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jimagine.org est une association à but non lucratif c’est une plateforme innovante qui met en lumière et en relation des artistes, des particuliers, des professionnels, des associations et des collectivités locales. Grâce à ses initiatives uniques, elle favorise le développement d’une économie créative dans les communautés mal desservies.

Initiatives innovantes de jimagine.org

Les initiatives innovantes de jimagine.org visent à créer un réseau de professionnels et d’associations créatives, capables de partager leurs expériences et leurs ressources et de s’entraider dans leurs communautés respectives.

jimagine.org a développé une série d’initiatives pour soutenir sa mission. Il s’agit notamment des initiatives suivantes

  • Mise en relation d’artistes, de professionnels, d’associations et de collectivités locales : jimagine.org fournit une plateforme permettant aux membres de se connecter et de collaborer entre eux. Grâce à cette plateforme, les membres peuvent trouver des opportunités pour créer et partager leur travail,
  • Événements et ateliers : jimagine.org organise des événements et des ateliers, qui rassemblent des artistes, des professionnels, des associations et des autorités locales pour partager leurs expériences, leurs ressources et leurs idées.


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Lancé le 10 septembre 2018, jimagine.org se veut être le nouveau média avec une ligne éditoriale positive. L’objectif premier de ce site internet est de montrer qu’il existe en France de belles initiatives qui sont en manque terrible d’exposition médiatique. En rejoignant la communauté de jimagine.org , vous prouverez qu’un autre monde est possible.

jimagine.org est une association à but non lucratif c’est une plateforme innovante qui met en lumière et en relation des artistes, des particuliers, des professionnels, des associations et des collectivités locales. Grâce à ses initiatives uniques, elle favorise le développement d’une économie créative dans les communautés mal desservies.

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Depuis son lancement en septembre 2018, jimagine.org s’est imposé comme un média à la ligne éditoriale positive. Son objectif principal est de mettre en lumière les belles initiatives françaises qui manquent cruellement d’exposition médiatique. Rejoindre la communauté de jimagine.org, c’est prouver qu’un autre monde est possible. En tant qu’association à but non lucratif, jimagine.org est une plateforme novatrice qui met en relation des artistes, des particuliers, des professionnels, des associations et des collectivités locales. Grâce à ses initiatives uniques, elle favorise le développement d’une économie créative dans les communautés mal desservies.

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Conclusion

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Une reprise à contre-courant, entre douceur et évidence

Il fallait une certaine audace pour s’attaquer à Born to Be Alive, monument disco par excellence. Le groupe belge YKONS relève pourtant le défi avec une élégance inattendue. Leur nouvelle version, épurée, acoustique et presque contemplative, prend à rebours l’énergie frénétique de l’original pour en révéler une autre vérité : celle d’un hymne à la vie, débarrassé de ses artifices.

Enregistrée en milieu naturel, cette performance live — portée notamment par les percussions sensibles de Louis Jassogne — s’inscrit dans une démarche artistique assumée : revenir à l’essentiel. Ici, pas de production clinquante ni de nappes synthétiques. Juste des voix, des instruments organiques, et une sincérité palpable.

Ce premier extrait annonce un projet plus vaste : Live From The Wild, un album-concept à paraître en fin d’année, construit comme une série de captations en pleine nature, avec invités, et diffusé progressivement sous forme de vidéos.

Born to Be Alive, l’histoire d’un tube planétaire

Pour comprendre la portée de cette reprise, il faut revenir à l’origine. En 1979, Patrick Hernandez propulse Born to Be Alive au sommet des charts internationaux. Pourtant, la chanson est écrite dès 1973, avant de trouver son public plusieurs années plus tard grâce à une version remixée qui conquiert d’abord l’Italie, puis toute l’Europe.

Le succès est fulgurant : numéro 1 dans de nombreux pays (France, Autriche, Suède, Norvège…), le titre s’impose comme un classique immédiat de l’ère disco.

Sur le tableau des classements , on observe l’ampleur du phénomène : une domination quasi mondiale, avec même une percée notable aux États-Unis (Billboard Hot 100).

Au-delà des chiffres, Born to Be Alive devient un symbole culturel. Une chanson qui traverse les décennies, utilisée dans des films, des publicités, et même lors d’événements internationaux comme les Jeux paralympiques de Paris 2024.

Une chanson, mille vies : l’art de la reprise

Ce qui frappe avec Born to Be Alive, c’est sa capacité à se réinventer. Du disco originel aux versions ska-reggae, en passant par des interprétations ralenties ou instrumentales, le titre n’a jamais cessé d’être revisité.

Mais la proposition de YKONS marque une rupture plus profonde. Là où les reprises précédentes jouaient sur le style, le groupe belge choisit de transformer l’intention. Leur version ne cherche pas à faire danser, mais à faire ressentir. Elle déplace le centre de gravité du morceau : de la fête collective vers une introspection lumineuse.

C’est sans doute là que réside sa réussite. En ralentissant le tempo, en laissant respirer les silences, YKONS redonne tout son poids aux mots. Born to be alive n’est plus seulement un slogan, mais une affirmation intime, presque fragile.

YKONS, une trajectoire ascendante entre sincérité et succès

Formé à Herve, YKONS s’est imposé au fil des années comme l’un des groupes pop belges les plus accessibles et fédérateurs. Porté par la voix de Renaud Godart, le groupe développe une pop énergique, mélodique, influencée par Imagine Dragons, Coldplay ou encore U2.

Leur discographie, marquée par des titres comme Sequoia Trees, Time ou Cloud Nine, témoigne d’une volonté constante : proposer une musique positive, sans cynisme, tournée vers l’émotion directe.

