Le Touch Rugby bat son plein à Vichy sur les bords de l’Allier, lors de ces championnats d’Europe mixtes (du 21 au 25/07). Depuis plus de 8 ans, cette discipline importée d’Australie, s’ancre régulièrement dans la ville thermale. À travers le premier match de l’équipe de France Féminine, c’est l’occasion de découvrir un sport plus qu’inclusif.
Un sport qui grandit
Pour les amateurs du ballon ovale, et qui souhaitent éviter les contacts, le Touch Rugby qui se joue à 6 contre 6 sur un terrain de 70m X 50, est la discipline idéale pour tout sportif amoureux de l’ovalie. Cependant, cela demande un certain entraînement, car le « cardio », est souvent sollicité. D’où la nécessité d’avoir une équipe composée de nombreuses joueuses pour pallier les efforts fournis durant 2 fois 20 minutes. « Aujourd’hui, nous sommes à 3000 pratiquants sur le territoire Français, ce qui montre une nette progression », explique Arnaud Leveque, coach de l’équipe de France féminine et Directeur Technique National chez Touch France. Il y a quelque temps, le nombre de joueurs et de joueuses étaient de 2000. 1000 de plus intéressés par ce sport, encore trop peu connu, montre bien son intérêt auprès d’un large public. « L’avantage du Touch Rugby, c’est que chacun peut trouver sa place rapidement. Il y a des équipes jeunes, des équipes masculines et féminines et des équipes mixtes », relate le coach de l’équipe de France Féminine. « C’est un sport qui a été inventé par les Australiens, pour la deuxième saison des rugbymen, pour éviter de se faire mal. Cela existe depuis plus de 50 ans. Le jeu privilégie, les passes, la vitesse et la défense. Le jeu au pied n’est pas autorisé », rappelle Arnaud Leveque.

Les féminines au rendez-vous
Pour son premier match face à l’Irlande devant une tribune bien garnie, où règnent joie et bonne humeur, les protégées d’Arnaud Leveque sont venues à bout d’une belle équipe d’Irlande. L’occasion pour les néophytes de découvrir ce rugby que nous ne pouvons pratiquer autrement que celui du Top 14. « Cela va très vite, nous voyons beaucoup d’essais. Le fait qu’il n’y est pas de contact est particulier, mais cela donne de la vitesse au jeu », exprime un groupe de jeunes supporters. Après une première mi-temps accrochée, les Françaises ont débordé leur adversaire au terme d’une seconde période maîtrisée. « L’objectif était de prendre pas mal de plaisir pour ce match d’ouverture de la compétition. Cela faisait longtemps que nous n’avions pas joué. Nous avons su mettre notre jeu en place face à une équipe d’Irlande très coriace. Nous avons recadré certaines choses à la mi-temps, pour pouvoir prendre le dessus sur nos adversaires », déclare Arnaud Leveque, satisfait de la prestation de ses joueuses. « C’est facile de marquer, mais il faut aussi savoir bien défendre. C’est donc très résilient. Je suis très fier de mes filles qui n’ont rien laissé passer », conclut
Arnaud Leveque, qui sait qu’il faudra encore monter le niveau de jeu, pour parvenir à contrarier des Anglaises, maîtresses dans ce registre de rugby.

