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Veranda : quand la nature, l’amour et les racines folk deviennent musique
Dans un paysage musical où les frontières entre les genres s’estompent de plus en plus, rares sont les artistes capables de conjuguer authenticité, tradition et modernité avec autant de naturel que Veranda. Le duo québécois formé par Catherine-Audrey Lachapelle et Léandre Joly-Pelletier revient en ce début d’année avec un quatrième album éponyme qui s’impose déjà comme l’une des plus belles parutions folk-country francophones de 2026. Entre bluegrass, folk des Appalaches, chanson québécoise et country traditionnelle, Veranda signe une œuvre chaleureuse, sensible et profondément enracinée dans son territoire.
Cet album, tout simplement intitulé Veranda, apparaît comme l’aboutissement d’un parcours artistique débuté il y a plusieurs années dans les soirées bluegrass du mythique Barfly de Montréal, véritable institution pour les amateurs de musique traditionnelle.
Une histoire d’amour née au rythme du bluegrass
L’histoire de Veranda ressemble à l’une de ces chansons folk que l’on transmet de génération en génération. Catherine-Audrey Lachapelle, comédienne connue du grand public québécois pour son rôle de Virginie Francœur dans la populaire série télévisée District 31, croise la route du guitariste virtuose et multi-instrumentiste Léandre Joly-Pelletier lors de soirées bluegrass montréalaises. Très vite, une alchimie musicale se crée. Puis une histoire d’amour.
Leur complémentarité devient rapidement leur principale force. D’un côté, Catherine-Audrey apporte sa sensibilité artistique, son sens de l’interprétation et une voix capable d’émouvoir dès les premières notes. De l’autre, Léandre nourrit les compositions de sa maîtrise instrumentale et de sa connaissance approfondie des traditions folk, country et bluegrass. Ensemble, ils développent un son unique qui marie avec élégance simplicité et virtuosité.

Du rêve américain au bluegrass québécois
Les premiers pas de Veranda se font en anglais avec les projets The Veranda Sessions puis Woodland Waltz. Rapidement cependant, les deux artistes ressentent le besoin de s’exprimer dans leur langue maternelle.
Cette décision s’avère déterminante. Avec l’EP Yodel bleu, paru en 2020, le duo affirme sa personnalité artistique et démontre que le bluegrass traditionnel peut parfaitement s’épanouir en français. Le projet reçoit d’ailleurs le prix du meilleur album country au GAMIQ et attire l’attention des médias spécialisés américains, notamment Bluegrass Today et Bluegrass Situation, impressionnés par cette approche originale d’un genre habituellement dominé par l’anglais.
Le premier album longue durée, Là-bas, publié en 2022, confirme leur talent avec plusieurs nominations prestigieuses, notamment à l’ADISQ, aux Canadian Folk Music Awards et au Gala Country.
Un nouvel album enraciné dans la nature
Avec ce nouvel opus éponyme, Veranda semble avoir trouvé sa pleine maturité artistique.
Installés à La Macaza, dans les Hautes-Laurentides, les deux artistes puisent quotidiennement leur inspiration dans les paysages qui les entourent. Chasse, pêche, cueillette de champignons sauvages, longues promenades en forêt : leur mode de vie est intimement lié à la nature. Cette relation privilégiée avec le monde vivant irrigue l’ensemble des douze chansons de l’album.
Loin d’un folklore artificiel ou d’une vision idéalisée de la campagne, Veranda chante le réel. Les petites joies du quotidien. Les rencontres. Les deuils. Les épreuves. Les espoirs. Les chemins parfois tortueux que chacun emprunte pour trouver sa place.
Le résultat est d’une sincérité désarmante.

Une musique qui célèbre la vie ordinaire
L’une des grandes qualités de Veranda réside dans sa capacité à transformer des situations ordinaires en récits universels.
Ainsi, La chasse aux champignons devient bien plus qu’une chanson sur la mycologie : elle raconte la passion, l’émerveillement et le rapport intime à la nature. Reel du Pont-Méthot s’inspire d’une anecdote cocasse impliquant des livreurs perdus dans les bois. D’autres titres abordent des thèmes plus profonds comme le deuil, la dépression, la reconstruction personnelle ou encore les relations amoureuses parfois étouffantes.
Des chansons comme J’entends ton nom, Pour ne pas oublier, Si demain, Premier train ou Cage dorée démontrent toute l’étendue émotionnelle du duo. Même lorsque les sujets sont graves, la musique demeure lumineuse, portée par un élan vital qui empêche toute forme de mélancolie excessive.
Une expérience collective avant tout
Si les albums précédents mettaient principalement en avant le duo, ce nouveau projet se présente davantage comme une aventure collective.
Veranda a souhaité capturer sur disque l’énergie qui se dégage de ses concerts. Pour y parvenir, l’album a été enregistré en grande partie en prise directe, avec les musiciens jouant ensemble dans le même espace. Une approche qui favorise la spontanéité et la chaleur humaine.
Le réalisateur Joe Grass, figure respectée de la scène folk canadienne, apporte une dimension supplémentaire aux compositions. Les arrangements mettent en valeur le talent de chacun des musiciens : Kieran Poile au violon, Jean-Philippe Demers-Lelotte à la contrebasse, Frank Evans au banjo et Joe Grass lui-même à la dobro et à la mandoline.
L’ensemble respire. Rien ne paraît forcé. Chaque instrument trouve naturellement sa place.

Entre tradition et modernité
L’une des grandes réussites de Veranda est de parvenir à respecter profondément les codes du bluegrass et du country traditionnel tout en évitant l’écueil de la nostalgie.
On retrouve bien sûr les ingrédients qui font le charme des musiques de racines : harmonies vocales impeccables, banjo bondissant, mandoline étincelante, violon expressif, guitares acoustiques chaleureuses et même la podorythmie héritée des traditions québécoises.
Mais ces éléments servent une écriture contemporaine, ancrée dans les préoccupations d’aujourd’hui. Veranda ne cherche pas à reproduire le passé ; il s’en inspire pour construire quelque chose de vivant et d’actuel.
Cette capacité à faire dialoguer héritage et modernité explique sans doute pourquoi le duo séduit aussi bien les amateurs de bluegrass traditionnel que les nouvelles générations de mélomanes.

Une reconnaissance qui dépasse les frontières
Depuis ses débuts, Veranda a donné plus de 300 concerts au Québec, dans les provinces maritimes, dans l’Ouest canadien, en Europe et aux États-Unis. Le duo a même participé en 2025 à l’un des plus importants rassemblements bluegrass au monde dans le Tennessee.
Cette reconnaissance internationale témoigne de la force universelle de leur musique.
Comme le souligne Léandre Joly-Pelletier, les spectateurs n’ont pas nécessairement besoin de comprendre chaque mot pour être touchés. Les émotions, les harmonies et l’énergie des chansons parlent d’elles-mêmes. La musique des racines possède cette capacité rare de traverser les langues et les frontières.

Un album appelé à marquer l’année 2026
Les critiques québécoises ont accueilli l’album avec enthousiasme.
Le quotidien Le Soleil souligne sa capacité à explorer les liens entre les êtres humains et la nature tout en suscitant de fortes émotions. La Presse évoque une œuvre chaleureuse digne des grands « partys de cuisine » québécois. Quant au magazine L’Actualité, il insiste sur la profondeur, l’authenticité et la sincérité du propos de Veranda.
Ces éloges ne doivent rien au hasard.
Avec cet album éponyme, Veranda réussit le pari délicat de créer une musique à la fois populaire et exigeante, enracinée et ouverte sur le monde, festive et émouvante. Le duo québécois démontre que le bluegrass francophone n’est pas une curiosité exotique mais un véritable langage artistique capable de toucher un public bien au-delà des frontières du Québec.
Verdict
Veranda est bien davantage qu’un simple album folk ou country. C’est une célébration de la vie simple, des liens humains, du territoire et de la transmission. Une œuvre lumineuse qui rappelle que les plus belles chansons naissent souvent des choses les plus ordinaires.
À une époque où tant de productions cherchent à impressionner par leur sophistication, Veranda choisit la sincérité. Et c’est précisément ce qui rend cet album si précieux.
Pour les amateurs de folk, de bluegrass, de country traditionnelle et de chanson québécoise authentique, Veranda figure déjà parmi les incontournables de l’année 2026.
Veranda sur la toile
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Depuis plus d’une décennie, le trio scandinave Fru Skagerrak fait danser les amateurs de musiques traditionnelles à travers le monde. Avec son nouvel album “ Decennium “, sorti le 29 mai 2026, la formation composée de musiciennes venues du Danemark, de la Norvège et de la Suède signe une œuvre profondément personnelle qui célèbre à la fois son parcours artistique et ses racines culturelles.
Entre compositions originales, airs traditionnels et chants hérités du patrimoine nordique, cet opus anniversaire témoigne de l’évolution d’un groupe devenu l’une des références incontournables du folk scandinave contemporain.
Fru Skagerrak : une rencontre au cœur de la Scandinavie
Le nom Fru Skagerrak peut se traduire littéralement par “ Madame Skagerrak “ ou “ Dame Skagerrak “.
Le Skagerrak est le détroit maritime qui relie la mer du Nord à la mer Baltique et qui sépare tout en rapprochant les côtes du Danemark, de la Norvège et de la Suède. Un symbole parfait pour ce trio dont chaque membre est originaire d’un de ces trois pays.
L’histoire du groupe débute en 2011 lors du célèbre Tønder Festival, l’un des plus importants rendez-vous folk d’Europe du Nord. Au fil de sessions musicales improvisées dans les coulisses du festival, une évidence s’impose : malgré leurs traditions respectives, les trois musiciennes partagent une même sensibilité musicale.
Après plusieurs rencontres successives, le projet prend officiellement forme en août 2014.
Le premier album éponyme paraît en 2016. Deux ans plus tard, le trio confirme son potentiel avec “ Ankerdram “, salué par la presse spécialisée internationale. Aujourd’hui, avec “ Decennium “, Fru Skagerrak célèbre les dix ans de son premier enregistrement et près de quinze années d’amitié musicale.
Trois musiciennes, trois traditions, une seule voix
La force de Fru Skagerrak réside dans sa capacité à unir des traditions parfois différentes sans jamais les diluer.
Anna Lindblad, la voix de la Suède
Originaire de Suède, Anna Lindblad est reconnue pour son jeu de violon à cinq cordes particulièrement expressif. Nommée Riksspelman à seulement 18 ans ,une distinction prestigieuse dans le monde de la musique traditionnelle suédoise , elle est également diplômée du Conservatoire Royal de Stockholm.
Son jeu s’inspire autant des traditions suédoises que des musiques du Québec, de l’Irlande, du Cajun et de l’Old Time américain.
Elise Wessel Hildrum, la finesse norvégienne
La Norvège est représentée par Elise Wessel Hildrum, violoniste et flûtiste.
Particularité rare dans le paysage folk norvégien, elle s’est d’abord formée à la flûte à bec avant de découvrir la musique traditionnelle à l’âge de vingt ans. Double lauréate de la catégorie flûte lors du prestigieux concours national Landskappleiken, elle apporte une couleur aérienne et raffinée à l’ensemble.
Maja Kjær Jacobsen, l’énergie danoise
La Danoise Maja Kjær Jacobsen est à la fois violoniste, chanteuse, compositrice et entrepreneure culturelle.
Son jeu puissant et terrien puise son inspiration dans les traditions musicales du Jutland central. Nommée à plusieurs reprises aux Danish Music Awards Folk/Roots, elle est également connue pour ses nombreuses créations originales.

“ Decennium “ : regarder vers ses racines pour mieux avancer
Avec ce troisième album, Fru Skagerrak choisit de regarder dans le rétroviseur.
Le titre “ Decennium “ signifie tout simplement “ Décennie “ en latin.
Pour les musiciennes, cet album constitue une réflexion sur le chemin parcouru : “ Pour nous, Decennium est une façon de réfléchir à nos origines et à la manière dont elles façonnent aujourd’hui notre façon de jouer ensemble. “
Plutôt que de chercher à révolutionner sa formule, le trio préfère approfondir ce qui fait sa singularité : une énergie de danse irrésistible, une grande complicité musicale et un profond respect des traditions nordiques.
Le résultat est probablement l’album le plus personnel du groupe.
Une musique enracinée dans la danse
L’un des éléments les plus marquants de Fru Skagerrak est sa capacité à faire ressentir physiquement la musique.
Les mélodies semblent constamment inviter à la danse.
Ce n’est pas un hasard si la majorité des morceaux de “ Decennium “ trouvent leurs origines dans des formes traditionnelles destinées aux bals populaires scandinaves : polskas, hallings, valses et marches.
La critique spécialisée souligne régulièrement cet aspect.
Le magazine allemand Folk Magazin décrit leur musique comme un pont entre les traditions nationales scandinaves.
Le magazine britannique fRoots parle quant à lui de : “ Courage, audace et hectares de plaisir musical scandinave débridé ».
La musicienne américaine Natalie Haas résume parfaitement l’esprit du trio : “ Leur son combiné est d’une beauté naturelle, rempli d’énergie dansante et d’arrangements élégants. “

Analyse piste par piste
1. Bostaden ( La Résidence ou La Demeure )
Composition originale d’Anna Lindblad, cette ouverture met immédiatement en avant la cohésion du trio. Les trois violons s’entrelacent avec une fluidité remarquable.
2. Dagnys (Le morceau de Dagny)
Air traditionnel suédois aux accents lumineux et festifs.
3. Marsch från Sätila (Marche de Sätila )
Sätila est une localité suédoise. Cette marche traditionnelle possède toute la noblesse des anciennes musiques processionnelles.
4. Kyst til kyst (De côte à côte )
Composée par Maja Kjær Jacobsen, cette pièce évoque naturellement les liens maritimes qui unissent les trois pays scandinaves.
5. 10-årshallingen (Le Halling des dix ans)
Composée par Elise Wessel Hildrum spécialement pour cet anniversaire. Le halling est une danse traditionnelle norvégienne réputée pour son énergie spectaculaire.
6. E du gær’n gut (Traduction approximative : Es-tu fou, garçon ? )
Un titre typiquement norvégien plein d’humour et de caractère.
7. Bröllopsvals till Lovisa och Jonas (Valse de mariage pour Lovisa et Jonas )
L’une des pièces les plus émouvantes du disque.Anna Lindblad signe ici une valse délicate et élégante.
8. Oksekow
Le titre fait référence à une ancienne mélodie traditionnelle. Son sens exact varie selon les régions et les traditions locales. Le titre n’a pas de traduction certaine aujourd’hui. Son nom semble dériver d’un ancien terme scandinave lié au mot « bœuf » (okse en danois et norvégien), mais sa signification exacte s’est vraisemblablement perdue au fil des générations.
9. Matrosens klagesang ( La complainte du marin ) – Seul morceau chanté de l’album.
Cette chanson traditionnelle clôture le disque sur une note plus introspective et mélancolique. Les voix des trois musiciennes s’y mêlent avec une grande sensibilité.
Une maturité artistique impressionnante
Ce qui frappe à l’écoute de “ Decennium “, c’est l’extraordinaire cohésion du trio. Après quinze années de collaboration, les trois musiciennes jouent comme si elles partageaient un même souffle. Aucun instrument ne cherche à dominer les autres.
Cette approche collective est devenue la signature de Fru Skagerrak. Chaque arrangement est élaboré ensemble et chaque membre possède une place égale dans la création artistique.
Cette philosophie collaborative donne naissance à un son particulièrement organique où les harmonies semblent naître naturellement.
Un groupe devenu ambassadeur du folk scandinave
Au fil des années, Fru Skagerrak a porté la musique nordique bien au-delà des frontières de la Scandinavie.
Le trio a notamment joué dans de nombreux festivals internationaux, dont le célèbre Woodford Folk Festival en Australie, qui accueille chaque année près de 150 000 visiteurs.
Le groupe s’est également produit en Europe, au Canada et aux États-Unis.
Cette ouverture internationale a enrichi son univers musical tout en renforçant son attachement aux traditions nordiques.

Un album incontournable pour les amateurs de folk
Avec “ Decennium “, Fru Skagerrak ne cherche pas à impressionner par la virtuosité ou les effets spectaculaires.
Le trio privilégie l’authenticité, la complicité et l’émotion.
L’album constitue à la fois une célébration de dix années d’aventure artistique et une déclaration d’amour aux traditions musicales scandinaves.
Accessible aux néophytes comme aux passionnés de folk nordique, « Decennium » confirme que Fru Skagerrak compte parmi les formations les plus inspirées de la scène folk européenne actuelle.
À l’heure où de nombreux artistes cherchent à moderniser les traditions à tout prix, le trio démontre qu’il est encore possible de créer une musique profondément contemporaine en restant fidèle à ses racines.
À écouter si vous aimez : Väsen, Triakel, Frigg, Hoven Droven ou les grandes traditions musicales de Scandinavie.
« Decennium » est disponible en CD auprès des distributeurs spécialisés en musiques du monde et sur les principales plateformes de streaming.
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La vie est faite de hauts et de bas, et chaque épreuve que nous traversons fait partie du voyage. Lorsque nous traversons des moments difficiles, entendre des paroles inspirantes peut réconforter notre cœur et nous rappeler que cela aussi passera.