Malgré certaines réserves du côté des médias “indie”, le public, lui, ne s’y trompe pas. Les tournées s’enchaînent, avec des passages remarqués sur des scènes majeures comme le Cirque Royal, et une reconnaissance croissante à l’international.

L’année 2026 marque d’ailleurs un tournant : YKONS assurera la première partie de Céline Dion à la Paris La Défense Arena. Une consécration pour ce groupe qui a toujours avancé avec une forme de modestie artisanale.

Live From The Wild, ou le retour à l’essentiel

Avec cette reprise de Born to Be Alive, YKONS ne signe pas seulement un clin d’œil à l’histoire de la musique populaire. Le groupe pose les bases d’un nouveau chapitre artistique.

Live From The Wild s’annonce comme un projet à part, presque manifeste : une musique captée dans la nature, débarrassée des artifices de studio, où chaque morceau devient une expérience sensorielle. Une manière aussi de reconnecter la pop à quelque chose de plus organique, de plus humain.

Dans un paysage musical souvent saturé de productions lisses, cette démarche apparaît presque radicale.

Une renaissance plus qu’une reprise

Au fond, YKONS ne reprend pas Born to Be Alive. Il le réinterprète, le redécouvre, le transforme. Là où Patrick Hernandez célébrait l’énergie brute de la vie dans un écrin disco incandescent, le groupe belge en propose une lecture apaisée, introspective, mais tout aussi lumineuse.

Et c’est peut-être là le plus bel hommage : prouver qu’un grand titre ne meurt jamais, tant qu’il continue à être réinventé.

Avec cette version, YKONS rappelle une évidence simple, mais essentielle : être en vie, c’est aussi savoir ralentir, écouter, et ressentir.

Instagram : https://www.instagram.com/ykons_official

Facebook : https://www.facebook.com/YKONSBELGIUM

Youtube : https://www.youtube.com/@ykonsofficial8799

Dans le paysage foisonnant de la musique indépendante américaine, certaines voix émergent avec une évidence rare. Celle d’Ashtyn Barbaree appartient à cette catégorie d’artistes capables de transformer l’intime en universel. Originaire des montagnes des Ozarks, dans l’Arkansas, la chanteuse et multi-instrumentiste s’impose aujourd’hui comme une figure montante de la scène folk et Americana, portée par une écriture sensible et une présence scénique d’une sincérité désarmante.

Une artiste enracinée dans un territoire, ouverte au monde

Née et élevée à Fayetteville, au cœur d’un territoire où la nature impose son rythme et ses silences, Ashtyn Barbaree a très tôt puisé dans cet environnement une matière première artistique. Les paysages vastes et les traditions locales irriguent sa musique, donnant à ses compositions une profondeur organique. Cette identité forte, loin de la cantonner à une scène régionale, devient au contraire un tremplin vers l’international.

Dès ses débuts, la jeune artiste se distingue par une énergie peu commune : plus de 300 concerts par an durant ses années universitaires, qu’elle mène de front avec des études de géologie à l’Université de l’Arkansas. Une discipline et une rigueur qui marquent encore aujourd’hui son parcours.

Nashville, première étape d’une reconnaissance

En 2018, l’enregistrement de son premier EP éponyme à Nashville, sous la houlette du producteur David “Fergie” Ferguson, marque un tournant. Entourée de musiciens reconnus, Ashtyn Barbaree affine un son qui mêle folk, country alternatif et Americana, tout en laissant respirer une voix déjà singulière : aérienne, presque éthérée, mais ancrée dans une émotion brute.

Ce premier projet lui ouvre les portes de l’Europe, où elle entame une tournée dès l’hiver 2018, avant de se produire notamment au Folk Alliance International au Canada. Une trajectoire internationale qui ne cessera de s’élargir.

Une écriture entre fragilité et résilience

Au cœur de l’œuvre d’Ashtyn Barbaree se trouve une écriture d’une précision émotionnelle remarquable. Ses chansons explorent les thèmes universels de l’amour, de la perte, de la quête de soi et des espoirs fragiles. Mais loin des clichés, elle parvient à traduire ces expériences avec une authenticité qui touche immédiatement.

Son premier album, Better Luck Next Time (2022), pose les bases de cet univers : une musique à la fois introspective et lumineuse, où chaque morceau semble porter une histoire vécue. La critique souligne alors déjà la chaleur de sa voix et sa capacité à captiver sans artifices.

“Sent Through The Ceiling”, l’album de la maturité

Avec Sent Through The Ceiling, paru en octobre 2024, Ashtyn Barbaree franchit une nouvelle étape. L’album, qui atteint la 44e place des Alt-Country Specialty Charts, confirme son ancrage dans la scène Americana contemporaine.

Ce disque, profondément introspectif, explore la résilience, la transformation personnelle et les contradictions de l’existence. Les arrangements, subtils et aérés, laissent toute la place à la voix et aux textes, dans une approche presque minimaliste. L’influence des grands disques de songwriters des années 1970 s’y fait sentir, tout en conservant une modernité assumée.

La critique internationale salue unanimement cet opus. Certains évoquent une “voix angélique et rauque à la fois”, d’autres parlent d’une artiste capable de “transcender sa propre douleur pour en faire une expérience universelle”. Une comparaison audacieuse revient même régulièrement : que serait une Dolly Parton contemporaine plongée dans les sonorités indie folk ? Une question à laquelle Barbaree semble répondre à sa manière.

Une reconnaissance croissante

L’année 2025 marque une consécration importante dans son État natal. Ashtyn Barbaree est élue Americana Artist of the Year aux Arkansas Country Music Awards, tout en recevant d’autres distinctions aux Arkansas Music Awards, notamment dans les catégories Americana et Country/Folk.

