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Les arnaques changent de forme, mais elles reposent souvent sur les mêmes mécanismes : un message qui crée l’urgence, un appel qui joue sur la peur, un lien qui invite à agir sans réfléchir. Dans ce contexte, VigiApp propose une idée simple : envoyer chaque matin un conseil court pour apprendre à mieux les repérer.

L’application s’adresse à une personne qui souhaite rester informée, avec l’aide éventuelle d’un proche pour l’installation. Son principe tient dans un rendez-vous quotidien. Pas besoin de consulter un long guide ni de suivre une formation complète. Chaque jour, l’utilisateur reçoit un exemple concret et un repère facile à retenir.

Apprendre à reconnaître les signaux qui doivent alerter

Une demande inhabituelle, un lien envoyé par SMS, un interlocuteur qui réclame un code ou une décision immédiate : les situations à risque sont nombreuses. Le problème n’est pas toujours le manque d’attention. Les escroqueries sont aussi conçues pour surprendre et pousser à réagir vite.

VigiApp mise donc sur la répétition. Un conseil par jour peut aider à prendre quelques secondes de recul avant de répondre. L’objectif n’est pas de transformer l’utilisateur en spécialiste de la cybersécurité. Il s’agit plutôt de lui donner des réflexes utiles dans la vie courante.

Un outil pensé pour accompagner, pas pour contrôler

Le positionnement de VigiApp mérite d’être souligné. L’application ne lit pas les messages de l’utilisateur. Elle ne surveille pas son téléphone et ne transmet pas de compte rendu à un proche. Elle ne fonctionne pas comme un outil de contrôle parental ou de suivi à distance.

Le proche peut aider à installer l’application et à créer le compte. Ensuite, les conseils sont envoyés automatiquement. La personne qui les reçoit reste actrice de ses décisions. Cette approche évite l’infantilisation et laisse à chacun la possibilité de développer ses propres repères.

Des conseils courts pour un usage réaliste

La force du format tient aussi à sa simplicité. Dans une journée chargée, un conseil bref a plus de chances d’être lu qu’un dossier de plusieurs pages. Le contenu peut partir d’une situation familière : un faux message de livraison, une demande urgente au nom d’une banque ou une promesse trop belle pour être vraie.

Ce format quotidien peut aussi faciliter la discussion entre un utilisateur et son entourage. Un conseil reçu le matin peut devenir un sujet de conversation. On peut comparer les exemples avec des situations déjà rencontrées et rappeler quelques règles simples : ne pas cliquer dans la précipitation, vérifier l’identité de l’interlocuteur et prendre le temps de demander un avis.

Une démarche de prévention plutôt qu’une promesse de protection totale

Aucune application ne peut faire disparaître le risque d’arnaque. Les techniques évoluent et les fraudeurs adaptent leurs messages. VigiApp ne promet pas de bloquer toutes les sollicitations suspectes. Son rôle est différent : entretenir la vigilance et aider l’utilisateur à mieux comprendre les pièges courants.

Cette nuance est importante. La prévention fonctionne mieux quand elle donne des clés sans installer un climat de peur. Un conseil concret peut être plus utile qu’une longue liste de menaces. Et apprendre à vérifier une information reste pertinent bien au-delà des arnaques numériques.

Comment fonctionne VigiApp ?

L’installation et la création du compte sont réalisées une seule fois, notamment avec l’aide d’un proche si nécessaire. Les notifications quotidiennes sont ensuite automatisées. VigiApp indique proposer une période d’essai gratuite de sept jours, puis un abonnement annuel de 29,99 euros. Les modalités d’abonnement et de résiliation passent par le compte Apple ou Google utilisé lors de la souscription.

Pour découvrir le service, rendez-vous sur le site officiel de VigiApp. Comme toujours avant de souscrire, il est utile de vérifier les conditions actuelles de l’offre et de s’assurer que l’application correspond bien à ses besoins.

Redonner des réflexes, pas retirer l’autonomie

VigiApp part d’un constat simple : face aux arnaques, la prévention doit pouvoir s’intégrer dans la vie quotidienne. Son choix est celui d’un apprentissage progressif, avec des exemples concrets et une intervention minimale de l’entourage.

Pour les proches qui veulent aider sans surveiller, cette solution peut constituer un point de départ. Elle ne remplace ni le dialogue ni le bon sens. Mais elle peut installer un rituel utile : chaque matin, prendre une minute pour se rappeler qu’un message urgent n’oblige jamais à répondre tout de suite.

La couche d’ozone est invisible, mais elle joue un rôle essentiel. Située dans la stratosphère, elle absorbe une grande partie des rayons ultraviolets émis par le Soleil. Sans cette protection naturelle, les êtres humains, les animaux et les végétaux seraient davantage exposés à des rayonnements dangereux.

Chaque année, le 16 septembre, l’Organisation des Nations unies célèbre la Journée internationale de la protection de la couche d’ozone. Cette date rappelle la signature du Protocole de Montréal, adopté en 1987 pour réduire puis éliminer les substances qui détruisaient l’ozone.

À quoi sert la couche d’ozone ?

L’ozone est une forme particulière d’oxygène. Dans les hautes couches de l’atmosphère, il forme une zone qui filtre une partie des rayons ultraviolets du Soleil, notamment les UV-B.

Une exposition excessive aux UV peut augmenter les risques de cancers de la peau et de certaines maladies des yeux. Elle peut aussi perturber des écosystèmes, fragiliser des cultures et affecter des organismes marins qui se trouvent à la base de nombreuses chaînes alimentaires.

Le rôle décisif du Protocole de Montréal

Dans les années 1970 et 1980, les scientifiques ont montré que plusieurs produits chimiques utilisés dans l’industrie, la réfrigération, les aérosols ou les systèmes de lutte contre les incendies dégradaient la couche d’ozone. Les chlorofluorocarbures, ou CFC, faisaient partie des substances les plus connues.

Le Protocole de Montréal a organisé leur abandon progressif. L’accord a été signé le 16 septembre 1987 et a ensuite été renforcé par plusieurs amendements. Il est souvent présenté comme l’un des accords environnementaux les plus efficaces, car presque tous les pays du monde y ont adhéré.

Son principe est simple. Les États fixent des règles communes, les entreprises adaptent leurs solutions et les alternatives sont progressivement déployées. Ce travail demande du temps, mais il montre qu’une réponse collective peut inverser une tendance environnementale préoccupante.

Une réparation engagée, mais pas terminée

La situation s’est améliorée grâce à la baisse des substances qui détruisent l’ozone. Les estimations internationales indiquent que la couche d’ozone pourrait retrouver ses niveaux de 1980 vers 2040 pour la majeure partie du monde, vers 2045 au-dessus de l’Arctique et vers 2066 au-dessus de l’Antarctique, si les politiques actuelles sont maintenues.

Ces dates ne signifient pas que le problème est réglé. Elles rappellent au contraire l’importance de respecter les engagements pris. Certaines substances restent présentes dans l’atmosphère pendant plusieurs décennies. Des émissions illégales ou de nouveaux produits mal contrôlés pourraient aussi ralentir les progrès.

Une leçon utile pour les autres crises écologiques

La protection de la couche d’ozone ne doit pas être confondue avec la lutte contre le changement climatique. Les deux sujets sont liés, mais ils ne désignent pas le même phénomène. La couche d’ozone filtre les ultraviolets. Le changement climatique est principalement lié à l’accumulation de gaz à effet de serre dans l’atmosphère.

Les solutions mises en place pour protéger l’ozone peuvent toutefois avoir des effets positifs sur le climat. L’amendement de Kigali, adopté en 2016, prévoit par exemple une réduction progressive des hydrofluorocarbures, des gaz utilisés dans certains équipements de froid et de climatisation. Ces gaz ne détruisent pas directement l’ozone, mais ils ont un fort pouvoir de réchauffement.

Que peut-on faire à son échelle ?

Les grandes décisions internationales restent indispensables. Mais chacun peut aussi contribuer à leur efficacité :

  • faire entretenir les équipements de climatisation et de réfrigération par des professionnels qualifiés ;
  • ne pas abandonner un ancien réfrigérateur ou climatiseur dans la nature ;
  • déposer les appareils hors d’usage dans une filière de collecte adaptée ;
  • se protéger des UV en recherchant l’ombre, en portant des vêtements couvrants et en utilisant une protection solaire adaptée ;
  • s’informer auprès de sources fiables avant de relayer une alerte ou une information environnementale.

Une bonne nouvelle qui demande de la vigilance

La couche d’ozone rappelle une chose importante : une crise écologique peut être prise en charge lorsque la science, les pouvoirs publics, les entreprises et les citoyens avancent dans la même direction. Les résultats ne sont pas immédiats. Ils deviennent visibles grâce à la continuité des efforts.

La Journée internationale du 16 septembre est donc à la fois une date de sensibilisation et un rappel. Les progrès réalisés ne sont pas irréversibles. Ils dépendent du respect des règles, du suivi scientifique et de la capacité à agir ensemble.

Source : Organisation des Nations unies, Journée internationale de la protection de la couche d’ozone.

À Saubrigues, dans les Landes, des chiens qui ont connu les laboratoires découvrent une autre vie. Depuis 2020, l’association I Love My Dog a accueilli une centaine de beagles. Parmi eux, 70 ont déjà rejoint une famille adoptive.

Un refuge pensé pour reprendre confiance

Fondée par Olivia Hellin, l’association accueille les chiens sur un domaine de cinq hectares. Ils peuvent y évoluer en liberté et retrouver progressivement des repères simples : le contact avec les humains, la vie en extérieur, les bruits du quotidien et la présence d’autres animaux.

Pour ces beagles, cette étape compte. Après leur sortie de laboratoire, ils doivent parfois apprendre ce que vivent les autres chiens dès leur arrivée dans un foyer : marcher en laisse, monter en voiture, jouer ou simplement se sentir en sécurité dans une maison.

Une adoption qui demande du temps

Adopter un ancien chien de laboratoire ne se résume pas à lui offrir un panier. Il faut accepter son histoire et respecter son rythme. Certains chiens peuvent se montrer réservés face à des situations ordinaires. Ils ont besoin d’un cadre stable, de patience et d’une famille prête à les accompagner sans attendre des progrès immédiats.

Le travail du refuge ne s’arrête donc pas au sauvetage. L’équipe observe les animaux, identifie leurs besoins et prépare leur rencontre avec de futurs adoptants. L’objectif est de construire une adoption durable, adaptée au chien comme à la famille.

Un sujet qui reste d’actualité

En France, entre 3 000 et 4 000 chiens seraient encore utilisés chaque année dans la recherche scientifique. Le parcours de ces animaux reste donc un sujet important, à la fois pour les associations, les professionnels concernés et les citoyens.

Le cas d’I Love My Dog montre ce qui peut se passer après le laboratoire. Avec un lieu adapté et un accompagnement sérieux, ces chiens peuvent retrouver une vie de compagnon. Les 70 adoptions déjà réalisées en sont une preuve concrète.

Donner une place à ces chiens

Le refuge rappelle aussi que l’adoption se prépare. Une famille intéressée doit se renseigner sur les besoins du chien, prévoir une période d’adaptation et être disponible au début de la nouvelle vie commune.