La puissance de la gentillesse et du réconfort

- « Trop souvent, nous sous-estimons le pouvoir d’un toucher, d’un sourire, d’un mot gentil, d’une oreille attentive, d’un compliment sincère ou du moindre acte de bienveillance, qui ont tous le potentiel de changer une vie. » — Leo Buscaglia
- « Je jure que la Terre sera complète pour celui ou celle qui se sent complet. La Terre reste brisée et incomplète seulement pour celui ou celle qui se sent brisé et incomplet. » — Walt Whitman
- « Celui qui pense souffrir seul ne connaît pas Dieu. » — Rudy Byleveld
- « Accepte l’échec, car il est source de connaissance. » — Diego Sayles
- « Décharge ton fardeau sur le Seigneur, et il te soutiendra ; il ne laissera jamais vaciller le juste. » — Psaume 55:22
L’espoir et la résilience

- « Être plein d’espoir est plus important que d’être réaliste. La réalité est teintée de nos perceptions, opinions et émotions humaines fragiles. Mais l’espoir a le pouvoir de nous élever. Il détourne notre regard de ce qui est visible et nous permet d’entrevoir le miracle dont nous avons besoin, alors qu’il est encore loin. » — Scott Johnson
- « Il y a des moments où je souhaiterais pouvoir remonter le temps et effacer toute la tristesse, mais j’ai le sentiment que si je le faisais, la joie disparaîtrait aussi. » — Nicholas Sparks, A Walk to Remember
- « Bien que le monde soit rempli de souffrances, il est aussi rempli de victoires sur celles-ci. » — Helen Keller
- « Engourdir la douleur pendant un temps ne fait que l’aggraver lorsque nous la ressentons enfin. » — J.K. Rowling
- « Même une vie heureuse ne peut être exempte d’une certaine dose d’obscurité, et le mot bonheur perdrait son sens s’il n’était pas contrebalancé par la tristesse. » — Carl Jung
La lumière après l’obscurité

- « Après la tempête vient toujours l’éclaircie. » — Proverbe
- « Les plus grandes batailles donnent naissance aux âmes les plus fortes. » — Anonyme
- « Ne crains pas l’échec, crains de ne jamais essayer. » — Anonyme
- « Le courage ne signifie pas l’absence de peur, mais la capacité de continuer malgré elle. » — Nelson Mandela
- « Chaque jour peut être un nouveau départ. » — Anonyme
Se relever et avancer

- « Nous sommes plus forts que nous ne le pensons. » — Anonyme
- « Même la nuit la plus sombre prendra fin et le soleil se lèvera. » — Victor Hugo
- « Ne laissez pas une mauvaise journée vous faire croire que vous avez une mauvaise vie. » — Anonyme
- « Le changement commence quand nous décidons d’essayer. » — Anonyme
- « Les épreuves rendent les âmes plus profondes et plus sages. » — Anonyme
L’amour et l’acceptation de soi

- « Vous êtes digne d’amour et de bonheur, même dans vos moments les plus sombres. » — Anonyme
- « Soyez doux avec vous-même, vous faites du mieux que vous pouvez. » — Anonyme
- « Tournez votre visage vers le soleil, et l’ombre sera derrière vous. » — Proverbe maori
- « L’amour de soi est le début d’une aventure qui dure toute une vie. » — Oscar Wilde
- « Un jour, vous regarderez en arrière et comprendrez que tout ce que vous avez traversé vous a rendu plus fort. » — Anonyme
Conclusion

Ces citations nous rappellent que les difficultés ne sont que passagères, et que nous avons en nous la force de les surmonter. Accrochez-vous, croyez en l’avenir, et souvenez-vous que même après la nuit la plus noire, le soleil finit toujours par se lever.
Photo : ©Eric Cooper/Envato

» Libre » : La première grande exposition parisienne d’un peintre longtemps resté dans l’ombre

Pendant plus de quarante ans, Laurent Fabius a incarné l’une des figures majeures de la vie politique française. Premier ministre de François Mitterrand, président de l’Assemblée nationale, ministre des Affaires étrangères, artisan de l’Accord de Paris sur le climat lors de la COP21, puis président du Conseil constitutionnel, il appartient à cette catégorie rare des hommes ayant occupé presque toutes les plus hautes fonctions de la République.
Mais derrière l’homme d’État se cachait depuis longtemps un autre personnage : un peintre.
Avec l’exposition « Libre », présentée à Paris en juin et juillet 2026, Laurent Fabius révèle pour la première fois au grand public français une œuvre construite patiemment depuis plus de quinze ans. Après une première exposition remarquée à Shanghai en octobre 2025, intitulée « Vers l’idéal « , il franchit aujourd’hui une nouvelle étape en exposant près de soixante-cinq toiles dans deux galeries parisiennes.
L’événement est d’autant plus singulier qu’il ne s’agit pas d’un simple passe-temps de retraité célèbre. Les visiteurs découvrent un artiste qui a développé, loin des caméras et des tribunes politiques, un univers abstrait cohérent, personnel et parfois surprenant.

Une enfance entourée d’art
Pour comprendre cette vocation tardivement révélée, il faut remonter à l’enfance de Laurent Fabius.
Né à Paris le 20 août 1946, il grandit dans un environnement où l’art est omniprésent. Son grand-père, Élie Fabius, figure parmi les plus grands marchands d’art français du XXe siècle. Son père, André Fabius, poursuit cette tradition familiale dans le monde des antiquités et des galeries. Très tôt, le jeune Laurent fréquente les musées, les salles de ventes, les galeries et les collectionneurs.
Contrairement à beaucoup d’amateurs d’art, il ne découvre donc pas la peinture à l’âge adulte. Son regard s’est formé pendant des décennies.
Dans un entretien accordé à la presse française, il explique lui-même être essentiellement autodidacte. Son apprentissage ne s’est pas fait dans les écoles d’art mais au contact des œuvres, des artistes et des expositions.
Cette familiarité ancienne avec la création artistique constitue probablement l’une des clés de lecture de son travail.

Un parcours politique hors norme
La carrière publique de Laurent Fabius est connue mais mérite d’être rappelée tant elle contraste avec sa nouvelle activité.
Ancien élève de l’École normale supérieure, diplômé de Sciences Po Paris, premier à l’agrégation de lettres modernes puis élève de l’ENA, il incarne longtemps l’excellence de la haute fonction publique française.
Repéré par François Mitterrand, il rejoint rapidement le Parti socialiste et devient l’un de ses plus proches collaborateurs. Ministre du Budget à 34 ans, ministre de l’Industrie à 36 ans, il est nommé Premier ministre en juillet 1984 à seulement 37 ans, devenant alors le plus jeune chef de gouvernement de la Ve République.
Par la suite, il occupe presque toutes les grandes fonctions politiques possibles avant de terminer sa carrière institutionnelle à la présidence du Conseil constitutionnel entre 2016 et 2025.
C’est précisément à la fin de ce parcours exceptionnel qu’émerge publiquement son activité de peintre.

Quinze années de création secrète
L’une des caractéristiques les plus étonnantes de cette aventure artistique est sa discrétion.
Alors que nombre de personnalités publiques communiquent abondamment sur leurs loisirs, Laurent Fabius a préféré peindre loin des regards.
Selon les informations disponibles, il travaille régulièrement depuis environ quinze ans. Certaines œuvres exposées aujourd’hui remontent au début des années 2010. Sa première grande exposition personnelle n’a pourtant eu lieu qu’en octobre 2025 à Shanghai.
Cette longue maturation explique probablement la cohérence de l’ensemble présenté aujourd’hui.
Le visiteur ne découvre pas une série de tentatives dispersées mais un univers déjà structuré.

Shanghai : le véritable baptême du feu
Avant Paris, il y eut Shanghai.
Présentée à la Fondation Fosun sous le titre » Vers l’idéal « , cette première exposition regroupait plus de cinquante œuvres abstraites. L’événement avait attiré l’attention des milieux artistiques chinois et français.
Laurent Fabius y expliquait son intérêt ancien pour la culture chinoise et soulignait le rôle de l’art comme vecteur de dialogue entre les peuples. Lui qui avait consacré une grande partie de sa vie à la diplomatie retrouvait, à travers la peinture, une autre manière de créer des ponts entre les cultures.
La presse chinoise remarqua notamment l’usage de la superposition des couleurs, du grattage de la matière et l’importance accordée aux thèmes de la nature, de l’humanité et de la civilisation.
Les influences : Soulages, Zao Wou-Ki et l’abstraction lyrique
Parmi les influences revendiquées ou évoquées figure un nom incontournable : celui de Pierre Soulages.
L’exposition de Shanghai mentionnait explicitement l’importance de Soulages ainsi que celle du peintre franco-chinois Zao Wou-Ki dans son parcours artistique.
Ces références permettent de mieux comprendre son travail.
Comme Soulages, Laurent Fabius accorde une place essentielle à la matière et à la lumière. Toutefois, là où le maître de l’Outrenoir concentrait son exploration autour du noir, Fabius privilégie la couleur.
L’influence de Zao Wou-Ki apparaît encore plus perceptible. On retrouve dans plusieurs toiles cette volonté de faire naître des paysages mentaux, des espaces flottants entre abstraction et évocation du réel.
Ses œuvres semblent souvent se situer dans cette zone intermédiaire où le spectateur croit reconnaître un horizon, une forêt, une tempête ou un ciel sans que rien ne soit réellement représenté.
Cette approche le rapproche également de la tradition de l’abstraction lyrique française, mouvement qui privilégie l’émotion, le geste et la spontanéité plutôt que les constructions géométriques rigoureuses.

Une peinture de la liberté
Le titre » Libre » n’a rien d’anodin.
Il résume à lui seul la philosophie artistique de Laurent Fabius.
Après une vie marquée par les responsabilités, les contraintes institutionnelles et les arbitrages permanents, la peinture lui offre un espace où aucune décision n’est imposée par autrui.
Chaque toile devient un territoire d’exploration.
Chaque couleur est un choix personnel.
Chaque geste est un acte libre.
Cette notion traverse toute l’exposition.
Elle apparaît dans les œuvres les plus contemplatives comme dans les compositions les plus turbulentes.

La nature comme source d’inspiration
La première section de l’exposition, » La nature parle « , révèle l’une des principales sources d’inspiration du peintre.
La nature n’est jamais représentée de manière réaliste.
Elle est ressentie.
Interprétée.
Transformée.
Certaines toiles évoquent des mouvements d’eau, d’autres des paysages traversés par la lumière ou encore des phénomènes atmosphériques.
Le spectateur est invité à reconstruire lui-même le paysage à partir des sensations suggérées par les couleurs et les textures.
Cette démarche rejoint une tradition importante de l’abstraction contemporaine : celle qui cherche moins à représenter le monde qu’à traduire l’expérience que nous en faisons.
Une conscience écologique perceptible
L’un des aspects les plus intéressants de l’œuvre réside dans sa dimension écologique.
Sans jamais devenir militante, sa peinture semble traversée par les préoccupations environnementales qui ont marqué son parcours public.
Les organisateurs de l’exposition de Shanghai soulignaient déjà que certaines œuvres invitent à réfléchir aux relations entre l’humanité et la nature. Ils établissaient même un lien entre cette démarche artistique et l’engagement qui fut le sien lors de l’Accord de Paris sur le climat.
Cette préoccupation apparaît particulièrement dans certaines compositions plus sombres ou plus tourmentées.
Comme si la beauté du monde restait inséparable de sa fragilité.

Couleurs et musique
L’une des sections les plus originales de l’exposition s’intitule » Couleurs et sons » .
Elle explore les correspondances entre peinture et musique.
Cette idée n’est pas nouvelle dans l’histoire de l’art. Des artistes comme Kandinsky considéraient déjà que les couleurs pouvaient produire des effets comparables à ceux des notes de musique.
Chez Fabius, certaines toiles semblent effectivement construites comme des partitions.
Les couleurs dialoguent.
Les rythmes se répondent.
Les contrastes créent des tensions puis des résolutions.
Le regard se déplace comme l’oreille suit une mélodie.

Le thème des traces
La série » Traces « , présentée à la Galerie Art Absolument, constitue sans doute l’ensemble le plus personnel.
Les lignes, griffures, superpositions et réseaux de matière y jouent un rôle central.
Le mot » trace » prend ici plusieurs sens.
Trace du pinceau.
Trace du temps.
Trace de la mémoire.
Trace laissée par une existence.
Pour un homme qui a passé sa vie à exercer le pouvoir, cette réflexion sur ce qui demeure après l’action publique prend une résonance particulière.

Une seconde vie
L’histoire de Laurent Fabius peintre dépasse finalement la simple anecdote.
Elle raconte la possibilité d’une seconde vie.
Après les discours, les négociations internationales, les campagnes électorales et les responsabilités institutionnelles, voici venu le temps du silence de l’atelier.
Cette transformation surprend parce qu’elle semble radicale.
Pourtant, en observant son parcours, une continuité apparaît.
La curiosité intellectuelle.
L’intérêt pour la culture.
La réflexion sur le monde.
La conscience écologique.
La recherche d’un idéal.
Autant de thèmes qui traversaient déjà son engagement public.
La peinture leur donne simplement une autre forme.
Une exposition qui intrigue autant qu’elle séduit
L’exposition » Libre » attire naturellement l’attention en raison de la personnalité de son auteur.
Mais elle pose aussi une question essentielle : les visiteurs viennent-ils voir les tableaux d’un ancien Premier ministre ou les œuvres d’un artiste ?
La réponse appartient à chacun.
Ce qui est certain, c’est que Laurent Fabius ne cherche pas à prolonger sa carrière politique par d’autres moyens.
Il revendique au contraire un espace de création détaché des fonctions qu’il a exercées.
À près de quatre-vingts ans, il apparaît moins comme un homme de pouvoir reconverti que comme un artiste qui choisit enfin de montrer ce qu’il faisait depuis des années dans la discrétion.
Et peut-être est-ce là le sens profond du titre de l’exposition.
Après avoir consacré sa vie aux affaires publiques, Laurent Fabius s’accorde enfin le luxe de la liberté.

La petite boîte qui vous accompagne partout, qu’il pleuve ou qu’il vente, en pleine rue ou lors d’un pique-nique dans un parc, la radio portable a marqué un tournant dans l’histoire de l’électronique, mais aussi dans notre manière d’interagir avec l’information, la musique et la culture. Cette révolution a pris forme grâce à l’invention d’un petit composant électronique : le transistor. Pour comprendre l’ampleur de cette innovation, il faut remonter aux années 1940, au cœur des laboratoires Bell, où une équipe d’ingénieurs visionnaires allait écrire une nouvelle page de l’histoire de l’électronique.

L’invention du transistor : l’audace des ingénieurs des Bell Labs
Les années 1940 étaient marquées par la Seconde Guerre mondiale, période durant laquelle les recherches militaires avaient conduit à des progrès rapides dans le domaine de la technologie radar. Parmi les plus significatifs, les tubes à vide utilisés dans les radios et les amplificateurs, qui étaient lourds, fragiles et consommaient énormément d’énergie. Les ingénieurs des laboratoires Bell, parmi lesquels figuraient John Bardeen, Walter Brattain et William Shockley, étaient chargés de trouver une alternative à ces tubes encombrants.
C’est en 1947 que ces trois ingénieurs ont réussi un exploit qui allait changer l’industrie électronique à jamais : ils ont inventé le transistor. Ce composant semi-conducteur était capable de fonctionner comme un interrupteur, amplifiant le signal électrique tout en étant infiniment plus petit, plus fiable et beaucoup plus économique que les tubes à vide. La première démonstration publique eut lieu le 23 décembre 1947, suivie de l’annonce officielle le 30 juin 1948, marquant le début d’une nouvelle ère technologique.Les applications militaires furent les premières à bénéficier de ce nouvel exploit, avec l’armement des circuits de radar. Mais très vite, les ingénieurs de Bell ont vu un potentiel commercial dans ce nouvel appareil. À la fin des années 1950, les premiers produits commerciaux utilisant des transistors ont vu le jour, dont les prothèses auditives, mais c’est dans les années suivantes que l’invention du transistor allait changer à jamais la manière dont le monde percevait la radio.

Le début de la radio portable : l’émergence du Regency TR-1
En 1951, la société Idea Incorporated, en collaboration avec Texas Instruments, a conçu la première radio portable à transistors. Le résultat de cette collaboration fut le Regency TR-1, une petite radio capable de capter les stations AM et alimentée par des piles. Ce modèle, qui a été mis sur le marché à la fin de l’année 1954, était une révolution. Compact, léger et énergétiquement efficace, le TR-1 offrait aux consommateurs une nouvelle forme d’écoute : la radio était désormais mobile. Les premières radios à transistors étaient relativement chères, coûtant environ 50 dollars, l’équivalent d’environ 400 dollars aujourd’hui, ce qui limitait leur accessibilité à un certain public. Néanmoins, elles ont été perçues comme des objets de luxe et de modernité, annonçant la fin de l’ère des radios à tubes encombrants et statiques. Les premières TR-1 furent vendues dans les magasins de Now York et Los Angeles a partir du 1er novembre 1954

La petite révolution dans la culture populaire
Mais au-delà de la simple innovation technologique, la radio portable a eu un impact profond sur la société et la culture. Elle a été un vecteur de démocratisation de la musique et de l’information. Les jeunes générations ont vu dans ces radios un moyen de s’affranchir des contraintes de l’espace domestique. Ce qui était jadis une activité confinée à un salon – écouter la radio sur un gros meuble encombrant – était désormais possible partout : dans la rue, au bord de la mer, en montagne ou dans les jardins publics. La musique est devenue un compagnon de voyage, et la culture populaire, jusque-là plus ou moins confinée à des cercles géographiques, a pris une nouvelle dimension.Ce phénomène a été particulièrement marqué par l’émergence du rock’n’roll, dont la popularité a été amplifiée par la radio portable. Ce fut un moment charnière pour la culture des jeunes, qui ont trouvé un moyen d’affirmer leur identité à travers la musique qu’ils pouvaient écouter où qu’ils soient. À partir des années 1960, les radios portables ont été perçues comme des symboles de rébellion, de liberté et de mobilité.

Les ingénieurs derrière l’invention et leur impact durable
Le Regency TR-1 a été une percée, mais d’autres entreprises ont rapidement suivi le mouvement. Sony, Zenith et d’autres grands noms de l’électronique ont rapidement perfectionné la technologie du transistor, rendant les radios de plus en plus accessibles et performantes. Ces appareils ont été un outil puissant pour diffuser des informations et des divertissements, et ils ont joué un rôle majeur dans l’expansion de la radio FM et dans la popularisation des stations de radio locales.Les ingénieurs des Bell Labs, et plus particulièrement John Bardeen, Walter Brattain et William Shockley, ont reçu de nombreuses distinctions pour leur invention, dont le prix Nobel de physique en 1956. Leur découverte n’a pas seulement transformé l’industrie de la radio : elle a pavé la voie à la miniaturisation d’un grand nombre d’appareils électroniques, des ordinateurs portables aux téléphones mobiles. Le transistor a donc non seulement été un moteur de la révolution de la radio portable, mais aussi un élément clé dans l’évolution des technologies grand public qui ont façonné le monde moderne.

Un monde transformé : La radio portable, un compagnon omniprésent
À partir de la fin des années 1950 et durant les décennies suivantes, les radios portables sont devenues omniprésentes. Chaque génération a eu sa propre version de la radio à transistor, du modèle AM des années 1950 aux modèles FM des années 1960 et 1970, jusqu’aux petites radios numériques d’aujourd’hui. Plus qu’un simple appareil électronique, la radio portable est devenue un symbole de l’ère moderne, une promesse de mobilité, de liberté et d’accès instantané à l’information et à la culture. Les radios portables ont transformé l’écoute de la musique et des émissions. Elles ont rendu la radio plus intime, plus personnelle. Ce phénomène a eu des conséquences profondes sur les pratiques culturelles. La musique, autrefois cantonnée à des événements sociaux ou à des lieux précis, a désormais été emportée partout. Ce changement a également permis à la radio d’atteindre des populations auparavant mal desservies. La portabilité des radios a permis de diffuser des informations dans des zones reculées et d’offrir à un plus large public un accès direct à la musique, à l’actualité et à la culture. Cela a jeté les bases de la radio moderne, accessible depuis n’importe quel appareil portable, que ce soit un téléphone, un lecteur MP3 ou un ordinateur.

Conclusion : L’héritage de la révolution du transistor
L’invention du transistor a été une pierre angulaire de l’évolution technologique du XXe siècle. L’énorme impact de cette petite invention sur la radio, et plus largement sur la culture de masse, est indéniable. En permettant la naissance de la radio portable, le transistor a non seulement changé l’industrie de l’électronique, mais aussi l’industrie de la musique, des informations et de la culture populaire. De la première radio à transistors Regency TR-1 à l’utilisation des radios dans les voitures et les téléphones mobiles modernes, l’héritage de cette invention continue de se faire sentir dans la vie quotidienne.

