan ; des tartinades aux haricots blancs ; des sauces aux noix ou aux champignons.

Ces préparations coûtent peu, se congèlent facilement et permettent de contrôler la qualité des ingrédients utilisés.

Elles redonnent également toute sa place à la cuisine familiale, souvent délaissée au profit des plats préparés.

Passer à une alimentation plus végétale… sans révolutionner sa vie

C’est probablement l’erreur la plus fréquente : vouloir tout changer du jour au lendemain.

Après avoir vu un documentaire ou lu un livre sur l’environnement, certaines personnes décident de supprimer immédiatement toute viande, tout poisson ou tous les produits laitiers. Quelques semaines plus tard, beaucoup reviennent pourtant à leurs anciennes habitudes.

Pourquoi ? Parce que l’alimentation ne se résume pas à une addition de protéines, de glucides et de vitamines. Elle est aussi une affaire de plaisir, de culture, de famille, de souvenirs et d’émotions.

Les nutritionnistes sont de plus en plus nombreux à recommander une approche progressive. Chaque petit changement compte. Et c’est souvent cette régularité qui produit les meilleurs résultats, tant pour la santé que pour l’environnement.

Dix gestes simples pour manger plus durable

Inutile de bouleverser votre quotidien. Quelques habitudes peuvent déjà faire une réelle différence.

1. Commencer par une journée végétarienne par semaine

Le célèbre “lundi sans viande “ est une excellente porte d’entrée. Cela permet de découvrir de nouvelles recettes sans avoir le sentiment de renoncer à quoi que ce soit.

Très vite, beaucoup de familles ajoutent spontanément une deuxième journée, voire une troisième.

2. Diminuer les portions de viande

Le changement ne passe pas forcément par la suppression. Une sauce bolognaise contenant moitié viande, moitié lentilles reste savoureuse tout en réduisant son impact environnemental. Même principe pour un chili, un hachis Parmentier ou des boulettes.

La transition devient presque invisible.

3. Acheter local lorsque c’est possible

Une tomate cultivée à quelques kilomètres de chez vous sera souvent préférable à un produit ayant traversé la planète. Acheter local permet également de soutenir les agriculteurs de proximité et de préserver un tissu économique rural.

Attention toutefois : “ local “ ne signifie pas automatiquement “ écologique “. Un légume cultivé sous serre fortement chauffée peut avoir une empreinte carbone supérieure à celle d’un produit de saison venu d’un pays voisin.

Le meilleur choix reste souvent local et de saison.

4. Respecter les saisons

Nos supermarchés nous donnent l’impression que toutes les saisons se ressemblent.

Pourtant, manger des fraises en décembre ou des tomates en février nécessite souvent des cultures sous serre chauffée ou des transports sur de longues distances.

Retrouver le rythme des saisons est bénéfique pour la planète… mais aussi pour le goût.

5. Cuisiner davantage

Il n’est pas nécessaire de devenir chef cuisinier.

Préparer une soupe, une salade de lentilles, un curry de légumes ou un gratin demande souvent moins de trente minutes.

La cuisine maison permet : De contrôler les ingrédients ; de limiter les emballages ; de réduire les additifs ; de faire des économies.

C’est probablement l’un des gestes les plus efficaces pour améliorer son alimentation.

6. Réduire le gaspillage alimentaire

Chaque année, des millions de tonnes de nourriture finissent à la poubelle alors qu’elles étaient parfaitement consommables.

Planifier ses repas, cuisiner les restes, congeler les surplus ou préparer un potage avec les légumes un peu fatigués sont autant de gestes simples qui profitent autant au portefeuille qu’à l’environnement.

7. Découvrir les légumineuses

Beaucoup de personnes pensent ne pas aimer les lentilles ou les pois chiches…

Simplement parce qu’elles ne savent pas encore les cuisiner.

Associés à des épices, des herbes fraîches, des tomates, des légumes grillés ou du lait de coco, ils deviennent rapidement des ingrédients incontournables.

8. Varier les sources de protéines

Une alimentation durable repose sur la diversité.

Œufs, lentilles, pois cassés, haricots, noix, graines, tofu artisanal, champignons…

Chaque famille d’aliments apporte ses qualités nutritionnelles.

Cette variété profite également au microbiote intestinal, véritable allié de notre santé.

9. Lire les étiquettes

Une longue liste d’ingrédients est souvent le signe d’un aliment très transformé.

À l’inverse, un produit composé de quelques ingrédients simples est généralement plus proche d’une alimentation naturelle.

Le meilleur réflexe consiste souvent à se demander : “ Est-ce que je pourrais préparer cette recette chez moi ? “

10. Retrouver le plaisir de partager

L’alimentation durable ne doit jamais devenir une source d’angoisse.

Recevoir des amis autour d’un repas végétarien gourmand, cuisiner avec ses enfants ou préparer un pique-nique de produits locaux est souvent bien plus efficace que de multiplier les interdits.

L’écologie gagne lorsqu’elle est synonyme de plaisir.

Combien peut-on économiser ?

C’est une surprise pour beaucoup de ménages.

Les protéines végétales figurent parmi les aliments les moins chers du supermarché.

À titre d’exemple : Un kilo de lentilles sèches permet de préparer une dizaine de repas ; les pois cassés coûtent souvent moins de deux euros le kilo ; les haricots secs restent très abordables ; les pommes de terre figurent parmi les féculents les plus économiques.