Cette histoire landaise ne règle pas la question de l’expérimentation animale. Elle met toutefois en lumière une solution concrète pour les chiens qui sortent des laboratoires. Grâce au travail d’associations comme I Love My Dog, une seconde vie devient possible.

Article rédigé à partir des informations publiées par France 3 régions.

Une bonne nouvelle environnementale ne se résume pas à une promesse. Elle se mesure aussi au nombre de projets qui passent du papier au terrain. En 2026, 28 nouveaux projets de restauration de la nature bénéficient d’un financement dans le cadre de Mission Nature, un dispositif porté par l’Office français de la biodiversité.

Cette sélection concerne des territoires et des milieux différents. Elle rappelle une chose simple : protéger la biodiversité ne consiste pas seulement à préserver ce qui existe encore. Il faut aussi réparer des écosystèmes abîmés et leur redonner les conditions pour fonctionner.

Une bonne nouvelle environnementale ancrée dans les territoires

Les projets retenus portent notamment sur la restauration de zones humides, de tourbières et de cours d’eau. D’autres concernent la renaturation de forêts, de dunes et de prairies. Ces milieux n’ont pas les mêmes besoins, mais ils jouent tous un rôle dans l’équilibre des territoires.

  • Les zones humides peuvent ralentir l’eau et offrir des refuges à de nombreuses espèces.
  • Les tourbières stockent du carbone lorsqu’elles restent en bon état.
  • Les cours d’eau restaurés peuvent retrouver des habitats plus favorables à la vie aquatique.
  • Les dunes et les prairies contribuent à la protection des sols et à l’accueil de la biodiversité.

Ces bénéfices ne sont pas automatiques. Ils dépendent de la qualité des travaux, du contexte local et du suivi dans le temps. Un financement permet de lancer une action. Il ne suffit pas, à lui seul, à prouver qu’un écosystème est déjà restauré.

Pourquoi ces projets comptent pour les habitants

La restauration de la nature peut sembler éloignée des préoccupations quotidiennes. Elle touche pourtant directement les territoires. Une zone humide en meilleur état peut contribuer à limiter certains risques liés à l’eau. Une rivière mieux restaurée peut retrouver une partie de ses fonctions écologiques. Une prairie diversifiée peut accueillir davantage d’insectes, d’oiseaux et de plantes.

Ces projets peuvent aussi créer des occasions de participation. Associations, collectivités, gestionnaires d’espaces naturels, agriculteurs et habitants ne jouent pas le même rôle. Mais chacun peut contribuer à l’observation du milieu, à la transmission des connaissances ou au suivi des actions locales.

Mission Nature et programme LIFE, deux dispositifs différents

Il ne faut pas confondre le financement annoncé ici avec le programme européen LIFE. LIFE est un instrument financier de l’Union européenne consacré à l’environnement et au climat. Il soutient des projets publics, privés et associatifs selon ses propres appels à projets et règles de cofinancement.

Mission Nature correspond à la sélection de 28 projets présentée par l’Office français de la biodiversité. Les deux dispositifs peuvent partager des objectifs, comme la restauration des écosystèmes et la protection de la biodiversité. Mais ils ne désignent pas le même programme ni le même financement.

Une avancée, pas une solution miracle

Il faut garder une mesure simple. Vingt-huit projets ne suffiront pas à inverser à eux seuls l’érosion de la biodiversité. Ils ne remplacent ni la réduction des pollutions, ni la sobriété foncière, ni la protection des habitats existants.

Ils montrent toutefois qu’une politique environnementale peut produire des actions identifiables. Le bon indicateur sera leur résultat dans la durée. Les porteurs de projets devront pouvoir expliquer ce qui a été restauré, avec quels moyens et quels changements sont observés.

Ce qu’il faut suivre maintenant

Pour mesurer cette bonne nouvelle environnementale, trois questions seront utiles :

  1. Quels milieux ont réellement été restaurés et sur quelle surface ?
  2. Quels résultats sont observés pour l’eau, les sols et les espèces ?
  3. Comment les habitants et les acteurs locaux peuvent-ils suivre ou rejoindre la démarche ?

La sélection 2026 de Mission Nature apporte un début de réponse à la première question. Elle donne surtout une visibilité à des projets dispersés dans les territoires. La suite se jouera dans le suivi des travaux et dans la capacité à partager les résultats sans exagérer les effets.

À retenir : en 2026, 28 nouveaux projets de restauration de la nature bénéficient d’un financement Mission Nature. Les actions annoncées concernent notamment les zones humides, les tourbières, les cours d’eau, les forêts, les dunes et les prairies. C’est une avancée concrète. Elle mérite d’être suivie avec attention et exigence.

Sources : Office français de la biodiversité, 28 nouveaux projets de restauration de la nature financés par Mission Nature ; ministère de la Transition écologique, programme européen LIFE 2021-2027.

Le 25 septembre 2026, à Grenoble, une grand-mère de 102 ans prendra le départ d’un Half Ironman aux côtés de son petit-fils Gaétan Tourly, âgé de 25 ans. Au-delà de la performance sportive, leur projet porte un message simple : l’âge ou la perte d’autonomie ne devraient pas fermer la porte à la pratique sportive.

Un défi de plus de 112 kilomètres

Un Half Ironman, aussi appelé triathlon moyenne distance, demande de terminer trois épreuves successives : 1,8 kilomètre de natation, 90 kilomètres à vélo, puis un semi-marathon de 21,1 kilomètres. Au total, cela représente plus de 112 kilomètres d’effort.

Pour relever ce défi, Gaétan accompagnera sa grand-mère tout au long du parcours. La préparation et l’organisation doivent tenir compte de ses besoins, mais aussi montrer qu’un événement sportif peut être pensé autrement, avec du matériel et un accompagnement adaptés.

Une sportive qui n’en est pas à son premier défi

Cette participante de 102 ans connaît déjà les défis de longue distance. Pour ses 100 ans, elle avait couru le semi-marathon de Barcelone. Cette nouvelle aventure s’inscrit donc dans la continuité d’un parcours qui bouscule les idées reçues sur le vieillissement.

Son histoire ne dit pas que tout le monde doit se lancer dans un triathlon à 102 ans. Elle rappelle plutôt que les capacités ne disparaissent pas toutes de la même manière et qu’il faut éviter de réduire une personne à son âge. Avec un projet adapté, un entourage présent et un cadre sécurisé, de nouvelles possibilités peuvent apparaître.

Le sport comme espace de rencontre entre les générations

Le projet de Gaétan et de sa grand-mère est aussi une histoire de transmission. Ils ne partagent pas seulement une activité sportive. Ils construisent un objectif commun, avec ses entraînements, ses contraintes et ses moments de doute.

Cette dimension intergénérationnelle donne une autre portée au défi. Elle montre que le sport peut rapprocher des personnes qui n’ont ni le même âge, ni les mêmes habitudes, ni les mêmes capacités physiques. La relation familiale devient alors un moteur, mais aussi un moyen de faire évoluer le regard porté sur les seniors.

Faire avancer l’inclusion au-delà de la ligne d’arrivée

Le duo veut également attirer l’attention sur le manque de matériel permettant aux personnes en perte d’autonomie ou en situation de handicap de participer à des épreuves sportives. Dans beaucoup de cas, l’envie est là, mais l’équipement nécessaire reste difficile à trouver ou trop coûteux.

Une collecte participative a été ouverte sur Tribee. Elle doit contribuer au financement d’une chaise spécialisée pour la course à pied et le triathlon. L’objectif est que ce matériel puisse ensuite être prêté gratuitement à des familles et à des associations.

Cette démarche donne au défi une utilité concrète. Il ne s’agit pas uniquement de réaliser une performance exceptionnelle. Il s’agit aussi de laisser un équipement derrière soi, afin que d’autres personnes puissent prendre part à leur tour à une course ou à une activité sportive.

Une autre idée de la performance

Le 25 septembre, l’attention se portera sans doute sur la distance parcourue et le temps réalisé. Mais la réussite de ce projet se mesurera aussi autrement : à la visibilité donnée aux seniors, aux échanges qu’il suscitera et à l’aide apportée aux personnes qui manquent de matériel adapté.

Ce défi rappelle enfin qu’une initiative solidaire peut commencer par une histoire très personnelle. Un petit-fils qui accompagne sa grand-mère. Une famille qui mobilise son entourage. Puis une question plus large : comment rendre les pratiques sportives accessibles à davantage de personnes ?

Pour soutenir le projet : la collecte participative sur Tribee.

À Auterive, dans le sud de Toulouse, une embauche a changé le quotidien d’Antonio Da Silva. Âgé de 58 ans, il vivait dans la rue depuis deux ans. Depuis le 24 août, il travaille dans le Carrefour Express de la commune, dirigé par Laetitia Faïs.

Pour la gérante, cette rencontre a commencé par une décision simple : donner sa chance à une personne qui cherchait à reprendre pied. L’emploi n’efface pas les difficultés vécues. Mais il peut offrir un cadre, des habitudes et un revenu. Dans le cas d’Antonio Da Silva, cette reprise professionnelle a aussi accompagné la recherche d’un logement.

Une main tendue, mais surtout une place dans l’équipe

Auterive compte environ 10 000 habitants. Dans une ville où les relations de proximité occupent une place importante, le magasin est devenu le lieu d’un nouveau départ pour Antonio Da Silva.

Laetitia Faïs ne s’est pas contentée de regarder son parcours passé. Elle a choisi de considérer ce qu’il pouvait apporter au quotidien du commerce. Cette approche rappelle une réalité souvent oubliée : une personne sans domicile ne se résume pas à sa situation administrative ou à ses années de galère. Elle possède aussi des compétences, une expérience et l’envie de retrouver une stabilité.

Le retour à l’emploi a également permis à Antonio Da Silva de franchir une autre étape. Avec l’aide de plusieurs personnes, il a trouvé un logement. La gérante a joué un rôle dans ce parcours, mais elle n’en revendique pas seule le résultat. La sortie de la rue repose souvent sur plusieurs appuis : un employeur, des proches, des travailleurs sociaux, des associations et des personnes qui acceptent d’aider concrètement.

Retrouver une stabilité, étape après étape

Un contrat de travail ne règle pas tout. Il ne suffit pas toujours à compenser les années d’isolement ni à résoudre les problèmes de santé, de logement ou de démarches. Mais il peut devenir un point d’appui important.

Pour Antonio Da Silva, cette nouvelle a compté d’autant plus qu’il n’avait personne avec qui la partager. Son histoire montre la force d’un geste qui ne s’arrête pas à la compassion. Proposer un emploi, accueillir une personne dans une équipe et lui faire confiance, c’est lui permettre de reprendre une place active dans la société.

« Je tiens à remercier tous ceux qui ont apporté une petite pierre à l’édifice pour me sortir de la rue, tant ma patronne que ceux qui m’ont aidé à trouver un logement », témoigne-t-il dans l’article du Parisien.

Ce que cette histoire dit de l’inclusion

Les parcours de sortie de rue sont rarement linéaires. Ils avancent grâce à des solutions qui se complètent. Le logement sécurise le quotidien. Le travail redonne un rythme. L’accompagnement aide à gérer les démarches. Et la confiance permet de ne pas être réduit à ses difficultés.

