Un autocollant sur une vitrine peut changer la manière dont une personne est accueillie dans un quartier. C’est le principe du Carillon, le programme phare de La Cloche. L’association met en réseau des commerces et des lieux de proximité qui proposent gratuitement des produits ou des services aux personnes en situation de précarité.
Le sujet n’est pas seulement de donner. Il s’agit aussi de permettre à chacun de pousser une porte sans avoir à se présenter comme un « bénéficiaire ». Un café, une recharge de téléphone ou un accès aux toilettes peuvent sembler anodins. Dans une période de grande précarité, ces services répondent pourtant à des besoins immédiats. Ils créent aussi un premier contact avec le quartier.
Une association née d’un constat simple
Fondée à Paris en 2015, La Cloche est une association loi 1901 à but non lucratif, reconnue d’intérêt général. Sa mission est de lutter contre la grande exclusion en mobilisant les citoyens, avec ou sans domicile. Elle travaille sur deux leviers : le lien social et le regard porté sur les personnes à la rue.
Ce choix est important. La grande exclusion ne se résume pas au manque d’un logement. Elle peut aussi éloigner des services de base, des relations de voisinage et des lieux où l’on se sent simplement attendu. La Cloche cherche donc à agir à l’échelle du quartier, là où les rencontres sont possibles et où les habitudes peuvent évoluer.
Le Carillon, une solidarité visible dans la rue
Les commerces qui participent au Carillon affichent un label reconnaissable. Des pictogrammes indiquent les services proposés. Selon le lieu, il est possible de recharger son téléphone, de boire un verre d’eau, d’utiliser les toilettes, de profiter du Wifi, d’imprimer un document administratif ou de réchauffer un plat.
Certains établissements proposent aussi des cafés ou des repas suspendus. Le principe est connu : un client paie un produit supplémentaire, qui pourra ensuite être consommé par une personne qui en a besoin. D’autres commerces acceptent de garder des affaires ou offrent un espace pour reprendre son souffle.
Le dispositif ne repose pas sur une liste identique partout. Chaque commerce choisit ce qu’il peut réellement proposer. Cette souplesse évite de transformer l’engagement en promesse impossible à tenir. Elle permet aussi d’adapter la solidarité aux réalités du quartier.
Sortir de la logique du don ponctuel
La force du Carillon tient dans sa manière de déplacer la relation. Une personne précaire n’a pas à entrer dans un lieu uniquement pour demander de l’aide. Elle peut être accueillie comme n’importe quel client, avec les mêmes règles de respect et d’attention.
De leur côté, les habitants peuvent soutenir la démarche en consommant dans les commerces engagés. Les commerçants deviennent alors des relais de proximité. Ils ne remplacent pas les travailleurs sociaux et ne règlent pas à eux seuls les situations de rue. Mais ils peuvent offrir un service immédiat, une information, une écoute ou un point de repère.
C’est une limite à rappeler. La solidarité de quartier ne doit pas servir à faire porter aux commerces des responsabilités qui relèvent des pouvoirs publics et des associations spécialisées. Elle fonctionne mieux quand chaque acteur reste à sa place et quand les personnes concernées participent à la construction des actions.
Des chiffres qui montrent l’échelle du réseau
D’après les chiffres 2024 publiés par La Cloche, le réseau comptait 1 350 commerces et lieux solidaires dans 35 villes françaises. Ces lieux ont enregistré 93 366 passages et rendu 26 592 services. Le bilan fait aussi état de 56 994 produits consommés.
Ces données ne disent pas tout. Elles ne mesurent pas toujours la confiance retrouvée, la conversation qui se prolonge ou le commerçant qui apprend à mieux comprendre une situation. Elles montrent néanmoins qu’un réseau de proximité peut prendre une ampleur nationale sans perdre son ancrage local.
Une action qui ne s’arrête pas aux vitrines
La Cloche organise également des activités de lien social entre voisins avec et sans domicile. Ateliers de cuisine, jardinage, théâtre, chorale ou écriture permettent de se rencontrer dans un autre cadre. L’association mène aussi des actions de sensibilisation, avec des formations, des stands et des rencontres autour des réalités de la rue.
À Lyon, l’antenne Auvergne-Rhône-Alpes agit depuis 2018 à Lyon, Villeurbanne et Vaulx-en-Velin. Elle indique réunir plus de 130 commerçants solidaires. Elle propose aussi des activités comme la Cloche Gourmande, la chorale Cloche En’chantée, des ateliers de théâtre et d’écriture, ainsi que le réseau de lieux inclusifs Clochettes.
Ce que les autres quartiers peuvent retenir
Le Carillon n’est pas une recette à copier mécaniquement. C’est plutôt une méthode pour commencer petit, avec les acteurs déjà présents sur place.
- Repérer les besoins concrets. Un accès aux toilettes, de l’eau, une prise électrique ou l’impression d’un document peuvent être plus utiles qu’un grand discours.
- Faire connaître les services. Un label visible et une information claire évitent que l’engagement reste invisible pour les personnes concernées.
- Associer les personnes sans domicile. Elles savent quels obstacles se présentent dans leur quotidien et quelles réponses peuvent fonctionner.
- Fixer un cadre. Le commerce doit savoir ce qu’il propose, à quels horaires et vers qui orienter une demande qui dépasse ses moyens.
- Animer le réseau. Une rencontre entre commerçants, habitants, associations et collectivité aide à maintenir la dynamique dans le temps.
Cette approche rappelle une chose simple : l’inclusion ne se joue pas uniquement dans les lieux spécialisés. Elle se construit aussi dans les espaces ordinaires, une boulangerie, un café, une épicerie ou une médiathèque. À condition de ne pas réduire les personnes à leur situation et de penser la solidarité comme une relation réciproque.
Pour découvrir les actions de La Cloche ou les possibilités d’engagement local, le site de l’association présente ses programmes et ses antennes. Le Carillon montre déjà ce qu’un quartier peut faire quand ses commerces deviennent des portes ouvertes, pas seulement des lieux de consommation.
Sources : La Cloche, présentation de l’association et Le Carillon.
En été, quelques minutes peuvent suffire pour transformer une voiture stationnée en piège mortel. À Saint-Martin-Boulogne, la vigilance de plusieurs témoins a permis d’éviter le pire à Upsi, un berger australien de trois ans.
Un chien repéré dans une voiture garée au soleil
Le chien était enfermé depuis près de deux heures dans un véhicule exposé à la chaleur. Alertés par des témoins, des agents de sécurité ont contacté la brigade animalière Opale Capture.
Lorsque les intervenants sont arrivés, Upsi était déjà déshydraté. Pour accéder rapidement à l’habitacle, ils ont dû briser une vitre. Le chien a ensuite pu être sorti de la voiture et pris en charge.
Une voiture chauffe très vite
Même avec une fenêtre entrouverte, l’intérieur d’un véhicule peut atteindre des températures dangereuses en très peu de temps. La chaleur s’accumule rapidement et l’animal ne peut pas s’éloigner, boire ou chercher un endroit frais.
Les chiens sont particulièrement vulnérables dans ces situations. Le halètement ne suffit pas toujours à réguler leur température. La déshydratation, le malaise et le coup de chaleur peuvent survenir rapidement.
Que faire si un animal est enfermé dans une voiture ?
- Observer la situation : repérer les signes de détresse, comme un halètement intense, une grande faiblesse ou une absence de réaction.
- Donner l’alerte : prévenir les agents de sécurité du lieu, la police ou la gendarmerie.
- Rester près du véhicule : noter sa marque, sa couleur et son immatriculation peut aider les secours à agir plus vite.
- Ne pas attendre : si l’animal semble en danger immédiat, il faut le signaler clairement aux services compétents.
Briser une vitre n’est pas un geste anodin. En cas d’urgence, mieux vaut laisser les forces de l’ordre ou des intervenants habilités évaluer la situation et agir dans le cadre prévu.
Une responsabilité partagée
Ce sauvetage rappelle l’importance des petits gestes de vigilance. Un passant attentif, un agent de sécurité et une équipe spécialisée peuvent, ensemble, faire la différence.
La meilleure solution reste toutefois la prévention. Un animal ne doit jamais être laissé seul dans une voiture, même pour une courte course, même si le véhicule est garé à l’ombre, même si les fenêtres sont entrouvertes.
À l’approche des fortes chaleurs, chacun peut aussi contribuer à diffuser ce message autour de lui. La protection animale passe par les associations et les professionnels, mais aussi par l’attention quotidienne des citoyens.
Une épicerie solidaire ne se résume pas à distribuer des colis. C’est un lieu où des personnes aux revenus trop faibles peuvent acheter des produits alimentaires et parfois d’hygiène à prix réduit, avec une participation financière adaptée. Elles y trouvent aussi un accueil, des conseils et un accompagnement.
À l’approche des élections municipales de 2026, le réseau Andès s’adresse aux communes. Son message est simple : l’aide alimentaire peut être pensée autrement. Une collectivité peut créer une épicerie solidaire, aider une structure existante ou faciliter son approvisionnement.
La précarité alimentaire ne concerne pas uniquement les personnes sans emploi
Les chiffres rappelés par Andès donnent une idée de l’ampleur du problème. En France, environ 10 millions de personnes vivent sous le seuil de pauvreté. Plus de 9 millions sont concernées par la précarité alimentaire. Et 51 % des Français déclarent s’imposer des restrictions alimentaires.
Le problème est aussi celui du non-recours. Moins de la moitié des personnes en situation de précarité fréquentent les structures d’aide alimentaire. Certaines ne connaissent pas les dispositifs. D’autres n’osent pas demander de l’aide. La honte, des horaires peu adaptés ou des conditions d’accès trop compliquées peuvent aussi éloigner les personnes concernées.
Parmi les publics moins visibles, Andès cite notamment les travailleurs pauvres et les étudiants. Le réseau s’appuie aussi sur son baromètre 2025 consacré aux travailleurs pauvres. Selon cette étude, plus d’un travailleur pauvre sur deux ne mange pas à sa faim. 22 % déclarent faire sauter des repas à leurs enfants.
Une épicerie solidaire, ce n’est pas un colis alimentaire amélioré
Dans une épicerie solidaire, les bénéficiaires choisissent leurs produits. Ils les paient, même à très bas prix. Cette participation change la relation à l’aide. Elle évite de réduire les personnes à leur difficulté et leur laisse une part de choix.
Le lieu peut aussi proposer un accompagnement plus large : accès aux droits, gestion du budget, santé, emploi ou activités collectives. Tout dépend du projet local et des partenaires mobilisés.
Pour Andès, l’épicerie solidaire est donc à la fois un outil d’accès à une alimentation de qualité et un espace de lien social. Elle peut aider à reprendre confiance, à sortir de l’isolement et à retrouver du pouvoir d’agir.
Ce qu’une commune peut faire concrètement
Andès distingue trois situations. Une commune peut vouloir créer une épicerie solidaire. Elle peut déjà soutenir une structure et chercher à renforcer son fonctionnement. Elle peut enfin chercher des solutions d’approvisionnement pour les associations de son territoire.
Dans les trois cas, la mairie n’a pas besoin de tout faire seule. Le projet repose sur un réseau local : association porteuse, travailleurs sociaux, centres communaux d’action sociale, producteurs, grossistes, commerces, habitants et acteurs de santé.
1. Partir des besoins du territoire
Avant de chercher un local ou un financement, il faut regarder qui a besoin d’aide et qui ne la demande pas. Les travailleurs sociaux, les associations, les établissements scolaires et les structures de santé peuvent faire remonter des situations concrètes.
Une question utile : quels habitants renoncent à certains aliments, sautent des repas ou ne fréquentent aucun dispositif ? La réponse évite de construire une épicerie uniquement pour les publics déjà connus des services sociaux.
2. Prévoir un lieu accessible et accueillant
L’adresse compte. Les horaires comptent aussi. Un lieu éloigné, visible comme un espace réservé aux « personnes en difficulté » ou ouvert uniquement en journée peut décourager une partie du public.
L’épicerie doit permettre de faire ses courses sans parcours humiliant. L’accueil, la confidentialité et la possibilité de choisir ses produits sont aussi importants que les rayons.
3. Construire un modèle économique réaliste
Le budget ne concerne pas seulement l’achat des produits. Il faut prévoir le local, les équipements, le transport, le stockage, les salariés ou la coordination, ainsi que l’accompagnement des personnes.
La participation financière des bénéficiaires ne suffit pas à faire fonctionner le projet. La commune peut soutenir l’association par une subvention, un local, du matériel, une aide logistique ou la mise en relation avec des partenaires. Les financements doivent être identifiés avant l’ouverture, pas après les premiers mois.
Trois questions à poser à sa mairie
-
Qui porte le projet ? Une association locale existe-t-elle déjà ? Son équipe a-t-elle le temps et les compétences nécessaires ?
-
Quel public veut-on atteindre ? Les critères d’accès sont-ils assez simples pour inclure les étudiants, les familles monoparentales et les travailleurs pauvres ?
-
Que se passe-t-il après l’ouverture ? Qui finance, approvisionne, accueille et mesure l’utilité du lieu sur la durée ?
Ces questions permettent de dépasser l’annonce d’une nouvelle structure. Une épicerie solidaire ne tient pas seulement grâce à son inauguration. Elle a besoin d’une équipe, d’un approvisionnement régulier et d’un lien constant avec les habitants.
Un réseau pour ne pas rester seul
Andès propose aux communes une plaquette consacrée à l’intérêt, au fonctionnement, au budget et à l’impact d’une épicerie solidaire. Le réseau accompagne aussi des structures dans le cadre de son programme « La Pépinière » et met en avant les financements, les mutualisations et les partenariats possibles.
Pour une association ou une collectivité, l’enjeu est de ne pas traiter l’aide alimentaire comme une réponse temporaire à une crise. Il s’agit de créer un service local, digne et utile, capable de toucher les personnes qui restent aujourd’hui à distance des dispositifs.
À retenir : une épicerie solidaire fonctionne quand elle associe prix accessibles, choix des produits, accueil respectueux et accompagnement. La commune peut donner l’impulsion. Mais le projet doit être construit avec les associations et les habitants concernés.
Sources : Andès, « Municipales 2026 : créez une épicerie solidaire avec Andès ! » ; données INSEE, CREDOC et baromètre 2025 Ipsos–Andès citées par Andès.
Mathieu Heckler et Victor Klopfenstein s’apprêtent à relever un défi de taille. Les deux amis d’enfance, originaires de Strasbourg, veulent gravir le Mont-Blanc le 6 septembre. Mais cette ascension ne sera pas seulement sportive. Elle portera aussi un message de soutien à Clément, le fils de Victor, atteint de mucoviscidose.