Elle est également nommée ambassadrice musicale de l’Arkansas entre 2021 et 2025, un rôle qui souligne son importance dans le rayonnement culturel de la région. À cela s’ajoute une nomination pour 2026 qui confirme une trajectoire ascendante.

Ses performances, diffusées sur des plateformes prestigieuses comme NPR, TEDx ou encore lors de festivals internationaux, participent à élargir son audience bien au-delà des frontières américaines.

Une artiste de scène avant tout

Au-delà des distinctions, c’est sur scène qu’Ashtyn Barbaree révèle toute sa dimension. Seule avec sa guitare, un ukulélé ténor ou une mandoline, elle crée une proximité immédiate avec le public. Sa technique, notamment en clawhammer, évoque les racines profondes de la musique américaine tout en s’inscrivant dans une esthétique contemporaine.

Elle a partagé l’affiche ou assuré les premières parties d’artistes variés, tout en se produisant dans des lieux emblématiques comme le Crystal Bridges Museum of American Art ou encore le Rockwood Music Hall à New York. Une diversité de scènes qui témoigne de sa capacité à s’adapter sans jamais perdre son identité.

Une trajectoire indépendante et assumée

Dans un paysage musical souvent dominé par les grandes structures, Ashtyn Barbaree fait le choix de l’indépendance. Elle construit patiemment sa carrière, tournée après tournée, projet après projet, avec une constance qui force le respect.

Cette autonomie lui permet de préserver l’essentiel : une musique sincère, fidèle à ses émotions et à ses convictions. Une démarche qui trouve un écho particulier auprès d’un public en quête d’authenticité.

Une voix pour aujourd’hui… et pour demain

À l’heure où l’Americana connaît un renouveau, porté par une nouvelle génération d’artistes, Ashtyn Barbaree s’inscrit comme l’une des voix les plus prometteuses de ce mouvement. Sa capacité à conjuguer héritage et modernité, introspection et ouverture, fait d’elle une artiste à suivre de très près.

Dans ses chansons, il y a quelque chose de profondément humain, une manière de dire le monde avec douceur sans jamais en nier la complexité. Et c’est sans doute là que réside sa force : dans cette alchimie fragile entre vulnérabilité et puissance, qui transforme chaque écoute en expérience intime.

Site web : https://www.ashtynbarbaree.com/

Facebook : https://www.facebook.com/ashtynbarbaree

Youtube : https://www.youtube.com/ashtynbarbaree

Instagram : https://www.instagram.com/missashtyn

Dans un paysage audio souvent dominé par les formats standardisés, les voix calibrées et les contenus optimisés pour les algorithmes, Parfums d’étoiles trace depuis six ans un sillon singulier, presque artisanal. Un podcast qui ne cherche pas à ressembler aux autres, porté par une figure imaginaire “ZED” et nourri d’un mélange rare de musique, de poésie et de narration. Une aventure sonore qui, contre vents et marées, s’est installée dans le paysage avec discrétion… et fidélité.

Un podcast qui raconte avant tout des histoires

À première écoute, Parfums d’étoiles déroute. Ici, pas de chroniques classiques ni d’interviews formatées. Le fil conducteur est ailleurs : dans le récit.

ZED, personnage fictif et voix centrale du projet, guide l’auditeur à travers des histoires insolites, des textes inédits et des univers musicaux inattendus. Le podcast se présente comme une sorte de voyage sensoriel, où chaque émission devient une expérience immersive.

Ce positionnement n’est pas un hasard. Le projet revendique une approche presque littéraire du podcast : un espace où les chansons ne sont pas simplement diffusées, mais intégrées dans une narration globale, comme les chapitres d’un récit sonore.

Résultat : l’écoute n’est pas passive. Elle demande une attention, une disponibilité et offre en retour une véritable parenthèse.

Une ligne éditoriale libre et créative

Ce qui frappe, dans Parfums d’étoiles, c’est la liberté. Liberté dans le ton, dans le choix des artistes, dans la construction même des épisodes.

On y croise des voix de la scène indépendante, des slameurs, des musiciens atypiques, des univers à la croisée de la chanson française, du spoken word et de la poésie contemporaine.

Chaque épisode devient alors un laboratoire sonore , une histoire qui se construit au fil des morceaux avec des textes originaux qui dialoguent avec la musique et une atmosphère qui oscille entre onirisme, introspection et découverte

À l’heure où beaucoup de podcasts cherchent à capter l’attention en quelques secondes, Parfums d’étoiles prend le pari inverse : celui du temps long, de l’écoute habitée.

Une diffusion hybride, entre indépendance et radio

Depuis ses débuts, le podcast a fait le choix d’une diffusion multiple mais indépendante. Les épisodes sont disponibles en priorité sur son site officiel, mais aussi relayés sur différentes plateformes et supports :

  • radios locales, notamment dans le Grand Est
  • chaînes vidéo comme YouTube
  • plateformes audio comme Mixcloud

Ce modèle hybride rappelle celui de nombreux créateurs audio indépendants : une présence éclatée, mais cohérente, qui privilégie la relation directe avec l’auditeur plutôt que la dépendance à un seul canal.

Le rythme, lui, reste fidèle à l’esprit du projet : une émission tous les quinze jours, pensée comme un rendez-vous plus que comme un flux continu.

ZED, une voix imaginaire pour dire le réel

Au cœur de Parfums d’étoiles, il y a ZED. Un personnage fictif, certes, mais qui agit comme un véritable narrateur , presque un passeur.