L’initiative de Laetitia Faïs ne constitue pas une réponse universelle au sans-abrisme. Elle montre toutefois qu’un employeur local peut agir à son échelle. Dans un commerce, une association ou une collectivité, l’inclusion peut commencer par une rencontre et une question concrète : quelles conditions permettraient à cette personne de travailler et de retrouver sa stabilité ?

À Auterive, la réponse a pris la forme d’un emploi. Puis d’un logement. Et peut-être, surtout, d’un nouveau lien avec les autres.


Source : Julie Rimbert, « Il n’avait personne avec qui partager cette nouvelle : la patronne de supérette embauche un sans-abri », Le Parisien, publié le 12 septembre 2026. Lire l’article original.

Un accident peut survenir à la maison, dans la rue, au travail ou pendant une activité de loisirs. Dans ces moments-là, les premières minutes comptent. La Journée mondiale des premiers secours invite chacun à mieux connaître les gestes qui permettent de protéger, d’alerter et d’aider une personne en attendant les secours.

Quelle est la date de la Journée mondiale des premiers secours ?

La Journée mondiale des premiers secours est organisée chaque année le deuxième samedi de septembre. En 2026, elle aura lieu le samedi 12 septembre.

Cette journée est portée à l’échelle internationale par le Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge. Elle met en avant un message simple : les premiers secours ne sont pas réservés aux professionnels de santé. Avec une formation adaptée, chacun peut apprendre à réagir face à une urgence.

Pourquoi apprendre les premiers secours ?

Lorsqu’une personne est victime d’un malaise, d’une chute ou d’un accident, les témoins sont souvent les premiers sur place. Ils peuvent sécuriser la zone, rassurer la victime et transmettre les bonnes informations aux services d’urgence.

Ces actions ne remplacent pas l’intervention des secours. Elles permettent de gagner du temps et d’éviter qu’une situation ne s’aggrave avant leur arrivée.

Les trois réflexes à retenir

1. Protéger

Avant d’intervenir, il faut vérifier que la scène ne présente pas de danger pour soi, pour la victime ou pour les autres personnes. Un véhicule qui arrive, un incendie, un câble électrique ou un produit dangereux peuvent transformer un témoin en nouvelle victime.

Si le danger est immédiat, il faut s’éloigner et prévenir les secours. On ne déplace une personne que si elle est exposée à un risque grave et imminent, et si cela peut être fait sans se mettre en danger.

2. Alerter

En France, appelez le 15 pour le Samu, le 18 pour les sapeurs-pompiers ou le 112, le numéro d’urgence européen. Le 114 permet aux personnes sourdes ou malentendantes de contacter les secours par SMS, fax ou via l’application dédiée.

Donnez une adresse précise, décrivez ce qui s’est passé, indiquez le nombre de victimes et répondez aux questions de l’opérateur. Ne raccrochez pas avant qu’il vous le demande.

3. Secourir

Après avoir protégé la zone et alerté les secours, suivez les consignes données au téléphone. Vérifiez si la personne réagit et si elle respire normalement. Ne lui donnez pas à boire, ne la forcez pas à se relever et évitez les gestes improvisés.

En cas d’arrêt cardiaque présumé, l’opérateur peut vous guider pour commencer un massage cardiaque et utiliser un défibrillateur automatisé externe, ou DAE, si un appareil est disponible. Le défibrillateur analyse le rythme cardiaque et donne des consignes vocales. Il est conçu pour être utilisé par le grand public.

Se former pour mieux réagir

Lire un article ne remplace pas une formation pratique. Une initiation permet de s’exercer sur des situations concrètes : perte de connaissance, étouffement, hémorragie, malaise ou arrêt cardiaque.

En France, la formation « Prévention et secours civiques de niveau 1 » (PSC1) constitue une porte d’entrée courante pour apprendre les premiers secours. Des associations agréées, dont la Croix-Rouge française et la Protection Civile, proposent des formations au public. Les modalités, les tarifs et les dates varient selon les organismes et les territoires.

Une journée pour passer à l’action

La Journée mondiale des premiers secours peut être l’occasion de vérifier la présence d’une trousse de secours, de repérer le défibrillateur le plus proche ou de s’inscrire à une formation. Les associations, les établissements scolaires, les entreprises et les collectivités peuvent aussi organiser des ateliers de sensibilisation.

Connaître les bons réflexes ne fait pas de chacun un professionnel de santé. Mais cela peut aider à garder son calme, à donner l’alerte rapidement et à accompagner une personne jusqu’à l’arrivée des secours. C’est déjà une capacité utile, dans tous les lieux de vie.

À retenir

  • La Journée mondiale des premiers secours a lieu le deuxième samedi de septembre.
  • En cas d’urgence, protégez la zone, alertez les secours et suivez leurs consignes.
  • En France, les numéros principaux sont le 15, le 18 et le 112. Le 114 est accessible aux personnes sourdes ou malentendantes.
  • Une formation pratique reste le meilleur moyen d’apprendre les gestes adaptés.

Cet article fournit des informations générales. En cas d’urgence, contactez immédiatement les services de secours et suivez les instructions de l’opérateur.

Sources

L’agriculture régénérative est une approche agricole qui cherche à améliorer durablement la santé des sols, l’eau, la biodiversité et la résilience des fermes. Elle peut s’appuyer sur les couverts végétaux, les rotations, la réduction du travail du sol, les haies ou l’agroforesterie.

Mais l’expression reste large. Elle ne désigne ni une recette unique ni un label officiel comparable à l’agriculture biologique. Pour comprendre une démarche, il faut donc regarder les pratiques mises en place, les résultats mesurés et les limites reconnues.

Agriculture régénérative : quelle définition ?

On parle d’agriculture régénérative lorsqu’un système agricole cherche à restaurer ou à renforcer les fonctions naturelles d’une parcelle. L’objectif concerne notamment la structure et la fertilité du sol, sa capacité à retenir l’eau, la vie microbienne, la biodiversité et la limitation de l’érosion.

Cette approche part d’un principe simple : le sol n’est pas un simple support pour les plantes. C’est un écosystème vivant. Un sol couvert, nourri en matière organique et moins souvent perturbé peut mieux résister au ruissellement, à la sécheresse et aux variations de température.

La définition de l’agriculture régénérative reste toutefois ouverte. Deux fermes peuvent employer le même terme avec des pratiques différentes. Le point commun attendu est la recherche d’une amélioration réelle, suivie dans le temps.

Quels sont les grands principes de l’agriculture régénérative ?

Maintenir un sol couvert

Les couverts végétaux protègent la surface entre deux cultures. Ils limitent l’érosion, réduisent les effets du vent et du ruissellement, et produisent de la biomasse. Leur choix dépend du climat, du sol et de la culture suivante.

Diversifier les rotations

Une rotation alterne plusieurs cultures sur une même parcelle. Elle évite de répéter les mêmes prélèvements et peut casser certains cycles de maladies ou de ravageurs. Les légumineuses peuvent aussi contribuer à diversifier le fonctionnement du système.

Réduire le travail du sol

Le labour et les autres interventions mécaniques peuvent avoir leur utilité, mais ils consomment du carburant et peuvent perturber la structure du sol. Une démarche régénérative peut chercher à réduire ces interventions ou à tester le semis direct. Cela demande un suivi précis et ne fonctionne pas partout de la même façon.

Associer cultures, arbres, haies et prairies

Les haies et les arbres peuvent ralentir le vent, limiter le ruissellement et créer des refuges pour la faune. Les prairies permanentes protègent également le sol et apportent de la matière organique. Ces aménagements doivent être adaptés à la parcelle et au modèle économique de la ferme.

Mesurer les changements

Une liste de pratiques ne suffit pas à prouver qu’un sol se régénère. Il faut suivre des indicateurs comme la couverture du sol, la matière organique, l’infiltration de l’eau, l’érosion, la biodiversité, les rendements et la consommation d’intrants.

Quels bénéfices sont recherchés ?

Le premier objectif concerne souvent le sol. Une meilleure structure peut faciliter l’infiltration de l’eau et réduire l’érosion. Une couverture végétale limite aussi les périodes où la terre reste exposée.

La démarche peut favoriser la biodiversité dans et autour des parcelles. Les rotations, les haies, les bandes enherbées et la réduction du travail du sol peuvent créer de meilleures conditions pour les organismes du sol, les insectes et les oiseaux.

Pour l’agriculteur, l’enjeu est aussi la résilience. Une parcelle qui retient mieux l’eau peut être moins vulnérable à certains épisodes climatiques. Mais les résultats dépendent du contexte. La transition peut demander du temps, du matériel, des essais et un accompagnement technique.

Agriculture régénérative, agriculture biologique et agroécologie : quelle différence ?

Ces notions se recoupent parfois, mais elles ne sont pas synonymes.

  • L’agriculture biologique est encadrée par une réglementation et des contrôles. Elle fixe des règles de production. Une exploitation peut utiliser le label bio si elle respecte ce cadre.
  • L’agroécologie s’appuie sur le fonctionnement des écosystèmes pour concevoir des systèmes agricoles plus durables. Elle peut concerner les pratiques, mais aussi les filières et les territoires.
  • L’agriculture régénérative insiste sur l’amélioration des sols et des écosystèmes agricoles. Elle peut reprendre des pratiques du bio ou de l’agriculture de conservation sans se confondre automatiquement avec ces approches.

Une ferme peut donc être biologique sans employer l’expression régénérative. À l’inverse, une ferme peut mettre en place des couverts ou réduire le travail du sol sans être certifiée biologique.

Est-ce une méthode ou un label ?

L’agriculture régénérative est une démarche, pas un label officiel unique. Le terme peut être utilisé par des agriculteurs, des entreprises, des coopératives ou des marques avec des critères différents.

Cette absence de définition commune oblige à rester précis. Il faut distinguer une pratique annoncée, un résultat observé et une promesse sur le climat ou la biodiversité. Ces trois niveaux ne veulent pas dire la même chose.

Quelles sont les limites de l’agriculture régénérative ?

La première limite est la diversité des définitions. Sans état initial ni indicateurs communs, il est difficile de comparer deux démarches.

La deuxième concerne le temps nécessaire. Améliorer un sol ne se mesure pas toujours en quelques mois. Les effets peuvent varier selon le type de sol, le climat, les cultures et les années.

Enfin, aucune pratique ne fonctionne de manière identique partout. Le semis direct, les couverts, l’agroforesterie ou le pâturage doivent être adaptés aux conditions locales. Une présentation sérieuse doit parler des coûts, des difficultés et des arbitrages, pas seulement des bénéfices attendus.

Comment reconnaître une démarche régénérative crédible ?

Avant de retenir une promesse, il est utile de poser six questions :

  1. Quel était l’état du sol avant le changement ?
  2. Quelles pratiques ont été mises en place, et depuis quand ?
  3. Quels indicateurs sont suivis ?
  4. Les résultats concernent-ils toute l’exploitation ou une seule parcelle test ?
  5. Les difficultés, les coûts et les effets négatifs sont-ils présentés ?
  6. Les résultats sont-ils distingués des objectifs annoncés ?

Ces questions ne servent pas à disqualifier une initiative. Elles permettent de comprendre ce qui est fait, ce qui est mesuré et ce qui reste encore à démontrer.

FAQ sur l’agriculture régénérative

L’agriculture régénérative est-elle forcément biologique ?