Un projet personnel devenu une action solidaire
Au départ, Mathieu et Victor avaient simplement envie de se lancer ensemble dans l’ascension du plus haut sommet d’Europe occidentale. Le diagnostic de Clément a donné une autre dimension à leur projet.
Le jeune garçon est suivi à l’hôpital de Hautepierre, à Strasbourg. Face à la maladie de son fils, Victor a souhaité profiter de cette aventure pour sensibiliser son entourage et soutenir les actions menées contre la mucoviscidose.
Les deux amis ont donc ouvert une collecte au profit de Vaincre la mucoviscidose. L’association finance notamment la recherche et accompagne les patients ainsi que leurs proches.
Un objectif largement dépassé
La cagnotte avait été lancée avec un premier objectif de 1 000 euros. La mobilisation a rapidement dépassé les attentes. Plus de 5 000 euros avaient déjà été réunis au moment de la préparation de l’ascension.
Ce résultat montre qu’un défi personnel peut prendre une vraie portée collective lorsqu’il est relié à une cause concrète. Chaque don contribue à faire connaître la mucoviscidose et à soutenir les projets de l’association.
Un sommet pour faire entendre la cause
L’ascension du Mont-Blanc est prévue le 6 septembre. Elle demandera une préparation physique et une organisation rigoureuse. Pour Mathieu et Victor, la montagne représentera aussi un moyen de donner de la visibilité à une maladie génétique qui touche des milliers de personnes en France.
Leur initiative rappelle qu’il n’est pas nécessaire d’organiser un grand événement pour agir. Une course, une randonnée ou un défi entre amis peuvent aussi devenir des occasions de mobiliser son entourage et de soutenir une association.
À travers leur cordée, Mathieu et Victor grimpent pour Clément, mais aussi pour toutes les personnes qui vivent avec la mucoviscidose au quotidien.
Pour soutenir la collecte
La collecte est organisée au profit de Vaincre la mucoviscidose sur la plateforme Collecte Muco.
Traverser les Pyrénées à vélo pour soutenir la lutte contre les violences faites aux femmes. C’est le défi que s’est lancé Sophie Barrère, professeure d’éducation physique et sportive originaire du Béarn. Du 23 au 29 août 2026, elle prévoit de relier Cerbère à Hendaye en autonomie complète.
Un parcours de 800 kilomètres à travers les Pyrénées
Le parcours représente environ 800 kilomètres et 18 000 mètres de dénivelé positif. Sophie Barrère devra franchir 28 cols, avec un itinéraire exigeant d’un bout à l’autre de la chaîne des Pyrénées.
Ce défi intervient seulement trois mois après une opération de la cheville. Il s’inscrit aussi dans la continuité d’un parcours sportif déjà solide. La cycliste et traileuse a notamment obtenu une médaille sur le Grand Raid des Pyrénées et terminé la Diagonale des Fous.
Le sport comme moyen de sensibiliser
Au-delà de la performance, cette traversée porte un message. Sophie Barrère veut profiter de la visibilité donnée par son défi pour rappeler que les violences sexistes et sexuelles concernent toute la société.
Le choix de soutenir la Fondation des Femmes donne un prolongement concret à cette démarche. L’organisation agit pour renforcer les droits des femmes et lutter contre les violences qui leur sont faites.
Une cagnotte pour passer de la visibilité à l’action
Une cagnotte solidaire a été ouverte au profit de la Fondation des Femmes. L’intégralité des dons doit être reversée à l’organisation. Chacun peut ainsi soutenir cette initiative, que ce soit par une contribution financière ou en relayant le projet autour de soi.
Cette action montre qu’un défi personnel peut aussi devenir un outil collectif. Une traversée à vélo ne règle pas, à elle seule, le problème des violences faites aux femmes. Mais elle peut ouvrir une conversation, attirer l’attention et aider une association à poursuivre son travail.
Agir à son échelle
Le projet de Sophie Barrère rappelle qu’il n’est pas nécessaire de disposer de gros moyens pour soutenir une cause. Une collecte, un événement sportif, un témoignage ou un simple relais peuvent contribuer à faire avancer la mobilisation.
Pour découvrir son défi et participer à la cagnotte, rendez-vous sur la plateforme de collecte de la Fondation des Femmes.
Source : d’après un article de La République des Pyrénées.
Conservation, recherche, commerce et éducation : ce que l’on peut réellement attendre d’un zoo au XXIe siècle
La sortie au zoo promet l’émerveillement, la découverte et parfois même la sauvegarde des espèces. Mais elle repose aussi sur une réalité impossible à contourner : des animaux sauvages sont maintenus en captivité afin d’être observés. Les zoos sont-ils des machines à fric ? Sont-ils utiles à la science ? Et que disent-ils aux enfants de notre rapport au vivant ? La réponse n’est ni un oui enthousiaste ni un non absolu : tout dépend de ce que l’établissement fait réellement, de la manière dont il traite ses animaux et de la place qu’il accorde à la conservation.
Un zoo, c’est quoi exactement ?

Entrée du Zoo d’Anvers (Antwerpen) Belgique
Au sens courant, un zoo , abréviation de “ jardin zoologique “ est un établissement où des animaux sauvages sont détenus et présentés au public. Le droit européen apporte une définition précise : il s’agit d’un établissement permanent exposant au public des animaux vivants d’espèces sauvages pendant au moins sept jours par an. Les cirques et les animaleries en sont exclus.

Sieste des loups d’Europe,Parc animalier d’ Auvergne – Ardes sur Couze (Photo : Astrid__ Flickr CC BY 2.0)
L’expression “ parc animalier “ est plus large et souvent plus valorisante. Elle peut désigner un zoo installé sur un vaste domaine, un parc safari, un parc ornithologique, un vivarium, un aquarium, une ferme pédagogique ou un établissement spécialisé dans quelques espèces. Le terme ne garantit donc ni davantage d’espace, ni un meilleur bien-être, ni une vocation scientifique. Un » parc animalier » peut être public ou privé, commercial ou associatif, exemplaire ou médiocre. C’est le fonctionnement réel qu’il faut examiner, pas l’étiquette. Un sanctuaire répond à une logique différente : il accueille normalement des animaux saisis, abandonnés ou impossibles à relâcher, sans organiser leur reproduction pour renouveler une collection et sans faire de leur exposition l’objectif principal. Là encore, le mot “ sanctuaire “ n’est crédible que s’il correspond à des pratiques vérifiables.
Des ménageries royales au zoo scientifique
La captivité d’animaux exotiques est très ancienne. Dans l’Antiquité, souverains et puissants rassemblaient déjà des animaux rares pour afficher leur richesse, leur pouvoir et leur capacité à dominer des territoires lointains. Les ménageries européennes ont prolongé cette tradition : l’animal y était d’abord une curiosité, un trophée vivant et un spectacle.
Fondé en 1752, le Tiergarten de Schönbrunn, à Vienne, est généralement présenté comme le plus ancien zoo encore en activité. D’abord réservé à la famille impériale et à ses invités, il ouvre au public en 1778. Une autre étape décisive survient à Londres : la Zoological Society of London, fondée en 1826, ouvre en 1828 un établissement conçu comme un “ musée vivant “ destiné à l’étude scientifique ; le grand public y accède à partir de 1847.

Vienne-Schönbrunn, zoo, pavillon de l’Empereur
Le zoo moderne naît donc d’une double filiation qui ne l’a jamais quitté : le spectacle des animaux rares et l’ambition de les étudier. Au XXe siècle s’ajoutent officiellement l’éducation du public, la médecine vétérinaire, la reproduction en captivité et la conservation. Le passage des cages aux enclos paysagers, puis aux “ bioparcs “, traduit cette évolution sans effacer la question morale de la captivité.
Des machines à fric ? Une accusation trop simple, mais une vraie question
Oui, le zoo appartient aussi à l’économie des loisirs. Il vend des billets, des repas, des souvenirs, des nuits d’hôtel et parfois des attractions sans rapport direct avec la faune. Les animaux les plus populaires tels que les pandas, félins, éléphants, primates deviennent des têtes d’affiche. Les naissances sont médiatisées et les nouveautés servent à relancer la fréquentation. Cette logique commerciale existe, y compris dans des établissements qui accomplissent par ailleurs un travail sérieux.
Mais réaliser un chiffre d’affaires ne suffit pas à prouver qu’un parc est une « machine à fric ». Héberger des animaux sauvages coûte cher : personnel spécialisé, alimentation, chauffage, entretien, sécurité, soins vétérinaires, rénovation des installations et programmes d’élevage. Certains zoos sont publics ou associatifs ; d’autres sont des entreprises privées. La vraie question est donc : que finance l’argent des visiteurs, et quelle part revient effectivement au bien-être, à la recherche et à la protection des espèces dans leur milieu naturel ?
En France, l’Association française des parcs zoologiques affirme que ses membres accueillent environ 25 millions de visiteurs par an, participent à 335 programmes de recherche et de conservation et leur versent plus de 5 millions d’euros chaque année. Beauval indique, de son côté, consacrer 1 % de son chiffre d’affaires à son association Beauval Nature. Ces sommes sont réelles, mais elles ne ferment pas le débat : sans comptes lisibles, objectifs mesurables et résultats publiés, l’argument de la conservation peut facilement devenir un outil de communication.
Un parc crédible devrait publier clairement son chiffre d’affaires ou son budget, les dépenses consacrées aux animaux, les montants affectés à la conservation in situ, la liste des projets soutenus et leurs résultats. La transparence permet de distinguer le financement utile du simple “ habillage vert “.

Suricate et son petit
Sont-ils utiles à la science ? Oui, mais pas automatiquement
Les zoos peuvent fournir aux chercheurs un accès régulier à des animaux difficiles à observer dans la nature. Ils contribuent à la médecine vétérinaire, à l’épidémiologie, à la reproduction, à la génétique des populations, à l’éthologie, à la nutrition et à l’évaluation du bien-être. Les banques biologiques conservent du sang, des tissus ou des poils qui peuvent aider à comprendre les maladies et la diversité génétique. Les connaissances acquises bénéficient parfois aux populations sauvages ; parfois, elles servent surtout à mieux gérer la captivité.
Le droit européen n’accorde d’ailleurs pas un blanc-seing aux zoos. La directive 1999/22/CE exige qu’ils participent à la recherche utile à la conservation, à la formation, à l’échange de connaissances ou, lorsqu’il y a lieu, à la reproduction, au repeuplement et à la réintroduction. Elle impose également l’éducation du public, des soins vétérinaires et des conditions répondant aux besoins biologiques des espèces.
À l’échelle européenne, l’EAZA indique que ses membres ont consacré 32,1 millions d’euros et plus de 210 000 heures de travail en 2024 à des projets concernant plus de 800 espèces. Certains programmes débouchent bien sur des lâchers : en 2025, le programme européen consacré à la chouette de l’Oural signalait la remise en liberté de 22 jeunes en Bavière et de 18 en Autriche.

Chouette de l’Oural (Strix uralensis) Source : https://animalia.bio/)
Cependant, faire naître un animal menacé n’équivaut pas à sauver son espèce. Une population captive doit conserver une diversité génétique suffisante, éviter la consanguinité, maintenir des comportements compatibles avec une vie sauvage et disposer, un jour, d’un habitat protégé où retourner. Or la destruction des milieux, la chasse, les pollutions ou le dérèglement climatique ne disparaissent pas parce qu’un individu est né derrière une clôture. L’UICN considère la gestion ex situ comme un outil possible au sein d’une stratégie globale, pas comme un substitut à la protection des écosystèmes.
La captivité : un bien-être très variable selon les espèces
Le débat devient particulièrement sensible avec les espèces qui parcourent de grandes distances, vivent dans des sociétés complexes, chassent, migrent, plongent profondément ou dépendent d’environnements difficiles à reproduire. Éléphants, grands singes, cétacés, ours polaires ou grands félins ne posent pas les mêmes problèmes qu’un petit reptile ou qu’un invertébré. Parler « des animaux de zoo » comme d’un ensemble homogène masque donc des différences considérables.
La recherche documente des comportements stéréotypés : balancements, va-et-vient, gestes répétitifs , associés à un bien-être compromis. Une étude portant sur 89 éléphants dans 39 zoos nord-américains a relevé ces comportements dans 15,5 % des observations diurnes et 24,8 % des observations nocturnes. Les transferts entre établissements et l’isolement augmentaient le risque ; des groupes sociaux plus importants et l’accès à des espaces intérieurs et extérieurs le réduisaient. D’autres travaux montrent que la taille compte, mais aussi la complexité du milieu, la nature du sol, les possibilités de recherche de nourriture, les relations sociales et la faculté de se soustraire au regard humain.

Un grand enclos verdoyant n’est donc pas, à lui seul, une preuve de bien-être. Il faut observer l’animal : peut-il choisir entre plusieurs espaces, se cacher, grimper, fouiller, creuser, nager, vivre avec des congénères compatibles et contrôler une partie de son quotidien ? L’enrichissement environnemental peut améliorer la situation, mais il ne transforme pas toute captivité en vie naturelle. Pour certaines espèces et certains individus, la limite reste structurelle.
Quel message transmet-on aux enfants ?

Le zoo peut susciter l’émerveillement et rendre concret un animal jusqu’alors connu seulement par les livres ou les écrans. Une méta-analyse de 56 études, publiée dans Conservation Biology, conclut à un effet positif faible à modéré des interventions éducatives menées par les zoos sur les connaissances, les attitudes et les intentions d’agir pour la biodiversité. Les résultats restent toutefois très variables. Voir un lion endormi ne produit pas mécaniquement une conscience écologique.
Le message dépend de la mise en scène. Si la visite se résume à collectionner les espèces, réclamer qu’elles se montrent, applaudir un spectacle et acheter une peluche, l’enfant peut comprendre que l’animal existe pour notre plaisir. Si, au contraire, le parc explique l’habitat, les menaces, les besoins comportementaux, l’histoire individuelle de l’animal et les limites de la captivité, il peut encourager le respect et la responsabilité. Les animations guidées, les échanges avec les soigneurs et les activités pédagogiques semblent plus féconds que la simple déambulation devant des enclos.
Il faut aussi accepter une idée essentielle : un animal caché n’est pas un animal qui “ ne fait pas son travail “. Le droit de se retirer du regard devrait lui appartenir. Dire cela aux enfants constitue déjà une leçon éthique : le vivant n’est ni un décor ni un produit disponible à la demande.
Ne vaut-il pas mieux emmener les enfants dans la nature ?
Pour découvrir les écosystèmes, les interdépendances et la faune locale, la nature offre une expérience irremplaçable. Une forêt, une mare, une réserve naturelle, un jardin sauvage ou même un parc urbain apprennent à observer des traces, attendre, écouter et respecter une distance. L’enfant n’y rencontre pas une succession d’espèces vedettes : il comprend que le sol, les plantes, les insectes, les oiseaux et les mammifères forment un réseau.