Ce choix n’est pas anodin. Il permet de s’affranchir des codes journalistiques classiques pour explorer d’autres formes de récit. ZED peut être tour à tour conteur, poète, observateur ou simple guide.

Dans un monde saturé de discours “authentiques” mais souvent formatés, cette fiction assumée redonne paradoxalement une forme de sincérité. Elle ouvre un espace où l’imaginaire devient un outil pour parler du réel autrement.

Six ans “contre vents et marées”

Six ans d’existence, dans l’univers du podcast indépendant, ne sont jamais anodins. Cela signifie traverser les changements d’algorithmes , la concurrence croissante , la difficulté à financer et à diffuser et parfois, le découragement

Parfums d’étoiles n’échappe pas à cette réalité. Le projet s’est construit lentement, sans effet de mode, mais avec une constance remarquable.

Et aujourd’hui, le résultat est là : une communauté d’auditeurs fidèles, qui grandit progressivement, portée par le bouche-à-oreille et l’attachement à une identité forte.

Un podcast à rebours des tendances

Dans un univers où dominent les formats courts , les contenus utilitaires et les logiques d’audience

Parfums d’étoiles propose autre chose : une expérience sensorielle , une narration poétique et une exploration musicale

Ce positionnement, à contre-courant, est sans doute sa plus grande force. Il ne cherche pas à plaire à tout le monde et c’est précisément ce qui lui permet de toucher profondément ceux qui l’écoutent.

L’avenir : entre fidélité et ouverture

Après six ans, le podcast semble entrer dans une nouvelle phase. L’arrivée annoncée sur des plateformes comme Spotify pourrait élargir son audience, sans nécessairement trahir son ADN.

Le défi sera alors de conserver ce qui fait sa singularité : une écriture sonore libre , une approche artistique assumée et une relation intime avec l’auditeur

Car Parfums d’étoiles n’est pas seulement un podcast. C’est un espace. Un lieu sonore où la musique, les mots et l’imaginaire se rencontrent pour créer quelque chose de rare : une écoute habitée.

Conclusion : une étoile discrète mais persistante

Dans la galaxie des podcasts, certaines productions brillent par leur visibilité. D’autres, comme Parfums d’étoiles, brillent autrement : par leur constance, leur poésie et leur capacité à créer du lien.

Six ans après sa création, le projet de ZED continue d’avancer, sans bruit mais avec une conviction intacte : celle que l’audio peut encore être un terrain d’expérimentation, d’émotion et de liberté.

Et à l’heure où tout va vite, cette lenteur choisie pourrait bien être, finalement… sa plus grande modernité.

Pour écouter PARFUMS D’ETOILES : https://www.mixcloud.com/parfumetoile/

Facebook : https://www.facebook.com/parfumsetoiles

Youtube : https://www.youtube.com/@zedettriyann674

Il y a, dans nos vies, des moments qui semblent presque écrits à l’avance, comme si une force discrète avait placé sur notre chemin la bonne personne, la bonne idée ou la bonne opportunité, au moment précis où nous étions prêts ou parfois totalement perdus pour la recevoir.

On appelle cela la chance.

Mais derrière ce mot que l’on utilise si facilement se cache une réalité infiniment plus complexe qu’il n’y paraît, une réalité à la frontière du hasard, de la psychologie, de l’intuition et, pour certains, du spirituel.

Peut-on vraiment définir la chance ?

La chance, dans son acception la plus simple, pourrait être décrite comme un événement favorable qui survient sans que nous en soyons directement responsables, une sorte de cadeau du hasard, imprévisible et incontrôlable.

Mais cette définition reste insuffisante, presque réductrice.

Car la chance ne se limite pas à gagner un jeu ou à éviter un accident ; elle s’inscrit aussi dans ces bifurcations de vie, ces rencontres décisives, ces idées surgies au bon moment, qui semblent suivre une logique que notre raison peine à expliquer.

Ainsi, la chance oscille entre deux pôles : celui du pur hasard et celui d’une dynamique plus subtile, où l’individu joue, consciemment ou non, un rôle actif

Pourquoi certains semblent-ils plus chanceux que d’autres ?

Il est tentant de croire que la chance est distribuée de manière arbitraire, comme une loterie cosmique dont certains tireraient les meilleurs numéros.

Pourtant, de nombreuses observations montrent que les personnes que l’on qualifie de “chanceuses” partagent des attitudes communes : elles sont plus ouvertes aux autres, plus curieuses, plus enclines à sortir de leur zone de confort, et surtout plus attentives aux opportunités qui se présentent, même sous des formes inattendues.

Autrement dit, ce n’est pas nécessairement le monde qui leur offre plus, mais leur manière d’interagir avec ce monde qui multiplie les occasions favorables.

Peut-on réellement provoquer la chance ?

Provoquer la chance ne signifie pas maîtriser le hasard , cela resterait une illusion mais plutôt créer les conditions dans lesquelles ce hasard pourra s’exprimer.

C’est accepter de multiplier les expériences, de rencontrer de nouvelles personnes, d’explorer des territoires inconnus, même au prix de l’incertitude.

Car chaque action, chaque tentative, même infructueuse en apparence, augmente les probabilités de voir surgir une opportunité inattendue.

La chance, dans cette perspective, devient moins un miracle qu’une conséquence indirecte du mouvement.

Quand tout vacille : la chance dans les moments de rupture

Il est frappant de constater que de nombreux récits de “chance” prennent racine dans des périodes de déséquilibre profond : perte d’emploi, rupture affective, remise en question existentielle.

Dans ces moments, lorsque les repères habituels disparaissent, l’individu devient paradoxalement plus réceptif, plus attentif à ce qui l’entoure, plus disponible à l’inattendu.