Non. L’agriculture biologique et l’agriculture régénérative ont des cadres différents. Une ferme peut combiner les deux approches, mais le mot « régénérative » ne remplace pas une certification bio.

L’agriculture régénérative est-elle la même chose que l’agroécologie ?

Non. Les deux approches peuvent partager des pratiques. L’agroécologie est plus large et s’intéresse aussi aux relations entre les cultures, les élevages, les filières et les territoires. L’agriculture régénérative met souvent l’accent sur les sols et les fonctions de l’écosystème agricole.

Combien de temps faut-il pour voir des résultats ?

Il n’y a pas de durée universelle. Les changements dépendent du sol, du climat, des pratiques et de l’indicateur choisi. C’est pourquoi une démarche crédible indique une situation de départ et suit ses résultats sur plusieurs campagnes.

À retenir

L’agriculture régénérative cherche à rendre les sols et les écosystèmes agricoles plus vivants et plus résilients. Ses principes sont concrets, mais le terme reste large et n’est pas un label officiel unique. Pour évaluer une initiative, il faut regarder les pratiques, les résultats suivis et les limites reconnues.

Pour aller plus loin, le ministère de l’Agriculture présente l’agriculture de conservation des sols. Les travaux et analyses de l’INRAE sur l’agriculture régénératrice replacent aussi le terme dans les débats agronomiques et scientifiques.

Parler de prévention du suicide, c’est déjà contribuer à rompre l’isolement. À Tours, un village associatif réunira le public le samedi 12 septembre 2026, de 14 h à 20 h, au centre commercial L’Heure Tranquille.

Cette troisième édition est organisée dans le cadre de la Journée mondiale de prévention du suicide, qui a lieu chaque année le 10 septembre. Elle est portée par le Réseau VIES Centre-Val de Loire et le Centre régional de prévention du suicide Centre-Val de Loire, avec le soutien de L’Heure Tranquille.

Un temps pour s’informer et échanger

Le village réunira des associations et des structures locales engagées dans la prévention et l’accompagnement. Leurs stands permettront de mieux comprendre les ressources disponibles sur le territoire et les façons d’agir lorsqu’une personne semble en souffrance.

La journée proposera aussi des animations ludiques et conviviales. Un micro-comptoir offrira un espace de discussion informel. La Fanfare de Médecine de Tours participera également à l’événement pour accompagner ce moment de rencontre en musique.

La prévention concerne tout le monde

Le message porté par le Réseau VIES est simple : la prévention du suicide est l’affaire de tous. Un changement de comportement, un retrait inhabituel ou une souffrance qui s’installe peuvent parfois alerter. Il est possible d’ouvrir la conversation avec tact, d’écouter sans juger et d’aider la personne à se tourner vers un professionnel ou une structure adaptée.

Il ne s’agit pas de trouver seul la solution. Être présent, prendre des nouvelles et orienter vers les bons interlocuteurs peut déjà faire une différence.

Les informations pratiques

  • Événement : 3e Village associatif de prévention du suicide
  • Date : samedi 12 septembre 2026
  • Horaires : de 14 h à 20 h
  • Lieu : centre commercial L’Heure Tranquille, 41 allée Ferdinand de Lesseps, 37200 Tours
  • Accès : entrée libre

Pour obtenir une écoute et des conseils en France, le 3114 est le numéro national de prévention du suicide. Le site propose aussi des informations et des ressources pour les personnes en difficulté comme pour leur entourage.

Source : Ville de Tours.

Le stationnement est devenu un sujet très concret pour les habitants des grandes villes. Pour aller travailler, faire des courses, accompagner un proche ou accéder au centre-ville, quelques euros de plus peuvent vite peser sur le budget.

Dans ce contexte, certaines municipalités prennent une direction différente. Strasbourg, Besançon et Nice ont récemment annoncé des mesures pour réduire le coût du stationnement. L’objectif affiché est double : soutenir le pouvoir d’achat et faciliter l’accès aux commerces de proximité.

Strasbourg réduit les tarifs pour les résidents

À Strasbourg, les tarifs du stationnement résidentiel ont été revus à la baisse depuis le 1er juillet 2026. Les abonnements, qui pouvaient atteindre 15, 30 ou 40 euros par mois selon les situations, sont désormais proposés à 5, 10 ou 20 euros.

Cette évolution intervient après une forte hausse appliquée en 2023. Le tarif le plus élevé avait alors progressé de plus de 160 %. La nouvelle grille cherche donc à réintroduire davantage de progressivité, en tenant compte des revenus des habitants.

La ville a également réduit le tarif maximal dans la zone rouge. Depuis le 1er septembre, celui-ci est passé de 35 à 17 euros. Pour les personnes qui doivent se garer ponctuellement dans ce secteur, la différence est importante.

À Besançon, une pause gratuite le midi

Besançon a choisi de cibler les heures du déjeuner. Depuis le 1er septembre, le stationnement est gratuit de 12 heures à 14 h 30, du lundi au vendredi, dans environ 3 000 places réparties au sein de dix parkings à barrière.

Cette mesure concerne un moment clé pour les restaurants et les commerces du centre-ville. Elle peut permettre à des salariés, des visiteurs ou des familles de s’arrêter plus facilement sans ajouter le prix du parking à celui du repas ou des achats.

Dans le quartier des Chaprais, la gratuité sur voirie a aussi été étendue. La durée passe de 15 à 30 minutes. Un changement simple, mais utile pour une course rapide, le retrait d’une commande ou un rendez-vous de courte durée.

Nice accorde deux heures gratuites par jour

À Nice, les automobilistes bénéficient depuis le 1er septembre 2026 de deux heures gratuites par jour, du lundi au samedi. La mesure s’applique aux 12 000 places payantes situées sur la voirie.

Pour en profiter, il faut prendre un ticket à l’horodateur ou utiliser l’application PayByPhone. La fin du stationnement payant a également été avancée à 19 heures, contre 20 heures auparavant.

La ville présente cette décision comme un soutien au pouvoir d’achat et aux commerces de proximité. Elle vise notamment les personnes qui viennent en centre-ville pour une durée limitée. Dans ce cas, deux heures peuvent suffire pour faire des courses, consulter un professionnel ou effectuer plusieurs démarches.

Une autre manière de parler de l’accès au centre-ville

Ces décisions ne règlent pas toutes les difficultés liées aux déplacements. Elles ne remplacent ni les transports en commun, ni le vélo, ni une réflexion sur le partage de l’espace public. Mais elles montrent qu’une politique de stationnement peut aussi chercher à limiter les coûts pour les habitants.

Le choix du créneau gratuit, de l’abonnement résidentiel moins cher ou d’une durée courte sans paiement répond à des usages différents. Une personne qui vit dans un quartier n’a pas les mêmes besoins qu’un client venu faire ses courses ou qu’un salarié qui travaille en centre-ville.

Pour les collectivités, l’enjeu consiste donc à trouver un équilibre entre la rotation des véhicules, la qualité de l’espace public et l’accès aux services. Les mesures prises à Strasbourg, Besançon et Nice offrent trois exemples de réponses possibles.

Le stationnement, un levier pour les commerces locaux

La question du stationnement est souvent abordée sous l’angle de la circulation ou de la pollution. Elle touche aussi directement l’activité des centres-villes. Un tarif plus accessible peut lever un frein pour les personnes qui hésitent à venir en voiture, surtout lorsqu’elles transportent des achats, accompagnent un enfant ou ne disposent pas d’une alternative simple.

Il reste à observer les effets de ces mesures dans la durée. La fréquentation des commerces, le remplissage des parkings et l’évolution des déplacements permettront de mesurer leur impact réel.

Une chose est déjà claire : face à la hausse des tarifs observée dans plusieurs grandes villes, certaines municipalités tentent une autre approche. Elles utilisent le stationnement comme un outil de soutien au quotidien et à la vitalité locale.

Source : Europe 1, « Strasbourg, Nice, Besançon… Ces villes qui vont à contre-courant et baissent le prix du stationnement ».

Manger correctement ne dépend pas seulement du prix des produits. Pour une personne en situation de handicap, l’accès à l’alimentation peut aussi être limité par le transport, la fatigue, les difficultés de lecture, l’organisation d’un magasin ou l’absence d’aide adaptée.

Une action utile commence donc par une question simple : qu’est-ce qui bloque concrètement l’accès à une alimentation choisie, suffisante et digne ? La réponse varie selon les personnes. Elle peut concerner le budget, mais aussi les courses, la préparation, la compréhension des informations ou l’accès à un lieu de distribution.

Voici sept leviers pour construire une réponse avec les personnes concernées, une association, un établissement ou une collectivité.

1. Identifier le vrai obstacle avant de proposer une solution

Une distribution de colis ne répond pas au même besoin qu’un accompagnement aux courses. Un atelier cuisine ne remplace pas un service de livraison. Et une épicerie solidaire ne règle pas toujours un problème de transport.

Avant de lancer une action, il faut écouter les personnes concernées. Quelques questions suffisent pour commencer :

  • Les produits sont-ils trop chers ?
  • Le lieu de courses est-il difficile à rejoindre ?
  • Les rayons, les étiquettes ou les caisses sont-ils accessibles ?
  • La personne peut-elle porter, stocker et préparer les aliments ?
  • Les horaires ou les démarches sont-ils compatibles avec son quotidien ?
  • Souhaite-t-elle être accompagnée, livrée, ou simplement disposer d’un choix plus large ?

Il faut éviter de parler à la place des personnes. Une action alimentaire accessible se construit avec elles, pas uniquement pour elles.

2. Agir sur le prix sans réduire le choix

Le budget alimentaire peut devenir difficile à tenir quand une personne doit acheter des produits spécifiques, utiliser un service de livraison ou composer avec un revenu limité. Le coût réel ne se résume donc pas au prix affiché en rayon.

Une association ou une commune peut agir de plusieurs façons :

  • proposer une tarification adaptée, clairement expliquée ;
  • accepter plusieurs moyens de paiement ;
  • organiser des commandes groupées avec retrait ou livraison ;
  • prévoir des produits de base, mais aussi des produits choisis par les participants ;
  • informer sur les aides existantes sans imposer un parcours humiliant ;
  • associer les personnes aux décisions d’achat.

Le prix solidaire ne doit pas conduire à une offre minimale réservée aux personnes aidées. Chacun doit pouvoir garder une part de choix et de préférence.

3. Rendre le lieu et le trajet réellement accessibles

Un local peut être conforme sur le papier et rester compliqué à utiliser. Une marche à l’entrée, une porte lourde, un passage étroit, un éclairage insuffisant ou une file d’attente longue peuvent suffire à décourager une personne.

Il faut regarder le parcours complet :

  1. Comment la personne arrive-t-elle sur place ?
  2. Peut-elle entrer avec un fauteuil, une canne ou un accompagnant ?
  3. Peut-elle circuler entre les produits ?
  4. Les comptoirs et les balances sont-ils utilisables ?
  5. Existe-t-il une place pour attendre ou se reposer ?
  6. Comment repart-elle avec ses achats ?

Pour les personnes qui ne peuvent pas se déplacer facilement, la livraison à domicile, le retrait dans un lieu proche ou les permanences mobiles peuvent compléter un point fixe. Ce sont des solutions différentes. Il ne faut pas supposer qu’une seule répondra à tous les besoins.

