À 10 heures ce vendredi 25 septembre, les cloches des églises françaises doivent retentir pendant sept minutes. Cette sonnerie accompagnera l’arrivée du pape Léon XIV à l’aéroport de Paris-Orly, au début de son voyage apostolique en France.
Un même son pour marquer un accueil
Sept minutes, c’est le temps choisi pour faire de cet accueil un moment partagé. Les cloches ne transmettent pas ici un message codé. Elles donnent plutôt un signe public, audible dans les villes comme dans les villages, pour marquer le début de la visite.
La sonnerie permet aussi aux personnes qui ne seront pas sur place de prendre part à l’événement à leur manière. On peut s’arrêter quelques instants, écouter, ou simplement remarquer que plusieurs clochers sonnent ensemble.
Une journée entre rencontres et temps de prière
D’après le programme rapporté par l’Unité pastorale Saint-Michel, la journée parisienne doit commencer par une rencontre avec le président de la République à l’Élysée, puis se poursuivre à l’Unesco. Le pape doit ensuite traverser Paris à pied, avant des vêpres à Notre-Dame et une veillée avec des jeunes au Stade de France.
Une nouvelle sonnerie est annoncée à Paris à 17 heures, au passage du pape. Le geste du matin s’inscrit donc dans une journée faite de rencontres officielles, de déplacements et de rendez-vous religieux.
Pourquoi sept minutes ?
La source ne donne pas de signification religieuse particulière au chiffre sept. Il s’agit avant tout d’une durée fixée pour cette occasion. L’essentiel est le caractère collectif de la sonnerie : les clochers se répondent et rendent visible, ou plutôt audible, un événement qui dépasse le lieu où il se déroule.
Les cloches font partie du paysage sonore de nombreuses communes. Ce vendredi, leur tintement prend une signification particulière le temps de quelques minutes. Chacun peut l’accueillir comme un moment de partage, qu’il participe ou non à la célébration.