Ce que l’on vivait auparavant comme une menace peut alors se transformer en ouverture.

La désorientation, loin d’être uniquement une épreuve, devient parfois un terrain fertile pour la transformation et donc pour l’émergence de la chance.

La chance : une question de regard et d’attention

Deux personnes peuvent vivre exactement la même situation et en tirer des conclusions radicalement différentes.

L’une y verra une impasse, l’autre une possibilité.

Ce décalage ne tient pas uniquement aux circonstances, mais à la manière dont chacun perçoit et interprète le réel.

La chance repose ainsi, en partie, sur une capacité à lire entre les lignes du quotidien, à repérer les signes faibles, à faire des liens là où d’autres ne voient que du hasard.

Existe-t-il une dimension invisible de la chance ?

Certains vont plus loin encore, considérant que la chance ne se limite ni au hasard ni à la psychologie, mais qu’elle s’inscrit dans une forme d’intelligence plus vaste, faite de synchronicités et de correspondances.

Le psychiatre Carl Gustav Jung évoquait ces coïncidences significatives, ces événements improbables qui semblent pourtant porteurs de sens, comme si le monde extérieur dialoguait, à sa manière, avec notre monde intérieur.

Sans nécessairement adopter une vision spirituelle, il est difficile d’ignorer que certaines expériences donnent le sentiment troublant d’un alignement.

Chance, hasard, destin : où se situe la vérité ?

Entre le hasard pur, la logique probabiliste et l’idée de destin, la chance semble naviguer dans une zone intermédiaire.

Elle n’est ni totalement aléatoire, ni entièrement déterminée.

Elle naît de l’interaction entre des événements que nous ne contrôlons pas et des choix que nous faisons.

C’est peut-être précisément dans cet espace que réside sa magie.

Comment mettre la chance de son côté : 10 leviers concrets

1. Sortir de sa routine quotidienne
Changer ses habitudes, même légèrement, permet d’exposer son esprit et son environnement à de nouvelles situations, et donc d’augmenter mécaniquement les occasions de rencontres et d’opportunités imprévues.

2. Dire “oui” plus souvent que “non”
Accepter une invitation, une proposition ou une expérience inhabituelle, même si elle ne semble pas immédiatement utile, ouvre des portes que l’on n’aurait jamais soupçonnées.

3. Cultiver une curiosité active
S’intéresser sincèrement aux autres, poser des questions, explorer de nouveaux domaines, c’est multiplier les connexions possibles entre des univers qui, un jour, pourraient se rejoindre de manière inattendue.

4. Multiplier les rencontres humaines
La chance passe très souvent par les autres ; chaque nouvelle relation est un carrefour potentiel d’idées, d’opportunités et de collaborations.

5. Apprendre à tirer parti des échecs
Un échec n’est jamais totalement stérile : il contient des informations précieuses qui, bien exploitées, peuvent orienter vers une réussite future plus solide.

6. Écouter ses intuitions, même discrètes
Certaines décisions importantes naissent de ressentis faibles, presque imperceptibles ; apprendre à leur accorder de l’attention permet parfois de capter des directions invisibles à la seule logique.

7. Entretenir un état d’esprit ouvert et constructif
Il ne s’agit pas de naïveté, mais de maintenir une disposition mentale qui favorise la recherche de solutions plutôt que la fixation sur les obstacles.

8. Se rendre disponible à l’imprévu
Vouloir tout contrôler réduit la place du hasard ; accepter une part d’incertitude permet à des événements inattendus de se produire.

9. Observer les coïncidences sans les rejeter trop vite
Certaines rencontres ou répétitions peuvent sembler anodines, mais elles méritent parfois d’être explorées, car elles peuvent révéler des opportunités cachées.

10. Passer à l’action, encore et toujours
La chance ne se manifeste que rarement à ceux qui restent immobiles ; l’action, même imparfaite, reste le principal déclencheur de situations favorables.

Happy and excited mature businesswoman taking a selfie and laughing with colleagues outdoors

Transformer la malchance en levier : un changement de posture

La malchance, lorsqu’elle survient, peut donner le sentiment d’un coup d’arrêt, d’une injustice ou d’une impasse.

Pourtant, elle peut aussi devenir un point de bascule, à condition d’adopter une posture différente face à l’événement.

Il s’agit d’abord de prendre du recul, afin de ne pas réagir uniquement sous le coup de l’émotion, ce qui risquerait d’amplifier la situation négative.

Ensuite, il devient essentiel de chercher le sens, non pas dans une logique fataliste, mais dans une perspective d’apprentissage : que révèle cette situation sur mes choix, mes attentes, mes besoins ?

La troisième étape consiste à réorienter son énergie, en évitant de rester figé dans la frustration ou le regret, pour se projeter vers de nouvelles possibilités, même modestes.

Il est également crucial de rester en mouvement, car l’immobilité nourrit le sentiment d’échec, tandis que l’action, même minime, recrée une dynamique.

Enfin, garder une forme de confiance dans le processus de la vie permet de ne pas réduire un événement négatif à une conclusion définitive, mais de le considérer comme une étape, parfois nécessaire, d’un parcours plus large.

Conclusion : reconnaître la chance quand elle passe

La chance n’est ni un privilège réservé à quelques-uns, ni une illusion totale.

Elle est une interaction subtile entre le monde et notre manière de l’habiter.

Elle demande de l’attention, du mouvement, une certaine audace, et parfois une capacité à écouter ce qui ne se dit pas clairement.

Et peut-être que, plus que la chercher à tout prix, il s’agit surtout d’apprendre à la reconnaître souvent là où on ne l’attend pas.