À l’inverse, les substituts végétaux industriels affichent parfois des prix comparables, voire supérieurs, à ceux de la viande.

La meilleure stratégie reste donc une cuisine simple, basée sur des produits bruts.

Selon les habitudes alimentaires, un foyer peut économiser plusieurs centaines d’euros par an en diminuant sa consommation de viande et de plats préparés.

Et les enfants ?

Beaucoup de parents s’interrogent.

Les spécialistes s’accordent aujourd’hui sur un point : une alimentation végétarienne bien construite peut convenir aux enfants, à condition d’être équilibrée et de couvrir l’ensemble des besoins nutritionnels.

En revanche, les régimes très restrictifs, notamment végétaliens, demandent un suivi médical et nutritionnel attentif afin d’éviter certaines carences, en particulier en vitamine B12.

Dans tous les cas, la priorité reste la diversité alimentaire.

L’avenir de notre alimentation

L’alimentation de demain sera probablement très différente de celle de nos grands-parents.

Les chercheurs travaillent sur : Des variétés végétales plus résistantes aux sécheresses ; des protéines issues des légumineuses ; des techniques agricoles plus respectueuses des sols ; l’agroforesterie ; l’agriculture régénératrice ; le développement des circuits courts.

Parallèlement, de plus en plus de consommateurs redécouvrent les marchés locaux, les coopératives agricoles, les jardins partagés et les potagers familiaux.

Peut-être assistons-nous au retour d’une cuisine plus simple, plus authentique et plus proche de la nature.

Une révolution qui commence dans nos cuisines

On présente souvent la lutte contre le changement climatique comme une affaire de technologies de pointe, d’éoliennes géantes ou de voitures électriques.

Ces solutions ont évidemment leur importance.

Mais la transition écologique se joue aussi dans un lieu beaucoup plus modeste : notre cuisine.

Chaque repas représente une occasion de faire un choix.

Choisir davantage de légumes de saison / Privilégier les produits locaux / Réduire les aliments ultra-transformés / Cuisiner un peu plus / Gaspiller un peu moins / Soutenir les agriculteurs qui travaillent dans le respect de la nature /

Aucun de ces gestes, pris isolément, ne sauvera la planète.En revanche, répétés chaque jour par des millions de citoyens, ils peuvent transformer durablement notre modèle alimentaire.

Mieux manger plutôt que manger parfait

Le saviez-vous ? Les chercheurs estiment qu’une succession de petits changements adoptés durablement a souvent davantage d’impact qu’un changement radical abandonné après quelques semaines.

L’alimentation est devenue un sujet passionnel. Entre les discours culpabilisants, les injonctions contradictoires et les effets de mode, il est parfois difficile de s’y retrouver.

Pourtant, les grandes lignes sont aujourd’hui bien établies.

Les aliments végétaux peu transformés tels que les légumes, les fruits, les céréales complètes, les légumineuses, les champignons et lesfruits à coque figurent parmi les meilleurs alliés de notre santé et de l’environnement.

Cela ne signifie pas que chacun doive renoncer totalement à la viande ou aux produits animaux. Une consommation plus occasionnelle, privilégiant la qualité, les circuits courts et les élevages respectueux des animaux et des écosystèmes, constitue déjà une évolution significative.

Le véritable défi n’est peut-être pas de remplacer systématiquement la viande par des produits industriels qui lui ressemblent, mais de retrouver le goût des aliments simples, des recettes maison et du plaisir de cuisiner.

Au fond, manger durable ne consiste pas à rechercher une alimentation parfaite. Il s’agit plutôt de faire, chaque jour, quelques choix plus réfléchis. Des gestes modestes, accessibles à tous, qui, mis bout à bout, peuvent contribuer à préserver les ressources de notre planète tout en retrouvant une cuisine plus savoureuse, plus conviviale et souvent… plus économique.

Car la meilleure recette pour demain est peut-être aussi la plus ancienne : Cuisiner davantage, gaspiller moins et remettre les produits de la nature au cœur de notre assiette.

Pour aller plus loin : les principales sources scientifiques

Cet article s’appuie sur les travaux et recommandations de plusieurs organismes internationaux et institutions scientifiques, notamment :

  • Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) : agriculture durable, émissions de gaz à effet de serre, alimentation mondiale.
  • Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC/IPCC) : rapports sur le climat et l’agriculture.
  • Organisation mondiale de la Santé (OMS) : recommandations nutritionnelles.
  • ADEME : impact environnemental des aliments, alimentation bas carbone.
  • Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) : alimentation durable.
  • Harvard T.H. Chan School of Public Health : nutrition et santé.
  • The Lancet – Commission EAT-Lancet : alimentation durable et santé mondiale.
  • Our World in Data : données comparatives sur les émissions de CO₂ liées aux aliments.
  • INRAE : agriculture, alimentation et biodiversité.
  • ANSES : recommandations nutritionnelles pour la population française.
  • WWF : alimentation et biodiversité.
  • European Environment Agency (EEA) : alimentation et environnement en Europe.


Les chiffres présentés dans cet article proviennent de plusieurs études. Les valeurs peuvent varier légèrement selon les méthodes de calcul, les pays et les modes de production agricole. Les ordres de grandeur restent néanmoins cohérents d’une étude scientifique à l’autre.


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