Les différents modes de diffusion radio : FM, ondes longues, ondes moyennes, ondes courtes et DAB
La radio, média incontournable depuis plus d’un siècle, s’appuie sur différentes technologies de diffusion. Ces technologies ont évolué avec le temps, chacune apportant ses spécificités, ses avantages et ses inconvénients. Cet article explore la FM, les ondes longues, les ondes moyennes, les ondes courtes et le DAB, en détaillant leur fonctionnement, leur histoire et leur avenir.
1. Les ondes longues (OL)

Comment ça marche ? :Les ondes longues (Long Wave ou LW) utilisent des fréquences basses, comprises entre 30 et 300 kHz. Elles permettent une propagation sur de longues distances grâce à leur capacité à suivre la courbure de la Terre et à pénétrer profondément dans le sol. Cela les rend idéales pour les communications transcontinentales ou dans des zones isolées.
Inventeur : Les principes des ondes longues ont été étudiés à la fin du XIXe siècle par Heinrich Hertz, dont les travaux sur les ondes électromagnétiques ont ouvert la voie à la radio. Cependant, leur exploitation pratique doit beaucoup à Guglielmo Marconi, pionnier de la radiocommunication.
Avantages : Portée très longue, jusqu’à plusieurs milliers de kilomètres – Bonne propagation nocturne et par mauvais temps – Résistantes aux obstacles naturels.
Inconvénients : Qualité sonore médiocre (idéal pour la parole, mais pas pour la musique) – Nécessite des émetteurs puissants et des antennes très grandes – Forte consommation d’énergie.
Perspectives d’avenir : Les ondes longues sont en déclin, utilisées principalement pour des services spécifiques comme la navigation maritime et certaines radios publiques. L’émergence de technologies plus efficaces, comme le DAB, menace leur existence.
2. Les ondes moyennes (OM)

Comment ça marche ? : Les ondes moyennes (Medium Wave ou MW) utilisent des fréquences comprises entre 530 et 1600 kHz. Elles se propagent par ondes de sol le jour et par réflexion ionosphérique la nuit, permettant une couverture locale ou régionale en journée et internationale en soirée.
Inventeur : Comme les ondes longues, leur développement repose sur les travaux de Hertz et Marconi.
Avantages : Bonne portée régionale, surtout la nuit – Émetteurs moins coûteux que pour les ondes longues – Idéal pour la diffusion de contenus en zones rurales.
Inconvénients : Qualité sonore limitée (bande passante étroite) – Sensibilité aux interférences, surtout en milieu urbain.
Perspectives d’avenir : Les ondes moyennes, comme les longues, sont en déclin. De nombreuses stations ont migré vers la FM ou le DAB, laissant les OM à des usages marginaux, comme des services religieux ou communautaires.
3. Les ondes courtes (OC)

Comment ça marche ? : Les ondes courtes (Short Wave ou SW) utilisent des fréquences comprises entre 3 et 30 MHz. Elles se propagent par réflexion sur l’ionosphère, permettant une diffusion sur des milliers de kilomètres.
Inventeur : L’utilisation des ondes courtes pour les communications à longue distance a été perfectionnée par Edwin Howard Armstrong, également inventeur de la FM.
Avantages : Portée mondiale avec des émetteurs modestes – Peu coûteuses à exploiter – Indépendantes des infrastructures terrestres (idéales en cas de crise).
Inconvénients : Qualité sonore souvent mediocre – Sensibilité aux perturbations atmosphériques et solaires -Complexité pour trouver une fréquence libre (bande saturée).
Perspectives d’avenir : Malgré leur déclin dans les pays industrialisés, les ondes courtes restent vitales pour les pays en développement, les missions humanitaires et les services internationaux comme BBC World Service ou Radio Free Europe.
4. La FM (Modulation de Fréquence)

Comment ça marche ? : La FM (88 à 108 MHz) encode l’information sonore dans des variations de fréquence, ce qui réduit les interférences par rapport à l’amplitude utilisée en AM (ondes longues et moyennes). Elle fonctionne par transmission directe, avec une portée limitée à environ 100 km autour de l’émetteur.
Inventeur : La FM a été inventée dans les années 1930 par Edwin Howard Armstrong, qui cherchait à améliorer la qualité sonore et à réduire les interférences des émissions AM.
Avantages : Excellente qualité sonore, adaptée à la musique – Résistante aux interférences électriques – Réception stable en milieu urbain.
Inconvénients : Portée limitée (dépend de la ligne de vue entre l’antenne et le récepteur) – Moins adaptée aux zones isolées ou montagneuses.
Perspectives d’avenir : La FM reste la norme dans de nombreux pays, mais elle est progressivement supplantée par le DAB dans les régions développées. Toutefois, dans des zones rurales ou dans les pays en développement, la FM reste dominante.
5. Le DAB (Digital Audio Broadcasting)

Comment ça marche ? ; Le DAB est une technologie numérique qui transmet des signaux audio sous forme de données compressées. Il utilise des multiplex (ensembles de stations) diffusés sur des bandes spécifiques (Band III et L).
Inventeur : Le DAB a été développé dans les années 1980-1990 par un consortium européen, le Eureka 147 Project.
Avantages : Qualité sonore élevée, même en mobilité – Offre de nombreuses stations sur une seule fréquence – Consomme moins d’énergie que les émetteurs FM -Affichage d’informations supplémentaires (titres, actualités, météo)
Inconvénients : Dépendance à des récepteurs compatibles (coût pour l’utilisateur) -Couverture inégale dans certaines regions – Risque d’obsolescence des anciens récepteurs analogiques.
Perspectives d’avenir : Le DAB est appelé à devenir le standard universel pour la radio, notamment en Europe où certains pays, comme la Norvège, ont déjà abandonné la FM au profit du DAB+. Cependant, son adoption est plus lente dans d’autres régions du monde.
Quel avenir pour la radio ?

Chaque mode de diffusion radio a joué un rôle crucial dans l’évolution des médias. Aujourd’hui, la transition vers le numérique, avec le DAB et le streaming en ligne, marque une nouvelle ère. Cependant, les technologies analogiques, comme la FM, les ondes longues ou courtes, conservent une utilité dans des contextes spécifiques. L’avenir de la radio passe par une coexistence des technologies, répondant à des besoins variés : globalité, accessibilité et qualité. En dépit des bouleversements technologiques, la radio continue de s’adapter, prouvant qu’elle reste un média résolument vivant.
Pour en savoir plus :
The Incredible Story Behind the First Transistor Radio.The Regency TR-1 helped Texas Instruments launch its semiconductor business : https://spectrum.ieee.org/transistor-radio-invented
Regency TR-1 : https://en.wikipedia.org/wiki/Regency_TR-1
Radio Show and Programs Archive : https://archive.org/details/radioprograms
The Radio Museum : https://www.radiomuseum.uk/
Allan’s Virtual Radio Museum : https://www.radiomuseum.co.uk/
The British DX Club – Radio Museums & Vintage Radio in the UK & Ireland : https://bdxc.org.uk/museums.html
Archives radio,le site belge des radio francophones : https://archivesradios.be/Radio2019/
Les archives Radio Bruxelles – Zender Brussel : https://www.cegesoma.be/fr/les-archives-radio-bruxelles-zender-brussel
Vrijeradio : http://www.vrijeradio.be/ (Site en néérlandais qui vous fera découvrir les radios belge du nord du pays)
Radio collection : https://www.radiocollection.be/ (collection d’appareils radio, mes réparations et rénovations, et de l’information sur les constructions «radio» (et plus généralement électroniques) belges)
Musée de la Radio et des techniques de télécommunication : https://www.visit-trooz.be/mus%C3%A9e-de-la-radio/
Musée de la radio & des communications : https://museeradio.fr/
Radio Collection : https://www.radiocollection.be/fr/musee_fr.html
Musée de La Radio – TSF : https://www.combrailles-auvergne-tourisme.fr/patrimoine-culturel/musee-de-la-radio-tsf-saint-avit/
Musée de la Radio et des communications : https://www.myhauteloire.fr/patrimoine-culturel/musee-de-la-radio-et-des-communications/
L’histoire de la radio, des origines à aujourd’hui : https://www.cobra.fr/lhistoire-de-la-radio-des-origines-a-aujourdhui-p-43967
Radioscope : http://www.radioscope.fr/ (Site web crée par un passionné de la radio et d’Internet. Ce site est totalement bénévole et n’a donc aucun but commercial)
Les radios au temps de la TSF : https://www.radiotsf.fr/
Photo : Regency Model TR-1 Transistor Radio – National Museum of American History

Après avoir été soignés pendant plusieurs mois suite à leur échouage, ces jeunes phoques gris ont été relâchés en mer sur la côte landaise mardi. Désormais, trois d’entre eux sont munis de balises GPS afin de suivre leur migration vers le nord de l’Europe.
Petites bouilles, corps brillants parsemés de taches grises. Avec leurs 40 kilos, ils apparaissent aujourd’hui en pleine santé. Pourtant, il y a seulement quelques mois, ces jeunes mammifères marins ne pesaient que 15 kilos. Ce matin, quatre phoques gris ont regagné l’océan après plusieurs mois de réhabilitation au Centre de soins pour phoques et tortues marines de Biarritz, qui est adjacent à l’aquarium.
Des bébés échoués, soignés durant tout l’hiver
Ces jeunes phoques, nés durant l’hiver, ont été recueillis entre novembre et décembre sur les rivages de Bidart, Biarritz, Capbreton et également au Cap Ferret. Ils étaient affaiblis et parfois blessés, n’ayant que quelques semaines. « Il s’agit de jeunes de l’année, abandonnés par leur mère lors du sevrage. Les tempêtes hivernales rendent leur survie difficile, » déclare le technicien aquariologiste Sébastien Prouet. Emportés par les courants marins, ils dérivent vers le sud et finissent par échouer sur nos côtes, épuisés.
À leur arrivée, leur poids était seulement de 15 à 17 kilos. Actuellement, ils atteignent presque 40 kilos. « Ils arrivent aux alentours de novembre-décembre et nous les relâchons en avril-mai, après qu’ils aient repris du poids et qu’ils soient capables de se nourrir de manière autonome », souligne la directrice de l’aquarium, Marion Etcheverry.
Des dispositifs GPS pour suivre leur parcours
Avant de regagner le large, trois des quatre phoques ont reçu des balises GPS, discrètement attachées à leur fourrure. Ces dispositifs temporaires se détacheront lors de la première mue, mais fourniront des données précieuses. « Cela nous donne la possibilité d’obtenir un véritable suivi GPS des animaux et de suivre leur trajet de remontée vers le nord, » précise Mathieu Jaquinau, technicien aquariologiste.
Objectif : s’assurer qu’ils accèdent effectivement aux habitats naturels de leur espèce. « En théorie, ils devraient remonter vers la Bretagne et très probablement vers les îles britanniques afin de rejoindre des colonies« , ajoute-t-il. Ces dispositifs de suivi offrent également la possibilité d’approfondir les connaissances : analyser leur comportement en mer. « Nous allons observer les lieux où ils plongent, à quelle profondeur, et combien de temps ils passent à chercher leur nourriture… », précise Sébastien Prouet. Toutes ces informations sont précieuses pour mieux comprendre et protéger ces créatures.

Affronter des échouages de plus en plus fréquents
Ces dernières années, les équipes du centre ont observé une augmentation des échouages sur la côte atlantique. « C’est une espèce qui se reproduit de manière satisfaisante actuellement, ce qui entraîne un nombre accru de phoques… et les tempêtes rendent les plus jeunes plus vulnérables« , précise Marion Etcheverry. En conséquence, chaque hiver, entre trois et six jeunes sont recueillis à Biarritz.
Mais ces moments, bien qu’ils soient touchants, exigent de la précaution. « La première recommandation est de maintenir une distance d’au moins 50 mètres, » souligne Lucas Bernal, technicien au centre. S’approcher trop près pourrait inciter l’animal à regagner l’eau alors qu’il est encore vulnérable, ce qui pourrait mettre sa vie en danger. Une autre directive est de garder les chiens en laisse et de prévenir les professionnels. « Il est important de ne pas agir soi-même, mais de nous contacter, » souligne-t-il.
Ces quatre phoques, récemment relâchés, se dirigent actuellement vers le nord de l’Europe, où ils devront acquérir les compétences nécessaires pour survivre de manière autonome.
Sylvie de Jimagine : Bonjour Emilie, bienvenue sur jimagine.org, pouvez-vous vous présenter ?

Emilie Treynet : Bonjour, je suis Emilie Treynet, psychopraticienne Gestalt, thérapeute de couple, et artiste
J’accompagne les personnes qui traversent des périodes de stress, de doutes, de burn-out, de crise existentielle, ou qui se sentent débordées par leurs émotions, leur mental ou leur hypersensibilité.
Je reçois aussi des personnes confrontées à des relations qui épuisent ou qui blessent : relations toxiques, dépendance affective, peur de l’abandon, sentiment de ne pas trouver sa juste place.
En tant que thérapeute de couple, j’accompagne également les couples qui traversent des crises, des conflits répétés, une perte de lien, des difficultés de communication ou des blessures relationnelles.
J’accompagne aussi des personnes concernées par des formes de neurodivergence – TDAH, haut potentiel, hypersensibilité, fonctionnement atypique – quand le cerveau va très vite, déborde, s’épuise, ou quand il devient difficile de s’adapter à ce que le monde attend.
Je suis aussi artiste, très attachée aux pratiques du corps, de la parole, de l’écriture, du théâtre et de la création collective. Ces dimensions nourrissent profondément ma manière d’accompagner, en ouvrant des espaces plus sensibles, vivants et créatifs pour se rencontrer autrement.
Mon travail consiste à offrir un espace d’écoute, de soutien et d’exploration pour retrouver peu à peu de la clarté, de l’apaisement, de la confiance et une manière plus vivante d’être en relation avec soi, avec les autres et avec le monde.
Sylvie de Jimagine : Vous êtes Gestalt-praticienne et artiste, pouvez-vous nous parler de votre univers professionnel ?
Emilie Treynet : Mon univers professionnel se situe à la croisée de la thérapie, de la création artistique et de l’éducation populaire.
En Cabinet, j’accompagne des adultes, des adolescents et des couples autour de thèmes comme la régulation émotionnelle, le stress, le burn-out, les blessures d’attachement, l’estime de soi, les relations, les transitions de vie, ou encore les blessures anciennes qui continuent parfois d’agir dans le présent.
La Gestalt est une approche vivante, concrète et sensible. Elle s’intéresse à la manière dont une personne entre en relation avec elle-même, avec les autres et avec le monde. Elle permet de remettre du mouvement là où quelque chose s’est figé, de retrouver du choix, du contact, et une présence plus ajustée à soi.
Mon parcours artistique nourrit profondément ma pratique. Le théâtre, le mouvement, l’écriture et le travail symbolique permettent parfois d’accéder à des dimensions que le seul mental ne suffit pas à transformer. J’aime créer des espaces où l’on peut se déposer, expérimenter, se découvrir autrement, remettre du jeu, du souffle et du sens.
Depuis plusieurs années, je suis également engagée auprès du Secours Populaire, de Villeurbanne dans le cadre d’un programme de médiation artistique que je porte depuis près de huit ans.
Ce projet permet à des personnes en situation de vulnérabilité de retrouver une place, une voix, une confiance dans leur capacité à créer, à s’exprimer et à être en lien. A travers ces programmes, je travaille l’estime de soi, la confiance, le sentiment de légitimité, le lien au groupe et la construction d’un attachement plus sécure, à soi, aux autres et au monde.
Sylvie de Jimagine : Quelle est votre actualité pour cette année 2026, quels sont vos projets ?
Emilie Treynet : L’année 2026 marque une nouvelle étape dans le développement de mon activité.
A partir du 4 juin, je rejoins le tiers lieu Où cours tu ? à Valmy, Lyon 9e, où je proposerai des accompagnements en Gestalt, en individuel et en couple.
Je vais y poursuivre le développement de formats collectifs accessibles à tous, notamment la seconde saison des cafés psycho autour de grandes thématiques comme le stress, les émotions, l’attachement, l’estime de soi, les relations ou les cycles de vie. Et un atelier mensuel intitulé « Les Ateliers du Vivant ». Ce sera un espace d’exploration sensible autour du théâtre, du corps, des émotions, du mouvement.
L’idée est de permettre à chacun, chacune, de revenir à soi, d’écouter ce qui cherche à émerger, de remettre du mouvement dans son vécu et de cultiver davantage de présence, de confiance et de vitalité.
Je proposerai ponctuellement des ateliers pour les couples et un programme à destination des femmes vivant un burn-out en partenariat avec Trajectoires Singulières.
Je continuerai bien sûr de recevoir à Francheville, ainsi qu’en Visio, ainsi que mon engagement auprès du Secours Populaire de Villeurbanne.
Sylvie de Jimagine : Comment pouvons-nous vous contacter. ?
Emilie Treynet : Vous pouvez me retrouver sur mon site : emilietreynetgestalt.com
J’y présente mes accompagnements, mes ateliers, mes lieux de consultation et les modalités de rendez-vous.
Vous pouvez également me contacter directement par mail : ecrivez-moi@emilietreynetgestalt.com
Ou au 06 82 37 30 26
Un Héritage Historique : Chassées et Condamnées
Les sorcières, figures à la fois mystifiées et persécutées, ont traversé les siècles comme un symbole d’injustice sociale et religieuse. Dès l’Antiquité, les pratiques magiques étaient sévèrement punies, mais c’est au Moyen Âge et à l’époque moderne que la répression des sorcières prend une ampleur tragique. Entre les XIIIe et XVIIIe siècles, environ 100 000 procès en sorcellerie ont eu lieu en Europe, entraînant entre 30 000 et 50 000 exécutions. Ces accusations visaient en majorité des femmes, considérées comme plus vulnérables au diable et à la tentation, dans un contexte de misogynie renforcée par l’Église et les pouvoirs politiques. La chasse aux sorcières devient alors un outil de contrôle, souvent utilisé pour asseoir l’autorité et maintenir un ordre social. Mais ces persécutions ne concernent pas uniquement les marginales : toutes les classes sociales pouvaient être touchées, même les plus intégrées. Si le Moyen Âge cristallise cette imagerie de la vieille femme marginalisée, les grandes chasses aux sorcières culminent aux XVe et XVIe siècles avec des procès où les dénonciations, les rumeurs et les rivalités locales s’entremêlent.

La Sorcière Contemporaine : Une Renaissance Féministe et Écologique
Au XXIe siècle, la figure de la sorcière se réinvente, notamment à travers les mouvements féministes et écologistes. Loin d’être une survivance folklorique, elle devient une icône de résistance, de réappropriation du pouvoir et de la nature. Dès les années 1970, des groupes comme le W.I.T.C.H (Women’s International Terrorist Conspiracy from Hell) aux États-Unis redéfinissent la sorcière comme un symbole de lutte contre le patriarcat. Aujourd’hui, cette figure s’est renforcée avec des personnalités comme Starhawk, activiste californienne mêlant spiritualité, féminisme et écologie. La sorcière moderne a, en quelque sorte, « descendu de son bûcher » pour devenir une figure d’émancipation. Elle incarne une rupture avec les structures de pouvoir traditionnelles, monothéistes et patriarcales, et s’inscrit dans une recherche d’une spiritualité alternative, plus en phase avec la nature. Selon Céline du Chéné, la sorcière d’aujourd’hui permet de réinventer sa place dans le monde, dans un contexte où beaucoup ressentent un déclin des religions traditionnelles et un éloignement de la nature.

Une Popularité Croissante à l’Ère des Réseaux Sociaux
Les sorcières sont devenues une véritable tendance sur les réseaux sociaux, où elles attirent des millions de jeunes adeptes. Sur TikTok et Instagram, les vidéos de rituels, de sorts et de mixtures ésotériques attirent un public en quête de sens et de connexion avec une spiritualité « sur-mesure ». Ces « sorcières 2.0 » utilisent souvent des symboles païens ou wiccans et prônent une vie en harmonie avec la nature, à travers des pratiques telles que l’utilisation de cristaux, la purification par la sauge, ou encore les rituels basés sur les cycles de la lune. Contrairement à la figure effrayante d’autrefois, la sorcière moderne est souvent une jeune femme séduisante et bienveillante, qui mêle esthétique holistique et pratiques spirituelles. Cette image est d’ailleurs exploitée par l’industrie cosmétique, où les termes « glamour » et « rituels beauté » rappellent directement l’univers de la sorcellerie.