Les synthèses scientifiques associent l’apprentissage régulier en extérieur à davantage d’engagement, de coopération, d’autonomie et de bien-être. Une revue de 147 études sur l’apprentissage scolaire dans la nature relève des bénéfices socio-émotionnels, scolaires et physiques, tout en soulignant une qualité méthodologique inégale. Une méta-analyse portant sur plus de 30 000 jeunes trouve également une association positive modérée entre connexion à la nature et bien-être.
Faut-il alors choisir entre zoo et nature ? Non, mais il faudrait inverser les priorités. La relation ordinaire avec la nature locale devrait constituer la base ; la visite d’un établissement zoologique, lorsqu’elle est souhaitée, devrait être rare, préparée et critique. On peut demander avant la visite : pourquoi cet animal est-il ici ? Est-il menacé ? Pourrait-il être relâché ? Que finance mon billet ? Après la visite : qu’avons-nous appris et que pouvons-nous faire près de chez nous ?
Faut-il supprimer les zoos ?
La fermeture immédiate de tous les zoos créerait un problème concret : des centaines de milliers d’animaux nés en captivité ne pourraient pas être libérés sans préparation, habitat disponible ni garanties sanitaires. Les relâcher indistinctement condamnerait beaucoup d’entre eux et pourrait menacer des populations sauvages. Mais conserver tous les établissements au nom de cette difficulté serait tout aussi peu défendable.
La voie la plus cohérente consiste à fermer les structures incapables de garantir le bien-être, à interdire progressivement la détention d’espèces dont les besoins ne peuvent raisonnablement être satisfaits, à stopper les spectacles humiliants ou artificiels, à limiter les naissances sans objectif de conservation et à transformer certains sites en centres d’accueil ou sanctuaires. Les programmes d’élevage devraient être décidés espèce par espèce dans le cadre de plans scientifiques, et non en fonction de la valeur médiatique d’un bébé animal.
Autrement dit, l’avenir ne devrait pas appartenir au zoo-collection qui promet “ le tour du monde des animaux “ en quelques heures, mais à un nombre plus limité d’établissements spécialisés, transparents, contrôlés, reliés à la conservation de terrain et capables de reconnaître leurs propres limites.
Avant de visiter : huit questions simples
-
Le parc est-il agréé, régulièrement inspecté et membre d’une association professionnelle exigeante ?
-
Publie-t-il un rapport annuel détaillant ses finances, ses recherches et ses actions de conservation ?
-
Les animaux peuvent-ils se cacher, choisir leur espace et exprimer des comportements propres à leur espèce ?
-
Présente-t-il des spectacles, contacts forcés, selfies ou nourrissages principalement conçus pour divertir ?
-
Explique-t-il pourquoi chaque espèce est détenue et quel est le devenir des animaux nés sur place ?
-
Finance-t-il la protection des habitats et des communautés locales, avec des résultats mesurables ?
-
Ses activités pédagogiques parlent-elles aussi des limites de la captivité et des gestes réellement utiles ?
-
Existe-t-il, près de chez vous, une alternative : réserve naturelle, centre de soins, sortie guidée ou observation de la faune locale ?
Verdict : utiles sous conditions, jamais suffisants

Les animaux de l’arche de Noé – Lithographie de Gibson & Co. (américaine, XIXe siècle)
Les zoos ne sont ni tous des coffres-forts déguisés, ni automatiquement des arches de Noé. Certains accomplissent un travail scientifique, vétérinaire et conservatoire indispensable ; d’autres utilisent surtout le vocabulaire de la biodiversité pour légitimer une offre de loisirs. Leur utilité doit donc être prouvée établissement par établissement et espèce par espèce.
La priorité absolue demeure la protection des animaux dans leur milieu et la restauration des habitats. Pour les enfants, aucune vitrine zoologique ne remplace une relation régulière avec la nature proche. Le meilleur message est peut-être celui-ci : nous n’avons pas besoin de posséder, d’enfermer ni même de voir tous les animaux pour reconnaître leur droit d’exister.

Sources principales
-
UICN – Position sur le rôle des jardins botaniques, aquariums et zoos dans la conservation (2023)
-
UICN – Guidelines on the Use of Ex Situ Management for Species Conservation
-
McNally et al. – méta-analyse sur les effets éducatifs des zoos, Conservation Biology
-
Kleespies et Dierkes – Connection to Nature in Zoos, revue systématique (2026)
-
Greco et al. – comportements stéréotypés chez les éléphants de zoo
-
Miller et al. – taille et complexité des enclos chez les éléphants
-
Mann et al. – revue systématique de l’apprentissage scolaire dans la nature
-
Barrable et al. – connexion à la nature et bien-être des enfants, méta-analyse
-
Tiergarten Schönbrunn – histoire du plus ancien zoo encore en activité
-
Zoological Society of London – naissance du zoo scientifique

Un PC qui rame. Un message d’alerte qui fait peur. Une imprimante qui n’imprime plus. Dans le Puy-de-Dôme, beaucoup de gens n’osent pas appeler. Ils ont peur du jargon, de la facture, et de se faire prendre pour des idiots.
Jean-Paul Morais travaille à l’inverse de ça. Indépendant à Vertaizon, il dépanne à domicile et à distance. Un seul interlocuteur, du premier appel jusqu’à la remise en route. Et quand un artisan n’a toujours pas de site, il en construit un, au même rythme : clair, net, sans usine à gaz.
Le dépannage comme un service de proximité
Son terrain, c’est Vertaizon et les communes autour. Billom, Pont-du-Château, Lezoux, Lempdes, Cournon-d’Auvergne, Clermont-Ferrand. Au-delà de 10 km, le déplacement est facturé 20 €. C’est écrit. Pas de surprise au moment de régler.
Il s’adresse surtout aux particuliers et aux professionnels peu à l’aise avec la technique. Il explique ce qu’il fait. Il dit ce qu’il peut réparer, et ce qu’il ne peut pas. Devis avant d’agir. Durée moyenne d’une intervention : environ une heure.
Sur les données, la règle est simple. Pas de copie sans accord. Confidentialité affichée, pas juste un paragraphe juridique oublié en bas de page.
Des tarifs nets, pour de vrai
Les prix sont nets, fixes, publics.
-
Diagnostic et dépannage à domicile : 50 € net
-
Dépannage à distance : 40 € net
-
Remise à neuf ou installation complète d’un PC : 90 € net
PC lent, virus, arnaque en ligne, sauvegarde, Wi-Fi, périphériques, réinstallation Windows. Le quotidien, pas le showroom.
La remise à neuf compte autant que la réparation express. Garder une machine qui marche encore, plutôt que d’en racheter une parce que personne n’a pris le temps d’expliquer. Ça évite le gâchis. Ça évite aussi de laisser des gens hors-jeu dès que Windows décide de faire des siennes.
Un site vitrine pour les indépendants qui n’ont pas le temps
Beaucoup d’artisans et de petits commerces du coin existent encore uniquement par le bouche-à-oreille. Ou par une page Facebook abandonnée. Jean-Paul a sorti une offre à part, Site Vitrine 63. Même logique que le dépannage : un pack lisible, un interlocuteur, pas une agence à dix personnes.
990 € net la première année. 900 € pour la création, 90 € de forfait annuel (maintenance, petites modifs, nom de domaine). Ensuite, 90 € net par an. Option flyer + carte de visite : 100 € net, impression non comprise. Paiement en 4 fois sans frais. Délai indicatif : 7 jours ouvrés.
Dans le pack : un site one-page pensé d’abord pour le téléphone, graphisme adapté au métier, textes structurés, formulaire de devis, SEO de base, pages juridiques, mise en ligne, sauvegarde. Le nom de domaine et les services restent au nom du client. Pas un site prison.
Ça ne fait pas de lui une agence web. Ça en fait un indépendant local qui refuse de séparer « l’ordi qui plante » et « le commerce qui n’existe pas en ligne ».
Pourquoi on en parle ici
Jimagine n’est pas un annuaire de dépanneurs. On relaie Jean-Paul pour le reste : un service de proximité, pédagogique, à prix clair, dans un département où l’inclusion numérique se joue encore à domicile. Et pour les indépendants qui n’ont ni budget agence, ni temps à perdre en jargon.
Le numérique laisse trop de monde sur le bord. Les personnes âgées. Les indépendants pressés. Ceux qui ont déjà payé trop cher une intervention opaque. Un artisan qui prend le temps d’expliquer, ça répare plus qu’une machine.
Dépannage : depannage-informatique63.com
Sites vitrines : site-vitrine.depannage-informatique63.com
Téléphone : 06 37 80 26 52
Adresse : 12 rue du Commerce, 63910 Vertaizon
Le 9 juillet 2026, la France s’est dotée de sa première stratégie nationale pour l’économie sociale et solidaire. Cinq axes. 108 actions. Horizon 2030.
Le vote, lui, tient en une ligne. Huit voix pour, celles de l’État. Quarante-deux abstentions : réseaux ESS, collectivités, partenaires sociaux. Le document existe. Les gens censés le porter n’ont pas levé la main.
Si tu tiens une association de quartier, tu n’as pas à lire les 108 actions. Tu as à savoir trois choses : ce qui est voté, ce qui n’est pas financé, et ce que tu peux utiliser lundi matin face à un élu.
Ce qui est vraiment voté
Le Trésor l’a publié le 16 juillet. Serge Papin est ministre chargé de l’ESS. La DG Trésor pilote. Le texte répond à une recommandation du Conseil de l’Union européenne de 2023. Il arrive en retard. Il devait être bouclé fin 2025.
L’ESS, c’est 13,7 % de l’emploi privé. Associations, coopératives, mutuelles, fondations, entreprises sociales. L’objectif 2030 : 15 %. Ça fait 1,3 point. Pas une révolution. Un palier.
Les cinq axes, en français :
-
Mieux piloter l’ESS (interministériel et territoires, CRESS, PTCE, tiers-lieux).
-
Faciliter l’argent (agrément ESUS, finance solidaire, Banque des Territoires, Bpifrance).
-
Brancher l’ESS sur les transitions (circulaire, alimentation, tourisme social, culture).
-
Faire connaître l’ESS en France.
-
La porter à l’international.
Derrière : 28 orientations, 10 indicateurs, un suivi annuel au CSESS avec les Régions, une clause de revoyure en 2030. Un comité interministériel est annoncé. Des conventions avec la Caisse des Dépôts et Bpifrance aussi.
Deux autres cibles chiffrées : 3 500 structures agréées ESUS d’ici 2030 (contre 2 896 aujourd’hui), et 1,5 milliard d’euros d’épargne collectée par les entreprises solidaires. Carenews relève aussi l’ambition de multiplier par dix les dons via le Livret de développement durable et solidaire.
Concertation : 70 consultations nationales, 18 régionales, environ 2 000 contributions en ligne. Le texte a été repris par Maxime Baduel, délégué ministériel, après une première version jugée trop plate. Le contenu a bougé. La confiance, non.
Ce qui n’est pas financé
La stratégie ne crée pas de budget. L’« orange budgétaire » promis, c’est un document de suivi. Ça range les crédits déjà éparpillés dans une centaine de programmes. Ça n’en ajoute pas.
Le cabinet de Serge Papin a dit à la Banque des Territoires que l’abstention venait du climat budgétaire, pas du texte. Les acteurs, eux, parlent d’une dissonance entre les paroles et les actes. ESS France, avec 14 organisations dont Régions de France, l’AMF et le RTES, l’a écrit noir sur blanc le jour du vote.
Les faits autour du vote, pas les slogans :
-
En juin 2026, une coupe de 4 millions d’euros sur les crédits ESS. Puis un recul, sous pression. Puis de nouvelles restrictions début juillet, trois jours avant le CSESS.
-
Fin de l’exonération de taxe d’apprentissage pour les organisations non lucratives.
-
Dissolution du GIP France Tiers-Lieux, alors que l’axe 1 parle de soutenir les tiers-lieux. Les crédits dédiés ont chuté de plus de 90 % en deux ans, selon les réseaux.
-
Pas de plancher budgétaire pluriannuel. Pas de garantie pour les CRESS, le DLA, les têtes de réseau.
-
La taxe sur les salaires, réforme demandée depuis des années par les assos, n’est pas dans les 108 actions.
Benoît Hamon (ESS France) a résumé : on ne cultive pas un jardin sans eau. On peut débattre du ton. On ne peut pas débattre du vote.
Les associations, c’est l’essentiel des structures de l’ESS. Elles sont le parent pauvre du texte. L’argent et les outils visent surtout les entreprises sociales qui lèvent de la finance solidaire. Une épicerie de quartier, un atelier vélo, un centre social, ça n’entre pas dans ça par magie.
L’agrément ESUS, le seul levier concret
ESUS, ça veut dire entreprise solidaire d’utilité sociale. Loi de 2014. Délivré par la DREETS. Une asso peut le demander. Ce n’est pas réservé aux SCOP.
Ce que ça ouvre, d’après l’Avise : un accès plus simple à la finance solidaire, une étiquette lisible pour un partenaire public ou un financeur, une reconnaissance du modèle. Ce que ça n’ouvre pas : une subvention automatique, un salarié, un local.
La stratégie veut passer de 2 896 à 3 500 agréments. Ça veut dire que l’État pousse le tuyau. Si tu as un vrai projet d’utilité sociale, des statuts propres, et que tu vises un fonds solidaire, un investisseur 90/10 ou un appel à projets qui exige l’agrément, ça vaut le dossier. Si tu vises juste à tenir l’atelier du samedi, ça peut attendre.
La demande se fait par le représentant légal, auprès de la DREETS. Statuts, objet social, rémunérations encadrées. Pas un mémoire de 80 pages. Un dossier administratif. Fais-toi accompagner par ta CRESS ou un DLA si tu n’as jamais vu le formulaire.
L’épargne solidaire à 1,5 milliard, c’est le même tuyau vu de l’autre côté. L’argent des livrets et des fonds 90/10 doit atterrir quelque part. Il atterrit surtout dans des structures assez solides pour l’absorber. Une asso de trois bénévoles n’est pas ça. Une SCIC, une entreprise d’insertion, une épicerie qui facture, parfois si.
Parler à un élu avec ces chiffres
Municipales 2026. Les kits arrivent (on y reviendra). En attendant, tu n’as pas besoin d’un PowerPoint « ESS 2030 ». Tu as besoin de trois phrases qui tiennent.
Une : l’ESS, c’est 13,7 % de l’emploi privé. L’État vise 15 %. Dans cette commune, ça veut dire des emplois qui ne déménagent pas. Demande à l’élu s’il a une carte des assos, des coopératives, des insertionnistes du coin. Souvent non.
Deux : la commande publique. La stratégie parle d’achats responsables. Un marché de la ville (restauration, espaces verts, réemploi, animation) peut porter une clause d’insertion ou un lot réservé. Ça ne coûte pas un budget « ESS ». Ça change un cahier des charges. C’est là que tu pousses, pas sur un vœu pieux de comité interministériel.
Trois : le foncier et la subvention. Le texte promet de « sécuriser la subvention » face à la commande publique. Sur le papier. Sur le terrain, beaucoup de villes transforment encore une subvention en marché, et l’asso se retrouve prestataire sous-payée. Cite le document. Demande que la convention pluriannuelle reste une convention, pas un appel d’offres déguisé.
Tu peux aussi coller l’alimentation durable et l’économie circulaire (axe 3) à un projet concret. Une épicerie solidaire, un groupement d’achat, une recyclerie. On a déjà raconté VRAC et les Petites Cantines. Ce n’est pas de la stratégie nationale. C’est du terrain. Les élus comprennent ça plus vite qu’un indicateur CSESS.
Ce qu’une petite asso n’attendra pas de Paris
Un chèque. Un salarié. Un local. Une réforme de la taxe sur les salaires. Un GIP tiers-lieux remis d’aplomb. Un DLA magiquement pérenne.
Attendre 2030 pour ça, c’est perdre quatre ans. La clause de revoyure est en 2030. D’ici là, le suivi annuel au CSESS servira surtout aux têtes de réseau.
Ce que tu peux faire sans attendre :
-
Vérifier si l’ESUS te sert vraiment (finance solidaire, appel à projets). Sinon, passe.
-
Écrire à ta CRESS : où en est la stratégie régionale, quel guichet existe déjà. La stratégie nationale doit s’articuler avec les régionales. C’est écrit. Demande la traduction locale.
-
Préparer trois chiffres de ton asso (emplois, bénéficiaires, budget) pour le prochain élu. La « marque ESS » de l’axe 4, tu t’en fiches. Ton chiffre local, non.
-
Garder un œil sur la commande publique de ta ville. Un lot, une clause, un local vacant. Plus utile qu’un communiqué sur le rayonnement international.
-
Raconter ce que tu fais, avec des faits et des prénoms. La visibilité ne vient pas du comité interministériel. On l’a détaillé dans ce guide.
La stratégie existe. Elle dit que l’ESS compte. Elle ne paie pas le loyer. Traite-la comme un argument, pas comme un plan de trésorerie.
Si tu veux qu’on raconte ton initiative plutôt qu’un document de Bercy, inscris-toi sur la plateforme membres. On publie les faits et les gens. Pas les 108 actions.
Samedi 12 décembre 2026 à 20h, Talents sur Saône revient pour sa 5e édition. Le rendez-vous se tient dans le Grand Espace de l’Espace des Arts, à Chalon-sur-Saône. Un spectacle caritatif, 100 % local, porté par l’association Troubadours 3000.
En 2025, la salle a affiché complet. La recette de la billetterie part aux associations qui soutiennent les enfants hospitalisés au Centre hospitalier William Morey, et dans les établissements partenaires. Le spectacle est aussi retransmis en direct dans les chambres.