4. Simplifier l’information et les démarches

Les horaires, les tarifs, les conditions d’accès et les produits disponibles doivent être compréhensibles avant le déplacement. Une information uniquement disponible sur un formulaire complexe ou une image non décrite peut créer une nouvelle barrière.

Quelques règles simples aident :

  • écrire avec des phrases courtes ;
  • indiquer les prix et les étapes dès le premier contact ;
  • utiliser une taille de texte lisible et un contraste suffisant ;
  • décrire les images importantes ;
  • proposer un contact par téléphone, courriel ou accueil physique ;
  • prévenir rapidement en cas de changement d’horaire ou de rupture ;
  • laisser la possibilité de demander une explication sans devoir se justifier longuement.

Le langage facile à lire et à comprendre peut être utile pour certaines personnes. Il ne remplace pas forcément une version complète. Les deux formats peuvent coexister.

5. Prévoir l’aide au choix, au portage et à la préparation

Accéder à des aliments ne suffit pas toujours. Une personne peut avoir besoin d’aide pour comparer les produits, lire une date, porter les sacs ou adapter une recette.

Une structure peut proposer :

  • un accompagnement individuel ou en petit groupe dans les courses ;
  • des sacs de poids raisonnable et faciles à transporter ;
  • des emballages simples à ouvrir ;
  • des ateliers de cuisine construits avec les participants ;
  • des fiches recettes lisibles, avec des étapes courtes ;
  • un prêt de matériel adapté quand c’est possible ;
  • un relais vers un professionnel quand la question relève de la santé ou de la nutrition.

Il faut rester prudent sur les conseils alimentaires. Une association peut partager des idées pratiques. Elle ne doit pas remplacer un avis médical ou diététique quand une pathologie, une allergie ou un régime prescrit est en jeu.

6. Former les équipes et éviter les attitudes infantilisantes

L’accessibilité ne dépend pas seulement du matériel. La façon d’accueillir compte autant. Parler à l’accompagnant au lieu de parler directement à la personne, décider à sa place ou multiplier les questions personnelles peut rendre un service difficile à utiliser.

Une équipe peut se donner quelques repères :

  • s’adresser d’abord à la personne concernée ;
  • demander avant d’aider ou de toucher un fauteuil, une canne ou un sac ;
  • laisser le temps nécessaire pour répondre et choisir ;
  • ne pas présumer des capacités ou des besoins ;
  • respecter la confidentialité lors d’une demande d’aide ;
  • prévoir un référent capable de traiter une difficulté sans renvoyer la personne de service en service.

Une courte formation est utile. Mais les retours réguliers des usagers sont tout aussi importants. Ils montrent les problèmes que les équipes ne voient plus.

7. Mesurer l’accès, pas seulement le nombre de repas distribués

Compter les colis ou les repas donne une première indication. Cela ne dit pas si les personnes ont pu choisir, revenir, comprendre les informations ou utiliser le service sans obstacle.

Une association ou une collectivité peut suivre des indicateurs simples :

  • nombre de personnes accueillies et nombre de personnes qui reviennent ;
  • temps moyen d’attente ;
  • part des personnes ayant utilisé une livraison ou un accompagnement ;
  • problèmes d’accès signalés et délais de résolution ;
  • produits souvent demandés mais absents ;
  • retours anonymes sur le choix, l’accueil et la compréhension des informations ;
  • nombre de partenaires mobilisés sur le transport, le budget ou l’accompagnement.

Les données doivent rester proportionnées. Il n’est pas nécessaire de collecter des informations médicales pour améliorer l’accès à une épicerie ou à une distribution. Demandez seulement ce qui sert vraiment à organiser le service.

Un exemple de démarche en quatre semaines

Pour commencer sans monter un dispositif trop lourd, une structure peut avancer par étapes :

  1. Semaine 1. Rencontrer quelques personnes concernées et identifier les obstacles prioritaires.
  2. Semaine 2. Choisir une réponse test, par exemple une commande groupée avec livraison dans un lieu accessible.
  3. Semaine 3. Vérifier le trajet, les horaires, les supports d’information et les rôles de chacun.
  4. Semaine 4. Tester le service, recueillir les retours et corriger ce qui bloque.

Questions fréquentes sur l’alimentation accessible

Comment rendre une épicerie solidaire accessible à une personne handicapée ?

Il faut vérifier le trajet, l’entrée, la circulation, les horaires, l’information, le poids des achats et les possibilités de retrait ou de livraison. Le plus fiable est de faire le parcours avec les personnes concernées, puis de corriger les obstacles constatés.

Une aide alimentaire suffit-elle pour garantir l’accès à l’alimentation ?

Non. Elle peut répondre à un manque de produits, mais pas forcément aux difficultés de transport, de choix, de préparation ou de compréhension. L’accès réel se mesure aussi à l’autonomie et à la possibilité d’utiliser le service sans obstacle inutile.

Comment associer les personnes handicapées à une action alimentaire ?

Demandez leur avis dès le départ, proposez plusieurs façons de participer et rémunérez ou dédommagez leur expertise quand cela est possible. Il faut aussi expliquer ce qui a été retenu et ce qui ne l’a pas été.

Pour prolonger la réflexion, voir aussi le mode d’emploi d’une épicerie solidaire et l’exemple du groupement d’achat VRAC.

À retenir

Rendre l’alimentation accessible aux personnes en situation de handicap demande plus qu’une aide alimentaire. Il faut regarder le prix, le transport, le lieu, l’information, le choix, le portage et l’accompagnement.

La meilleure première action n’est pas forcément la plus visible. Cela peut être une livraison régulière, un accueil mieux organisé, une commande adaptée ou un partenariat local. L’essentiel est de partir d’un obstacle concret et de vérifier avec les personnes concernées si la réponse fonctionne.

Une alimentation accessible laisse une place au choix, à la dignité et à l’autonomie. Elle ne demande pas aux personnes de s’adapter seules à un dispositif pensé sans elles.

Distants de seulement quelques kilomètres, les clubs du RC Vichy Football et de l’Association Espinasse-Vozelle se sont rapprochés pour créer une équipe C. Cela va permettre non seulement, au club d’Espinasse de pouvoir continuer à exister, mais également au RC Vichy de faire jouer une bonne partie de ses joueurs formés au club. Le tout en Départementale 2.

Une nécessité pour les 2 clubs

Il y a cinq ans le club des « Fox d’Espinasse-Vozelle » renaissait de ses cendres à l’initiative de quelques joueurs du pays, bien décidés à refaire vivre les couleurs du club, qui avait, jusque-là, trop sommeillé. Après quelques montées successives, la réalité est venue sonner à la porte des dirigeants des « Oranges et noirs ». « L’année dernière, nous avons eu quelques départs de jeunes qui ont amoindri notre effectif. De plus, notre terrain n’est pas homologué pour jouer à ce niveau. Nous avons eu une année de dérogation, mais cette saison, il nous fallait trouver une solution. C’est ce que nous avons réalisé avec le club du RC Vichy, qui nous a soutenus dès notre première saison », informent Stéphanie Chaudagne la trésorière, et le président du club, Patrick Bourdier. « Nous nous sommes donc rencontrés avec les présidents avec la volonté de construire quelque chose ensemble. Nous nous sommes mis d’accord sur les modalités tout en gardant chacun notre identité », poursuit le président. Pour ce premier match, contre une belle équipe de Moulins-Yzeure, même si la victoire n’est pas au rendez-vous, (défaite 1/3), les hommes de François Berthier, coach reconnu, ont besoin de trouver leurs repères pour poursuivre leur route. Nul doute que cette équipe est entre de bonnes mains pour progresser dans cette compétition.

Une école de football qui prend forme

La canicule ayant fait son œuvre, le terrain d’Espinasse, comme bien d’autres dans le département de l’Allier, est difficilement praticable. « De plus, pour être homologué, il faut que le stade soit fermé, aux bonnes dimensions (5 mètres en longueur de chaque côté), il faut agrandir les vestiaires, ce qui correspond à plus de 300 000€ d’investissement », prévient Patrick Bourdier. « Il n’y a plus d’argent nulle part.

L’Etat, la région, les communes ne peuvent pas suivre non plus, même si notre maire, Michel Marien ne ménage pas sa peine pour nous aider », poursuit le président. Mais heureusement, le football continue de vivre dans ce village qui avoisine le millier d’habitants. « Nous avons une vingtaine d’enfants qui occupent le terrain et nous pensons que d’autres vont nous rejoindre », relatent les deux dirigeants. L’histoire peut donc continuer sereinement avec le club du RC Vichy où chacun va donc trouver son équilibre dans ce rapprochement. « Vichy nous amène de belles infrastructures, et nous, de notre côté, nous apportons quelques joueurs pour aider à la formation de cette équipe C, avec quelques dirigeants en plus. Nous évitons ainsi, avec cet accord, de remettre le club en sommeil. Nous avons été très bien accueilli ici à Vichy et il est important pour Espinasse, que le football continue de rassembler », conclut Stéphanie Chaudagne.

Le ZEvent a terminé son histoire sur un record. Pour sa dixième et dernière édition, l’événement caritatif organisé autour du streaming a permis de réunir 32 891 874 euros. Une somme annoncée après près de 50 heures de direct, de défis et d’appels aux dons.

Le rendez-vous s’est tenu du 4 au 7 septembre 2026 au Corum de Montpellier et sur Twitch. Plus de 80 créateurs étaient présents sur place. Environ 200 autres ont participé à distance. Ensemble, ils ont mobilisé leurs communautés au profit de 22 associations.

 

Un record qui dépasse largement l’édition précédente

Le précédent record, établi en 2025, s’élevait à environ 16,88 millions d’euros. La collecte de 2026 représente donc presque le double. Le cap des 20 millions a été franchi avant la dernière ligne droite, puis les dons ont continué à progresser jusqu’à atteindre 32,89 millions d’euros.

Depuis sa création en 2016, le ZEvent aurait ainsi permis de récolter plus de 90 millions d’euros. Derrière ces chiffres, il y a surtout une mécanique devenue familière : des personnalités du web, des communautés très actives et des associations capables de présenter concrètement leurs actions.

22 associations bénéficiaires

Cette dernière édition a soutenu 22 associations. Parmi les organismes cités figurent la Ligue contre le cancer, Action contre la faim, Amnesty International, le Secours populaire et la Ligue pour la protection des oiseaux.

Ces causes sont différentes. Santé, solidarité, droits humains, lutte contre la faim et protection de la biodiversité. Leur présence dans un même événement rappelle qu’un appel aux dons peut toucher des publics variés, à condition de rendre les enjeux compréhensibles et de donner un visage aux projets soutenus.

Le streaming peut-il changer la collecte solidaire ?

Le succès du ZEvent ne repose pas uniquement sur la taille de son audience. Son intérêt tient aussi à son format. Les dons sont encouragés en direct. Les créateurs réagissent aux paliers. Les spectateurs suivent l’évolution de la collecte et peuvent en parler autour d’eux.

Ce fonctionnement crée un sentiment de participation. Même une personne qui ne peut pas donner beaucoup peut contribuer à sa mesure, partager l’événement ou faire connaître une association. Le direct transforme alors une collecte classique en moment collectif.