Secte, Religion ou Spiritualité ?
Les pratiques des sorcières contemporaines s’inscrivent principalement dans des courants spirituels néo-païens tels que la Wicca, une religion moderne fondée au XXe siècle, ou encore le paganisme, qui englobe des croyances polythéistes et des rituels ancestraux liés à la nature. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, ces mouvements ne prônent pas la méchanceté ou le mal, mais plutôt une recherche d’harmonie avec la terre et l’univers. Si certaines sorcières peuvent s’identifier à des pratiques plus sombres comme le satanisme, cela reste un phénomène marginal. L’attrait pour la sorcellerie dans la société actuelle ne doit pas être interprété comme une menace ou une secte, mais plutôt comme une alternative spirituelle face à la désillusion des grandes religions et des systèmes de croyance traditionnels. Elle représente un moyen de se réapproprier son destin à travers des rituels personnels.

Une Nouvelle Religion ou Une Réponse à la Société Moderne ?
La question de savoir si la sorcellerie est une nouvelle religion reste ouverte. La Wicca est sans doute le mouvement le plus structuré et codifié, avec ses propres rites et croyances, tandis que d’autres adeptes adoptent une approche plus éclectique, mélangeant différentes influences. Pour beaucoup, il ne s’agit pas tant de religion que de spiritualité individuelle. La sorcière 2024 est avant tout une figure de liberté, une manière de contourner les normes et de revendiquer son pouvoir personnel face aux incertitudes du monde moderne.

Faut-il S’en Méfier ?
Les sorcières modernes ne sont pas des figures malfaisantes comme le stéréotype de la vieille dame aux verrues le laissait entendre. Au contraire, elles prônent généralement des valeurs de bienveillance, de respect de la nature et de guérison. Cependant, comme pour toute mouvance spirituelle, il est important de garder un esprit critique, surtout lorsque certaines pratiques ou croyances sont monétisées en ligne. En conclusion, les sorcières du XXIe siècle sont loin des persécutions médiévales : elles sont aujourd’hui des symboles puissants d’émancipation, d’écologie et de spiritualité alternative. Leurs pratiques, souvent bienveillantes et respectueuses de la nature, reflètent les préoccupations d’une société en quête de sens et de reconnexion à des valeurs ancestrales.

5 potions simples inspirées des traditions de sorcellerie
Mettez les mains dans le chaudron et laissez-vous envoûter par l’art des potions ! Voici cinq recettes simples et puissantes, inspirées des anciennes traditions de sorcellerie, où les plantes sont les alliées magiques. Que vous cherchiez à apaiser l’esprit, protéger votre espace, attirer l’amour ou simplement recharger votre énergie, ces breuvages naturels vous aideront à canaliser vos intentions positives tout en respectant l’harmonie de la nature. Préparez vos ingrédients, et laissez la magie opérer à travers ces potions végétales empreintes de sagesse et de bien-être.

Potion de protection à la sauge et au romarin
Ingrédients : Feuilles de sauge séchées – Brins de romarin séchés – Une pincée de sel de mer – Eau purifiée
Rituel : Faites bouillir de l’eau et ajoutez-y la sauge et le romarin. Laissez infuser pendant environ 10 minutes – Ajoutez une pincée de sel de mer – Utilisez cette potion pour nettoyer l’espace en vaporisant les coins de votre maison ou en l’appliquant sur les portes et fenêtres pour éloigner les énergies négatives.
Potion de relaxation à la lavande
Ingrédients : Fleurs de lavande séchées – Camomille séchée – Quelques gouttes d’huile essentielle de lavande – Eau
Rituel : Faites bouillir de l’eau et ajoutez les fleurs de lavande et la camomille – Laissez infuser et refroidir, puis ajoutez quelques gouttes d’huile essentielle de lavande – Utilisez cette potion en bain relaxant ou vaporisez-la sur votre lit pour favoriser un sommeil apaisant.
Potion de guérison à l’achillée millefeuille
Ingrédients : Feuilles d’achillée millefeuille – Pétales de rose séchées – Miel
Rituel : Infusez les feuilles d’achillée millefeuille et les pétales de rose dans de l’eau chaude – Une fois refroidie, ajoutez une cuillère de miel pour adoucir – Buvez cette potion pour soutenir la guérison émotionnelle et renforcer votre vitalité.
Potion d’amour à la rose et au basilic
Ingrédients : Pétales de rose séchées – Feuilles de basilic frais – Miel – Eau de rose
Rituel : Faites infuser les pétales de rose et le basilic dans de l’eau chaude – Filtrez, puis ajoutez une cuillère de miel et un peu d’eau de rose – Utilisez cette potion en la buvant ou en l’appliquant sur la peau pour attirer l’amour et l’harmonie.
Potion d’énergie à la menthe et au gingembre
Ingrédients : Feuilles de menthe fraîche – Gingembre frais (quelques morceaux) – Jus de citron – Miel
Rituel : Faites infuser les feuilles de menthe et les morceaux de gingembre dans de l’eau bouillante pendant 10 minutes – Ajoutez du jus de citron et une cuillère de miel pour un coup de fouet énergétique – Buvez cette potion pour revigorer votre esprit et votre corps.
Ces potions sont simples et naturelles, créées à partir d’herbes courantes et de plantes bénéfiques. Elles peuvent être intégrées dans des rituels spirituels ou de bien-être quotidien.
Avertissement : Les plantes mentionnées dans ces recettes doivent être utilisées avec une grande précaution. Certaines d’entre elles peuvent être toxiques, surtout en cas de mauvaise identification, de dosage inapproprié ou d’usage prolongé. Avant d’utiliser une plante, assurez-vous de bien la connaître, de comprendre ses effets, et consultez un professionnel de la santé ou un herboriste qualifié. Ne consommez jamais de plantes que vous n’avez pas identifiées avec certitude. Soyez particulièrement prudent si vous êtes enceinte, si vous allaitez, ou si vous souffrez de conditions médicales particulières. La nature est puissante, respectez-la en l’utilisant en toute conscience.
Connaissez-vous Radio Antasia, la radio officielle des Enchanteurs ? (https://radioantasia.fr/ )

Fermez les yeux un instant… Imaginez une porte secrète ouvrant sur un monde où la musique devient magie, où chaque mélodie raconte une légende et où l’imaginaire reprend ses droits. Bienvenue sur Radio Antasia, une radio digitale gratuite qui invite ses auditeurs à voyager au cœur d’univers féeriques et inspirants.
Au fil des heures, laissez-vous porter par une programmation riche et envoûtante mêlant musiques celtiques, ambiantes, fantastiques, épiques, nordiques, bretonnes, vikings, médiévales, folk et païennes. Chaque note est une invitation à la rêverie, à la création, à la méditation ou simplement à une parenthèse de sérénité dans un quotidien souvent trop agité.
Que vous soyez artiste en quête d’inspiration, lecteur voyageant entre les pages d’un roman, étudiant cherchant la concentration parfaite ou simplement amateur de belles atmosphères, Radio Antasia vous accompagne dans vos aventures intérieures.

Fondée par Alina de Brocéliande, Radio Antasia porte une mission simple mais précieuse : réenchanter le quotidien. La station se veut une première porte d’entrée vers les mondes de l’imaginaire, des légendes, des traditions et des spiritualités alternatives, dans une approche douce, bienveillante et accessible à tous.
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Radio Antasia : là où les rêves deviennent musique et où la musique devient enchantement.

Les goûts musicaux sont une composante essentielle de notre identité, souvent considérée comme une fenêtre sur notre âme. Mais comment ces préférences se forment-elles et évoluent-elles au fil du temps ? Cet article propose de plonger dans l’univers fascinant de la genèse des goûts musicaux, en explorant les influences culturelles, sociales, familiales, médiatiques et technologiques, appuyées par des recherches scientifiques en psychologie et en neurologie.

Dès les premiers jours de la vie, la musique commence à influencer le cerveau en développement. Les berceuses chantées par les parents et les mélodies entendues in utero jouent un rôle fondamental. Les bébés montrent une préférence pour les chansons qu’ils ont entendues avant la naissance, ce qui indique une mémoire musicale précoce.
Des études montrent que l’exposition musicale précoce peut avoir des effets durables sur le cerveau. Par exemple, une étude publiée dans Nature Neuroscience a démontré que l’écoute de musique stimule les circuits neuronaux liés à l’audition et à la cognition, augmentant ainsi les capacités de traitement sonore des enfants.
Les parents jouent un rôle crucial dans l’introduction de genres et de styles musicaux. Les préférences des parents sont souvent transmises aux enfants, créant un lien musical intergénérationnel. Cette première phase de vie pose les bases d’une relation émotionnelle avec la musique, qui peut persister tout au long de la vie. En entrant à l’école, les enfants sont exposés à de nouvelles influences musicales. Les camarades de classe, les enseignants et les activités scolaires élargissent leurs horizons musicaux. Les choix musicaux commencent à refléter un mélange des influences familiales et sociales.

Les préférences musicales sont fortement influencées par le contexte culturel. Une étude de l’Université de Cambridge a révélé que les enfants montrent des préférences pour les structures rythmiques et mélodiques typiques de leur culture avant l’âge de cinq ans. Cela souligne l’importance des influences culturelles dans la formation des goûts musicaux.
Les médias jouent également un rôle significatif. Les dessins animés, les publicités et les émissions pour enfants introduisent souvent des chansons qui peuvent marquer profondément les jeunes esprits. L’environnement sonore de l’enfant, y compris les bruits de la maison et du quartier, peut aussi influencer ses préférences musicales.

L’adolescence est souvent décrite comme une période de découverte musicale intense. Les adolescents utilisent la musique pour exprimer leurs émotions, leur rébellion et leur quête d’identité. C’est une phase où les goûts musicaux peuvent se cristalliser ou évoluer rapidement.

La musique joue un rôle clé dans le développement de l’identité à l’adolescence. Selon une étude de l’American Psychological Association, les adolescents se tournent vers la musique pour trouver un sentiment d’appartenance et se différencier des autres. Les préférences musicales à cet âge sont souvent influencées par le besoin de se conformer ou de s’opposer aux normes sociales.
Les amis et les médias sont des influences puissantes. Les adolescents sont souvent attirés par les genres populaires parmi leurs pairs ou promus par les médias. Les festivals de musique, les concerts et les événements sociaux renforcent également les goûts musicaux.
À l’âge adulte, les goûts musicaux ont tendance à se stabiliser, bien qu’ils puissent encore évoluer en réponse à de nouvelles expériences et influences. Les responsabilités professionnelles et familiales, ainsi que les changements de mode de vie, modifient les habitudes d’écoute. Les adultes peuvent redécouvrir ou adopter de nouveaux genres musicaux à travers leurs enfants ou leurs collègues. Les fêtes de famille, les mariages et autres rassemblements sociaux sont des occasions de partager et de découvrir de nouvelles musiques. Les médias continuent d’exercer une influence, avec les émissions de télévision, les films et les publicités jouant souvent un rôle dans l’introduction de nouvelles musiques. Les souvenirs associés à des chansons spécifiques peuvent raviver des préférences musicales passées.

L’ère numérique a révolutionné la manière dont nous découvrons et consommons la musique. Les plateformes de streaming, les réseaux sociaux et les algorithmes de recommandation ont transformé l’expérience musicale. Les plateformes de streaming comme Spotify et Apple Music utilisent des algorithmes sophistiqués pour analyser les habitudes d’écoute et proposer de nouvelles musiques. Selon une étude de la Harvard Business Review, ces algorithmes peuvent diversifier les goûts musicaux en exposant les utilisateurs à une gamme plus large de genres et d’artistes.
Les réseaux sociaux comme TikTok, Instagram et YouTube ont un impact majeur sur les tendances musicales. Des chansons peuvent devenir virales, influençant rapidement les préférences d’une large audience. Une étude récente a montré que les chansons populaires sur TikTok voient une augmentation significative de leurs écoutes sur les plateformes de streaming, illustrant le pouvoir des réseaux sociaux dans la diffusion musicale.

Les goûts musicaux sont le résultat d’un mélange complexe de facteurs biologiques, psychologiques, sociaux et culturels. De la première berceuse entendue à la musique découverte via des algorithmes de recommandation, chaque étape de la vie contribue à forger notre paysage musical unique. En comprenant ces influences, nous pouvons apprécier la richesse et la diversité de nos goûts musicaux et ceux des autres, tout en continuant à explorer de nouveaux horizons sonores.

Plus de 170 étudiants de l’Université d’État de Caroline du Nord, prêts à obtenir leur diplôme, allaient vivre une surprise inoubliable en entrant dans l’arène vêtus de leurs toges et chapeaux rouges.
Comme dans tous les discours de remise de diplômes, les possibilités semblaient tangibles ; des espoirs et des rêves se profilaient à l’horizon.
À l’insu des universitaires, le conférencier de la cérémonie de remise des diplômes, Anil Kochhar, avait prévu une aide qui réglerait la dernière année des prêts étudiants pour tous les diplômés de 2026 de la Wilson College of Textiles de l’école.
« C’est avec fierté que j’annonce aujourd’hui qu’en hommage à mon père Prakash Chand Kochhar, ma femme Marilyn et moi-même offrons un cadeau de graduation pour couvrir l’ensemble des prêts éducatifs de dernière année des diplômés du Wilson College, » a déclaré Kochhar.
L’annonce a suscité des acclamations bruyantes et de nombreux applaudissements de la part de tous les présents. Immédiatement, 176 étudiants obtenant leur diplôme de licence et 26 recevant leur diplôme de master ont vu une année entière de dettes universitaires effacées. (Regardez ce moment de joie ci-dessous …)
« Marilyn et moi espérons que chacun d’entre vous quittera le Reynolds Coliseum aujourd’hui, non seulement avec un diplôme, mais aussi avec une plus grande liberté pour poursuivre vos objectifs, prendre des risques et construire la vie que vous avez tant œuvré à réaliser. »

Le père de l’homme, Prakash Chand Kochhar, a quitté l’Inde pour Raleigh, en Caroline du Nord, il y a 80 ans afin d’étudier la fabrication de textiles en Amérique. On pense qu’il n’était que le deuxième étudiant indien à s’inscrire à l’université. Kochhar a finalement obtenu son diplôme de licence en fabrication de textiles en 1950, suivi de son diplôme de maîtrise dans le même domaine en 1952.
Ses compétences en ingénierie textile ont rapidement conduit à un succès dans une carrière qui a traversé plusieurs États au sein d’une entreprise mondiale de textiles. Il est décédé en 1985, mais son héritage perdure à travers une bourse qui existe depuis 40 ans — et cet héritage s’est poursuivi lorsque son fils a pris la parole au micro sur la scène de remise des diplômes.
« Mon père n’aurait jamais pu imaginer un tel moment. Ce n’est pas seulement moi ici présent, mais aussi vous tous assis ici », a déclaré le jeune Kochhar lors de son discours. « Une nouvelle génération, façonnée par un monde différent, mais unie par le même esprit de possibilités qui l’a conduit ici des décennies auparavant. Et c’est ce que représente cette journée. »
Alyssa D’Costa, étudiante en gestion de la mode et du textile, a confié au Collège l’importance de ce don pour elle. « Étant moi-même fille d’immigrés, cet argent est d’une grande aide pour ma famille et moi, et je me sens vraiment chanceuse de bénéficier d’une telle opportunité. »
Ce que son généreux bienfaiteur se souvient le plus de son père, c’est de son esprit : « Le regard dans ses yeux me disait que tout est possible. »
Entre émotion, tradition agricole et questionnement éthique
Une vache qui appelle son veau. Un veau séparé de sa mère quelques heures après sa naissance. Une bouteille de lait dans un supermarché.
Pour beaucoup de consommateurs, ces réalités semblaient jusqu’il y a peu appartenir à des mondes différents. Pourtant, elles sont au cœur d’un débat qui prend de l’ampleur partout en Europe : la production laitière est-elle compatible avec le bien-être animal ?
En Belgique, l’association de défense des animaux GAIA a récemment relancé la polémique avec une campagne dénonçant la séparation des veaux et de leur mère dans l’industrie laitière. Face à ces images jugées choquantes par une partie du public, la Fédération Wallonne de l’Agriculture (FWA) a répondu en appelant à dépasser les slogans et à venir découvrir la réalité des fermes sur le terrain.
Derrière cette confrontation se cache une question beaucoup plus vaste : est-il encore moralement acceptable de consommer du lait animal au XXIe siècle ?

Une réalité méconnue du grand public
Beaucoup de consommateurs ignorent encore comment fonctionne réellement la production laitière.
Pour qu’une vache produise du lait, elle doit d’abord donner naissance à un veau. Comme chez tous les mammifères, la lactation est une conséquence directe de la maternité.
Dans la majorité des élevages laitiers modernes, le veau est séparé de sa mère peu après la naissance. Cette pratique, devenue la norme dans la plupart des pays producteurs, permet notamment de contrôler l’alimentation du jeune animal, de surveiller son état de santé et de récupérer le lait destiné à la consommation humaine.
C’est précisément cette séparation que dénoncent les associations de protection animale.
Selon elles, la rupture précoce du lien mère-enfant provoque un stress important chez les deux animaux et constitue l’un des aspects les plus problématiques de l’industrie laitière.

Que dit réellement la science ?
Longtemps, l’argument principal de l’industrie laitière a été que la séparation précoce protégeait la santé du veau et limitait certains risques sanitaires.
Mais plusieurs travaux scientifiques récents ont nuancé cette affirmation.
Une revue systématique publiée dans le Journal of Dairy Science a conclu qu’il n’existait pas de preuve scientifique cohérente démontrant que la séparation précoce apportait systématiquement de meilleurs résultats sanitaires pour les animaux.
D’autres études ont observé des signes de détresse lors de la séparation : vocalisations répétées, agitation, recherche du contact perdu et modifications comportementales chez la mère comme chez le veau.
Cependant, la situation est loin d’être simple.
Les chercheurs soulignent également que maintenir un contact prolongé entre la mère et son petit pose de nouveaux défis : organisation des bâtiments, gestion sanitaire, coûts supplémentaires et difficultés au moment du sevrage.
Autrement dit, la science ne valide pas totalement les arguments des uns ou des autres. Elle montre surtout que la question est beaucoup plus complexe qu’une vidéo de quelques secondes ou qu’un slogan publicitaire.

Le malaise grandissant autour de l’élevage industriel
Le débat dépasse aujourd’hui largement la seule séparation mère-veau.
Depuis plusieurs années, les consommateurs s’interrogent davantage sur les conditions de vie des animaux d’élevage.
Boiteries, mammites, sélection génétique favorisant des rendements toujours plus élevés, élevages intensifs : les critiques adressées à certains modèles de production laitière se multiplient.
Les défenseurs des animaux estiment que les vaches sont devenues des » machines à produire du lait « , sélectionnées pour atteindre des niveaux de production très éloignés de leurs capacités naturelles.
Du côté agricole, la réaction est souvent vive.
Les éleveurs rappellent que leur revenu dépend directement de la santé de leurs animaux. Une vache malade ou stressée produit moins et coûte davantage à l’exploitation. Ils dénoncent également une vision caricaturale de leur métier et soulignent que de nombreuses fermes restent familiales et attachées au pâturage.