Un format éclectique, un casting renouvelé
L’idée n’a pas changé depuis la première, le 1er octobre 2022 au Théâtre Piccolo : des artistes du territoire, des disciplines qu’on mélange rarement le même soir. Musique, danse, chant, humour. Amateur. En 2026, le casting est entièrement renouvelé. La mise en scène est de Philippe Spailier.
Le Grand Espace fait environ 850 places. Adresse : 5 bis avenue Nicéphore Niépce, 71100 Chalon-sur-Saône.
Billetterie
Le Grand Chalon indique un tarif à 23 €. Les places se prennent sur le site de l’événement, ou via HelloAsso (association Troubadours 3000). Téléphone de la salle : 03 85 42 52 12.
- Site : talents-sur-saone.fr
- Billetterie : https://www.helloasso.com/associations/troubadours-3000/evenements/tss-12126
Les noms des artistes 2026 n’étaient pas encore publiés au moment où on écrit. On mettra à jour dès qu’ils le seront.
Tu as un atelier réparation le samedi. Un goûter de quartier. Une collecte. Et personne n’est au courant, sauf les cinq personnes déjà dans la boucle WhatsApp.
Le réflexe, c’est d’ouvrir Instagram. Puis de culpabiliser parce que tu n’as rien posté depuis trois semaines. Mauvaise piste. Une action locale ne se gagne pas à coups de stories. Elle se gagne là où les gens habitent encore : le journal de la ville, le correspondant du quotidien régional, le panneau de la boulangerie, le groupe des parents d’école.
Ce guide ne remplace pas le premier (exister en ligne sans budget). Il traite autre chose : faire venir du monde à un truc précis, dans un rayon de deux kilomètres, sans salarié communication et sans poster tous les jours.
D’abord, une phrase. Pas une page Facebook.
Avant les canaux, écris une phrase que tu pourrais dire à quelqu’un dans l’escalier.
Pas « notre association œuvre pour le lien social et la transition ». Ça ne dit rien. Plutôt : « samedi 14, de 10 h à 12 h, salle des fêtes, on répare vélos et petits électros, café offert, 2 euros si tu peux ».
Qui, quoi, où, quand, combien. Si tu ne tiens pas en une phrase, tu n’es pas prêt à communiquer. Le reste de l’article découle de ça.
Garde aussi un contact réel. Un prénom, un numéro qui décroche, un mail lu. Les journalistes locaux et les habitants jettent tout ce qui renvoie vers une page « contact@asso » morte.
Le journal municipal et le site de la mairie
C’est le média le plus lu de ta commune. Et le plus ignoré par les assos.
Trouve le nom de la personne qui fait le journal (souvent au pôle communication ou vie associative). Pas « monsieur le maire ». La personne qui ferme le sommaire. Envoie-lui ta phrase, une photo nette, les horaires, et demande la date de bouclage. Un mensuel se ferme souvent 3 à 4 semaines avant distribution. Si tu écris la veille, c’est mort.
Même chose pour l’agenda en ligne de la ville et l’écran de la médiathèque. Un formulaire, cinq minutes. Ça reste affiché plus longtemps qu’un post.
Le Département de la Gironde le dit sans détour dans sa fiche communication associative : d’abord le public, ensuite le canal. Ici le public, c’est le voisinage. Donc le support de la collectivité d’abord.
Le correspondant local, pas le service com du journal
Dans un quotidien régional, jusqu’à une grosse part des pages locales vient des correspondants. Ce sont des gens du coin. Ils cherchent des sujets. Ils n’ont juste pas le temps de te dénicher.
Fais un tableau tout bête : nom, média, mail, téléphone, spécialité. Ouest-France, Le Progrès, Sud Ouest, La Voix du Nord, l’hebdo du pays, la radio associative, le pure player du coin. Un nom par ligne. Tu le tiens à jour parce que les rédactions tournent.
Comment écrire, d’après les journalistes eux-mêmes (Infolocale / Ouest-France, 15 conseils RP) :
-
Objet du mail clair : « Samedi 14, réparation vélos gratuite, salle des fêtes de X ». Pas « communiqué de presse », pas « une belle aventure humaine ».
-
Texte dans le corps du mail. Pas de PDF. Une demi-page. Qui, quoi, où, quand, combien, pourquoi ça compte ici.
-
Un interlocuteur avec un téléphone.
-
Une photo libre de droits, nette, avec des visages (autorisations signées).
-
Envoi le matin ou en début d’après-midi. Pas à 18 h, ils bouclent.
-
Pour un événement : premier mail 3 semaines avant, relance 10 jours avant, rappel 2 ou 3 jours avant.
Ce qui passe : un portrait de bénévole, un chiffre (« 40 vélos réparés depuis mars »), une première fois, un lieu inhabituel. Ce qui ne passe pas : l’AG, la galette, la remise de maillots.
Animafac résume le communiqué idéal : une demi-page, première phrase qui répond à quoi / qui / quand / où, ensuite le pourquoi. Le dossier de presse, tu l’oublies. Personne ne le lit pour un atelier du samedi.
Radio locale : même mail, plus une phrase à l’oral de 20 secondes. Propose-toi pour un direct de 2 minutes. Ils ont des cases à remplir.
Les murs qui marchent encore
Boulanger, pharmacie, médiathèque, gymnase, centre social, école (avec l’accord de la direction), hall d’immeuble si le syndic laisse faire.
Une A4 lisible à 2 mètres. Titre gros. Date et lieu encore plus gros. Zéro paragraphe. Un QR code vers une page unique (pas vers ta home). Tu déposes toi-même. Tu remercies. Tu reviens décrocher après. Mon Asso Facile (MAIF) insiste là-dessus : le papier marche encore, à condition d’aller là où ta cible passe vraiment.
Même logique pour le marché. Un tréteau, 20 flyers, 40 minutes. Tu parles à 15 personnes. C’est plus que tes 3 likes de la semaine.
Un canal numérique, pas six
Choisis-en un que tu tiens vraiment.
Pour du quartier, le plus rentable n’est souvent pas Instagram. C’est :
-
le groupe WhatsApp ou Signal des habitants (ou celui des parents d’école, si on t’y accepte) ;
-
la page Facebook de la commune ou du quartier, où les gens sont déjà ;
-
un événement Facebook, même sans page asso active, pour que les gens cliquent « je participe » et le voient dans leur agenda.
Tu n’as pas à « animer une communauté ». Tu as à poster une fois, clairement, 7 jours avant, puis un rappel la veille. Si quelqu’un commente « c’est où ? », tu réponds dans l’heure. C’est tout le community management dont tu as besoin.
Une fiche Google (association ou lieu) avec adresse, horaires, une photo. Les recherches « association + nom de la ville » passent encore par là.
Une page qui ne bouge pas
Quand quelqu’un tape ton nom ou scanne le QR, il doit tomber sur une page à jour. Site, HelloAsso, Frama.site, peu importe. Pas six liens morts.
Dessus : la phrase, le prochain rendez-vous, comment venir, comment aider, un mail. Rien d’autre. Tu mets à jour cette page à chaque action. Tu réutilises le même lien partout.
Si tu veux qu’on raconte l’action (pas juste l’annoncer), un média comme Jimagine sert à ça. On l’a fait pour VRAC et pour les Petites Cantines. Une page membres + un article, ça reste plus longtemps qu’un post. Ce n’est pas de la magie. C’est juste indexable.
Les gens que tu as déjà
Tes adhérents, tes bénévoles, le centre social partenaire, l’élu de quartier qui est venu une fois. Ce sont tes relais. Donne-leur un texte de 4 lignes à copier-coller, et la permission de l’envoyer à leur liste.
Un message vocal de 20 secondes marche mieux qu’une affiche dans un groupe WhatsApp. La présidente dit la date, le lieu, pourquoi elle y va. Envoie. Stop.
Après l’action, un retour. Trois photos, un chiffre (« 18 personnes, 7 vélos réparés »), un merci. Tu l’envoies aux mêmes : journal municipal (pour le prochain numéro), correspondant, partenaires. C’est ça qui te fait rappeler la fois d’après.
Ce que tu ne fais pas
Tu n’ouvres pas TikTok « pour les jeunes » si personne dans l’équipe n’y va déjà. Tu ne paies pas un community manager 4 heures par mois pour recycler tes flyers. Tu n’envoies pas un communiqué de 4 pages à 80 mails trouvés sur le site du journal.
Et tu ne mesures pas le succès au nombre de likes. Tu le mesures aux chaises occupées, aux adresses mail récoltées, au correspondant qui te rappelle tout seul.
Le lundi, concrètement
-
Écris la phrase (qui, quoi, où, quand, prix).
-
Envoie-la au journal de la ville et à l’agenda municipal. Demande la date de bouclage.
-
Trouve le nom du correspondant local. Mail le matin, texte dans le corps, photo jointe, téléphone.
-
Imprime 20 A4. Dépose-les où ta cible passe. Note où.
-
Un post (un seul) dans le canal où tes voisins sont déjà. Rappel la veille.
-
Après : 3 photos + 1 chiffre, renvoyés aux mêmes gens.
Deux heures, étalées sur une semaine. Pas un poste. Pas un planning éditorial. Une action visible, au bon endroit.
Si tu veux qu’on relais la tienne, écris-nous via la plateforme membres ou la page contact. On raconte les faits et les gens. Pas les slogans.
Deux titres, Kentin Léone met en ligne et en exclusivité sur jimagine.org le clip officiel Lolie n’en a pas envie. Derrière, un autre single : La beauté du monde, piano et voix, deux minutes quarante-trois.
Lolie, ce n’est pas une parenthèse légère. L’artiste l’annonce clairement : un single contre les violences faites aux femmes. On n’a vu aucun autre média le relayer. Donc on le fait ici, avec son clip officiel.
Lolie n’en a pas envie, en exclusivité
Le titre dit déjà le refus. Pas une métaphore floue. Un prénom, une phrase nette : elle n’en a pas envie. Sur les visuels de l’annonce, K.Léone écrit noir sur blanc le sujet : lutter contre les violences faites aux femmes. Il ajoute une pensée pour toutes les femmes et tous les hommes qui ont subi, ou subissent encore, des violences.
Ça s’inscrit dans une ligne déjà là. Nomad, en 2021, tenait à la cause des femmes. La fille aux yeux saphirs partait de l’histoire réelle de Sabah. Lolie n’est pas un virage. C’est le même fil, plus frontal.
Si vous arrivez sur cette page pour ce titre, c’est le bon endroit. Première parution presse sur jimagine.org.
Avant Lolie, La beauté du monde
La beauté du monde. Un seul morceau. Label K.Léone. Clip tourné et monté par lui.
Après l’électro de Data Bleue et le gros investissement de Le cœur qui frappe, il dépose presque tout. Un piano. Une voix. Deux minutes quarante-trois. On n’invente pas non plus ce que ce morceau « raconte ». Le geste, lui, est lisible : moins d’arrangement, plus de présence.
Un artiste qui fait tout chez lui
Kentin Léone vient de Carcassonne. Il signe K.Léone. Il écrit depuis ses 13 ans. Il s’est d’abord fait connaître en réagissant à des clips, puis il a décidé de sortir sa propre musique, vers 2019-2020.
Son père était militaire. Il a grandi entre Martinique, Sénégal, Côte d’Ivoire, Belgique et France. Le quotidien, lui, est très concret : prises de voix, piano, carte son, pochette, mix, communauté. Tout part de chez lui. Il est son propre manager.
En janvier 2024, L’Indépendant le décrivait ainsi : 32 ans, auteur, compositeur, interprète, refus de se ranger dans une case, messages plutôt humains que marketing. Le mode de production n’a pas changé.
Pourquoi ça compte ici
K.Léone n’est pas un produit de major. Il finance, produit, mixe, filme. Il passe sur COB FM à Saint-Brieuc, Chérie FM, Radio Ondine, Radio Zéma. Il cherche encore des scènes.
Si vous découvrez l’artiste maintenant, le chemin est simple. Nomad et Amare pour les albums. Data Bleue pour l’EP. Le cœur qui frappe puis La beauté du monde pour le premier semestre 2026. Et Lolie n’en a pas envie, ici, en exclusivité.
Un album de reprise est en route
YouTube : @kleoneoff
Spotify : K Leone
Instagram : @k__leone
Facebook : K.LeoneOff
Depuis le commencement de l’été, le poste de secours du Portel (Pas-de-Calais) a mis en place un nouvel équipement : une échelle de sauvetage gonflable, conçue par un sapeur-pompier de Marquise (Pas-de-Calais). Cet outil, léger et opérationnel en 30 secondes, utilise un matériau novateur qui simplifie les opérations en mer.
_ »Cinq individus sont piégés sur le Fort de l’Heurt, une évacuation est nécessaire pour assurer leur sécurité. » _Ce jour-là, un exercice de sauvetage a eu lieu au Portel. Les sauveteurs en mer identifient des touristes coincés par la marée, dont l’un présente des blessures. En un clin d’œil, l’échelle est déployée, permettant de ramener la victime, allongée, en toute sécurité. Les autres personnes en détresse peuvent s’agripper à la bouée.
« De nos jours, je suis en mesure d’évacuer cinq personnes simultanément, de les placer sur le zodiaque et de les ramener sur la plage, ce qui était impossible auparavant », déclare Andre Corbec, responsable du poste de secours du Portel, première station à tester l’échelle gonflable.
« Nous ne sommes plus en sécurité »
Une avancée significative pour ces sauveteurs face à la problématique migratoire. L’échelle facilite des interventions plus rapides tout en assurant une protection en cas de situation d’urgence. « Nous sommes davantage en sécurité« , souligne Elisa Poultier, nageur-sauveteur. « Lorsque des victimes s’approchent de nous, elles ont tendance à vouloir s’accrocher, ce qui peut entraîner notre propre noyade. » Pour Olivier Legrand, un autre nageur-sauveteur, ce dispositif pourrait permettre de secourir jusqu’à 40 personnes. « On peut même envisager plusieurs échelles qui seraient reliées, afin d’extraire rapidement le plus grand nombre de victimes possible« , se réjouit-il.
Un appareil conçu dans le Pas-de-Calais
Un matériau polyvalent a été conçu, à quelques kilomètres d’ici, par Ludovic Wampouille, adjudant-chef des pompiers de Marquise. L’inspiration lui est venue en 2024, après un incident de naufrage en mer impliquant ses collègues. « Ils ont été confrontés à plusieurs victimes en mer et ont utilisé les techniques qu’ils maîtrisent avec du matériel qui n’était pas vraiment approprié, ce qui leur a causé une certaine inquiétude« , explique cet homme de quarante ans.
D’une frite en mousse à une échelle de 2 kilos coûtant 800 euros, il aimerait mettre au point des méthodes de sauvetage partagées. » Lorsque l’on intervient en sauvetage maritime, le CROSS Gris-Nez assure la coordination entre tous les acteurs du secours en mer, » précise Thomas Blanpain, membre de l’association de Ludovic Wampouille, « Land to Sea Rescue ». » Ainsi, si nous disposons de ressources et de techniques communes, notre coordination sera améliorée. »
Pour gagner en visibilité, l’association mettra en avant son innovation lors du prochain concours Lépine qui se déroulera en avril 2027.
Il y a une dizaine d’années, Diane Dupré La Tour se retrouve coupée du monde. Ce qui la ramène dehors, ce n’est pas un discours. Ce sont des plats déposés chaque semaine sur son palier par des voisins.
On ne lui apportait pas seulement à manger. On lui disait, sans le dire : tu es encore là.
Avec Étienne Thouvenot, elle en a fait Les Petites Cantines. Un réseau associatif de cantines de quartier, à prix libre, où l’on cuisine et l’on mange avec des inconnus. Première ouverture à Vaise, Lyon 9e, en septembre 2016. Aujourd’hui : 22 cantines, 7 projets.
Une table de quartier, pas une soupe populaire
Diane était journaliste économique. Étienne était ingénieur, responsable innovation chez SEB. Ils se rencontrent en 2015, autour d’un atelier Ticket for Change. L’association naît en juillet. Premier stand place Valmy, à Lyon. Ce sont les habitants qui soufflent le prix libre, puis l’idée de cuisiner ensemble.
Trois règles :
- On participe. On peut juste manger. On peut aussi éplucher et faire la vaisselle.
- Bio, local, souvent des invendus. Peu de viande.
- Chacun paie ce qu’il peut. Personne ne contrôle le portefeuille.
Un salarié tient le lieu : hygiène, courses, ambiance. Le reste, c’est le quartier. Environ 30 couverts, une dizaine de places en cuisine, 5 à 8 services par semaine. Il faut adhérer pour entrer.
Diane le dit sans détour : ce n’est pas le métier du Secours populaire. Ici, on vise la solitude. Un Français sur trois est en situation de fragilité relationnelle, selon la Fondation de France. C’est ce chiffre-là.
Ce que ça donne
Siège à Lyon. Cantines de Vaise à Bordeaux, de Paris à Bruz. Chiffres du réseau : près de 200 000 repas, plus de 19 000 adhérents, 38 emplois.
Mesure d’impact 2023 (auto-évaluation) : 97,5 % se sentent accueillis tels quels. 88 % font confiance aux autres à table. Plus d’un sur deux dit avoir changé sa façon de manger.
Chaque cantine est une association autonome. Pas de franchise. On entre à deux porteurs minimum. L’unité, c’est une charte ADN écrite en 2020.
Trois leçons pour une asso
- Le prix libre force la confiance. Il évite de trier les gens à l’entrée.
- Il faut un salarié. Le bénévolat seul ne porte pas l’hygiène ni l’accueil.
- On n’essaimage pas en copiant le local. On transmet un ADN. Le reste s’adapte à la rue.
Diane a publié Comme à la maison (Actes Sud, 2024). Elle résume : la confiance est un muscle. Moins on s’en sert, plus elle s’atrophie.
Site : lespetitescantines.org. Pour pousser la porte, une adhésion suffit.
D’après les sources du réseau, une interview Millenaire 3 (2022) et un entretien Fondation de France (2024). Pas une interview originale Jimagine.
Le bio n’est pas réservé à ceux qui ont une carte de fidélité dans une enseigne chère. VRAC le prouve chaque mois, dans des centres sociaux, avec des sacs en papier et une caisse qui encaisse au prix coûtant.
Ce n’est pas une épicerie sociale. Ce n’est pas non plus une AMAP déguisée. C’est un groupement d’achat : les gens commandent, paient, viennent chercher. Et ça tient depuis 2013.
Le problème que VRAC refuse d’accepter
Dans beaucoup de quartiers prioritaires, le rayon bio du supermarché est un luxe. Les circuits courts aussi. On entend encore que « les gens d’ici ne veulent pas de ça ». Les fondateurs de VRAC n’ont jamais acheté cette phrase.
Boris Tavernier, délégué général, le dit sans détour : quelle que soit la catégorie sociale, la part de personnes qui veulent bien manger est la même. Ce n’est pas une question de culture. C’est une question de prix, de proximité et de place. Une étude de l’Iddri (2022) va dans le même sens : les ménages modestes aspirent autant que les autres à bien s’alimenter. Ils ont juste plus de contraintes.
Une habitante le résume mieux que n’importe quel rapport, dans un reportage de Basta! : « On a aussi droit au beau quand on n’a pas de thunes. »
Comment ça marche vraiment
VRAC, c’est « Vers un Réseau d’Achat en Commun ». L’asso naît fin 2013 à Lyon, à l’initiative du bailleur Est Métropole Habitat et de la Fondation Abbé-Pierre. L’idée tient en trois gestes.
-
Acheter en gros, chez des producteurs paysans, bio ou équitables, qui fixent leurs prix.
-
Couper les intermédiaires et les emballages inutiles.
-
Revendre au prix coûtant, une fois par mois, dans un lieu déjà fréquenté (centre social, maison de projet, campus).
Concrètement, un foyer adhère. Il commande en ligne (plateforme type épicerie-vrac.org). Il récupère sa commande le jour dit. À Paris, l’adhésion « classique » part de 1 euro pour les locataires HLM, les revenus modestes, les étudiants. Il existe une formule « soutien » à 20 euros, et une « soutien + » qui alimente une cagnotte pour un adhérent en difficulté. Le paiement se fait souvent en espèces ou par chèque le jour de la distribution.
Ce n’est pas un don. Une commande non retirée, surtout le frais, coûte à l’asso. À Lyon, le beurre et les fromages non récupérés sont facturés le mois suivant. C’est rude. C’est aussi ce qui empêche le modèle de s’effondrer.
Chaque adhérent est invité à donner un peu de temps : réception, reconditionnement, accueil. Sans ça, il n’y a pas d’épicerie. Juste une commande groupée qui n’arrive nulle part.
Ce que ça pèse aujourd’hui
Le réseau n’est plus une expérience lyonnaise. Selon VRAC France (chiffres du 2e semestre 2025) :
-
22 associations, 23 territoires (dont Bruxelles et Charleroi)
-
143 groupements d’achat
-
12 300 foyers adhérents, soit environ 36 450 personnes
-
2 515 adhérents bénévoles
-
90 salariés
On trouve des antennes à Lyon, Saint-Étienne, Montpellier, Marseille, Toulouse, Bordeaux, Nantes, Rennes, dans le Finistère, les Hauts-de-France, l’Artois, Paris, Strasbourg, Avignon, le Pays d’Arles, Plaine Commune, Seine Ouest, Pau-Béarn, Mulhouse, Tours, et à Saint-Paul à La Réunion. La tête de réseau est à Villeurbanne. Un fonds de dotation collecte les financements privés pour tout le réseau.
Chaque asso locale reste autonome. Elle s’engage sur une charte. VRAC France s’occupe de l’essaimage, de l’accompagnement (com, RH, approvisionnement) et des échanges entre antennes.
Pourquoi ça se copie mieux qu’une épicerie solidaire classique
Une épicerie solidaire classique a un vrai rôle. Elle a aussi un plafond : critères de ressources, stock de dons, image d’aide alimentaire. VRAC joue un autre jeu.
Ici, on n’attend pas d’être « allocataire ». On est client-adhérent. On choisit ses produits. On croise d’autres habitants. Le centre social n’est plus seulement un guichet. C’est un point de passage mensuel, avec des sacs, des discussions, parfois un concours de cuisine.
Le producteur n’est pas pressuré. Tavernier le dit clairement : ce sont les producteurs qui fixent leurs prix, VRAC achète selon ses capacités. Un apiculteur cité par le ministère de l’Agriculture écoulait 2 tonnes de miel par an via le réseau. Un fromager en conversion bio dépassait 1 300 commandes par mois, alors qu’il visait 80.
Le modèle tient parce qu’il sert deux bouts de la chaîne : des habitants qui veulent mieux manger, des paysans qui veulent vendre juste.
Ce qu’il faut pour le reproduire chez soi
On peut s’inspirer sans coller le logo. On peut aussi demander à VRAC France d’essaimer. Dans les deux cas, les mêmes briques reviennent.
-
Un quartier et un lieu. Un centre social, une salle associative, un hall de bailleur. Pas besoin d’un magasin. Il faut une table, un frigo si on fait du frais, et un créneau mensuel tenu.
-
Des partenaires déjà là. À Saint-Étienne, le démarrage s’est fait avec des centres sociaux, une amicale laïque, des AMAP, des collectifs déjà implantés. VRAC n’atterrit pas tout seul. Il s’adosse.
-
Quelques salariés, beaucoup de bénévoles. 90 salariés pour 143 groupements, ça veut dire que le bénévolat n’est pas un à-côté. Sans binômes le jour J, la distribution s’écroule.
-
Des fournisseurs qui acceptent le rythme. Commande groupée, livraison unique, peu d’emballage. Tous les producteurs n’ont pas envie. Ceux qui restent y gagnent un débouché régulier.
-
Une règle claire sur qui entre. Ouvert à tous, avec priorité aux habitants du quartier et aux revenus modestes. Ou plus serré, comme à Paris, où certains groupements sont complets. Un groupe trop grand tue la convivialité et la logistique.
-
Une charte, pas un discours. Solidarité (on partage si la livraison est courte). Coopération (on aide le jour de la distribution). Qualité (on ne brade pas le producteur pour faire joli sur une affiche).
Ce qu’il ne faut pas faire : coller « solidaire » sur une épicerie qui vend encore avec une marge classique. Ou créer un lieu sans calendrier de distribution. Le modèle meurt dès que le rendez-vous mensuel devient flou.
Les limites, pour ne pas se raconter d’histoires
VRAC ne remplace pas l’aide alimentaire. Un foyer en rupture totale n’a pas toujours de quoi précommander. Le modèle demande un minimum d’organisation : mail, compte en ligne, présence un lundi après-midi. Ça exclut une partie des gens qu’on voudrait atteindre.
Les groupements saturent. À Paris, plusieurs n’acceptent plus de nouveaux adhérents. C’est le signe que ça marche. C’est aussi le signe qu’il faut d’autres salles, d’autres créneaux, d’autres équipes. Pas une file d’attente infinie.
Et le financement ne sort pas des sacs de lentilles. Le prix coûtant, par définition, ne paie pas les salaires. Il faut des collectivités, des bailleurs, des fondations, un fonds de dotation. Sans ça, on a un groupement amateur. Pas un réseau.
Par où commencer lundi
Si tu habites près d’une antenne, le plus simple est d’adhérer. La carte des territoires est sur vrac-asso.org. Tu cherches le point de vente, tu lis la charte, tu envoies le formulaire. Premier passage : cotisation + commande.
Si tu es une asso, un centre social ou une collectivité et que tu veux monter le truc : contacte VRAC France pour l’essaimage. Ils font ça. Ils ne le font pas sans acteurs locaux déjà debout.
Si tu veux juste tester l’idée sans le réseau : cinq foyers, un producteur, une salle une fois par mois, une liste de courses partagée. Ça suffit pour voir si les gens reviennent. Le reste (salariés, plateforme, 143 groupements) vient après, ou pas.
Le point utile, pour Jimagine comme pour n’importe quel collectif : ce modèle se raconte bien parce qu’il se copie. Un lieu, une commande, un prix juste. Pas besoin d’attendre une grande réforme de l’alimentation pour commencer.
Vue sur l’océan, suite haut de gamme, espace bien-être et hammam… L’hôtel cinq étoiles « Maison Douce Époque » situé à Benerville-sur-Mer (Calvados) va proposer deux séjours aux sapeurs-pompiers engagés dans la lutte contre les incendies en Gironde. Son directeur, Philippe Chamard, incite les autres hôtels à adopter cette démarche solidaire.
Du répit après les incendies dévastateurs. L’hôtel cinq étoiles « Maison Douce Époque », localisé à Benerville-sur-Mer (Calvados), accueillera des sapeurs-pompiers qui ont combattu les feux en Gironde, leur offrant ainsi la possibilité de se détendre avec leurs proches dans un environnement raffiné.
Deux séjours de deux nuits offerts
Pour Philippe Chamard, le directeur, il s’agit d’une façon de montrer sa gratitude envers leur dévouement et leur bravoure. Cette initiative avait déjà été mise en place après la crise du Covid-19 pour le personnel médical. « À cette période, nous avions proposé une dizaine de séjours au personnel du CHU de Caen. Notre objectif était de remercier les urgentistes, les infirmiers et les aides-soignantes », précise-t-il.
Suite à la crise sanitaire de 2020, plusieurs hôtels avaient accueilli des soignants pour leur accorder quelques heures de repos. Ce geste de solidarité avait laissé une empreinte durable dans les mémoires.
L’établissement proposera cette fois-ci deux séjours de deux nuits aux sapeurs-pompiers, considérés comme « une pause de détente au cœur du tumulte ». « Après avoir affronté ces feux, ils ont tout à fait droit à un moment avec leurs proches, dans un cadre privilégié offrant vue sur la mer, » souligne le directeur de l’hôtel, qui confie aux autorités compétentes le choix des bénéficiaires.
Un appel à la solidarité
Un acte « à petite échelle » de cet hôtel normand de 14 chambres et suites, qui a le potentiel de devenir significatif. Philippe Chamard incite d’autres hôtels, maisons d’hôtes ou établissements touristiques à travers la France à embrasser cet élan de solidarité : « Offrir quelques nuits représente peu pour un établissement, mais cela compte énormément pour ceux qui donnent tant ! »
Si l’ensemble des établissements hôteliers se joignait à nous, nous serions en mesure d’accueillir tous les hommes et les femmes engagés en Gironde.
« Je souhaite que ce projet atteigne une large portée : ces métiers sont souvent négligés. C’est seulement lors d’une crise que l’on réalise à quel point ils sont essentiels, » déplore le directeur de « Maison Douce Époque », qui accueillera les pompiers sélectionnés d’ici septembre 2026.
Ljubljana, Leicester, Gdańsk ou Reykjavik : certains noms de destinations suffisent à déstabiliser les voyageurs avant même qu’ils aient préparé leur valise. Une étude relayée par la plateforme Omio montre que la peur de mal prononcer une ville peut influencer le choix des vacances. Pourtant, derrière ces graphies parfois déroutantes se cachent des règles, une histoire et, surtout, des habitants généralement sensibles aux efforts des visiteurs.
Quand un nom devient une frontière invisible