Le modèle pose aussi une question importante pour le monde associatif : comment prolonger l’attention après l’événement ? Une collecte record est utile si elle permet de financer des actions concrètes, mais aussi de faire connaître durablement les causes défendues. Les associations ont donc intérêt à expliquer ce que les dons rendent possible, avant, pendant et après la campagne.

Une fin annoncée, pas une disparition de la solidarité en ligne

Le ZEvent a été créé en 2016 par Adrien « ZeratoR » Nougaret et Alexandre Dachary. Après cette dixième édition, ZeratoR a confirmé la fin de l’aventure sous ce format.

La fin du ZEvent ne signifie pas que les collectes solidaires en ligne vont disparaître. Elle montre plutôt qu’un événement peut atteindre une ampleur exceptionnelle quand il associe une cause claire, des relais populaires et une organisation solide. D’autres initiatives pourront s’en inspirer, sans forcément chercher à reproduire le même modèle.

Pour découvrir le projet et les informations officielles, le site zevent.fr reste la référence. Le bilan de cette dernière édition est également présenté par Sud Radio.

 

Un formulaire impossible à remplir, un rendez-vous médical pris en ligne, une candidature qui reste bloquée. Pour beaucoup de personnes, le numérique n’est pas un simple outil. C’est une condition pour accéder à des droits, à un logement, à un emploi ou garder le contact avec ses proches.

C’est sur ce besoin qu’Emmaüs Connect a construit son action. Créée en 2013, l’association lutte contre la précarité numérique en combinant accès à du matériel, connexion solidaire et accompagnement vers l’autonomie.

1. Un besoin repéré dans la vie quotidienne

Le point de départ n’est pas la technologie pour elle-même. C’est ce qu’elle empêche de faire quand elle manque, quand elle coûte trop cher ou quand les démarches deviennent trop complexes.

Emmaüs Connect intervient donc sur plusieurs dimensions. L’association aide des personnes à accéder à un équipement, à une connexion et à des compétences. Les usages concernés touchent notamment l’accès aux droits, le logement, l’emploi, la formation, la santé et la communication.

2. Aller vers les personnes, avec des relais de proximité

L’association ne repose pas uniquement sur ses propres lieux d’accueil. Son réseau compte plus de 600 structures sociales engagées comme Relais Numériques. Ces partenaires sont au contact des publics. Ils peuvent repérer une difficulté, orienter une personne et proposer un accompagnement au plus près de son quotidien.

Cette organisation répond à un problème concret. Une personne qui ne maîtrise pas les outils numériques ne sait pas toujours vers qui se tourner. Un travailleur social, une association ou un lieu de quartier peut faire le premier pas avec elle.

3. Des réponses simples, mais qui demandent de la coordination

Sur le terrain, Emmaüs Connect agit avec plusieurs leviers :

  • la distribution d’équipements numériques, comme des ordinateurs et des téléphones mobiles ;

  • une offre de connexion solidaire développée avec SFR, partenaire historique de l’association ;

  • des parcours d’accompagnement pour progresser pas à pas ;

  • la formation et l’appui aux professionnels et bénévoles qui aident les personnes en difficulté.

En 2024, l’association a aussi organisé 27 grandes distributions d’équipements partout en France. À Strasbourg, elle co-gère le tiers-lieu numérique Le Shadok avec des associations locales. Ces exemples montrent une logique importante : l’action se construit avec les acteurs déjà présents, plutôt qu’à côté d’eux.

4. Des résultats mesurés, sans réduire l’impact à un compteur

Dans sa mesure d’impact publiée le 17 avril 2025, Emmaüs Connect indique que 97 % des personnes accompagnées en 2024 se déclarent satisfaites ou très satisfaites de leur accompagnement. 95 % disent avoir un peu ou beaucoup progressé et se sentir plus à l’aise avec le numérique. Enfin, 80 % souhaitent continuer à se former.

Ces chiffres viennent d’une enquête de satisfaction menée auprès des personnes accompagnées au niveau national. Ils ne mesurent pas à eux seuls la sortie de la précarité numérique. Ils donnent cependant un indicateur utile sur la qualité perçue de l’accompagnement et sur l’envie de poursuivre.

5. Les difficultés restent entières

La dématérialisation des services publics ne supprime pas le besoin d’aide. Elle peut même déplacer la difficulté. Disposer d’un téléphone ne suffit pas toujours. Il faut aussi comprendre une interface, conserver ses identifiants, envoyer un document, repérer une arnaque ou savoir demander de l’aide.

Autre difficulté : les besoins sont différents selon les personnes. Un étudiant, un jeune sorti de l’Aide sociale à l’enfance et une personne isolée ne partent pas du même point. L’accompagnement doit donc rester humain et individualisé.

6. Ce que d’autres associations peuvent reprendre

Le modèle d’Emmaüs Connect donne plusieurs pistes concrètes :

  1. partir d’un usage bloqué, pas d’un outil à distribuer ;

  2. travailler avec les structures qui connaissent déjà les habitants ;

  3. prévoir un accompagnement après la remise du matériel ;

  4. mesurer la satisfaction et les progrès, en indiquant clairement la méthode ;

  5. adapter les parcours aux publics, au lieu de proposer une solution unique.

Pour une petite association, il n’est pas nécessaire de reproduire tout le dispositif. Elle peut commencer par identifier les démarches qui posent problème dans son quartier, former quelques bénévoles et nouer un partenariat avec un acteur social ou un lieu d’accueil.

7. Un portrait à compléter avec la parole du terrain

Ce portrait s’appuie sur les informations publiques publiées par Emmaüs Connect. Il ne remplace pas une interview de l’association. Pour aller plus loin, nous souhaitons recueillir la parole d’une personne de l’équipe et d’un relais local sur le lancement d’une action, les ajustements réalisés et les effets observés au quotidien.

Vous travaillez avec Emmaüs Connect ou vous portez une action similaire dans votre commune ? Écrivez à Jimagine pour témoigner. Racontez le besoin de départ, les partenaires mobilisés et ce qui a changé sur le terrain.

Sources

Au parc de la Glissoire, à Avion dans le Pas-de-Calais, un banc pas comme les autres accueille désormais les jeunes parents. Imaginé et fabriqué par des élèves du lycée Auguste-Béhal de Lens, il permet d’allaiter ou de donner le biberon dans un cadre plus calme et plus intime.

Une réalisation menée de la conception à la fabrication

Le projet a réuni des élèves de CAP charpentier, de bac professionnel et de BTS. Avec leurs enseignants, ils ont d’abord travaillé sur plan avant de passer à la réalisation en bois. Plusieurs heures de cours ont été consacrées à cette fabrication.

Pour Khalid et Yelly, élèves en première année de CAP charpentier, cette expérience a permis de donner une utilité concrète à leur apprentissage. Leur travail répond aujourd’hui à un besoin identifié dans un lieu fréquenté par les familles.

Un espace pensé pour les mamans et les papas

Le banc est installé près de la nouvelle aire de jeux du parc de la Glissoire. Il s’adresse aux mamans qui allaitent, mais aussi aux papas qui donnent le biberon. L’objectif est simple : permettre aux parents de nourrir leur enfant sans avoir à chercher un endroit à l’écart ou à renoncer à leur confort.

Ce mobilier ne remplace pas les espaces d’accueil dédiés aux familles. Il envoie toutefois un message important. L’allaitement est un geste naturel qui a sa place dans l’espace public, comme les autres besoins des enfants.

Faire évoluer le regard sur l’allaitement

Pour Perrine Cioffi, adjointe chargée de l’Enfance et du CCAS d’Avion, cette initiative peut contribuer à faire évoluer les mentalités autour de l’allaitement. Le banc devient donc à la fois un équipement pratique et un signe visible de soutien aux parents.

Un second banc doit prochainement être installé sur le même site. La ville d’Avion soutient cette démarche qui associe formation professionnelle, fabrication locale et amélioration de l’accueil des familles.

Quand l’apprentissage répond à un besoin local

Ce projet montre ce que peut produire un partenariat entre un établissement scolaire et une collectivité. Les élèves développent leurs compétences sur un projet réel. La ville bénéficie d’un équipement conçu pour son environnement. Et les familles disposent d’un espace supplémentaire pour prendre soin de leur enfant.

Ce banc d’allaitement ne change pas tout à lui seul. Mais il rend un besoin visible et contribue à rendre les lieux publics plus accueillants pour les jeunes parents.

Source : La Voix du Nord, article publié le 30 juin 2026.

On peut avoir envie d’aider sans savoir par où commencer. Donner quelques euros, rejoindre une équipe bénévole, acheter auprès d’un commerce engagé ou soutenir une initiative de quartier : ces gestes n’ont ni le même effet, ni les mêmes contraintes.

Le bon choix n’est donc pas forcément l’action la plus visible. C’est celle qui répond à un besoin réel, qui respecte les personnes concernées et que l’on peut tenir dans le temps. Voici une méthode simple pour passer de la bonne intention à un engagement local utile.

1. Don, bénévolat, achat engagé : trois façons d’agir

Le don apporte des moyens à une association. Il peut financer une dépense précise, comme des denrées pour une épicerie solidaire, ou contribuer au fonctionnement général. Ce second usage est souvent moins visible, mais il paie aussi les salaires, le transport, le loyer et le matériel qui rendent l’action possible.

Le bénévolat apporte du temps, des compétences et une présence. Il peut s’agir d’une mission ponctuelle, d’une permanence chaque semaine ou d’un coup de main à distance. Le bénévolat n’est pas une ressource gratuite à utiliser sans cadre. Une mission claire, un référent et un accueil correct évitent que l’engagement repose uniquement sur la bonne volonté.

L’achat engagé déplace une partie de sa consommation vers un acteur local, une coopérative ou une structure qui cherche un effet social ou environnemental. Le prix, l’accessibilité et le besoin des habitants comptent aussi. Une solution utile est une solution que les personnes peuvent réellement utiliser.

Ces formes peuvent se compléter. Mais il vaut mieux en choisir une et la tenir qu’additionner des gestes sans suite.

2. Partir d’un besoin réel, pas seulement d’une envie

Une action peut être séduisante et pourtant peu adaptée au territoire. Avant de s’engager, il faut poser quelques questions :

  • Quel problème l’initiative cherche-t-elle à résoudre ?

  • Qui a formulé ce besoin ?

  • Les personnes concernées participent-elles aux décisions ?

  • Que manque-t-il aujourd’hui : de l’argent, des bénévoles, du matériel, un lieu, une compétence ?

  • Que se passe-t-il si l’on arrête son soutien ?

Un exemple : une association locale organise des distributions alimentaires. Elle ne cherche peut-être pas seulement des dons de produits. Elle peut avoir besoin de bénévoles pour l’accueil, d’un véhicule pour les trajets ou d’un appui administratif. Demander avant d’agir évite de donner ce qui est facile à donner, mais inutile sur place.

Pour une collectivité, le même réflexe s’applique. Une commune ne devrait pas lancer un dispositif solidaire uniquement parce qu’il fonctionne ailleurs. Elle doit regarder les besoins de ses habitants, les acteurs déjà présents et les moyens nécessaires pour faire vivre le projet après son lancement.

3. Vérifier la transparence et la place des personnes concernées

Il ne faut pas exiger d’une petite association les mêmes documents que d’une grande fondation. En revanche, toute structure devrait pouvoir expliquer simplement son action.