Le regard de la société change
Ce qui frappe les observateurs, c’est l’évolution rapide du regard porté sur les animaux.
Il y a quelques décennies encore, la question du bien-être animal occupait une place marginale dans le débat public.
Aujourd’hui, les citoyens accordent de plus en plus d’importance à la notion de sensibilité animale.
Des recherches récentes s’intéressent même aux vocalisations des vaches afin de mieux comprendre leurs états émotionnels. Certaines équipes travaillent sur l’analyse de leurs appels de détresse ou de satisfaction grâce à l’intelligence artificielle.
Cette évolution culturelle modifie profondément la perception de l’élevage.
Pour une partie croissante de la population, il ne suffit plus qu’un animal soit nourri et en bonne santé. Il faut aussi qu’il puisse exprimer ses comportements naturels, maintenir ses liens sociaux et vivre dans un environnement respectueux de ses besoins.

Les alternatives végétales : révolution ou illusion ?
Parallèlement à ces questionnements, les boissons végétales connaissent un essor spectaculaire.
Avoine, soja, amande, riz, noisette : les rayons des supermarchés n’ont jamais proposé autant d’alternatives au lait traditionnel.
Leur succès repose sur plusieurs arguments :
- absence d’exploitation animale ;
- empreinte carbone souvent plus faible ;
- adaptation aux personnes intolérantes au lactose ;
- image moderne et écologique.
Mais là encore, les nuances sont importantes.
Toutes les boissons végétales ne se valent pas sur le plan nutritionnel. Certaines contiennent peu de protéines ou beaucoup d’additifs. D’autres dépendent de cultures intensives ou de longues chaînes d’importation.
Le lait de soja reste généralement celui qui se rapproche le plus du lait de vache pour l’apport en protéines, tandis que l’avoine est souvent mise en avant pour son bilan environnemental favorable.

Le lait est-il indispensable ?
La réponse scientifique est aujourd’hui relativement claire : non.
Il est possible de couvrir ses besoins nutritionnels sans consommer de produits laitiers, à condition d’adopter une alimentation équilibrée.
Le calcium, les protéines et les vitamines peuvent être obtenus via de nombreuses autres sources alimentaires.
Cela ne signifie pas pour autant que le lait est nocif.
Pour beaucoup de personnes, il reste un aliment pratique, riche en nutriments et profondément ancré dans les habitudes culturelles et culinaires.

Vers un nouveau modèle ?
Face aux critiques, certains éleveurs expérimentent déjà d’autres approches.
Des systèmes permettant un contact prolongé entre la mère et le veau se développent progressivement dans plusieurs pays européens. Les recherches suggèrent que ces modèles pourraient améliorer certains aspects du bien-être animal, même si des questions économiques et organisationnelles demeurent.
On voit également apparaître une demande croissante pour des produits issus de fermes mettant davantage l’accent sur le pâturage, les circuits courts et le respect du comportement naturel des animaux.
Ces évolutions montrent qu’entre l’élevage intensif traditionnel et le véganisme intégral, il existe peut-être plusieurs voies intermédiaires.

Une question qui dépasse le lait
Au fond, le débat sur le lait n’est pas uniquement un débat alimentaire.
Il touche à notre rapport aux animaux, à la ruralité, à l’agriculture, à l’environnement et même à notre vision du progrès.
Les campagnes de GAIA rencontrent un écho parce qu’elles révèlent une réalité longtemps ignorée par une partie du public. Les réactions du monde agricole trouvent également un soutien parce qu’elles rappellent que la vie d’une ferme ne peut être réduite à quelques images spectaculaires.
La véritable question n’est peut-être pas de savoir si boire du lait est » bien » ou » mal « .
La question est plutôt celle-ci : quelle place souhaitons-nous accorder aux animaux dans nos sociétés modernes, et jusqu’où sommes-nous prêts à modifier nos habitudes pour être cohérents avec nos valeurs ?
Car derrière chaque verre de lait se cache désormais un choix qui n’est plus seulement nutritionnel. Il est devenu éthique, culturel et profondément politique.
Cet article s’appuie notamment sur les analyses de Britannica ProCon – Milk Debate ainsi que sur plusieurs publications scientifiques récentes concernant la séparation mère-veau et le bien-être animal dans l’industrie laitière.
Fédération Wallonne de l’Agriculture – FWA : https://federationwallonnedelagriculture.be/
GAIA – Global Action in the Interest of Animals : https://www.gaia.be/fr
Veaux, vaches, cochons… Le quotidien d’une ferme – documentaire animalier

John Bouaziz, fondateur de Lien & Vie Senior
De nos jours, nous croisons souvent sans le savoir, des aidants qui accompagnement un parent vieillissant en perte progressive d’autonomie. Nous les croisons dans les écoles, les commerces, au travail, dans les transports sans pouvoir imaginer réellement et encore moins ressentir la charge mentale qu’ils vivent. Très souvent, ils « courent » du matin jusqu’au soir…
Certains gèrent des rendez-vous médicaux, des démarches administratives ou des problèmes du quotidien à distance. Le soir, certains passent faire des courses pour leur mère âgée ou pour l’accompagner à une promenade dans le quartier. D’autres appellent plusieurs fois par jour afin de s’assurer que tout va bien et se rassurer. Une part des aidants de plus en plus importante réorganise progressivement leur vie personnelle et professionnelle autour des fragilités d’un proche. La plupart des aidants que j’accompagne ou que je croise dans le cadre de mon activité ne se définissent pas spontanément comme tel. Ils disent simplement :« J’aide un peu mon père », « Je passe régulièrement voir ma mère », ou encore : « Je gère surtout l’organisation ». Il y a une sorte de minimisation de leur rôle tant que « tout tient encore ».
Au fil des mois, un glissement s’opère silencieusement car l’évolution est rarement brutale. Le temps dédié à l’aidance prend progressivement une place plus importante dans le quotidien sans que les aidants aient anticipé les conséquences sur leur fatigue, leur charge mentale, le travail, la famille ou la santé.
Les week-ends commencent à devenir des temps d’organisation. Les vacances se compliquent car il est culpabilisant de s’absenter trop longtemps. Le téléphone reste allumé en permanence : en réunion au travail, avec les moments de partage avec les enfants, en sorties familiales… Chaque notification ou appel est une source d’inquiétude. Les imprévus deviennent de plus en plus fréquents et ils perturbent l’équilibre de la vie personnelle, familiale et professionnelle.
Ce glissement silencieux se transforme ensuite en situation réelle et installée. La majorité des aidants dans cette situation vivent dans une forme de vigilance continue. Celle-ci est épuisante. Les journées commencent désormais par une inquiétude : « Est-ce que tout va bien aller aujourd’hui ? »,« Que va t’il se passer ? ». La relation sentimentale et affective avec son proche devient plus difficile à exprimer car le stress est diffus.
De plus, les aidants observent des changements discrets auprès de leur proche âgé : une fatigue inhabituelle, un logement moins entretenu, des oublis plus fréquents, une diminution des sorties, un repli progressif, des appels qui sonnent dans le vide ou une perte d’envie difficile à expliquer.
Dans mes échanges avec les familles, ce sont ces signaux faibles qui inquiètent le plus car ils sont incompris et ils déclenchent des prises de conscience sur une fragilisation progressive de l’équilibre global de leur proche âgé. Les aidants ont alors le sentiment de “perdre” petit à petit la relation, les repères ou la personnalité connue de leur proche.
Pourtant, ces difficultés restent encore peu exprimées. Les aidants ont le sentiment qu’ils doivent tenir coûte que coûte, tenir parce qu’il s’agit d’un parent, tenir parce qu’ils ne veulent pas abandonner, tenir parce qu’ils pensent être les seuls à réellement connaître les besoins ou les habitudes de leur proche.
En tant que référent humain pour la personne âgée et ses proches, j’observe souvent que leur fatigue reste silencieuse parce qu’il est souvent difficile d’admettre son épuisement lorsqu’il s’agit d’un parent. Dans la réalité, les aidants s’usent réellement et progressivement dans cette accumulation de responsabilités, d’inquiétudes et d’ajustements permanents.
En prenant du recul, je fais le constat que le sujet du vieillissement à domicile est régulièrement abordé sous l’angle des dispositifs, de la dépendance ou des aides existantes. Derrière ces enjeux nous l’avons vu ensemble, se jouent aussi des réalités beaucoup plus humaines concernant les proches présents : la peur de voir un parent décliner, la culpabilité de ne pas être suffisamment présent, la charge mentale permanente, ou encore la difficulté à concilier vie professionnelle, vie familiale et accompagnement d’un proche devenu plus vulnérable.
Le vieillissement à domicile ne repose pas uniquement sur des dispositifs ou sur une organisation efficace des interventions autour du proche vieillissant (soins, aides techniques, coordination, aide dans la vie quotidienne…) Il repose également sur tous ces proches qui tentent, chaque jour, de maintenir des équilibres humains, sociaux, relationnelles parfois fragiles.
En 2030, 25 % des salariés d’entreprise seront des proches aidants selon les projections de l’INSEE contre 20 % actuellement. 1 à 1,5 millions d’actifs en plus deviendront aidants. Ces chiffres colossaux nous oblige à repenser notre approche car il s’agit d’un enjeu humain, social et économique important.
Dès aujourd’hui, la question n’est plus selon moi, seulement celle de permettre aux personnes âgées de rester chez elles. Elle est aussi de savoir comment soutenir et soulager durablement ceux qui rendent ce maintien à domicile possible au quotidien pour préserver leur vie professionnelle, familiale, sociale et leur santé.
C’est en agissant sur cette continuité humaine, sociale et relationnelle encore peu structurée que certaines approches émergent progressivement en complémentarité des dispositifs existants comme Lien & Vie Senior. En effet, sécuriser les parcours (soins, aides techniques, coordination, aide dans la vie quotidienne…) ne suffira probablement plus si les équilibres humains, sociaux et relationnelle autour de la personne âgée et des aidants continuent à se fragiliser silencieusement.
John Bouaziz, fondateur de Lien & Vie Senior

Pourquoi consommer des plantes sauvages ?
À l’ère de l’alimentation industrialisée, les plantes sauvages comestibles offrent une alternative naturelle, riche en nutriments et respectueuse de l’environnement. Elles nous reconnectent à une alimentation ancestrale et à une biodiversité souvent négligée. Redécouvrir les plantes sauvages comestibles, c’est renouer avec une alimentation saine, variée et gratuite. C’est aussi un moyen d’explorer de nouvelles saveurs et de préserver notre environnement. Avec un peu de connaissance et de prudence, chacun peut intégrer ces plantes dans son quotidien, pour le plaisir du goût et le bien-être du corps !

Des bienfaits nutritionnels exceptionnels
Les plantes sauvages sont plus concentrées en vitamines, minéraux et antioxydants que la plupart des légumes cultivés. Par exemple :
- L’ortie est une source exceptionnelle de fer et de protéines.
- Le pissenlit est riche en vitamine A, C et K ainsi qu’en potassium.
- Le plantain contient des composés anti-inflammatoires et des mucilages bénéfiques pour le système digestif.


Un retour à une alimentation naturelle et locale
La cueillette permet de consommer des aliments non traités, non modifiés et issus de son propre environnement. En mangeant local, nous réduisons notre empreinte écologique.Les plantes sauvages apportent des saveurs uniques : la pimprenelle a un goût de concombre, la berce évoque la mandarine, et le chénopode se cuisine comme les épinards.

Comment reconnaître et cueillir les plantes sauvages en toute sécurité ?
Règles de cueillette
(Jetez un oeil sur la liste des ouvrages de référence en fin d’article)
- Savoir identifier avec certitude : Munissez-vous d’un guide botanique ou apprenez avec un expert.
- Éviter les zones polluées : Ne cueillez pas en bord de route ni près des champs traités aux pesticides.
- Prélever avec modération : Ne jamais arracher toutes les plantes d’un même endroit.
- Respecter les plantes protégées : Certaines espèces sont rares et leur cueillette est interdite.

Comment différencier les plantes comestibles des toxiques ?
- Apprenez à reconnaître les familles de plantes sûres (Apiacées, Brassicacées, Lamiacées…).
- Méfiez-vous des confusions : par exemple, la grande cigüe ressemble à la carotte sauvage mais est mortelle.
15 plantes sauvages comestibles incontournables
- L’ortie (Urtica dioica) : Riche en fer, se consomme en soupe, pesto, infusion.
- Le pissenlit (Taraxacum officinale) : Feuilles pour salade, fleurs en sirop, racines en succédané de café.
- Le plantain (Plantago lanceolata) : Feuilles en salade, cuites ou en cataplasme.
- L’ail des ours (Allium ursinum) : Feuilles à l’arôme d’ail, idéales en pesto.
- La berce commune (Heracleum sphondylium) : Goût d’agrume, utilisable en soupe ou beignets.
- La consoude (Symphytum officinale) : Feuilles en beignets ou en soupe, avec modération.
- Le chénopode bon-Henri (Chenopodium bonus-henricus) : Se cuisine comme des épinards.
- La lampsane (Lampsana communis) : Feuilles jeunes en salade, plus âgées en légumes.
- Le sureau noir (Sambucus nigra) : Fleurs en beignets ou en sirop, baies en confiture (cuites uniquement).
- Le tussilage (Tussilago farfara) : Fleurs en infusion, feuilles en potage.
- La pâquerette (Bellis perennis) : Feuilles en salade, fleurs confites au vinaigre.
- Le trèfle (Trifolium repens) : Feuilles et fleurs en salade, riches en protéines.
- L’égopode (Aegopodium podagraria) : Se consomme cru ou cuit, très aromatique.
- La mauve (Malva sylvestris) : Fleurs et feuilles adoucissantes, parfaites en infusion ou en cuisine.
- Le lierre terrestre (Glechoma hederacea) : Parfum de menthe, utilisé en infusion ou en plats.


Comment cultiver les plantes sauvages chez soi ?
Certaines plantes peuvent être cultivées facilement dans un jardin ou en pot :
- L’ail des ours préfère l’ombre et un sol humide.
- Le pissenlit pousse spontanément et s’adapte à tous les terrains.
- Le plantain se sème facilement et pousse dans tout type de sol.
- L’ortie se cultive dans un coin riche en azote (attention à ses racines traçantes).
10 recettes gourmandes à base de plantes sauvages

1. Omelette aux pissenlits
- 5 feuilles de pissenlit
- 1 oignon
- 2 œufs
- Gruyère râpé
→ Faites revenir l’oignon, ajoutez les pissenlits hachés, puis versez les œufs battus et laissez cuire.
2. Soupe aux orties
- 5 poignées d’orties
- 1 oignon, 4 pommes de terre
- 15 cl de crème fraîche
→ Faites revenir l’oignon, ajoutez les orties et les pommes de terre, couvrez d’eau, mixez et ajoutez la crème.

3. Beignets de fleurs de sureau
- 20 grappes de fleurs de sureau
- 250 g de farine, 3 œufs, 30 cl de lait, 20 cl de bière
→ Trempez les fleurs dans la pâte et faites frire.
4. Câpres de pissenlit
- Boutons de pissenlit
- Vinaigre, sel, origan
→ Faites macérer les boutons dans du sel, rincez, puis couvrez de vinaigre chaud.
5. Pesto d’ail des ours
- Feuilles d’ail des ours, huile d’olive, parmesan, noix
→ Mixez tous les ingrédients et dégustez sur des pâtes.

6. Galettes de pommes de terre à l’égopode
- 2 pommes de terre, 12 tiges d’égopode, 1 œuf, ail
→ Mélangez et faites cuire à la poêle.

7. Sorbet au tussilage
- 50 fleurs de tussilage, 425 g de sucre, citron
→ Infusez, mixez et passez en sorbetière.

8. Salade de plantain aux noix
- Jeunes feuilles de plantain, noix, vinaigrette moutardée
→ Mélangez et servez frais.
9. Aumônières de ricotta au plantain
- Feuilles de brick, 450 g de ricotta, 200 g de plantain
→ Garnissez les feuilles et faites dorer au four.
10. Gelée de tilleul
- 300 g de fleurs de tilleul, 1/2 citron, 500 g de sucre
→ Faites infuser et cuire pour obtenir une gelée.

Cuisine sauvage avancée : maîtriser l’art des plantes sauvages en gastronomie

Si la cuisine sauvage consiste à incorporer des plantes spontanées dans son alimentation, la cuisine sauvage avancée pousse l’expérience plus loin en explorant des techniques gastronomiques élaborées. Fermentation, lactofermentation, distillation, confiserie ou encore infusion d’arômes sauvages, cet art culinaire met en valeur des saveurs méconnues et surprenantes.Dans cet article, nous allons explorer les principes avancés de la cuisine sauvage, des techniques de transformation aux recettes gastronomiques audacieuses.
Approfondir ses connaissances sur les plantes sauvages
La cuisine sauvage avancée demande une maîtrise plus poussée de la reconnaissance des plantes et de leurs propriétés gustatives.Certaines plantes ont des arômes puissants qui peuvent transformer un plat en une expérience unique :
- La berce commune (Heracleum sphondylium) : arôme d’agrume et de noix de coco.
- Le sureau noir (Sambucus nigra) : fleurs musquées, baies acidulées.
- Le lierre terrestre (Glechoma hederacea) : parfum mentholé, idéal en infusion.
- Le carvi sauvage (Carum carvi) : saveur anisée rappelant le cumin.
- Le maceron (Smyrnium olusatrum) : racines proches du céleri, graines épicées.
Astuce : Tenez un carnet de saveurs pour noter les associations possibles entre plantes et plats.
Techniques avancées pour sublimer les plantes sauvages
Fermentation et lactofermentation
La fermentation transforme les plantes sauvages en produits riches en probiotiques, tout en développant des saveurs complexes.
- Choucroute sauvage : feuilles d’ortie et de plantain fermentées avec du sel.
- Kimchi sauvage : chénopode bon-Henri et berce lactofermentés avec du piment.
- Fleurs de sureau fermentées : apportent une touche florale et pétillante aux boissons.
Recette de lactofermentation simple :
- Placez des feuilles d’ail des ours ou d’ortie dans un bocal stérile.
- Ajoutez une saumure (30 g de sel pour 1 L d’eau).
- Laissez fermenter 2 semaines à température ambiante.
Torréfaction et grillage
Certaines graines et racines sauvages gagnent en saveur après torréfaction :
- Graines de berce torréfiées : excellent substitut au poivre.
- Racines de pissenlit grillées : succédané de café puissant.
- Glands de chêne : débarrassés de leur amertume, ils remplacent les noisettes en cuisine.
Astuce : Après torréfaction, moulez les graines pour obtenir un assaisonnement original.
Distillation et maceration
Les plantes sauvages sont idéales pour infuser des huiles, des alcools ou des vinaigres.
- Huile parfumée à la carotte sauvage : idéale pour les salades.
- Gin maison aux baies de genièvre et fleurs de sureau.
- Vinaigre à la reine-des-prés : notes d’amande et de miel parfaites pour les sauces.
Recette d’alcool aromatisé aux plantes sauvages :
- Remplissez une bouteille de vodka ou d’eau-de-vie avec des feuilles de livèche, des graines de fenouil sauvage et des baies de genièvre.
- Laissez macérer 2 mois avant de filtrer.
Confiserie sauvage
Certaines plantes permettent de créer des bonbons et friandises surprenantes :
- Gummies à la sève de bouleau : un édulcorant naturel.
- Bonbons au miel et aux fleurs de violette.
- Pâtes de fruits à l’argousier : acidulées et riches en vitamine C.
Recette de bonbons à la berce et au miel :
- Faites infuser 50 g de graines de berce dans 20 cl d’eau chaude.
- Ajoutez 200 g de sucre et 50 g de miel.
- Faites chauffer jusqu’à 140°C, puis coulez dans des moules.
Recettes gastronomiques à base de plantes sauvages

Velouté de chénopode bon-Henri et noisettes torréfiées
Ingrédients :
- 200 g de feuilles de chénopode bon-Henri
- 2 pommes de terre
- 1 oignon
- 1 L de bouillon de légumes
- 10 noisettes torréfiées
- Crème fraiche
Préparation :
- Faites revenir l’oignon émincé dans de l’huile d’olive.
- Ajoutez les pommes de terre coupées et le bouillon.
- Incorporez les feuilles de chénopode, laissez mijoter 15 min.
- Mixez, ajoutez la crème et parsemez de noisettes concassées.
Magret de canard au maceron et baies de sureau
Ingrédients :
- 1 magret de canard
- 1 c. à café de graines de maceron
- 100 g de baies de sureau fraîches
- 1 c. à soupe de miel
- 10 cl de vinaigre balsamique
Préparation :
- Quadrillez la peau du magret et faites-le cuire côté peau jusqu’à ce qu’elle soit croustillante.
- Ajoutez les baies de sureau, le miel et le vinaigre.
- Laissez réduire en sauce, servez avec le magret tranché.
Fromage frais aux herbes sauvages et pain aux glands
Ingrédients :
- 250 g de fromage frais
- 1 poignée de feuilles d’ail des ours et de pimprenelle
- 100 g de glands torréfiés et moulus
- 250 g de farine de seigle
- 10 g de levure
Préparation :
- Mélangez les herbes hachées avec le fromage frais.
- Pour le pain, mélangez la farine, les glands moulus, la levure et un peu d’eau.
- Laissez lever, puis faites cuire à 180°C pendant 35 min.
Créer son garde-manger sauvage

- Sécher et réduire en poudre : orties, berce, plantain pour des assaisonnements.
- Fabriquer des conserves : vinaigres aux plantes, lactofermentation, huiles aromatisées.
- Congeler les jeunes pousses : ail des ours, égopode, berce pour les garder toute l’année.
Expérimenter avec les saisons
- Printemps : pousses tendres (ail des ours, égopode).
- Été : fleurs et graines (sureau, berce, carvi).
- Automne : baies et racines (maceron, pissenlit, glands).
- Hiver : stockage et transformation (légumes lactofermentés, poudres d’herbes).
La cuisine sauvage avancée est un voyage gustatif où nature et créativité se rencontrent. En expérimentant avec les plantes, nous découvrons une palette de saveurs insoupçonnées et développons une autonomie culinaire précieuse.Alors, prêt à franchir le pas et à vous lancer dans l’aventure de la gastronomie sauvage ?
Lectures recommandées
Plantes sauvages comestibles
- « Le régal végétal : Plantes sauvages comestibles, les cueillir et les cuisiner » – François Couplan
Un ouvrage de référence sur la reconnaissance, la cueillette et l’utilisation culinaire des plantes sauvages. François Couplan, ethnobotaniste renommé, y partage son savoir avec des conseils pratiques et des recettes.