Il arrive qu’un voyage commence par une hésitation. On repère une ville séduisante sur une carte, on admire quelques photographies, on consulte le prix des hôtels… puis vient le moment d’en parler. Comment prononcer Ljubljana ? Où placer l’accent dans Dubrovnik ? Faut-il faire entendre toutes les lettres de Leicester ? Et comment demander un billet pour Gdańsk sans provoquer un silence embarrassé au guichet ?
Selon une étude présentée par la plateforme de voyages Omio, 45 % des voyageurs interrogés reconnaissent qu’ils pourraient renoncer à réserver un séjour dans une destination dont ils ne savent pas prononcer le nom avec assurance. Plus d’un sur quatre estime même que cette difficulté a déjà limité le nombre de destinations envisagées.
La crainte ne concerne donc pas seulement les conversations une fois arrivé sur place. Elle intervient très tôt, au moment de chercher, de comparer et de réserver. Ainsi, 26 % des personnes interrogées n’effectueraient même pas de recherche sur une destination dont elles ne sont pas certaines de l’orthographe. Quelque 21 % préféreraient retourner dans des villes dont elles savent déjà dire le nom.
L’enquête fait également apparaître une peur du jugement : 23 % redoutent de paraître impolis, 22 % craignent simplement de se tromper et 21 % appréhendent l’embarras d’être corrigés. À l’inverse, 58 % souhaiteraient améliorer leur prononciation avant leur départ et 42 % utilisent déjà un moteur de recherche ou un outil d’intelligence artificielle pour écouter le nom de leur future destination.
Ces résultats doivent toutefois être considérés avec prudence. La page publique d’Omio les présente comme issus d’une étude menée par un tiers dans plusieurs pays , notamment le Royaume-Uni, les États-Unis, l’Allemagne, l’Espagne et l’Italie , mais elle ne fournit pas, dans sa version consultée, toutes les précisions méthodologiques permettant d’en mesurer la représentativité. Ils révèlent néanmoins un phénomène crédible : pour certains voyageurs, l’insécurité linguistique constitue une véritable barrière psychologique.
Pourquoi les noms de villes sont-ils si difficiles ?