Avant un don, regardez :

  • l’objet de l’association et son territoire d’intervention ;

  • la manière dont le don sera utilisé ;

  • les résultats suivis, avec des faits et pas seulement des formules générales ;

  • les coordonnées d’une personne capable de répondre aux questions ;

  • les règles applicables aux reçus fiscaux, si l’association en délivre.

La transparence ne consiste pas à promettre que chaque euro finance directement une personne. Elle consiste à expliquer les choix, les frais et les limites. Une structure sérieuse peut aussi dire ce qu’elle ne sait pas encore mesurer.

Regardez également la place donnée aux bénéficiaires, aux habitants ou aux usagers. Sont-ils consultés ? Peuvent-ils signaler un problème ? Leur parole apparaît-elle seulement dans des témoignages, ou influence-t-elle vraiment le projet ? Une action solidaire faite sans les personnes concernées risque de répondre à une représentation du besoin plutôt qu’au besoin lui-même.

Pour approfondir les questions de rigueur et de transparence liées à la générosité, le Don en Confiance présente ses principes de projet associatif.

4. Mesurer son implication dans le temps

Un engagement utile doit aussi être tenable pour vous. Avant de dire oui, précisez :

  • le temps disponible chaque mois ;

  • la durée pendant laquelle vous pouvez vous engager ;

  • les tâches que vous acceptez réellement ;

  • vos limites, notamment face aux situations difficiles ;

  • la façon dont vous ferez le point avec l’association.

Dire « je peux aider » est une intention. Dire « je peux assurer deux heures le premier samedi du mois pendant six mois » donne un cadre exploitable.

Les associations ont aussi une responsabilité. Le site officiel Associations.gouv.fr recommande un parcours d’accueil des bénévoles : préparer l’arrivée, présenter la mission, accompagner, former et reconnaître la contribution. Ces étapes ne sont pas réservées aux grandes structures.

5. Des choix concrets selon sa situation

Vous êtes un particulier

Si vous avez peu de temps, commencez par une mission ponctuelle et demandez ce qui est vraiment utile. Si vous avez une compétence, proposez-la sans supposer que l’association saura l’intégrer. Une aide en comptabilité, en traduction, en photo ou en réparation peut répondre à un besoin précis.

Si vous préférez acheter autrement, cherchez une solution locale accessible : groupement d’achat, épicerie solidaire, ressourcerie ou commerce coopératif. Comparez l’intention affichée avec le fonctionnement concret. Qui peut y accéder ? Qui décide ? Où va l’argent ?

Pour trouver une mission, JeVeuxAider.gouv.fr propose des missions de bénévolat dans plusieurs domaines, sur le terrain ou à distance. La plateforme est un point de départ. Le contact direct avec la structure reste indispensable pour comprendre la mission.

Vous êtes élu ou agent d’une collectivité

Commencez par réunir les acteurs qui connaissent le terrain : associations, centres sociaux, services publics, habitants et personnes directement concernées. Une petite expérimentation peut être plus utile qu’un grand lancement difficile à maintenir.

Prévoyez dès le départ un responsable, un budget de fonctionnement, un lieu, des règles de suivi et un moment de bilan. Mesurez quelques éléments simples : nombre de personnes touchées, fréquence d’utilisation, retours des participants, besoins non couverts et charge portée par les associations.

La collectivité peut aussi aider à rendre l’initiative visible, à faciliter l’accès à un local ou à coordonner les acteurs. Elle ne doit pas remplacer leur expertise par une communication de projet.

6. La grille de décision en cinq questions

Avant de donner, de vous inscrire ou d’acheter, prenez deux minutes pour répondre à ces cinq questions :

  1. Quel besoin concret cette action traite-t-elle ?

  2. Les personnes concernées ont-elles une vraie place dans le projet ?

  3. Que va apporter exactement mon argent, mon temps ou mon achat ?

  4. Comment l’action rend-elle compte de ce qu’elle fait et de ses limites ?

  5. Quel engagement puis-je tenir sans m’épuiser ?

Si une réponse reste floue, ce n’est pas forcément un signal d’alerte. C’est une raison de poser une question avant de s’engager.

7. Passer à l’action sans chercher le geste parfait

L’engagement local n’a pas besoin d’être spectaculaire. Un don régulier de faible montant, une permanence tenue chaque mois ou un achat fait au bon endroit peuvent compter davantage qu’un geste ponctuel très visible.

Le plus important est de rester en lien avec la réalité du terrain. Écouter avant de proposer. Demander avant de donner. Faire un point après quelques semaines. Et accepter de modifier son soutien si le besoin change.

Une bonne intention devient utile quand elle rencontre une demande réelle, un cadre clair et une présence qui dure.

Ressources pour aller plus loin

Après les incendies qui ont marqué la Gironde, une commune du Puy-de-Dôme a choisi d’agir à son échelle. La Bourboule propose d’accueillir gratuitement 200 enfants exposés aux fumées, dans son établissement thermal des Grands Thermes.

L’initiative repose sur un principe simple : offrir un temps de soins et de récupération à des enfants qui ont vécu un épisode particulièrement éprouvant. Les séjours durent cinq jours et sont accessibles sur avis médical.

Une réponse concrète après les incendies

Les fumées d’un incendie peuvent laisser des traces, notamment chez les enfants qui souffrent déjà de fragilités respiratoires. Irritations, gêne respiratoire ou aggravation de certains symptômes peuvent nécessiter un suivi médical après l’exposition.

Dans ce contexte, la Ville de La Bourboule a proposé de mettre son savoir-faire thermal au service des familles touchées. Le maire, David Dupic, a écrit aux élus des communes sinistrées à la mi-août pour leur présenter cette offre d’accueil.

La commune prend en charge les séjours des enfants. Un proche peut aussi les accompagner. Pour faciliter sa venue, les professionnels de l’hébergement local ont accepté de proposer un tarif négocié, selon les informations rapportées par Sud Ouest.

Le thermalisme comme soutien, avec un avis médical

Les Grands Thermes de La Bourboule accueillent depuis de nombreuses années des enfants pour des problèmes liés aux voies respiratoires et à la peau. L’établissement indique proposer des cures adaptées à des situations comme l’asthme, les allergies ou certaines affections cutanées.

Pour cette opération, l’accès se fait sur avis médical. Ce point est essentiel. Une cure thermale ne remplace pas une consultation, un diagnostic ou un traitement prescrit. Elle s’inscrit dans un parcours défini avec les professionnels de santé.

Le site des Grands Thermes de La Bourboule précise que les soins destinés aux enfants concernent notamment les voies respiratoires et la dermatologie. Les modalités d’accueil et les indications doivent être vérifiées directement auprès de l’établissement et du médecin de l’enfant.

Une solidarité qui dépasse les frontières locales

La proposition de La Bourboule montre qu’une collectivité peut répondre à une catastrophe qui s’est produite loin de son territoire. Elle ne règle pas les conséquences des incendies. Mais elle apporte une aide précise à des familles qui en ont besoin.

Cette mobilisation rappelle aussi l’importance de l’après-incendie. Une fois les flammes éteintes, les habitants doivent encore faire face aux pertes, aux inquiétudes et aux effets possibles de l’exposition aux fumées. Pour les enfants, un accompagnement médical et humain peut aider à reprendre un peu de stabilité.

Avec 200 places proposées et cinq jours de soins par séjour, La Bourboule transforme ainsi son expertise locale en geste de solidarité. Une manière concrète de prendre soin des plus jeunes, au-delà de son propre bassin de vie.

À retenir

  • Qui agit ? La Ville de La Bourboule, via les Grands Thermes.
  • Pour qui ? 200 enfants exposés aux fumées des incendies de Gironde.
  • Quelle aide ? Un séjour thermal gratuit de cinq jours.
  • Quelle condition ? Un avis médical.
  • Quel accompagnement ? La présence possible d’un proche, avec un hébergement proposé à tarif négocié.

Sources : Sud Ouest, d’après une information de La Montagne, et Grands Thermes de La Bourboule.

Un besoin local ne se règle pas toujours avec un grand dispositif. Parfois, il faut un lieu où l’on peut entrer, cuisiner avec d’autres, s’asseoir à table et revenir. C’est le pari des Petites Cantines, un réseau non lucratif de cantines de quartier né à Lyon.

Le principe est simple. Les habitants, de passage ou non, préparent et partagent un repas. Ils peuvent aussi mettre le couvert, accueillir les autres convives ou participer à la vaisselle. Les repas sont participatifs, durables et à prix libre.

Pour comprendre le passage de l’idée au terrain, nous nous appuyons sur une interview publique de Diane Dupré La Tour, cofondatrice des Petites Cantines, publiée par Millénaire 3 le 7 juillet 2022, ainsi que sur les données publiées par l’association. Ce n’est pas une interview réalisée par Jimagine. La précision compte.

Un besoin local de départ : remettre de la relation dans le quotidien

Le projet ne part pas d’un cahier des charges national. Il naît d’une histoire personnelle et d’une envie de construire un projet utile.

Dans l’entretien publié en 2022, Diane Dupré La Tour raconte qu’après un accident de la vie, ses voisins avaient cuisiné pour elle. Les plats déposés chaque semaine sur son palier l’avaient marquée. Il ne s’agissait pas seulement de se nourrir. Ces gestes créaient de la présence et de la confiance.

En parallèle, Étienne Thouvenot cherchait un projet porteur de sens. Les deux futurs cofondateurs ont rapproché leurs expériences et ont retenu l’idée d’un réseau de cantines de quartier. Le repas devenait un point de départ concret pour retisser des liens entre habitants.

L’association a été créée à Lyon en 2015. Les cantines sont ouvertes à toutes et à tous. L’objectif est de permettre une rencontre réelle, dans un lieu de proximité, avec une activité que chacun peut rejoindre à son niveau.

La rencontre avec les habitants avant l’ouverture

En 2015, l’équipe a tenu un stand place Valmy, dans le 9e arrondissement de Lyon. Les habitants ont laissé leurs coordonnées et proposé des idées.

L’une de ces idées concernait le prix libre. Ce choix est devenu un élément du modèle. Chaque convive contribue selon ses moyens.

L’accueil n’a pas été uniforme. Dans l’interview de 2022, Diane Dupré La Tour explique que certains restaurateurs s’interrogeaient sur la difficulté du métier. Des acteurs sociaux se demandaient aussi comment le projet pouvait s’articuler avec un secteur soumis à de plus en plus de normes. D’autres ont rapidement vu la complémentarité avec les structures existantes.

Des choix concrets : cuisiner ensemble, acheter local, faire réseau

Les convives ne sont pas de simples clients. Ils peuvent cuisiner ensemble, mettre le couvert, servir, accueillir une nouvelle personne ou ranger après le repas.

Le réseau met en avant les produits bio, locaux ou issus de circuits courts, avec peu de produits carnés. Dans l’entretien de 2022, Diane Dupré La Tour cite la collecte d’invendus auprès de magasins bio et naturels du quartier, ainsi que l’achat de produits à un maraîcher local de Chasselay, près de Lyon.

Le prix libre facilite l’accès, mais il ne suffit pas à faire fonctionner un lieu. Chaque cantine s’appuie sur une personne salariée, la ou le maître.sse de maison. Cette personne veille à l’hygiène, à l’approvisionnement et à l’accueil. Elle aide aussi les convives à participer et à s’exprimer.