- « La cuisine des forêts et des chemins » – François Couplan et Stéphane Meyer
Un autre livre incontournable pour apprendre à identifier et cuisiner les plantes sauvages avec des recettes originales. - « Plantes sauvages comestibles : Reconnaître, cueillir et cuisiner 80 espèces courantes » – Guillaume Eyssartier & Stéphane Marie
Un guide pratique et bien illustré avec des fiches détaillées sur les plantes comestibles les plus courantes. - « Les plantes comestibles : Cueillette et recettes des quatre saisons » – Gérard Ducerf
Un ouvrage très détaillé sur les plantes sauvages comestibles, avec des indications botaniques précises et des recettes adaptées à chaque saison. - « Savoureuses plantes sauvages » – Aline et Olivier Chaignon
Un livre qui allie botanique, ethnobotanique et cuisine, avec de superbes illustrations et des recettes originales.
Guides de reconnaissance (plantes, fruits et arbres sauvages comestibles)
- « Guide des plantes sauvages comestibles et toxiques » – François Couplan
Un excellent guide de terrain pour apprendre à identifier les plantes comestibles et éviter les confusions avec les espèces toxiques.

- « Fruits sauvages : Les reconnaître, les cueillir, les utiliser » – François Couplan
Un guide spécifique sur les fruits sauvages comestibles, utile pour ceux qui veulent enrichir leur cueillette avec baies et fruits forestiers. - « Arbres et arbustes sauvages : Comestibles et utiles » – François Couplan
Ce livre permet d’identifier et d’utiliser les arbres et arbustes dont les fruits, feuilles, fleurs ou écorces sont comestibles ou ont d’autres usages intéressants.
Avec ces ouvrages, vous aurez une base solide pour reconnaître, cueillir et cuisiner les plantes sauvages en toute sécurité.
L’eau minérale naturelle, que l’on consomme quotidiennement sous des marques comme Evian, Vittel ou Volvic, est bien plus qu’une simple boisson. En France, cette ressource précieuse repose sur une réglementation stricte : elle doit provenir d’une source souterraine, être exempte de traitement, et ses propriétés physicochimiques doivent rester stables dans le temps, avec une variation limitée à 10 %. Mais derrière cette définition rigoureuse se cache une industrie aux enjeux économiques, environnementaux et juridiques majeurs.

Avec ses 115 établissements thermaux et ses 50 usines d’embouteillage, la France se hisse au sommet de l’industrie européenne de l’eau minérale. Elle exploite près de 20 % des sources d’eau minérale naturelle (EMN) du continent, valorisant ainsi 706 sources sur les 1 900 répertoriées. L’exportation de ces eaux représente une manne économique significative, faisant du pays le premier exportateur mondial d’eau minérale naturelle.Cependant, cette exploitation repose sur une gestion complexe des ressources hydriques, souvent mal comprise ou négligée. En effet, malgré la longue tradition d’exploitation des eaux minérales en France, les connaissances hydrogéologiques demeurent inégales selon les sites, rendant ces ressources vulnérables.
Les scandales récents, comme celui impliquant Nestlé Waters, mettent en lumière les défis de cette industrie. Accusée d’utiliser des techniques de traitement interdites et de prélever de l’eau sans autorisation, l’entreprise a été contrainte de payer une amende de deux millions d’euros pour éviter un procès. Cette affaire révèle un manque de transparence et de surveillance dans la gestion des ressources hydriques en France. Les exploitants, qu’ils soient des entreprises d’embouteillage ou des communes gérant des établissements thermaux, peinent souvent à financer des études hydrogéologiques poussées pour comprendre la structure et le fonctionnement des gisements qu’ils exploitent. Les quelques grands noms, tels qu’Evian ou Vittel, investissent dans des recherches approfondies, soutenant des doctorats et collaborant avec des instituts spécialisés. Mais la plupart des sites restent sous-financés, laissant planer le risque de variations brutales dans la qualité de l’eau et la perte de l’appellation EMN, essentielle pour la valorisation commerciale.

Les incidents ne sont pas rares. Aix-en-Provence a perdu son statut de ville thermale en 1998 en raison de la pollution de ses forages. À Ribeauville, la marque Carola a vu son appellation d’eau minérale révoquée en 1996, l’obligeant à se repositionner sous le statut d’eau de source. Luchon, quant à elle, a cessé d’embouteiller de l’eau minérale depuis 2019, faute de recherches suffisantes pour identifier un forage de secours.
Ces exemples illustrent combien l’exploitation des sources d’eau minérale est fragile. Une mauvaise gestion ou un manque de connaissances peut entraîner des conséquences économiques désastreuses, affectant l’emploi, les revenus des collectivités locales et l’attractivité des territoires.
Face à ces défis, il est urgent de développer une gestion durable et scientifiquement informée des ressources en eau minérale. Le BRGM (Bureau de Recherches Géologiques et Minières) a publié un guide en 2005 pour encourager l’acquisition de connaissances hydrogéologiques. Des investissements publics-privés doivent être envisagés, notamment en collaboration avec des laboratoires de recherche et des universités.Les collectivités locales, souvent propriétaires des captages, se retrouvent en première ligne. Or, peu d’élus disposent des compétences nécessaires pour gérer ces ressources. Il est crucial de les former et de les accompagner dans la planification des investissements nécessaires à la préservation de cette richesse nationale.

Les Conflits Sociaux et Politiques : Le Cas de Divonne-les-Bains
L’absence de connaissances précises peut également alimenter des tensions locales, comme en témoigne le conflit à Divonne-les-Bains, à la frontière franco-suisse. En 2016, un projet d’usine d’embouteillage y a été stoppé sous la pression de collectifs locaux, inquiets de possibles interférences entre les nappes d’eau potable et celles d’eau minérale. Ce projet a illustré l’importance d’une connaissance fine des gisements, notamment dans des contextes transfrontaliers ou à forte densité démographique.
L’Eau Douce, Une Ressource Précieuse et Limitée
L’eau douce, nécessaire à l’industrie de l’eau minérale, représente moins de 1 % des ressources hydriques mondiales exploitables par l’homme. Alors que les aquifères et les eaux de surface jouent un rôle clé dans son approvisionnement, leur gestion nécessite une compréhension rigoureuse et des investissements en recherche. Le cycle de l’eau, bien que perpétuel, dépend de ces réservoirs naturels ou artificiels, dont la régénération et la protection sont essentielles pour garantir un accès durable à cette ressource.
L’eau minérale naturelle constitue une richesse économique et culturelle majeure pour la France. Pour la protéger, il est essentiel d’investir dans la recherche et d’éduquer les acteurs locaux à la complexité des gisements hydrogéologiques. Seule une gestion éclairée et proactive permettra de préserver cette ressource, en assurant la pérennité des emplois, des revenus et de l’attractivité des territoires concernés.

Quels sont les bons gestes pour mieux consommer l’eau ?
L’eau, essentielle à la vie humaine, est une ressource précieuse qu’il est nécessaire de préserver. En adoptant des gestes simples au quotidien, vous pouvez non seulement réduire votre consommation d’eau, mais aussi contribuer à la gestion durable de cette ressource vitale. Voici quelques conseils pour une consommation plus écoresponsable.
La consommation d’eau en Europe : un aperçu
En Europe, l’eau est utilisée de manière directe et indirecte. La consommation directe concerne l’eau domestique : boire, cuisiner, se laver, etc. En moyenne, un Européen consomme entre 100 et 150 litres par jour, avec des variations selon les pays. En France, par exemple, cette consommation atteint environ 148 litres par jour par habitant.
Répartition de la consommation domestique
Salle de bains et douche : 30-35 % de la consommation totale.
Chasse d’eau des toilettes : 25-30 %.
Lavage du linge : 10-15 %.
Cuisine et boisson : 10 %.
Lavage de la vaisselle : 10 %.
Arrosage et nettoyage extérieur : 5-10 %.

Consommation indirecte : une empreinte hydrique sous-estimée
La consommation indirecte, ou empreinte hydrique, se réfère à l’eau utilisée pour produire les biens et services que nous consommons. L’agriculture, l’industrie alimentaire, la production de textiles ou d’énergie sont des secteurs particulièrement gourmands en eau. Par exemple, environ 40 % de l’eau utilisée en Europe sert à l’agriculture, tandis que 30 % est consommée par l’industrie. L’empreinte hydrique de certains produits est d’ailleurs impressionnante :
– Un kilo de bœuf nécessite environ 15 000 litres d’eau .
– Un kilo de riz demande environ 2 500 litres .
– Un t-shirt en coton consomme environ 2 700 litres pour sa production.
Ces chiffres montrent l’importance d’une gestion durable de l’eau, non seulement à la maison, mais aussi au niveau global, en repensant nos modes de consommation.

Dix gestes simples pour économiser jusqu’à 30 % d’eau chez soi
Il est possible de réduire sa consommation directe d’eau avec quelques gestes simples et efficaces :
1. Chassez les fuites d’eau : une fuite, même minime, peut gaspiller jusqu’à 4 litres d’eau par heure. Fermez vos robinets lorsque vous ne les utilisez pas et réparez les fuites sans tarder.
2. Privilégiez les douches aux bains : une douche consomme en moyenne 100 litres d’eau de moins qu’un bain. Pour optimiser, limitez la durée de la douche à 2-3 minutes et coupez l’eau en vous savonnant.
3. Optez pour un mitigeur thermostatique : ce système permet de trouver rapidement la bonne température et économise environ 15 % d’eau.
4. Récupérez l’eau de rinçage : l’eau utilisée pour rincer fruits et légumes peut servir à arroser vos plantes.
5. Installez des mousseurs ou aérateurs : ces dispositifs réduisent le débit d’eau des robinets et pommeaux de douche, permettant une économie de presque 50 %.
6. Adoptez une chasse d’eau à double debit : ce système vous fait économiser jusqu’à 7 litres d’eau par utilisation en ajustant le volume d’eau nécessaire.
7. Utilisez les programmes éco de vos appareils : que ce soit pour le lave-linge ou le lave-vaisselle, privilégiez les programmes économiques et remplissez les appareils avant chaque utilisation pour optimiser l’eau consommée.
8. Nettoyez votre voiture en station de lavage : une station utilise environ 60 litres d’eau, contre 200 litres si vous le faites avec un tuyau d’arrosage.
9. Récupérez l’eau de pluie : installez un système de récupération d’eau pour arroser votre jardin.
10. Arrosez le soir : cela limite l’évaporation et permet de réduire de 5 à 10 % l’eau utilisée. Utiliser un arrosage goutte à goutte ou des micro-asperseurs peut également aider à économiser l’eau.
L’adoption de ces gestes simples permet non seulement de réduire sa consommation d’eau directe, mais aussi de contribuer à une gestion plus durable des ressources hydriques globales. Il est temps d’agir pour préserver cette ressource précieuse.
La musique du peuple qui continue de raconter le monde
À l’heure des algorithmes, des playlists automatisées et des tubes fabriqués pour les réseaux sociaux, la musique folk pourrait sembler appartenir au passé. Pourtant, elle n’a jamais été aussi présente. Des scènes acoustiques des festivals européens aux playlists de millions d’auditeurs sur les plateformes numériques, le folk continue de séduire, de se réinventer et de transmettre des histoires. Mais qu’est-ce que le folk exactement ? Une musique traditionnelle ? Un courant contestataire ? Une esthétique acoustique ? Une philosophie ? Derrière ce mot souvent utilisé sans être réellement défini se cache un univers immense qui traverse les siècles, les continents et les cultures.

Le folk : un mot simple pour une réalité complexe
Peu de genres musicaux suscitent autant de malentendus que le folk.
Demandez à dix personnes ce qu’est la musique folk et vous obtiendrez probablement dix réponses différentes. Pour certains, le folk évoque Bob Dylan et Joan Baez. Pour d’autres, il s’agit de musique traditionnelle bretonne, irlandaise ou québécoise. Certains pensent immédiatement à des chanteurs accompagnés d’une guitare acoustique. D’autres y voient une musique engagée, proche des mouvements sociaux.
Cette diversité d’interprétations n’est pas une erreur : elle est au cœur même du folk.
Le terme provient du mot anglais folk, qui signifie » peuple « . À l’origine, il désigne l’ensemble des traditions culturelles transmises oralement au sein d’une communauté. La musique folk est donc, avant tout, la musique des gens ordinaires : celle qui se chante dans les maisons, les villages, les fermes, les ports, les champs ou les tavernes.
Bien avant l’invention du disque, de la radio ou du streaming, les chansons circulaient de bouche à oreille. Elles racontaient les amours, les drames, les guerres, les récoltes, les voyages, les légendes et les espoirs des populations.
Le folk n’est pas né dans une maison de disques.
Il est né dans la vie quotidienne.

Une musique plus ancienne que l’industrie musicale
Pour comprendre le folk, il faut remonter bien avant l’apparition des genres musicaux modernes.
Pendant des siècles, la musique fut principalement une activité collective. On chantait pour travailler, célébrer une naissance, accompagner une cérémonie religieuse, raconter une histoire ou simplement passer le temps.
Dans les campagnes européennes, les chansons traditionnelles se transmettaient de génération en génération. En Afrique, en Asie, en Amérique ou en Océanie, d’autres formes de transmission orale jouaient un rôle similaire.
Chaque peuple possédait son propre répertoire.
Certaines chansons avaient plusieurs centaines d’années d’existence.
Leurs auteurs étaient souvent inconnus.
Le véritable compositeur devenait alors la communauté elle-même.
Une chanson pouvait être modifiée, raccourcie, enrichie ou transformée à chaque génération. Ce phénomène est parfois appelé le » processus folk « . Contrairement à la musique classique, où l’œuvre doit être reproduite fidèlement, la musique folk accepte la variation comme une richesse.
Chaque interprétation devient une nouvelle version de l’histoire.
Folk ou folklore : une confusion fréquente
L’une des erreurs les plus courantes consiste à confondre folk et folklore.
Le folklore désigne l’ensemble des traditions populaires d’un peuple : contes, légendes, costumes, danses, fêtes, croyances et musiques.
Le folk, lui, est une musique.
Mais le folk ne se limite pas au folklore.
La musique bretonne, les reels irlandais, les complaintes écossaises ou les chansons wallonnes appartiennent au folklore musical de leurs régions respectives.
En revanche, Bob Dylan, Leonard Cohen ou Joni Mitchell font également partie du folk alors qu’ils composent des chansons originales.
Le folk moderne est donc né lorsque des artistes ont commencé à s’inspirer des traditions populaires pour créer des œuvres nouvelles.
C’est précisément cette capacité à relier passé et présent qui explique sa longévité.

Pourquoi le folk dit « trad » n’est qu’une partie du folk
L’une des confusions les plus répandues dans le monde de la musique consiste à considérer que le folk se limite aux musiques traditionnelles, aux bals folk, aux reels irlandais, aux gavottes bretonnes ou aux airs transmis de génération en génération.
Cette vision est compréhensible, mais elle est incomplète.
Le folk traditionnel souvent appelé » trad » représente effectivement une composante essentielle du folk. Il constitue même son socle historique. Sans les ballades écossaises, les complaintes irlandaises, les chansons de travail afro-américaines, les chants des Appalaches ou les répertoires populaires européens, le folk moderne n’existerait pas.
Mais le folk ne s’est jamais arrêté là.
À partir du milieu du XXᵉ siècle, une nouvelle génération d’artistes va puiser dans ces traditions pour créer des chansons originales. Woody Guthrie, Pete Seeger, Bob Dylan, Joan Baez, Leonard Cohen, Joni Mitchell ou encore Neil Young ne sont pas des musiciens traditionnels au sens strict. Ils composent leurs propres œuvres, parlent de leur époque, de leurs doutes, de leurs engagements ou de leurs expériences personnelles.
Pourtant, personne ne conteste leur appartenance à l’univers folk.
Pourquoi ?
Parce que le folk n’est pas uniquement défini par l’âge d’une chanson ou par son origine traditionnelle. Il est aussi défini par une manière de raconter le monde.
Le folk privilégie souvent la parole, l’histoire, l’émotion, la proximité avec l’auditeur et une certaine forme d’authenticité. Une chanson écrite hier peut parfaitement être folk si elle s’inscrit dans cet héritage.
C’est précisément ce qui distingue le folk du folklore.
Le folklore cherche avant tout à préserver et transmettre un patrimoine existant. Le folk, lui, peut à la fois préserver, transmettre, transformer et créer.
Ainsi, un groupe de musique traditionnelle bretonne, un auteur-compositeur américain chantant seul avec sa guitare, un artiste indie folk scandinave ou une chanteuse folk australienne peuvent tous appartenir à la même grande famille.
Le folk est donc moins un style musical unique qu’un immense arbre.
Le trad en constitue les racines.
Les protest songs, le folk revival, le folk rock, l’americana, le bluegrass, l’indie folk, le folk contemporain ou certaines formes de world folk en sont les branches.
Réduire le folk au seul trad reviendrait à réduire le jazz au ragtime ou le rock au rock’n’roll des années 1950.
C’est oublier que les musiques vivantes évoluent constamment.
Et c’est peut-être là la plus belle leçon du folk : rester fidèle à ses racines tout en continuant à inventer son avenir.
Le trad est une partie du folk, mais le folk est bien plus vaste que le trad : c’est l’ensemble des musiques qui prolongent, réinventent ou s’inspirent des traditions populaires pour raconter l’expérience humaine.