La hausse des prix pendant la crise énergétique, tout le monde en a senti l’impact sur ses factures. Les citoyens ont dû adapter leur consommation d’énergie, pour la diminuer, afin de faire des économies. L’approche « Slow Heat » propose d’aller au-delà de l’aspect financier et d’en faire un mode de vie.

Le « Slow Heat » propose une réflexion sur notre manière de consommer la chaleur. C’est une invitation à réfléchir attentivement à ses besoins réels, transformant ainsi la consommation de chaleur en un acte conscient qui remplace l’automatisme habituel d’allumer le chauffage central pour la moindre nécessité.

Le « Slow Heat », c’est quoi ?

Dans la famille « Slow », nous appelons cette fois le petit dernier : « Slow Heat » ! Mais qui est-il ? Il s’agit d’un projet de recherche collaboratif belge, financé par Innoviris, s’étalant sur trois années. Cette co-recherche était composée d’une vingtaine de citoyens dont 4 chercheurs universitaires.

Le but était d’explorer des pratiques de chauffage capables de réduire la température ambiante en chauffant, de manière plus ciblée, les corps plutôt que de gaspiller de l’énergie à chauffer inutilement les espaces.

Les résultats ont démontré qu’il était possible de vivre confortablement avec une température d’ambiance de 15°C au lieu des 19°C habituels, sans compromettre le bien-être (le seuil de tolérance variant, évidemment, d’une personne à l’autre). La consommation énergétique a été réduite de moitié, entraînant une baisse significative de 57%, ce qui se traduit par une économie finale d’énergie de 80 kWh/m² en moyenne par ménage. Cela équivaut à une économie annuelle d’environ 800 euros.

Pourquoi adopter le « Slow Heat » ?

Tout, ou presque, nous pousse à la surconsommation, y compris énergétique. Le « Slow Heat » offre une opportunité de reconsidérer nos habitudes thermiques, voire de les penser totalement autrement. Comme l’indique le site, le projet est « au chauffage central, ce que le vélo est à la voiture ».

Bien sûr, nos réflexes nous poussent à, d’abord, voir le gain financier possible avec les économies sur les factures d’énergies. Mais le « Slow Heat » c’est bien plus que ça, il encourage une forme d’altruisme en contribuant au bien commun. En se concentrant sur le chauffage des corps plutôt que sur celui des espaces, cette approche maintient une température ambiante plus basse, conduisant ainsi à une réduction globale de la consommation énergétique. Éviter le gaspillage de chaleur inutile contribue à une utilisation et une gestion plus efficace des ressources, favorisant ainsi la durabilité environnementale en diminuant les émissions de gaz à effet de serre associées à la production de chaleur, entre autres.

Le concept s’harmonise également avec l’utilisation de sources d’énergie renouvelable. En adaptant les pratiques de chauffage pour les rendre plus efficaces, il devient plus facile d’intégrer des solutions énergétiques durables.

En résumé, l’adoption de l’approche « Slow Heat » peut non seulement améliorer l’efficacité énergétique d’une habitation, mais elle peut également, et surtout, devenir l’impulsion pour un changement de mode de vie tourné vers la durabilité, environnementale et économique.

Se chauffer raisonnablement

L’application de l’approche « Slow Heat » implique d’adopter des pratiques de chauffage plus réfléchies et efficaces pour réduire la consommation d’énergie tout en maintenant un certain confort.

Il est d’abord important de faire le point sur le seuil de tolérance jusqu’où les membres d’un logement sont prêts à aller. Une fois ce seuil défini, quels sont les choses possibles à mettre en place ou à modifier ?

Avant d’allumer le chauffage central, il faut se demander si cela est véritablement nécessaire pour satisfaire le besoin immédiat. Peut-on, par exemple, choisir de se vêtir plus chaudement au lieu d’augmenter le thermostat simplement parce que l’on porte un t-shirt en hiver, en intérieur ? Cela peut sembler trivial mais l’impact de notre choix vestimentaire sur la demande en énergie thermique peut changer la donne.

Se familiariser avec d’autres équipements de chauffage, plus rapides et ciblés, comme les panneaux radiants électriques, constitue une étape clé du processus d’adaptation. Cette démarche évite le recours excessif au chauffage central sur une longue durée, en fournissant une solution plus efficace et rapide aux besoins d’un corps ou d’une zone spécifique, plutôt que de chauffer l’ensemble de la pièce.

Bien sûr, l’amélioration de l’isolation de l’habitation demeure importante, mais elle doit être envisagée comme un complément à l’approche « Slow Heat » plutôt que comme une alternative pour éviter son application.

Et on ne saurait que trop vous conseiller le parcours en 5 temps proposé par la plateforme du projet SlowHeat.

On l’aura compris, le concept du « Slow Heat » incarne quasiment une transformation culturelle qui remet en question nos habitudes et notre conception du confort. Mais c’est aussi, l’occasion pour le citoyen de reprendre en main sa consommation d’énergie en posant des gestes sensés et réfléchis, contribuant ainsi au respect des ressources planétaires et à la durabilité pour tous.