Le premier piège consiste à lire un nom étranger en lui appliquant automatiquement les règles du français. Or une même lettre peut changer complètement de son selon la langue.
Dans de nombreuses langues d’Europe centrale et du Nord, le “ j “ se rapproche du “ y “ français de yaourt. C’est le cas dans Ljubljana ou Reykjavik. En italien, le “ c “ placé devant un “ i “ ou un “ e “ produit généralement le son “ tch “, comme dans Cinque Terre. En espagnol, le groupe “ ue “ peut produire un son proche de “ ouè “, comme dans Fuerteventura.
L’anglais réserve d’autres difficultés. Son orthographe conserve souvent la trace de formes anciennes alors que la prononciation a évolué. Certaines syllabes se sont contractées, des consonnes ont disparu et les voyelles non accentuées se sont transformées en un son très bref, le schwa, proche d’un « e » à peine audible.
Voilà pourquoi Leicester ne se prononce ni “ Leï-cès-teur “ ni “ Leï-tchès-teur “, mais approximativement “ LES-teu “. De même, Worcester devient “ WOU-steu “ et Gloucester, “ GLOSS-teu “. Même les anglophones peuvent se tromper devant un nom britannique inconnu : le Cambridge Dictionary rappelle que les noms de lieux figurent parmi les mots anglais les plus difficiles à deviner à partir de leur seule orthographe.
L’ONU s’est elle-même intéressée à la question. Son Groupe d’experts pour les noms géographiques a travaillé sur des guides de prononciation et sur l’intégration d’enregistrements sonores dans les bases toponymiques. Un document consacré aux données géographiques souligne notamment que le groupe de lettres anglais « ough » possède de très nombreuses prononciations selon les lieux. L’écart entre l’écrit et l’oral n’est donc pas une impression de touriste : c’est une réalité linguistique documentée.
Prononcer, c’est aussi reconnaître une identité

Le nom d’une ville n’est pas une simple indication sur une carte. Il raconte une langue, une histoire et parfois les relations complexes entre plusieurs communautés.
Une même ville peut d’ailleurs porter des noms différents. Les francophones disent Londres, les Anglais London ; nous parlons de Florence, alors que les Italiens disent Firenze ; Munich devient München en allemand ; Anvers se nomme Antwerpen en néerlandais. Les linguistes distinguent l’endonyme, employé localement, de l’exonyme, forme utilisée dans une autre langue.
Employer “ Londres “ dans une phrase française n’est donc ni une faute ni un manque de respect. En revanche, connaître la forme locale peut faciliter une conversation, la lecture d’un panneau ou l’achat d’un billet. En Belgique, cette réalité est particulièrement familière : Liège devient Luik en néerlandais, Mons devient Bergen et Malines, Mechelen. Selon la langue du réseau ferroviaire, le voyageur peut avoir l’impression que sa destination a changé de nom en cours de route.
Faire l’effort de s’approcher de la prononciation locale constitue aussi une marque d’attention. Il ne s’agit pas d’imiter parfaitement un accent ni d’effacer le sien, mais de montrer que l’on reconnaît la langue du lieu visité.
Alex Rawlings, polyglotte britannique installé à Athènes et associé à la campagne d’Omio, résume cette démarche simplement : la perfection n’est pas nécessaire. Il conseille de s’intéresser aux sons plutôt que de vouloir faire entendre chaque lettre. Un effort modeste suffit souvent à donner confiance au voyageur et à être apprécié par ses interlocuteurs.

Petit guide de prononciation pour voyageurs francophones
Les transcriptions suivantes ne remplacent pas l’alphabet phonétique international. Elles proposent des approximations pensées pour un lecteur francophone. La syllabe écrite en majuscules doit être légèrement accentuée.
Ljubljana, Slovénie : “ liou-BLIA-na “
Le “ j “ se prononce comme un “ y “. La combinaison “ lj “ forme un son souple, proche de “ li “. Il ne faut donc pas dire “ lub-jana “.

Reykjavik, Islande : “ RÉÏ-kia-vik “
Le “ j “ produit une nouvelle fois un son proche du “ y “. L’accent tombe principalement sur la première syllabe. La prononciation islandaise exacte comporte des sons difficiles à reproduire en français, mais “ RÉÏ-kia-vik “ sera parfaitement reconnaissable.

Cinque Terre, Italie : “ TCHINK-oué TÈR-ré “
En italien, le “ c “ devant “ i “ devient “ tch “. Le groupe “ qu “ se prononce « kou », ce qui donne ici « koué ». Les consonnes doubles italiennes sont davantage marquées qu’en français.
Dubrovnik, Croatie : “ DOU-brov-nik “
L’accent local se place plutôt au début du mot. Les lettres sont relativement régulières : inutile d’ajouter une syllabe ou de transformer le “ v “ en “ f “.
Gdańsk, Pologne : approximativement “ GDA-ïnsk “
Le “ g “ initial doit être entendu et le groupe “ gd “ se prononce sans ajouter de voyelle entre les deux consonnes. Le “ ń “ est légèrement mouillé, un peu comme un “ gn “ très bref. La ville est parfois appelée Dantzig en français dans un contexte historique, mais Gdańsk est aujourd’hui la forme courante.

Fuerteventura, Espagne : “ FOUÈR-té-vèn-TOU-ra “
Le groupe “ fue “ se rapproche de “ fouè “. Dans la prononciation espagnole, le “ v “ peut se rapprocher d’un “ b “ doux. L’accent tonique principal tombe sur “ tou “.

Montjuïc, Barcelone : “ moun-jou-IK “
En catalan, le “ j “ se rapproche du “ j “ français. Le tréma indique que le “ i “ doit être prononcé séparément et le “ c “ final reste audible. On évitera donc “ mont-jouik “ à la française, avec un “ t “ fortement marqué.
Chamonix, France : « cha-mo-NI »
Un exemple qui rappelle que le français peut lui aussi tendre des pièges aux étrangers : le “ x “ final ne se prononce pas.

Wimbledon, Angleterre : « OUIM-beul-deun »
Le célèbre quartier londonien, indissociable de son tournoi de tennis, ne se prononce pas “ Ouim-blé-donne “. La partie “ ble “ devient un son très bref, proche de “ beul “, tandis que la dernière syllabe s’affaiblit en “ deun “.

Leicester, Angleterre : « LES-teu »
Une grande partie des lettres visibles disparaît à l’oral. La ville et le célèbre Leicester Square de Londres se prononcent en deux syllabes. Dans l’accent britannique standard, le “ r “ final n’est pas entendu.
Birmingham, Angleterre : “ BEUR-ming-eum “
L’accent se trouve au début du mot. Le “ h “ de la terminaison “ ham “ reste silencieux et la dernière syllabe est très atténuée. “ Bir-ming-HAM “, avec une forte accentuation finale, risque de dérouter un Britannique.
Edinburgh, Écosse : “ È-dinn-beu-reu “
La capitale écossaise ne se prononce pas “ Édine-bourg “. La terminaison “ burgh “ est fortement réduite. Selon les accents écossais ou anglais, on pourra entendre quelques variantes.

Greenwich, Londres : “ GRÈN-itch “
Le “ w “ est silencieux et la première partie ne se prononce pas comme la couleur green. C’est l’un des noms londoniens qui piègent le plus souvent les visiteurs.
Worcester, Angleterre : “ WOU-steu “
La suite de lettres “ orce “ disparaît presque entièrement. Le même phénomène se retrouve dans Worcestershire, approximativement “ WOU-steu-cheu “, nom du comté et de la célèbre sauce.
Thames, Londres : “ TÈMZ “
Ce n’est pas une ville, mais le fleuve est incontournable pour les visiteurs de Londres. Le “ h “ disparaît, le “ a “ devient un “ è “ et le “ s “ final se prononce “ z “. La Tamise française devient ainsi Tèmz en anglais.