Les Petites Cantines accompagnent les collectifs qui souhaitent ouvrir une cantine ou développer un projet où le repas sert le lien social. L’Avise décrivait en janvier 2022 une formation appelée « Ça mijote », une fiche projet, un suivi individuel et une communauté apprenante entre cantines.

La Charte ADN, rédigée collectivement à l’été 2020, fixe les fondamentaux du réseau. Elle donne un cadre commun tout en laissant aux équipes locales une marge d’adaptation.

Des résultats vérifiables, avec une réserve sur les dates

La page officielle « Nos chiffres clés » affiche actuellement :

  • près de 200 000 repas servis depuis le début de l’aventure ;

  • plus de 19 000 adhérents ;

  • plus de 45 000 convives ayant participé à la cuisine ;

  • 38 emplois créés ;

  • 22 cantines ouvertes ;

  • 7 cantines en projet ;

  • 3 projets mettant le repas au service du lien social accompagnés.

La page ne donne pas de date précise pour cette série. Nous la présentons donc comme un état des chiffres affichés par l’association, et non comme un bilan annuel 2024 ou 2025.

La mesure d’impact social publiée par Les Petites Cantines porte sur l’automne 2023. Elle indique notamment que 97,5 % des convives interrogés se sentent accueillis tels qu’ils sont, 88 % ressentent de la confiance envers les autres convives et 76 % disent prendre conscience de certains préjugés et changer de regard. 88 % déclarent avoir découvert des produits ou recettes sains, de saison et peu coûteux qu’ils souhaitent reproduire. Plus d’un convive sur deux affirme avoir changé durablement ses pratiques alimentaires. Enfin, 91 % considèrent le prix libre comme un outil fiable pour démocratiser l’accès à une alimentation saine et de qualité.

Les difficultés rencontrées quand le projet grandit

Ouvrir une cantine est une étape. La faire vivre dans le temps en est une autre. Il faut trouver un lieu, financer les premiers travaux, sécuriser l’approvisionnement, respecter les règles d’hygiène, soutenir une équipe et construire une communauté.

L’essaimage ajoute une difficulté. Les équipes locales doivent garder leur autonomie tout en respectant les bases du modèle. L’Avise relevait en 2022 la sur-sollicitation possible des équipes, entre les salariés présents en semaine et les bénévoles mobilisés le soir ou le week-end. L’équilibre économique et l’impact social doivent avancer ensemble.

Ce que d’autres associations peuvent reprendre

  1. Partir d’un besoin vécu. La question n’est pas seulement « comment servir des repas ? », mais aussi « comment créer les conditions d’une relation de qualité ? »

  2. Tester avant d’ouvrir. Un stand ou un repas test permet de recueillir des idées et de repérer les objections.

  3. Donner un rôle aux personnes concernées. Elles ne sont pas uniquement bénéficiaires. Elles participent et contribuent.

  4. Fixer quelques règles fortes. Une charte aide à grandir sans perdre le sens du projet.

  5. Mesurer les effets. Le nombre de participants compte. Le sentiment d’accueil et la confiance comptent aussi.

  6. Nommer le travail invisible. Accueil, hygiène, coordination et financement sont à prévoir dès le départ.

Un projet à découvrir et à raconter

Les Petites Cantines montrent comment une idée née d’un vécu local peut devenir un réseau. Leur méthode tient à une suite de décisions concrètes : écouter les habitants, créer un cadre participatif, travailler avec les ressources du territoire, mesurer les effets et accompagner les nouveaux collectifs.

Vous portez une action locale partie d’un besoin clairement identifié ? Jimagine donne la parole aux associations, collectivités et collectifs qui racontent leurs choix, leurs résultats et leurs difficultés. Vous pouvez nous proposer votre témoignage via Jimagine.

Sources

Une patte en moins, une articulation fragile ou un trouble locomoteur peuvent profondément changer la vie d’un animal. Pour les aider à retrouver davantage d’autonomie, Antoine Maître a créé Orthopia, une activité dédiée à la conception de prothèses et d’orthèses animales sur mesure.

Un savoir-faire d’abord développé pour l’humain

Installé à Limours, dans l’Essonne, Antoine Maître travaillait depuis près de dix ans dans l’orthoprothèse humaine avant de se tourner vers les animaux. Son objectif reste le même : concevoir un appareillage qui accompagne au mieux les mouvements et le quotidien de la personne ou de l’animal qui le porte.

Mais un chien, un chat ou un cheval ne se déplace pas comme un humain. L’équipement doit tenir compte de sa morphologie, de son poids, de ses habitudes et de son environnement. Un chien très actif n’aura pas les mêmes besoins qu’un animal âgé qui cherche simplement à se déplacer sans douleur.

Chaque équipement est vraiment personnalisé

Avant de fabriquer une prothèse ou une orthèse, Antoine Maître étudie la situation de l’animal. La forme de son corps, sa manière de marcher et son mode de vie entrent dans la conception. L’appareillage est ensuite réalisé progressivement, avec des ajustements pour trouver le meilleur équilibre entre maintien, confort et liberté de mouvement.

La fabrication d’un équipement demande environ trente heures de travail. Plusieurs matériaux peuvent être utilisés, comme la résine, le silicone ou la fibre de carbone. Le choix dépend de l’usage prévu et des contraintes propres à chaque animal.

Chiens, chats, chevaux et animaux de ferme

Les solutions proposées par Orthopia s’adressent à des animaux amputés, handicapés ou touchés par une pathologie qui limite leurs déplacements. Des chiens et des chats peuvent être concernés, mais aussi des chevaux, des chèvres ou des ânes.

Dans certains cas, l’appareillage aide à compenser une amputation. Dans d’autres, il soutient un membre affaibli ou corrige un problème qui gêne la marche. Le but n’est pas de promettre une guérison. Il s’agit de donner à l’animal de meilleures conditions pour bouger, jouer, sortir ou simplement rester actif.

La technologie au service du bien-être animal

Les progrès du scan 3D et des matériaux ouvrent de nouvelles possibilités. Ces outils permettent de prendre en compte plus finement les volumes et les appuis, tout en fabriquant des dispositifs plus adaptés. Ils complètent le suivi vétérinaire et le travail de rééducation lorsqu’il est nécessaire.

Cette approche rappelle aussi qu’un handicap ne met pas forcément fin à la vie active d’un animal. Avec un accompagnement adapté, certains peuvent retrouver une partie de leurs habitudes et continuer à évoluer dans leur environnement.

Une initiative qui change le regard sur le handicap

Les prothèses animales restent peu courantes et chaque cas demande une réponse spécifique. Le travail d’Antoine Maître montre pourtant qu’un savoir-faire technique peut être appliqué à d’autres espèces, à condition de partir des besoins réels de chacune.

Cette initiative contribue à faire évoluer le regard porté sur les animaux amputés ou handicapés. Elle met en avant leur capacité d’adaptation et offre aux propriétaires une piste supplémentaire, en lien avec les professionnels de santé animale.

Article rédigé à partir de l’article publié par NEOZONE. Pour en savoir plus sur l’activité d’Antoine Maître, découvrez Orthopia.

Quand un logement devient trop chaud pour être habitable, le problème ne se voit pas toujours au premier coup d’œil. Pourtant, pendant les épisodes de canicule, certaines habitations se transforment en véritables « bouilloires thermiques ». Les nuits restent difficiles, l’air circule mal et les habitants ne disposent pas toujours de moyens simples pour se protéger. À Lyon, la municipalité souhaite prendre ce risque en compte dans l’évaluation des logements. D’après l’article publié par France info, la ville serait la première grande ville française à intégrer la chaleur excessive parmi les critères liés à la salubrité des habitations.

La chaleur devient un enjeu de salubrité

Jusqu’ici, la lutte contre l’habitat indigne s’est surtout concentrée sur l’humidité, les moisissures, le manque de chauffage ou les problèmes de sécurité. Le réchauffement climatique oblige les collectivités à élargir leur regard. Un logement peut être correct en hiver et pourtant devenir dangereux en été. Les personnes âgées, les jeunes enfants et les personnes fragiles sont les premières exposées, mais personne n’est réellement épargné lorsque les températures restent élevées plusieurs jours et plusieurs nuits. La démarche annoncée à Lyon vise donc à mieux repérer les logements qui accumulent la chaleur et qui offrent peu de solutions pour la faire baisser.

Quels éléments seraient évalués ?

Les agents municipaux pourraient s’appuyer sur plusieurs indicateurs pour examiner le confort thermique des habitants :

  • la température dans le logement, notamment pendant la nuit ;

  • la possibilité de créer une ventilation naturelle ;

  • la présence de volets ou d’autres protections solaires ;

  • l’exposition du logement et sa capacité à évacuer la chaleur.

Cette approche permet de sortir d’une vision limitée à la température extérieure. Deux appartements situés dans le même quartier peuvent vivre une canicule de façon très différente selon leur orientation, leur isolation, leurs fenêtres ou leur accès à l’air extérieur.

Des travaux pourraient être imposés aux propriétaires

Les logements les plus problématiques pourraient être considérés comme des « bouilloires thermiques ». Dans ces situations, des travaux obligatoires pourraient être demandés aux propriétaires bailleurs, avec des sanctions en cas de refus. L’objectif n’est pas de transformer chaque appartement en logement climatisé. Des solutions plus simples peuvent déjà améliorer le quotidien : installer des volets ou des stores extérieurs, créer des protections solaires, favoriser la circulation de l’air ou ajouter un brasseur d’air. Ces aménagements doivent toutefois être pensés avec soin. Une mauvaise isolation ou une climatisation mal utilisée peut augmenter la consommation d’énergie et rejeter davantage de chaleur dans l’espace urbain. Le confort d’été doit donc aller de pair avec une rénovation adaptée et une attention portée aux ressources.

Une mesure qui peut inspirer d’autres villes

La décision lyonnaise ouvre un débat important pour les collectivités. Les canicules ne sont plus des événements exceptionnels. Elles deviennent un sujet d’aménagement, de santé publique et de justice sociale. Les habitants des logements mal exposés ou mal équipés ne peuvent pas toujours financer eux-mêmes les travaux nécessaires. En intégrant la surchauffe dans les critères de salubrité, une ville peut mieux protéger les personnes les plus vulnérables et responsabiliser les propriétaires. La mesure pourrait aussi contribuer à faire émerger un cadre commun à l’échelle nationale. Les règles du logement devront progressivement tenir compte des températures de demain, et pas seulement des conditions du passé.

Adapter les logements, mais aussi les quartiers

La rénovation des bâtiments ne suffira pas à elle seule. Les villes devront aussi végétaliser les espaces publics, limiter les îlots de chaleur, créer des lieux frais et faciliter l’accès à l’information pendant les épisodes de fortes températures. Mais le logement reste un point de départ essentiel. C’est là que les habitants passent leurs nuits. C’est là qu’ils doivent pouvoir récupérer lorsque la chaleur s’installe. En reconnaissant la surchauffe comme un problème de salubrité, Lyon fait évoluer la manière dont les villes protègent leurs habitants. Une habitation saine doit désormais être vivable en hiver comme en été. Source : France Info