Conseils pratiques :

  1. Le logement : Vérifier le PEB pour savoir si son logement est suffisamment isolé. Un logement performant permet de descendre plus facilement la température ambiante. Dans un logement mal isolé, la baisse de température doit être compensée par une attention renforcée (ventilation, chauffage adapté à l’environnement ambiant).
  2. Le système de chauffage : Apprendre à régler ses vannes et son thermostat pour chauffer au bon endroit, au bon moment.
  3. Se vêtir / couvertures : Superposer les couches, opter pour des sous-vêtements thermiques et des plaids chauffants pour un confort sur mesure.
  4. Ventiler : Aérer les pièces occupées plusieurs heures pour éviter condensation et moisissures. Les 15 minutes habituellement recommandées ne suffisent pas.
  5. Bouger : L’activité physique aide à maintenir la chaleur corporelle. Utiliser un pédalier, se lever régulièrement pour faire des allers-retours dans le logement.
  6. Boire et manger chaud : Les repas et boissons chaudes apportent un confort thermique immédiat.
  7. Varier les températures : Alterner des ambiances plus fraîches et plus chaudes stimule le corps et favorise l’habituation.
  8. Objets chauffants : Couvertures, surmatelas, sous-mains ou panneaux rayonnants : privilégier les dispositifs proches du corps pour limiter la consommation. 

Slowheat n’est pas la seule démarche de sobriété thermique. Vous connaissez peut-être le projet Confort Sobre, mené en 2024-25 par Pascal et Amélie Lenormand, Gaëtan Brisepierre et Mathilde Joly-Pouget. Ou le « Projet Chaleur » proposé par Lucile Sauzet, Melissa Portilla et Gaëlle Pinson.

Les liens entre ces démarches sont tellement évidents que nous avons fait l’exercice de mettre ensemble par écrit ce que nous avions en commun. Et ce qui au début n’était imaginé que comme une courte tribune est finalement devenu un manifeste, que vous pouvez consulter et signer sur www.artdevivrelachaleur.org.

L’objectif : se mettre en réseau et montrer, par le nombre et la qualité des signataires que la sobriété thermique n’est pas (seulement) une idée théorique. C’est une approche qui touche largement, qui se veut complémentaire aux efforts de rénovation, mais en visant des moyens plus agiles, des échelles de temps plus courtes, et qui fait le pari d’associer aux solutions matérielles l’intelligence collective et la montée en compétence des habitants.

N’hésitez pas à partager et porter haut ce manifeste, dont voici les grandes lignes, résumées en 10 idées-clés :

Le “confort moderne” est une construction sociohistorique devenue inadaptée au regard des enjeux actuels (environnementaux, sociaux, géopolitiques).

Plusieurs recherches et expérimentations récentes démontrent qu’il est possible de bien vivre tout en réduisant le recours au chauffage et à la climatisation.

Il n’y a pas de température idéale de chauffage / climatisation, mais des besoins thermiques variés et tous légitimes, qui peuvent être satisfaits par une diversité de moyens.

La fabrication du confort doit (re)devenir une compétence qui s’apprend et se transmet, plutôt qu’être systématiquement déléguée à la technologie.

La conception des objets techniques (bâtiments, équipements…) gagnerait à intégrer les usagers comme un acteur de leur confort thermique, disposant de savoir-faire.

La sobriété thermique ne devrait plus être stigmatisée (“précaire”, “écolo”…) mais au contraire faire l’objet d’une reconnaissance sociale et être valorisée.

L’adoption de ce confort sobre ne doit pas être présentée comme un “effort” mais reposer sur le collectif, le plaisir, l’autonomie, le sens…

Un changement d’échelle demande de secouer les cadres collectifs et institutionnels de la normalité thermique, et de laisser plus de place à l’expérimentation.

Ces changements de pratiques ne remplacent pas la rénovation énergétique, ils la complètent et peuvent même en augmenter l’effet.

Chacun peut déjà agir sans attendre en faveur de cet autre confort, en tant qu’habitant·e, professionnel·le, citoyen·ne·…

La plateforme SlowHeat

Fondé à la suite d’un projet de recherche, la plateforme SlowHeat développe, accompagne, met en réseau et démocratise des innovations sociotechniques en matière de pratiques de chauffage dans le but de favoriser une diminution drastique & rapide mais sensée, intelligente & désirable des consommations.

Notre histoire

Tout citoyen, qu’il soit chercheur, ingénieur, architecte, sociologue, politicien, propriétaire, locataire, employé ou employeur, ressent les tensions croissantes autour de la question énergétique. Il constate également le manque de solutions crédibles, accessibles et motivantes pour agir rapidement et efficacement, dans le but de préparer sereinement une réduction inévitable de la consommation énergétique. Cette prise de conscience généralisée suggère qu’un changement plus profond et pas seulement technologique est indispensable.

​Dans ce contexte, en 2017, nous émettons l’hypothèse que centrer la question du chauffage sur les personnes plutôt que sur les bâtiments pourrait non seulement améliorer le bien-être des individus (étant donné que la satisfaction vis-à-vis des bâtiments performants énergétiquement est souvent mitigée) mais aussi réduire la consommation énergétique des bâtiments. Cette idée a progressivement donné naissance à un projet de recherche innovant, rassemblant une vingtaine de ménages, quatre chercheurs et une association.

Avec le soutien d’Innoviris, de 2020 à 2023 cette alliance unique a travaillé avec assiduité à élaborer et expérimenter cette nouvelle approche du chauffage, tout en évaluant son potentiel et ses limites.

​Fortement encouragés par les résultats obtenus dans un contexte sociétal en pleine évolution et une actualité propice pour ouvrir ce genre de débat, deux citoyens et deux chercheurs, appuyés par l’ensemble du groupe, ont créé la plateforme SlowHeat afin de continuer le travail entamé, fédérer les contributions et diffuser les réflexions et connaissances acquises.

Organe d’Administration

L’organe d’administration est composé de deux chercheurs et de trois citoyens issus du projet de recherche à l’origine de la fondation de l’ASBL.

Entre 2020 et 2023, dans le cadre de la recherche SlowHeat, plusieurs outils ont été développés pour suivre et accompagner les participant·es dans leur appropriation de la pratique SlowHeat.