Le grand laboratoire américain
Même si les traditions populaires existent partout dans le monde, la notion moderne de » folk music » s’est largement construite aux États-Unis.
L’Amérique du XIXe siècle est un immense carrefour culturel.
Les immigrants irlandais, écossais, anglais, allemands et européens apportent leurs chansons.
Les populations afro-américaines développent les work songs, les spirituals et le blues.
Les traditions amérindiennes continuent d’exister malgré les bouleversements de l’histoire.
Toutes ces influences se rencontrent.
Peu à peu naît une nouvelle culture musicale.
Le folk américain devient alors le miroir d’une société en construction.
Woody Guthrie : l’homme qui a changé le folk
S’il fallait désigner une figure fondatrice du folk moderne, Woody Guthrie occuperait sans doute la première place.
Né en 1912 dans l’Oklahoma, il traverse la Grande Dépression et les migrations massives provoquées par le Dust Bowl.
Sa guitare porte une inscription devenue légendaire : « This machine kills fascists » (Cette machine tue les fascistes.)
À travers des centaines de chansons, Guthrie raconte la vie des ouvriers, des fermiers ruinés, des travailleurs migrants et des oubliés de l’Amérique.
Son titre This Land Is Your Land devient l’un des hymnes les plus célèbres de l’histoire américaine.
Woody Guthrie transforme le folk en outil de témoignage social.
Son influence se fera sentir sur plusieurs générations d’artistes.

Pete Seeger et la naissance du folk engagé
ici dans une émission de la télévision Est-allemande (DDR) en 1967.La chanson est inspirée par une comptine cosaque que P.Seeger avait lu dans « le Don paisible » de M.Cholokhov , un des romans phares de la littérature soviétique
Aux côtés de Woody Guthrie apparaît une autre figure essentielle : Pete Seeger.
Musicien, chanteur, collecteur de chansons traditionnelles et militant, Seeger considère la musique comme un instrument de transformation sociale.
Ses chansons accompagnent les luttes syndicales, le mouvement des droits civiques et les mobilisations pacifistes.
Lorsque Martin Luther King mène ses campagnes pour l’égalité raciale, plusieurs chants folk deviennent des symboles du mouvement.
Le folk s’affirme alors comme la bande-son d’une époque.
Pour la première fois, une musique populaire est associée de manière aussi visible à l’engagement citoyen.

Le folk est-il une musique de gauche ?
La question revient régulièrement.
Historiquement, le folk américain a effectivement entretenu des liens étroits avec les mouvements progressistes, syndicaux, écologistes ou pacifistes. Woody Guthrie, Pete Seeger, Joan Baez ou Phil Ochs ont souvent défendu des causes sociales.
Mais réduire le folk à une idéologie serait une erreur. Le folk parle avant tout de la condition humaine. Certaines chansons sont politiques. D’autres parlent d’amour, de solitude, de spiritualité, de paysages ou de mémoire.
Le folk n’est pas une doctrine. C’est un langage. Un langage qui peut être utilisé par des sensibilités très diverses. C’est précisément ce qui explique son universalité.
Bob Dylan : le poète qui a révolutionné le genre
Au début des années 1960, un jeune musicien originaire du Minnesota arrive à New York.
Son nom : Bob Dylan.
En quelques années, il transforme radicalement le folk.
Ses chansons ne se contentent plus de raconter des événements ou des revendications.
Elles deviennent poétiques, symboliques, parfois énigmatiques.
Blowin’ in the Wind, The Times They Are A-Changin’ ou A Hard Rain’s A-Gonna Fall deviennent les hymnes d’une génération.
Lorsque Dylan branche une guitare électrique au Newport Folk Festival en 1965, une partie du public crie à la trahison.
Pourtant, ce geste donnera naissance à une nouvelle aventure : le folk-rock.
Le folk venait de prouver qu’il pouvait évoluer sans perdre son âme.
Joan Baez, Leonard Cohen, Joni Mitchell : l’âge d’or des auteurs-compositeurs
Les années 1960 et 1970 constituent probablement l’âge d’or du folk moderne.
Joan Baez apporte une voix d’une pureté exceptionnelle et un engagement sans compromis.
Leonard Cohen transforme la chanson folk en poésie existentielle.
Joni Mitchell ouvre de nouvelles perspectives harmoniques et émotionnelles.
Neil Young navigue entre folk et rock avec une liberté remarquable.
Tous contribuent à élargir le champ du folk.
La musique du peuple devient également une musique d’art.
Sans jamais perdre sa capacité à toucher un large public.
Folk, country, americana, bluegrass, roots : des cousins souvent confondus
Pour beaucoup d’auditeurs, ces termes semblent interchangeables. Pourtant, ils désignent des réalités différentes.
Le folk est avant tout une approche de la musique fondée sur la transmission, le récit et l’authenticité. Les paroles y occupent généralement une place centrale. Une simple guitare et une voix peuvent suffire.
La country partage une partie de ses racines avec le folk. Les deux genres sont nés du mélange des traditions britanniques et irlandaises importées en Amérique. Mais la country s’est davantage développée comme une musique populaire destinée au divertissement, avec une forte identité rurale et une industrie spécifique implantée à Nashville.
Le bluegrass est une branche particulière de la musique des Appalaches. Popularisé par Bill Monroe dans les années 1940, il privilégie la virtuosité instrumentale. Banjo, mandoline, violon, guitare et contrebasse y dialoguent à grande vitesse dans une énergie souvent spectaculaire.
L’americana est un terme beaucoup plus récent. Il englobe un vaste ensemble de musiques enracinées dans les traditions américaines : folk, country, blues, gospel, rock roots et bluegrass. Plus qu’un genre, c’est une famille musicale.
Quant au mot « roots », il désigne généralement les musiques qui revendiquent un lien direct avec leurs racines culturelles. Le folk, le blues rural, certaines formes de country ou encore le cajun peuvent ainsi être considérés comme des musiques roots.
Le folk est donc moins un style précis qu’une immense maison dont plusieurs genres occupent différentes pièces.
Le folk autour du monde : une mosaïque de traditions
L’une des plus grandes erreurs consiste à croire que le folk est uniquement anglo-saxon.
Chaque peuple possède son propre folk.
L’Irlande a ses ballades et ses reels.
L’Écosse ses airs de cornemuse.
La Bretagne ses gwerzioù et ses festoù-noz.
Le Québec ses complaintes et ses chansons à répondre.
Les Balkans leurs rythmes complexes.
L’Amérique latine ses traditions andines, mexicaines ou argentines.
L’Afrique possède d’innombrables formes de musiques populaires transmises oralement.
L’Inde, la Chine ou le Japon ont également développé leurs propres traditions musicales populaires bien avant l’apparition des industries culturelles modernes.
Partout, le principe reste le même : raconter la vie d’une communauté à travers la musique.
Le folk est probablement le seul genre musical véritablement mondial.
La France et la Belgique : des terres folk méconnues
Lorsqu’on évoque le folk, les regards se tournent souvent vers les États-Unis ou les îles britanniques. Pourtant, la France et la Belgique possèdent également une riche tradition.
Dans les années 1970, le folk français connaît un véritable âge d’or.
Des groupes comme Malicorne, Mélusine ou La Bamboche redécouvrent les chansons traditionnelles et les réinventent pour une nouvelle génération.
En Bretagne, Alan Stivell contribue à une renaissance spectaculaire de la culture celtique. Son influence dépasse largement les frontières françaises.
Le groupe Tri Yann participe également à cette redécouverte du patrimoine musical breton.
En Wallonie, de nombreux collecteurs et musiciens s’intéressent au répertoire traditionnel. Des festivals, bals folk et rencontres musicales permettent encore aujourd’hui de maintenir vivant cet héritage.
Plus récemment, une nouvelle génération d’artistes mêle tradition et modernité, prouvant que le folk francophone n’est pas un musée mais un organisme vivant.
Le folk au féminin : des voix qui ont changé l’histoire
L’histoire du folk est souvent racontée à travers des figures masculines.
Pourtant, les femmes y ont joué un rôle fondamental.
Joan Baez est sans doute la plus emblématique. Sa voix cristalline accompagne les luttes pour les droits civiques et contre la guerre du Vietnam.
Joni Mitchell révolutionne l’écriture folk en y apportant une profondeur émotionnelle inédite.
Sandy Denny devient une figure majeure du folk britannique.
Fairport Convention contribue à faire émerger un folk-rock profondément influencé par les traditions anglaises.
Plus récemment, des artistes comme Gillian Welch, Anaïs Mitchell, Laura Marling, First Aid Kit ou Rhiannon Giddens montrent que le folk demeure un espace d’innovation et de liberté artistique.
Leur travail rappelle que le folk a toujours été un lieu où les récits personnels rejoignent les enjeux collectifs.

Les albums qui ont changé l’histoire du folk
Certains disques constituent de véritables points de repère.
Dust Bowl Ballads de Woody Guthrie (1940) donne une voix aux migrants de la Grande Dépression.
The Freewheelin’ Bob Dylan (1963) transforme la chanson folk en outil poétique et politique.
Joan Baez Vol. 2 (1961) contribue à populariser les chansons traditionnelles auprès d’un large public.
Songs of Leonard Cohen (1967) introduit une profondeur littéraire rarement atteinte dans la musique populaire.
Blue de Joni Mitchell (1971) devient l’un des albums les plus influents de l’histoire des auteurs-compositeurs-interprètes.
Plus tard, Nebraska de Bruce Springsteen, Time (The Revelator) de Gillian Welch ou For Emma, Forever Ago de Bon Iver démontrent que le folk continue d’évoluer.
Ces albums ont en commun une même exigence : raconter des histoires vraies avec sincérité.
Le grand retour du folk au XXIe siècle
À la surprise de nombreux observateurs, le folk connaît depuis le début du siècle un véritable renouveau.
Fleet Foxes, Bon Iver, The Tallest Man on Earth, Mumford & Sons, The Lumineers, Passenger, First Aid Kit ou Vance Joy attirent un public international.
Le phénomène dépasse largement le cadre anglo-saxon.
Partout, de jeunes artistes redécouvrent les instruments acoustiques, les harmonies vocales et les récits intimistes.
Pourquoi ce retour ?
Sans doute parce que le folk propose exactement ce qui manque souvent à notre époque : de l’authenticité.
Dans un univers saturé de sons compressés, de productions gigantesques et de contenus éphémères, une voix sincère accompagnée d’une guitare retrouve une force particulière.
Pourquoi les jeunes générations redécouvrent-elles le folk ?

Contrairement à certaines idées reçues, le folk n’est pas réservé aux nostalgiques.
De nombreux jeunes auditeurs y trouvent une forme de vérité.
Le folk parle de relations humaines, de doutes, de quête de sens, de solitude, de voyage et d’espoir.
Autant de thèmes universels.
Les réseaux sociaux jouent également un rôle paradoxal.
Alors qu’ils favorisent souvent l’instantanéité, ils permettent aussi la découverte d’artistes indépendants qui auraient été invisibles il y a vingt ans.
Les plateformes de streaming facilitent l’exploration de catalogues immenses où un jeune auditeur peut passer de Woody Guthrie à Bon Iver, puis à un groupe folk belge ou québécois.
Le folk bénéficie ainsi d’une seconde jeunesse inattendue.
Le folk face au streaming et à l’intelligence artificielle
L’avenir du folk pose une question fascinante.
Que devient une musique fondée sur l’authenticité dans un monde où l’intelligence artificielle peut composer des chansons en quelques secondes ?
La réponse réside peut-être dans ce qui fait la singularité du folk.
Le folk n’est pas seulement une suite d’accords.
C’est une expérience humaine.
Une histoire vécue.
Une émotion transmise.
Une mémoire partagée.
Une machine pourra peut-être reproduire une esthétique folk.
Elle aura beaucoup plus de mal à reproduire la vérité d’une existence.
C’est pourquoi le folk pourrait paradoxalement devenir encore plus précieux dans les décennies à venir.
Plus le monde sera automatisé, plus les auditeurs rechercheront des voix humaines.
Une discothèque idéale : 50 albums pour comprendre le folk

Les pionniers
- Woody Guthrie – Dust Bowl Ballads
- Lead Belly – Last Sessions
- Pete Seeger – American Favorite Ballads
- The Weavers – At Carnegie Hall
- Odetta – Odetta Sings Ballads and Blues
Le folk revival
- Bob Dylan – The Freewheelin’ Bob Dylan
- Bob Dylan – Bringing It All Back Home
- Joan Baez – Joan Baez Vol. 2
- Phil Ochs – I Ain’t Marching Anymore
- Tom Paxton – Ramblin’ Boy
Les grandes voix canadiennes
- Leonard Cohen – Songs of Leonard Cohen
- Joni Mitchell – Blue
- Neil Young – After the Gold Rush
- Gordon Lightfoot – Sundown
- Bruce Cockburn – Dancing in the Dragon’s Jaws
Le folk britannique
- Fairport Convention – Liege & Lief
- Sandy Denny – Sandy
- Steeleye Span – Below the Salt
- Bert Jansch – Bert Jansch
- Pentangle – Basket of Light
Folk et traditions celtiques
- Alan Stivell – Renaissance de la Harpe Celtique
- Tri Yann – La Découverte ou l’Ignorance
- Planxty – Planxty
- The Bothy Band – Old Hag You Have Killed Me
- Battlefield Band – Home is Where the Van Is
Americana et roots
- Emmylou Harris – Wrecking Ball
- Gillian Welch – Time (The Revelator)
- Townes Van Zandt – Townes Van Zandt
- John Prine – John Prine
- Steve Earle – Copperhead Road
Folk contemporain
- Bon Iver – For Emma, Forever Ago
- Fleet Foxes – Fleet Foxes
- The Tallest Man on Earth – Shallow Grave
- Laura Marling – I Speak Because I Can
- First Aid Kit – The Lion’s Roar
Nouvelle génération
- Vance Joy – Dream Your Life Away
- Passenger – All the Little Lights
- The Lumineers – Cleopatra
- Mumford & Sons – Sigh No More
- Gregory Alan Isakov – The Weatherman
À découvrir absolument
- Rhiannon Giddens – Freedom Highway
- Anaïs Mitchell – Young Man in America
- Iron & Wine – Our Endless Numbered Days
- Sufjan Stevens – Carrie & Lowell
- José González – Veneer
- The Unthanks – Mount the Air
- Karine Polwart – Scribbled in Chalk
- Richard Thompson – Rumor and Sigh
- The Watersons – Frost and Fire
- Nic Jones – Penguin Eggs
Le folk : la bande-son de l’humanité
Le folk n’est pas seulement un genre musical.
Il est une manière de transmettre la mémoire.
Une façon de raconter les joies, les peines, les combats et les rêves des femmes et des hommes ordinaires.
Depuis des siècles, il accompagne les peuples dans leurs voyages, leurs révolutions, leurs fêtes et leurs deuils.
Il a traversé les océans, changé de langues, adopté de nouveaux instruments et inspiré des milliers d’artistes.
Pourtant, son essence demeure inchangée.
Une voix.
Une histoire.
Une émotion.
Et ce besoin profondément humain de partager ce que nous sommes.
Tant qu’il existera des personnes désireuses de raconter leur vie en chanson, le folk continuera d’exister.
Car au fond, le folk n’est pas seulement la musique du peuple.
Il est la musique de l’humanité elle-même.