Sept réflexes avant de partir

La première règle consiste à ne pas lire automatiquement un nom étranger comme s’il était français. Même lorsqu’une langue utilise le même alphabet, elle ne lui attribue pas nécessairement les mêmes sons.
Il faut ensuite repérer l’accent tonique. Une prononciation imparfaite mais correctement rythmée sera souvent mieux comprise qu’une succession de sons exacts placés sur les mauvaises syllabes.
Écouter reste plus efficace que lire. Les dictionnaires proposant des enregistrements, les sites officiels des villes, les offices du tourisme et les vidéos réalisées par des habitants constituent de bonnes sources. Google Traduction et certains assistants d’intelligence artificielle peuvent également aider, mais ils ne sont pas infaillibles : un synthétiseur vocal peut appliquer les règles de la mauvaise langue ou proposer une prononciation anglicisée.

Il est aussi utile d’apprendre quelques régularités. En anglais britannique, les finales “ ham “, “ shire “ ou “ borough “ sont fréquemment réduites. En italien, “ ci “ produit généralement “ tchi “. Dans les langues slaves utilisant l’alphabet latin, certaines consonnes accentuées ou surmontées d’un signe correspondent à des sons spécifiques.
Lorsque plusieurs prononciations circulent, celle des habitants doit rester la référence — tout en acceptant les variations régionales. Une ville n’est pas toujours prononcée exactement de la même manière par tous ceux qui y vivent.
Enfin, il faut accepter de se tromper. Montrer le nom écrit sur son téléphone, demander “ Est-ce que je le prononce correctement ? “ ou répéter après son interlocuteur suffit généralement à transformer un moment d’embarras en échange sympathique.
Le voyage commence dans la bouche

Les noms inconnus donnent parfois l’impression que la destination elle-même sera difficile à comprendre. Pourtant, Ljubljana ne devient pas moins accueillante parce que son nom commence par une combinaison inhabituelle de consonnes, pas plus que Leicester n’est inaccessible parce que six de ses lettres semblent disparaître lorsqu’un Britannique le prononce.
Apprendre à dire le nom d’un lieu, c’est déjà commencer à s’en approcher. C’est écouter une langue avant même d’entendre les annonces de la gare, reconnaître une histoire avant de parcourir les rues et accepter que le monde ne se lise pas partout selon les mêmes règles.
La meilleure prononciation n’est finalement pas celle qui imite parfaitement l’accent local. C’est celle qui permet d’oser demander son chemin, engager la conversation et choisir une destination que l’on aurait peut-être écartée par peur de mal la nommer. Le voyage commence bien avant le départ : parfois, il commence simplement par un mot que l’on décide enfin de prononcer.
Source : https://www.omio.com/
À Valras-Plage, une station balnéaire située dans l’Hérault, une expérimentation sera effectuée du 1er juillet au 30 septembre 2026, utilisant des drones alimentés par l’intelligence artificielle pour prévenir les noyades sur la côte. Ce projet, réalisé en collaboration avec l’agglomération de Béziers et la société locale Instadrone, attend actuellement une validation pour la saison 2027.
Des drones pour prévenir les noyades. C’est la méthode adoptée par la municipalité de Valras-Plage, située au sud de Béziers, afin de surveiller les activités de baignade et le littoral.
Ce système novateur et autonome, destiné à soutenir les opérations des sauveteurs en mer, emploie l’intelligence artificielle pour surveiller les plages et, si nécessaire, larguer des bouées…
Un drone de surveillance, de sauvetage, et anti-noyade
Une phase d’expérimentation se déroule du 1er juillet au 30 septembre 2026. « Ce projet a été initié grâce à Robert Menard et à l’agglomération de Béziers. Ils m’ont sollicité pour trouver des solutions techniques afin de prévenir les noyades sur notre littoral, » précise Cedric Botella, le directeur d’Instadrone, une société basée à Villeneuve-lès-Béziers.
« Des drones sont déjà utilisés pour la surveillance dans des installations industrielles, et nous avons donc adapté ce système pour effectuer des opérations de sauvetage sur la plage, » explique le directeur de l’entreprise.
Le drone disposera de deux modes de fonctionnement. Le premier est le mode de patrouille, comme l’explique Cedric Botella : « Dans cette situation, le drone survole la plage au-dessus de l’eau et, si la caméra dotée d’IA repère un comportement anormal, une communication s’établit avec la personne via un haut-parleur. En l’absence de réponse, une bouée sera larguée, qui est un tube en plastique se gonflant au contact de l’eau. »
Ensuite, un mode « désignation » : lorsque les sauveteurs recevront une alerte, ils auront la possibilité d’envoyer le drone vers la zone spécifiée pour effectuer un sauvetage.

« Nous introduisons un niveau d’automatisation complet »
L’ultime but de cette expérimentation est principalement d’offrir un soutien supplémentaire aux secouristes en mer.
Mais cela permet également d’étendre la surveillance durant toute la plage horaire. « Les sauveteurs sont présents de 11 à 19 heures, mais il y a tout de même des nageurs en dehors de ces heures. Le matin, nous pourrions utiliser un drone de surveillance, et la nuit, en cas d’urgence, déployer un drone équipé de LED pour commencer les recherches », déclare Cedric Bottela.
Ces interventions de sauvetage via des drones sont déjà en place dans les Landes, bien qu’elles ne soient pas encore automatisées. « Lorsque cela était piloté manuellement, l’efficacité n’était pas au rendez-vous, car les maîtres-nageurs étaient occupés à piloter, ce qui réduisait l’intérêt de leur mission, » déclare-t-il.
Il termine en disant : » Ici, nous introduisons une automatisation totale. »
« Une existence n’a pas de valeur »
En 2025, le département de l’Hérault a enregistré au moins 72 incidents de noyade, des tragédies qui pourraient être mieux prévenues à l’avenir.
Aucune recherche n’a jusqu’à présent prouvé l’efficacité potentielle de ces drones. Toutefois, Cedric Bottela déclare : « La vie n’a pas de prix. Si nous parvenons à sauver ne serait-ce qu’une seule vie, j’estimerai avoir réussi mon défi. Il est essentiel d’utiliser la technologie pour sauver des vies. »
Actuellement, le dossier a été soumis à la DSAC (Direction de la sécurité et de l’aviation civile), en attendant l’approbation nécessaire pour effectuer les vols réguliers envisagés pour 2027.
« C’est une innovation pleine de potentiel »
« Le projet a immédiatement enthousiasmé le maire, et il a été approuvé rapidement lors du conseil municipal », explique Sandrine Lebrun, responsable de la communication à la mairie de Valras-Plage.
« C’est une technologie pleine de potentiel », reconnaît Daniel Ballester, le maire de Valras-Plage.
Il précise : _ « Elle ne pourra jamais substituer les femmes et les hommes en charge de la surveillance de nos plages, mais elle pourrait leur faire économiser un temps précieux lorsque la vie d’une personne est en danger. C’est exactement ce que_ cette expérimentation doit nous aider à confirmer ».
Soutenu par l’agglomération de Béziers, la municipalité de Valras et la préfecture de l’Hérault, ce projet a de fortes probabilités de se concrétiser, visant un éventuel élargissement à d’autres plages le long du littoral.
Avec Sweet Spot, paru le 10 juin 2026, l’Américaine Shanna in a Dress transforme les contradictions de l’existence en douze chansons où l’humour n’efface jamais la gravité. Entre amour, deuil, soin apporté aux autres, mémoire familiale et mésaventures sentimentales, la chanteuse folk-pop signe un album profondément humain, capable de faire rire avant de serrer le cœur parfois dans le même morceau.
Il existe des artistes qui choisissent leur camp : la légèreté ou la profondeur, le rire ou les larmes, la fantaisie ou l’introspection. Shanna in a Dress préfère l’endroit où ces contraires se rencontrent. C’est précisément ce territoire qu’elle explore dans Sweet Spot, son nouvel album paru le 10 juin 2026. Son “point idéal “ n’est pas un refuge où tout irait bien, mais une zone d’équilibre mouvante : cet instant où un étirement fait du bien tout en tirant un peu, où la gratitude n’annule pas la douleur et où la joie devient moins une récompense qu’une décision.
Sur Bandcamp, l’artiste résume le disque en quelques mots : “ the sweet spot of tenderness and rebellious joy “, le point de rencontre entre la tendresse et une joie rebelle. Toute l’identité du projet tient dans cette formule. Sweet Spot ne cherche ni à enjoliver la vie ni à la noircir. Il accepte qu’un même être humain puisse rire d’un rendez-vous amoureux, s’interroger sur la manière dont il reçoit l’affection, accompagner une personne handicapée, voir la mémoire d’un parent s’effacer et, malgré tout, continuer à danser.
Une artiste qui refuse les cases et les pantalons
Derrière Shanna in a Dress se trouve Shanna Hoar, autrice-compositrice-interprète originaire du nord de la Virginie. Son nom de scène est déjà tout un programme. Amoureuse des robes, elle a adopté cette identité à la fois simple, mémorable et légèrement décalée, qui correspond parfaitement à son univers. Sa présentation officielle la décrit comme “ la meilleure amie excentrique qui refuse de porter un pantalon “. La formule amuse, mais elle dit surtout l’absence de distance entre la femme, le personnage de scène et les chansons.
Shanna in a Dress s’est lancée dans la musique pendant ses études à l’Université de Virginie. Enfant, elle avait appris le piano et joué du cor d’harmonie ; c’est toutefois la découverte de la guitare acoustique à l’université qui a ouvert les vannes de l’écriture. Là où beaucoup d’apprentis auteurs commencent prudemment dans un petit open mic, elle a imaginé dès son premier véritable concert un spectacle complet de 90 minutes dans l’auditorium de son établissement, avec piano à queue, récits, chansons et même un rappel préparé. Le goût de la mise en scène et du dialogue avec le public était déjà là. Son parcours l’a ensuite menée à Boulder, dans le Colorado, puis à Nashville, où elle s’est installée en 2021 afin de multiplier les collaborations. Sur scène, elle accompagne sa voix à la guitare, mais aussi au piano et au ukulélé. Son approche doit beaucoup au naturel d’Ingrid Michaelson et à la liberté de Steve Poltz, sans oublier un petit grain de Phoebe Buffay, le personnage imprévisible de la série Friends.
Mais réduire Shanna in a Dress à une chanteuse comique serait passer à côté de l’essentiel. Son humour sert de porte d’entrée ; une fois l’auditeur installé, elle peut l’emmener vers des émotions beaucoup plus profondes. Elle aime cette bascule, parfois décrite par son public comme un “ coup du lapin émotionnel “ : on rit, puis on pleure, avant de rire à nouveau. Sa réponse pourrait résumer toute son esthétique : mieux vaut une chanson qui bouleverse qu’une chanson qui fait ressentir quelque chose de moyen.

De Robot à Sweet Spot, quatre années de maturation
Sweet Spot succède à Robot, premier album paru en mai 2022 après une campagne de financement participatif. Entre les deux disques, la musicienne n’a pas manqué de chansons ; elle en avait plutôt trop. Dans une interview accordée au High Note Podcast, elle explique que l’enregistrement est la partie de son métier qu’elle apprécie le moins. Fixer une version définitive, choisir quelques titres parmi une production abondante et prendre une multitude de décisions techniques lui paraît presque contraire à la spontanéité qu’elle aime sur scène.
Pour ce nouveau projet, elle a donc changé de méthode. Plutôt que de bâtir une sélection parfaitement équilibrée en tempos, tonalités et sujets, elle a choisi de faire confiance à son intuition. Devant le producteur Shawn Byrne, elle a laissé venir les chansons qui s’imposaient ce jour-là, sans leur demander de justifier leur présence. Elle parle d’un album de « lâcher-prise », réalisé en acceptant l’imperfection et en renonçant à l’illusion du choix parfait.
Cette philosophie explique la variété de Sweet Spot. Produit par Shawn Byrne et Wilson Harwood, le disque rassemble douze titres. Neuf sont entièrement écrits par Shanna in a Dress ; trois sont issus de collaborations : la chanson-titre avec Claire Kelly, Happy avec Grace Pettis et Seagull avec Abigayle Oakley. Ses quelque 47 minutes sont unifiées par un regard franc, chaleureux et attentif aux vies cabossées.
La recherche du “juste milieu”
La chanson Sweet Spot ouvre l’album comme une déclaration d’intention. Coécrite avec Claire Kelly, elle convoque l’idée de Boucle d’Or et de ce qui est « juste comme il faut ». Shanna y pratique une autodérision sans cruauté, en observant sa place dans le regard des autres et ses propres contradictions. Le morceau ne célèbre pas la perfection ; il défend plutôt une forme de gratitude lucide, la capacité à reconnaître ce qui va bien sans nier ce qui gratte ou fait mal.
Avec Lighthouse, l’atmosphère devient plus feutrée. Le morceau emprunte une couleur jazzy et presque sensuelle, évoquant le raffinement de Norah Jones. Il ressemble à une conversation privée dont l’auditeur ne posséderait pas toutes les clés. Cette part de mystère est précieuse chez une artiste connue pour son extrême franchise : tout dire ne signifie pas nécessairement tout expliquer.Puis vient Shelli, l’un des sommets émotionnels du disque. La chanson trouve son origine dans l’expérience de Shanna comme aidante de nuit auprès d’une femme paralysée à partir de la poitrine après un accident de voiture survenu à l’âge de 17 ans. Lorsque leurs chemins se sont croisés, Shelli vivait avec ce handicap depuis environ vingt ans. Shanna l’aidait à se coucher, à se laver, à se maquiller et à affronter les gestes les plus intimes du quotidien. Après la mort de Shelli, elle a enfin trouvé l’angle juste pour raconter cette rencontre. Le résultat n’est ni un portrait misérabiliste ni une leçon de morale appuyée. Shelli parle de la confiance qui se construit dans le soin, de la fragilité des corps et de cette gratitude que l’on redécouvre parfois au contact de quelqu’un dont la vie a été bouleversée. La chanson dure cinq minutes, une longueur inhabituelle à l’heure des formats courts, mais sa force de narration lui permet de retenir le public jusque dans le tumulte des festivals.
Désirs secrets, rendez-vous et amours intermittentes
Après cette charge émotionnelle, Undercover Lover change radicalement de décor. Sur une structure de blues en douze mesures, la chanson adopte le point de vue d’un quarterback de lycée. Tout le monde l’imagine naturellement avec la pom-pom girl ; lui brûle secrètement pour la fille gothique. En quelques traits, Shanna retourne les clichés adolescents et rappelle que les désirs réels s’accommodent assez mal des rôles distribués par la société.
You Don’t Even Know s’intéresse à une relation intermittente entre deux êtres toujours en mouvement. La belle image de “ deux aiguilles sur une horloge “ traduit l’attente, les rapprochements et les séparations de deux voyageurs qui finissent parfois par se retrouver au même endroit, au même moment. Chez Shanna in a Dress, l’amour n’est presque jamais une ligne droite : il avance par détours, collisions et rendez-vous manqués.
Cette réalité nourrit également Wanna Go Out, l’une de ses chansons les plus emblématiques, déjà remarquée lorsqu’elle remporta le Songwriter Showcase du Rocky Mountain Folks Festival en 2022. À rebours des applications où chacun résume son existence en quelques photographies et une phrase soigneusement calculée, la chanteuse imagine que chaque célibataire puisse disposer d’une chanson de quatre minutes exposant sa personnalité. Wanna Go Out devient ainsi sa propre carte de visite sentimentale : drôle, bavarde, directe et suffisamment vulnérable pour rendre la rencontre possible.

Faire de la joie un acte de résistance
Coécrit avec Grace Pettis, Happy pousse plus loin encore la logique de l’album. Shanna observe que les humains ont souvent tendance à créer du lien autour de leurs blessures et de leurs difficultés. Elle pose alors une question simple : et si afficher sa joie, vivre pleinement sa singularité et refuser le cynisme constituaient une forme de rébellion ? Présenté par l’artiste comme son “ morceau punk-rock “, le titre ne l’est pas nécessairement au sens strict d’une déflagration électrique. Son esprit, lui, est punk : il consiste à rejeter l’obligation d’aller mal pour être profond ou crédible. Cette joie n’a rien d’un optimisme aveugle. Elle prend tout son sens parce que l’album connaît le chagrin, le handicap, le deuil et la maladie. Danser au milieu des difficultés n’est pas faire comme si elles n’existaient pas ; c’est refuser de leur abandonner toute la place. Voilà peut-être le véritable “sweet spot” recherché par le disque : une manière de demeurer ouvert au monde sans se protéger derrière l’ironie ou le désespoir.
Les multiples langues de l’affection
Love Letters explore les différentes façons de donner et de recevoir de l’amour. Nous désirons souvent être aimés dans une langue précise, au risque de ne plus voir l’affection qui s’exprime autrement autour de nous. La chanson invite à déplacer le regard : non pour renoncer à ses besoins, mais pour reconnaître les gestes, parfois discrets, par lesquels les autres nous témoignent déjà leur attachement.
La tendresse devient plus douloureuse encore dans A Face Like Yours. Le récit part de l’enfant malade qui dépend de ses parents, puis inverse les rôles lorsque l’un d’eux s’enfonce dans les troubles de la mémoire. La chanson avait déjà marqué le public avant la sortie de l’album. En 2022, Shanna l’avait choisie pour le concours du Rocky Mountain Folks Festival aux côtés de Wanna Go Out : un diptyque idéal pour révéler les deux faces de son écriture, l’une pleine d’humour et l’autre capable d’une bouleversante sobriété.
Hand Me Down Human élargit ensuite le propos. Le titre pourrait se traduire par “ être humain de seconde main “ ou “ être humain transmis “. Il part du constat que presque tout ce qui constitue une vie vient de quelqu’un d’autre : les objets, bien sûr, mais aussi les habitudes, les histoires, les blessures, les savoirs et les élans. L’individu n’apparaît plus comme une création solitaire ; il devient l’assemblage vivant de ce qui lui a été confié.
Dans You Are A Song, Shanna choisit de célébrer sa meilleure amie uniquement à travers des images. Aucun curriculum vitae, aucun détail concret ne vient expliquer qui elle est. Le morceau cherche plutôt à transmettre une présence, une lumière et la place occupée par cette personne dans la vie de l’autrice. Cette manière oblique de raconter rappelle que les portraits les plus justes ne sont pas toujours les plus documentés : parfois, une métaphore révèle davantage qu’une liste de faits.

Un goéland, une pizza et l’art de finir en liberté
Il fallait une conclusion à la hauteur de l’excentricité de Shanna in a Dress. Coécrit avec Abigayle Oakley, Seagull est né d’une carte de vœux où figurait une image aussi grossière qu’inoubliable : la vie serait une croûte de pizza, et son destinataire un goéland prêt à s’en emparer. Là où d’autres auraient souri avant de jeter la carte dans un tiroir, Shanna y a vu une chanson.
Cette capacité à repérer une idée musicale dans les détails les plus improbables résume son talent. Chez elle, rien n’est trop intime, trop banal, trop étrange ou trop ridicule pour entrer dans une chanson. Une conversation, un accident, une application de rencontres, une amitié, une phrase imprimée sur du carton : tout peut devenir matière à raconter, à condition de conserver l’émotion vraie qui se cache derrière le trait d’esprit.
Une route construite loin des grands circuits
La sortie de Sweet Spot couronne un parcours développé patiemment dans le réseau folk américain. En 2020, Shanna in a Dress a été distinguée au prestigieux concours New Folk du Kerrville Folk Festival et a remporté le Great River Folk Fest Song Competition. Elle a également été sélectionnée comme Grassy Hill Emerging Artist au Falcon Ridge Folk Festival. Deux ans plus tard, elle remportait le Songwriter Showcase du Rocky Mountain Folks Festival, gagnant ainsi une invitation à se produire sur la grande scène en 2023.
Son rapport au public ne repose cependant pas seulement sur les récompenses. Véritable artiste de la route, elle donne plus de cent concerts originaux par an aux États-Unis. Durant l’été 2021, son spectaculaire Tour de Dress l’a conduite de Seattle à Boston à vélo, avec plus de soixante concerts organisés d’un bout à l’autre du pays. Une camionnette transportait une partie du matériel, mais Shanna pédalait bel et bien — en robe, avec un short cycliste dessous — avant de retrouver son public.
Elle a depuis partagé l’affiche ou la scène avec Steve Poltz, Ellis Paul, Susan Werner et Christine Lavin, tout en animant des ateliers d’écriture. La communauté compte beaucoup pour elle : lorsqu’on lui demande ce qui la rend la plus fière, elle cite d’abord le cercle de passionnés réuni autour de sa page Patreon.

Un album imparfaitement vivant et parfaitement cohérent
Sweet Spot n’est pas un disque qui prétend avoir résolu les contradictions humaines. Il les accueille et les organise en chansons. Sa cohérence naît précisément de ses changements de ton : le blues adolescent d’Undercover Lover peut côtoyer le récit bouleversant de Shelli ; l’appel à la joie de Happy peut répondre à l’effacement de la mémoire dans A Face Like Yours ; le romantisme de You Don’t Even Know peut se prolonger dans l’autoportrait malicieux de Wanna Go Out.
En acceptant de ne pas choisir entre la gravité et le rire, Shanna in a Dress signe un album à son image : bavard au meilleur sens du terme, généreux, sans filtre et constamment tourné vers les autres. Sa musique folk-pop repose sur une conviction simple : une chanson peut divertir sans être superficielle, émouvoir sans devenir pesante et parler de soi tout en créant un espace où chacun reconnaît un morceau de sa propre histoire.
Le « sweet spot » n’est donc pas un endroit où la vie cesse de faire mal. C’est le moment où la douleur approfondit la gratitude, où l’humour rend la vérité supportable et où l’on décide de rester disponible à la joie. Avec ce deuxième album studio, Shanna in a Dress montre qu’elle a trouvé ce point d’équilibre et qu’il est assez vaste pour accueillir tout le monde.
Site internet : https://www.shannainadress.com/home
Facebook : https://www.facebook.com/shannainadress
Youtube : https://www.youtube.com/@ShannainaDress/featured
Instagram : https://www.instagram.com/shannainadress

Découvrez cette artiste et bien d’autres encores dans “La Croisière Folk” , le podcast musical qui vous fait découvrir toutes les facettes de la musique folk. “La Croisière Folk” est partenaire de J’imagine.org
Cliquez sur ce lien et découvrez “La Croisière Folk “ le podcast musical qui vous fait découvrir toutes les facettes de la musique folk => https://hearthis.at/la-croisiere-folk/
– Page Facebook “La Croisière Folk” : https://www.facebook.com/Lacroisierefolk/

Rhossetos Angeliniadis, un pilote passionné et déterminé, fait face à un défi unique. En tant que paraplégique, il aspire à participer au championnat de France et à l’étranger en Legend Car Cup pour la saison 2027. Son parcours est une véritable source d’inspiration, et il cherche activement des sponsors pour l’aider à réaliser son rêve.

Un parcours inspirant
La passion pour la course automobile
Depuis son plus jeune âge, Rhossetos a toujours été fasciné par la vitesse et l’adrénaline des courses de motos et automobiles. Malgré les obstacles que la vie lui a imposés, il n’a jamais abandonné son rêve de devenir pilote. Sa passion pour la course est palpable, et il a consacré des années à se préparer pour cette aventure.
Surmonter les défis
Redevenir pilote après un accident qui a changé sa vie n’est pas une mince affaire. Rhossetos a dû surmonter de nombreux défis physiques et émotionnels. Cependant, sa détermination et son esprit combatif lui ont permis de se relever et de se concentrer sur ses objectifs. Il est devenu un symbole de résilience pour beaucoup, prouvant que les limites ne sont que des obstacles à surmonter.
La Legend Car Cup : un championnat prometteur
Qu’est-ce que la Legend Car Cup ?
La Legend Car Cup est un championnat de course automobile qui attire des pilotes de tous horizons. Les voitures utilisées dans ce championnat sont des répliques de modèles classiques, offrant une expérience de conduite unique. Ce championnat est réputé pour son ambiance conviviale et ses courses palpitantes, attirant des spectateurs passionnés.
Pourquoi participer ?
Pour Rhossetos, participer à la Legend Car Cup représente bien plus qu’une simple compétition. C’est une occasion de montrer au monde que les personnes en situation de handicap peuvent réaliser leurs rêves. En s’engageant dans ce championnat, il espère inspirer d’autres personnes à poursuivre leurs passions, quelles que soient les circonstances.
À la recherche de sponsors
L’importance du soutien financier
Pour réaliser son rêve de participer à la saison 2027, Rhossetos a besoin de partenaires financiers. Les coûts associés à la préparation de la voiture, aux déplacements et aux frais d’inscription peuvent rapidement s’accumuler. C’est pourquoi il fait appel à des entreprises et des particuliers pour l’aider à financer son projet.
Comment devenir sponsor ?
Devenir sponsor de Rhossetos Angeliniadis offre une opportunité unique de soutenir une cause noble tout en bénéficiant d’une visibilité accrue. Les sponsors auront la chance de voir leur logo sur la voiture, d’être mentionnés dans les médias et de participer à des événements promotionnels. C’est une occasion de s’associer à une histoire inspirante et de montrer son engagement envers l’inclusion et la diversité dans le sport automobile.
Les avantages de soutenir Rhossetos
Visibilité et notoriété
En soutenant Rhossetos, les sponsors auront l’occasion de se faire connaître auprès d’un public passionné par le sport automobile. La Legend Car Cup attire des milliers de spectateurs, offrant une plateforme idéale pour promouvoir leur marque.
Engagement social
S’associer à Rhossetos, c’est aussi faire preuve d’un engagement social fort. En soutenant un pilote paraplégique, les sponsors montrent leur volonté de promouvoir l’inclusion et de briser les stéréotypes liés au handicap. Cela peut renforcer leur image de marque et leur positionnement sur le marché.
Comment suivre Rhossetos dans son parcours
Rester informé
Pour ceux qui souhaitent suivre le parcours de Rhossetos, plusieurs plateformes sont disponibles. Il est actif sur les réseaux sociaux, où il partage régulièrement des mises à jour sur ses préparatifs et ses courses. En le suivant, vous pourrez découvrir les coulisses de sa préparation et l’évolution de son projet.
Rhossetos Angeliniadis est un exemple de détermination et de courage. Sa quête pour participer à la saison 2027 de la Legend Car Cup est une source d’inspiration pour tous. En recherchant des sponsors, il ouvre la porte à des opportunités de collaboration qui peuvent changer des vies. Soutenir Rhossetos, c’est soutenir un rêve, une passion et un message fort d’inclusion. Ensemble, faisons de cette saison un moment mémorable et inspirant.
Merci de prendre contact avec Rhossetos au 06-17-01-81-53 ou par mail rhos.angels@outlook.fr
Il avait fait cette promesse et il l’a réalisée. Le marin Nicolas D’Estais accueille des jeunes en situation de handicap sur son bateau. Une journée en mer au large de Marseille, pleine de joie et d’embruns. « Oh là là, que c’est agréable ! » : le marin Nicolas D’Estais reçoit des jeunes en situation de handicap sur son bateau.
Il avait promis de le faire, et il a tenu sa parole. Le marin Nicolas D’Estais a emmené des jeunes en situation de handicap à bord de son voilier. Une journée en mer au large de Marseille, riche en éclaboussures et en joie.
Carla et Nicolas, avec un sourire sur les lèvres, relèvent la grand-voile. Unis dans un même élan, ils manœuvrent la manivelle. C’est une collaboration, une rencontre, comme tant d’autres aspects de la vie du navigateur Nicolas D’Estais.

Depuis quatre ans, le skippeur représente les Cafés Joyeux, la marque qui orne son monocoque lors des compétitions.
Tous les revenus générés par les ventes des Cafés Joyeux sont utilisés pour financer l’engagement de nouveaux membres du personnel en contrat à durée indéterminée dans ces établissements de restauration. Actuellement, on compte 28 Cafés Joyeux en France et à l’international.
Ce navire a remporté à deux reprises la route du Rhum et a également triomphé une fois lors du Vendée Globe. Il a été commandé par les plus grands skippers tels que Gabard, Meilhat, Cremer et, plus récemment, Benjamin Ferre, qui a terminé premier des yachts à dérives lors du dernier Vendée Globe.
Après cette interruption dans la saison sportive, le navigateur sera de retour à Saint-Malo le 1ᵉʳ novembre pour le départ de la Route du Rhum.