La Croisière Folk

Podcast musical hebdomadaire de 60 minutes, créé en septembre 2019 par le journaliste Eric Cooper. Son ambition : Faire découvrir au plus grand nombre toutes les facettes… ou plutôt toutes les musiques folk.
Car ici, pas de frontières ni de définition figée. Le Folk, avec un grand F, n’existe pas vraiment : il se décline en une multitude de traditions, d’influences et de sensibilités. De la Belgique aux États-Unis, en passant par la Bretagne, le Québec ou l’Australie, La Croisière Folk navigue librement entre Folk traditionnel, Folk rock, Folk Trad , bluegrass , Roots et americana.
Produite, réalisée et programmée par Eric Cooper, l’émission revendique une approche artisanale, exigeante et ouverte. Chaque semaine, elle propose une sélection éclectique mêlant découvertes contemporaines et classiques incontournables, dans un esprit de transmission et de partage.
Parmi les rendez-vous phares, la chronique 1-2-3 met à l’honneur un album à travers trois titres, tandis que deux émissions par mois offrent une programmation 100 % féminine, mettant en lumière les voix des femmes du folk. Et fidèle à une tradition intemporelle, chaque épisode inclut aussi une séquence pour découvrir un poème.
À la fois pointue et accessible, La Croisière Folk s’adresse autant aux passionnés qu’aux curieux, avec une seule ligne directrice : faire entendre de la bonne musique, au-delà des étiquettes.
Découvrez l’émission : https://hearthis.at/la-croisiere-folk/
Contact : lacroisierefolk@yahoo.com
La Chanson de La Croisière Folk
Quatre lynx juvéniles, pris en charge et soignés par le Centre Athenas, ont été relâchés dans le Jura au cours des dernières semaines. Équipés de colliers GPS, leur réintégration dans la nature sera particulièrement surveillée, étant donné que la mortalité de cette espèce est principalement due aux activités humaines.
Ils portent les noms de Ravi, Athos, Tauriel et Melchior. Ces quatre jeunes lynx, pris en charge pendant l’hiver 2025-2026 par les gardiens du Centre Athenas (une association dédiée à la faune sauvage située dans le Jura), ont récemment été relâchés dans leur habitat naturel » dans les cantons de Mont-Sous-Vaudrey, Valdahon, Saint Laurent en Grandvaux et Baume-les-Dames « , précisent la Dreal de Bourgogne-Franche-Comté.
Tous avaient été arrêtés il y a plusieurs mois dans les communes de Baumes-les-Dames, Premiers Sapins et Morteau, montrant des signes de détresse évidente. Le Centre Athenas précise que Athos a été trouvé presque mort de faim en novembre dans un poulailler. De plus, Tauriel, qui a perdu ses parents à cause du braconnage, ainsi que son frère Melchior, ont tous deux été capturés en décembre, tandis que Ravi, orphelin capturé en octobre suite à un accident ayant coûté la vie à sa mère, a perdu ses trois frères et sœurs.
Une « surmortalité » du lynx « due aux actions humaines »
Lors de leur passage au Centre Athenas, les félins avaient été » soignés et élevés […] aux côtés d’une femelle « . Suite à cette phase de réhabilitation, ils ont été considérés comme » prêts pour leur réintroduction dans leur habitat naturel« , et ont ainsi été relâchés, un par un, entre le 27 avril et le 6 mai.
Tous ont été dotés d’un collier GPS avant leur réintroduction dans la nature, afin de faciliter un suivi qui assure » leur sécurité » et de recueillir des données » concernant leur réinsertion et leur adaptation réussie à l’environnement naturel« . Le Centre Athenas met en avant que » ces relâchers portent à 38 le total de lynx libérés » par l’association.
C’est significatif, mais cela reste insuffisant, car il ne s’agit que d’une réparation partielle de la surmortalité que cette espèce a subie à cause des activités humaines.
Pour rappel, le lynx boréal, le plus grand félin sauvage d’Europe, est une espèce menacée et protégée tant au niveau international que national, » dont l’état de conservation est un enjeu crucial pour la France » selon la Dreal. » Le Massif du Jura abrite 80 % de la population de lynx. Ainsi, la région a une responsabilité particulière envers cette espèce » alors qu’en ce moment, » les principales menaces » qui pèsent sur cet animal » sont les collisions avec les véhicules et les destructions illégales, qui à elles seules représentent plus de 80 % des décès« . Cette réintroduction est donc régie par un arrêté ministériel du 1er juillet 2022.
Cette action devra être renouvelée à l’avenir. En effet, lors d’une réunion du comité de pilotage du premier Plan National d’Actions Lynx (PNA), le préfet de la DREAL Bourgogne-Franche-Comté a informé les associations de protection de l’environnement que de nouveaux lynx seraient relâchés en France en 2027.
Quiconque aurait observé un lynx est invité à joindre le Centre Athenas au 06 76 78 05 83.
À compter de ce mercredi 27 mai 2026, les musulmans à travers le monde célèbrent l’Aïd el-Kebir, également connu sous le nom d’Aïd al-Adha ou « Tabaski » dans plusieurs nations d’Afrique. Cette célébration importante de l’islam, dont le terme signifie littéralement « la grande fête », s’étend sur une période de trois jours, se terminant le samedi 30 mai.
Le Conseil français du culte musulman a annoncé la date de cette fête, qui a été déterminée au « 10e jour du mois de Dhou al-Hijja » (12e mois lunaire), le dernier mois du calendrier islamique. L’Aid el-Kebir commence le jour suivant le rassemblement rituel des pèlerins sur le mont Arafat, situé à environ vingt kilomètres de La Mecque, un des moments clés du « hadj », le grand pèlerinage musulman.
Comme toutes les célébrations religieuses dans l’islam, l’Aïd el-Kebir est régi par le calendrier hijri, qui est un calendrier lunaire comptant seulement 354 ou 355 jours. Actuellement, les musulmans se trouvent en l’an 1447 de ce calendrier. C’est pourquoi cette fête recule d’environ onze jours chaque année dans le calendrier grégorien.
Le sacrifice d’Abraham
Le don qu’Abraham a fait.
Cette célébration rend hommage à la foi et à l’obéissance du prophète Ibrahim, connu sous le nom d’Abraham dans les traditions chrétienne et juive. D’après le récit du Coran, Dieu a ordonné à Abraham de sacrifier son fils Ismaël afin de tester sa croyance.
Alors qu’il se préparait à réaliser ce geste, l’ange Gabriel (ou Jibril) a finalement proposé un belier en remplacement de l’enfant. Cet événement est également mentionné dans l’Ancien Testament, bien que certaines divergences soient notées entre les récits.
Aujourd’hui, cette célébration demeure marquée par le sacrifice rituel d’un animal, qui est habituellement un mouton, une chèvre ou parfois une vache. Dans les premières heures de la journée, les croyants, vêtus de leurs plus beaux habits, se réunissent dans les lieux de culte pour un grand moment de prière collective.
Un instant de partage et de solidarité
Après la cérémonie, les familles disposant des ressources nécessaires effectuent le sacrifice, soit directement dans un abattoir agréé, soit par l’intermédiaire d’un sacrificateur qualifié. La viande est ensuite traditionnellement divisée en trois portions : une pour la famille, une pour les amis et voisins, et une dernière réservée aux personnes dans le besoin.
Au-delà de son aspect religieux, l’Aid el-Kebir constitue également une occasion de partage, de solidarité et de convivialité au sein de la famille. Pendant cette période festive, l’expression « Aid moubarak » ou « Aid mabrouk » est couramment employée pour transmettre ses souhaits à ses proches.
En France, cette fête constitue un défi logistique majeur. Chaque année, le ministère de l’Agriculture rapporte que plus de 100 000 moutons sont abattus sur une période de un à trois jours. Pour réguler cette activité, l’abattage rituel est soumis à des règles strictes et est prohibé en dehors des établissements agréés. De plus, des abattoirs temporaires peuvent être autorisés dans certains départements pendant la célébration.
En l’absence d’abattoirs, certains croyants peuvent également se diriger vers les boucheries halal pour acquérir un mouton sacrifié après la prière de l’Aid el-Kebir.
Une conférence des JNE pour interroger l’avenir de l’eau potable en France

Alors que les sécheresses se multiplient et que la question de l’accès à l’eau devient un enjeu majeur du XXIe siècle, les Journalistes-écrivains pour la Nature et l’Ecologie (JNE) consacreront leur prochain rendez-vous des Jeudis de l’Écologie à un sujet aussi stratégique que controversé : le dessalement de l’eau de mer.
Intitulée » Dessalement : la France en a-t-elle besoin ? » cette table ronde se tiendra le jeudi 4 juin 2026, de 19h à 21h, à Académie du Climat.
Animée par les journalistes indépendantes Pauline Guibert et Sarah Younan, toutes deux membres des JNE, cette rencontre ambitionne d’explorer les enjeux écologiques, économiques, industriels et politiques liés à cette technologie déjà largement utilisée dans certaines régions du monde.

Une technologie déjà incontournable dans plusieurs pays
Depuis plusieurs décennies, les pays du Golfe ont massivement recours au dessalement pour assurer leur approvisionnement en eau potable. L’Espagne et le Maroc ont également fait de cette technologie un axe central de leur politique hydrique.
La France, en revanche, est longtemps restée prudente sur cette question, malgré la présence sur son territoire d’un géant mondial du secteur : Veolia, acteur majeur du dessalement présent sur plus de 2 300 sites dans 108 pays et représentant près de 18 % de la capacité mondiale installée.
Ce n’est qu’en juillet 2025 qu’un premier rapport officiel consacré au potentiel du dessalement en France a été publié sous l’autorité du ministère de la Transition écologique, par l’Inspection générale de l’environnement et du développement durable (IGEDD).
Mayotte : laboratoire français du dessalement
La France possède néanmoins une expérience concrète du dessalement à Mayotte, où une première usine fonctionne depuis 1998 sur Petite-Terre.
Mais cette infrastructure reste très discutée. Performances limitées, coûts élevés, interrogations sur les impacts environnementaux : l’installation est devenue emblématique des tensions qui entourent ces projets.
Face à la grave crise de l’eau qui frappe aujourd’hui l’archipel, une seconde usine est en cours de construction à Ironi Bé, sur Grande-Terre. Le projet suscite des recours d’associations locales et des inquiétudes exprimées par plusieurs scientifiques concernant notamment les rejets de saumure et les conséquences possibles sur les écosystèmes marins.
Une solution face aux sécheresses ?
En métropole aussi, le débat prend de l’ampleur. Les épisodes de sécheresse se multiplient, notamment dans le sud du pays et sur le littoral méditerranéen. Certaines collectivités locales commencent désormais à envisager le dessalement comme une réponse potentielle aux tensions sur la ressource en eau, particulièrement dans les zones touristiques où la consommation explose en été.
Mais derrière cette promesse technologique se cachent de nombreuses interrogations :
- Quel coût énergétique pour produire cette eau potable ?
- Quels impacts écologiques sur le littoral et les milieux marins ?
- Le dessalement risque-t-il d’accroître la dépendance industrielle ?
- Qui contrôlera ces infrastructures stratégiques ?
- Peut-on considérer cette technologie comme une véritable adaptation au changement climatique ?
Autant de questions qui seront au cœur des échanges lors de cette conférence.

Trois experts pour éclairer le débat
La soirée réunira plusieurs spécialistes reconnus des enjeux liés à l’eau et à l’environnement :
- Michel Pascal, inspecteur général de l’IGEDD et co-auteur du rapport « Potentiel et limites du dessalement de l’eau de mer en France » ;
- Eric Tardieu, directeur général de l’Office International de l’Eau et vice-président du Conseil mondial de l’eau ;
- Alain Meyssonnier, directeur de l’Institut Méditerranéen de l’Eau, qui interviendra en visioconférence.
Informations pratiques
Lieu : Académie du Climat
Date : Jeudi 4 juin 2026
Horaire : de 19h à 21h
À l’heure où l’eau devient progressivement l’un des grands défis géopolitiques, climatiques et sanitaires de notre époque, cette rencontre promet d’apporter un éclairage précieux sur une question appelée à prendre une place croissante dans le débat public : faut-il, demain, dessaler la mer pour continuer à boire ?
Débat retransmis en différé en visio-conférence et accessible sur notre chaîne YouTube (https://www.youtube.com/channel/UC7hQMJLIxrtsl1T5hi97VpA)
Tout public – places limitées
Inscriptions : https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSepHInEAcJdRlu5G60rZeeKFla1IA3jEAYABYGG2dqczqZ2hQ/viewform
Journalistes-écrivains pour la Nature et l’Ecologie
Site Web : https://www.jne-asso.org/
Le dessalement thermique par distillation et le dessalement membranaire par osmose inverse de l’eau de mer, expliqués en 3 minutes (Vidéo groupe Véolia : https://www.youtube.com/@VeoliaGroup)
Comment persuader les jeunes de rester dans une petite commune rurale de seulement 400 habitants ? À Chenevelles (Vienne), des initiatives ont été mises en œuvre. La mairie a acquis deux véhicules sans permis qu’elle met à disposition des jeunes travailleurs, et elle contribue également au financement d’une partie de leurs permis. Charlyne, âgée de 19 ans, bénéficie de ce prêt de voiture.
Vivre à la campagne rend un peu difficile la recherche d’un emploi sans permis.
Charlyne, bénéficiaire du programme d’assistance pour l’obtention du permis de conduire.
Elle se dirige vers son lieu de travail chaque matin à l’aide de son véhicule sans permis, que la mairie de Chenevelles lui a prêté, où elle est en apprentissage. Elle n’a eu besoin que d’une formation de 8 heures pour apprendre à le conduire. Sans ce véhicule, elle devrait parcourir 7 kilomètres en trottinette. « Je n’ai pas de permis pour le moment, c’est vrai qu’à la campagne, il n’y a pas beaucoup de services à proximité, donc oui, avoir une voiture est essentiel, » souligne la jeune femme. En particulier, « vivre à la campagne rend la recherche d’emploi compliquée sans permis ou sans moyen de transport, car c’est souvent ce que recherchent les employeurs, » ajoute l’apprentie.
Un an après le lancement du dispositif, les résultats sont déjà encourageants. À l’origine de cette initiative sans précédent en France se trouve Cyril Cibert, le maire de Chenevelles. « Nous avons une personne qui, grâce à ce dispositif, a pu suivre une formation, puis obtenir un CDD et enfin un CDI, car sans cela, elle n’aurait pas pu se déplacer pour se rendre à son emploi. Il y a aussi une autre personne qui l’utilise de manière régulière dans le cadre d’un contrat d’intérim », déclare l’élu.
La municipalité contribue également financièrement en prenant en charge jusqu’à 900 euros pour le permis de conduire de chaque jeune de la commune. Étant donné que le coût total est d’environ 1.500 euros, ce soutien est très apprécié par Enrick, qui débute ses leçons de conduite. « Je ne peux pas me permettre de financer le permis seul, car je ne suis pas encore employé, je n’ai pas de revenu et je n’ai pas de moyen de transport, donc obtenir le permis est vraiment essentiel », partage ce jeune bénéficiaire de l’aide de la mairie.
Ces deux formes d’assistance ne sont néanmoins pas sans obligations. Que ce soit à travers le jardinage, la peinture ou même l’entretien du cimetière, les jeunes qui en bénéficient doivent effectuer plusieurs dizaines d’heures de travaux pour la commune. C’est une façon de donner en retour qu’Enrick considère « positive, car cela nous enseigne un peu la vie adulte, parce qu’il n’y a rien de gratuit dans l’existence, et donc on ne nous le donne pas sans condition, il faut s’investir. »
Lorsque les températures dépassent les 25 ou 30 degrés, nous pensons spontanément à nous hydrater, à chercher l’ombre ou un peu de fraîcheur. Mais dans les jardins, sur les balcons, dans les parcs ou les campagnes, une autre population souffre discrètement de la chaleur : les oiseaux sauvages. Merles, mésanges, rouge-gorges, pinsons, hirondelles ou moineaux doivent eux aussi faire face à des épisodes caniculaires de plus en plus fréquents. Et pour eux, trouver de l’eau devient parfois une véritable question de survie.
Selon la Ligue Royale Belge pour la Protection des Oiseaux, les périodes de fortes chaleurs représentent des moments critiques pour de nombreuses espèces.

Une urgence invisible dans nos jardins
Les oiseaux perdent rapidement de l’eau à cause des températures élevées. Les petits passereaux — comme les mésanges, les fauvettes ou les merles — doivent s’hydrater au minimum deux fois par jour. Quant aux oiseaux granivores, dont l’alimentation est composée principalement de graines sèches, leurs besoins sont encore plus importants.
Le problème est que, durant les périodes de sécheresse, les flaques, petits ruisseaux, mares ou fossés s’assèchent très rapidement. Dans les zones urbaines, le béton et l’asphalte aggravent encore le phénomène en conservant la chaleur et en limitant la présence d’eau naturelle.
Pour un oiseau, quelques heures sans accès à l’eau peuvent devenir dramatiques. Les juvéniles, particulièrement fragiles, sont les premiers touchés. Le corps d’un oiseau adulte est composé d’environ 60 % d’eau, et cette proportion peut atteindre 85 % chez certains jeunes individus.
L’eau : bien plus qu’une simple boisson
Contrairement à ce que l’on pourrait penser, les oiseaux n’utilisent pas l’eau uniquement pour boire.
Le bain fait partie intégrante de leur quotidien. En se baignant, les oiseaux nettoient et entretiennent leur plumage. Ce geste essentiel leur permet de conserver des plumes efficaces pour le vol, l’isolation thermique et la protection contre les parasites.
Après le bain, on peut souvent observer un merle ou une mésange perché sur une branche, en train de lisser soigneusement ses plumes. Ce comportement, appelé “lissage”, est indispensable à leur équilibre physiologique.
L’eau joue également un rôle indirect dans la reproduction. Certaines espèces, comme les hirondelles, utilisent la boue pour construire ou réparer leurs nids. Lors des sécheresses prolongées, cette ressource devient difficile à trouver.

Un simple geste qui peut tout changer
La bonne nouvelle, c’est qu’aider les oiseaux est extrêmement simple.
Un petit récipient peu profond rempli d’eau fraîche peut suffire à sauver des dizaines d’oiseaux durant une vague de chaleur. Un vieux plat en terre cuite, une soucoupe de pot de fleurs ou un abreuvoir spécialement conçu feront parfaitement l’affaire.
La Ligue Royale Belge pour la Protection des Oiseaux recommande une profondeur maximale d’environ cinq centimètres, avec des bords peu pentus afin que les oiseaux puissent entrer et sortir facilement.
Ajouter quelques pierres, un gros caillou ou une branche permet également aux oiseaux — mais aussi aux insectes comme les abeilles ou les papillons — de se poser en sécurité sans risquer la noyade.

Attention aux chats… et aux maladies
Installer un point d’eau demande toutefois quelques précautions.
L’abreuvoir doit être placé dans un endroit dégagé afin d’éviter les embuscades de chats domestiques. Un point d’eau placé au milieu d’un espace ouvert offre aux oiseaux une meilleure visibilité pour repérer les prédateurs.
Sur un balcon ou en ville, un rebord de fenêtre, un mur ou un support suspendu constituent souvent des solutions idéales.
L’hygiène est également essentielle. Avec la chaleur, les bactéries et agents pathogènes se développent très rapidement dans l’eau stagnante. Les spécialistes recommandent donc de changer l’eau tous les jours et de nettoyer régulièrement les abreuvoirs afin d’éviter la propagation de maladies entre oiseaux.

Une biodiversité qui vient jusqu’à nous
Installer un point d’eau attire souvent bien plus que des oiseaux.
Dans les jardins, il n’est pas rare de voir apparaître des abeilles, des papillons, des libellules, voire des hérissons ou des écureuils venant eux aussi chercher un peu de fraîcheur.
En quelques jours seulement, un simple abreuvoir peut transformer un balcon ou un jardin en véritable refuge pour la biodiversité.
Et pour beaucoup de personnes, cela devient aussi une source de bien-être. Observer un rouge-gorge se baigner, voir une mésange éclabousser joyeusement l’eau ou entendre le chant d’un merle au petit matin rappelle à quel point la nature reste présente autour de nous — même en ville.
Des épisodes de chaleur appelés à se multiplier

Avec le changement climatique, les épisodes caniculaires deviennent plus fréquents, plus longs et plus intenses en Europe. Les scientifiques observent déjà des impacts importants sur la faune sauvage : déshydratation, baisse du succès reproducteur, raréfaction de certaines espèces insectivores et mortalité accrue chez les jeunes oiseaux.
Dans ce contexte, les petits gestes citoyens prennent une importance nouvelle.
Donner de l’eau aux oiseaux n’est pas un acte anecdotique ou simplement “poétique”. C’est une action concrète, simple et immédiate qui peut réellement faire la différence.
Quelques centilitres d’eau fraîche peuvent sembler insignifiants à l’échelle humaine. Pour un oiseau épuisé par la chaleur, ils peuvent pourtant représenter la frontière entre la vie et la mort.
Et parfois, protéger la biodiversité commence simplement… par une petite coupelle d’eau posée sur un balcon.

Site Internet : https://protectiondesoiseaux.be/
Facebook ; https://www.facebook.com/protectiondesoiseaux/?fref=ts
Youtube : https://www.youtube.com/@protectiondesoiseaux1561/featured
Instagram : https://www.instagram.com/protection_des_oiseaux_lrbpo/?hl=fr

SAVE THE DATE – FESTIVAL DE L’OPTIQUE À NAMUR
Préparez votre été nature comme jamais !
Le Festival de l’Optique revient à la Boutique Nature de Namur le samedi 20 juin pour une journée entièrement dédiée à l’observation de la nature, à la photographie animalière et au matériel optique de qualité.
De 10h à 18h – Boutique Nature – Chaussée de Marche 919, 5100 Wierde (Namur)
Au programme : Promotions exceptionnelles de -5% à -20% , Jumelles, longues-vues, monoculaires, microscopes, pièges-photos, affûts… , Matériel pour débutants comme pour passionnés expérimentés , Démonstrations et essais de matériel sur place
Présence des grandes marques :
Swarovski • Kite Optics • Hikmicro • GPO • Manfrotto • Gitzo • Lowepro
À 15h : Conférence gratuite avec diaporama commenté : “ Immersion contemplative dans notre nature “ par Dimitri Crickillon, photographe animalier (Places limitées – sur inscription)
Diffusion continue du court-métrage amateur : “ Nature à Vresse-sur-Semois “
de Philippe Behaeghe
Action solidaire : “ Ornitho sans frontière “ . Donnez une seconde vie à vos anciennes jumelles !
Que vous soyez ornithologue, photographe, amoureux de la biodiversité ou simple curieux de nature, cette journée promet découvertes, conseils, essais et inspiration.
⚠️ Information accessibilité :
L’accès à l’étage (conférence et projection) n’est malheureusement pas accessible aux personnes à mobilité réduite.
Un rendez-vous incontournable pour toutes celles et ceux qui aiment observer le vivant autrement.