D’autres documents ont également été élaborés afin d’harmoniser le suivi scientifique d’initiatives similaires.

Ces ressources sont désormais accessibles. Nous vous invitons à en faire bon usage et à nous transmettre vos retours, vos résultats, ainsi que toute amélioration ou adaptation que vous auriez développée dans le cadre du suivi de votre pratique ou de l’accompagnement proposé par votre structure.

Nous serons heureux de prendre connaissance de vos contributions et, le cas échéant, de consolider et enrichir ces outils.(https://www.slowheat.org/outils-de-suivi-et-daccompagnement/)

9 superbes options pour cuisiner sans ajouter une seule goutte d’huile

Le scénario évoque un classique des mésaventures culinaires : vous avez découpé vos oignons, préchauffé le four et pesé la farine, pour finalement constater que la bouteille d’huile est désespérément vide. Cet ingrédient, essentiel de la cuisine mondiale, est utilisé autant pour faire sauter des légumes que pour émulsionner une vinaigrette ou donner du corps à une pâtisserie, et semble donc irremplaçable. Néanmoins, que ce soit par oubli au moment des courses ou par choix délibéré de réduire les matières grasses pour des raisons de santé, il existe des alternatives créatives. Voici comment réinventer vos plats avec des substituts au caractère affirmé.

Retour aux traditions : le beurre, l’ami de la délectation

Avant l’arrivée des huiles végétales raffinées, le beurre dominait les cuisines européennes. Ce produit laitier, obtenu à partir de la crème de lait de vache, ne constitue pas seulement une alternative ; il rehausse les saveurs. Sa consistance grasse est parfaite pour éviter que les aliments n’adhèrent à la poêle lors d’une cuisson rapide.

Si vous devez préparer des œufs ou saisir une viande, une petite quantité de beurre fondu sera idéale. En pâtisserie, il assure des textures légères et un arôme de noisette inégalé. Pour une tarte ou un gâteau, il suffit de substituer le même volume d’huile par du beurre fondu ou en morceaux. L’avantage ? Vous ajoutez de la saveur au prix de la neutralité.

L’onctuosité végétale : la révolution des purées d’oléagineux

Pour ceux en quête d’une option à la fois moderne et nutritive, les pâtes d’oléagineux telles que les amandes, les noisettes ou les noix de cajou constituent une véritable découverte. Ces préparations, réalisées par le broyage de fruits à coque, présentent une richesse en lipides comparable à celle de l’huile, tout en offrant une intensité aromatique décuplée.

Imaginez un gâteau au chocolat où l’huile est substituée par de la purée d’amande : le résultat est d’une douceur incomparable. Ces purées peuvent également être intégrées à des purées de légumes pour épaissir une sauce ou enrichir un plat salé. Elles ajoutent des fibres et des protéines, faisant d’un simple substitut un véritable avantage nutritionnel.

Le mystère des produits laitiers : légèreté et textures aériennes

Si vous souhaitez réduire votre apport calorique tout en maintenant une texture parfaite, optez pour les produits frais. Le fromage blanc est le roi de la légèreté. Dans les recettes de gâteaux, il substitue les matières grasses en ajoutant de l’hydratation sans la pesanteur des huiles.

Le yaourt grec se caractérise par sa grande flexibilité. Plus dense qu’un yaourt ordinaire, il constitue un excellent ingrédient pour réaliser des sauces onctueuses ou des marinades destinées à vos viandes. Néanmoins, un point technique important doit être pris en compte : évitez les produits étiquetés « 0 % ». Ces options allégées contiennent une quantité d’eau trop élevée, ce qui pourrait rendre vos pâtes à gâteaux trop liquides et affecter la texture finale.

La magie des fruits : lorsque la compote prend la place des matières grasses

C’est une astuce prisée par les amateurs de la cuisine saine. La purée de pommes et la banane écrasée servent d’excellents agents liants naturels. En pâtisserie, ces fruits réduits en purée permettent de maintenir la cohésion de la pâte tout en assurant une hydratation idéale.

La pomme se distingue par sa discrétion : elle se fond presque complètement dans le mélange des autres arômes. En revanche, la banane présente une note sucrée très prononcée. Elle constitue un choix parfait pour des « banana breads » ou des muffins, mais attention si vous l’incorporez dans une recette au goût subtil, car elle a tendance à dominer.

Cuisine « veggie » : les crèmes végétales à la rescousse

Les crèmes végétales jouent un rôle essentiel dans la cuisine végétarienne. Ces alternatives aux produits laitiers permettent d’apporter de la richesse et de la texture aux plats, tout en restant compatibles avec un régime sans produits d’origine animale. Que ce soit pour des sauces, des desserts ou des plats principaux, les crèmes à base de plantes s’avèrent être des alliées précieuses pour les cuisiniers soucieux de proposer des mets savoureux et nutritifs.

Pour ceux qui suivent un régime végétalien ou qui sont intolérants au lactose, les crèmes végétales (soja, riz, noix de coco) constituent des substituts très utiles. Elles se révèlent particulièrement adaptées pour des préparations nécessitant une texture crémeuse, telles que les gâteaux salés, les veloutés ou les sauces pour napper. Ces alternatives permettent d’éviter l’utilisation d’huile tout en offrant une sensation « fondante » en bouche, surtout avec la crème de coco qui est naturellement plus onctueuse.

L’astuce zéro déchet : réutiliser les jus de cuisson

Enfin, dans une approche à la fois écologique et économique, pourquoi ne pas tirer parti de ce que vous possédez déjà ? Les jus de cuisson, ou « sucs », récupérés après la cuisson de viandes ou de légumes, renferment une richesse de saveurs. Au lieu d’ajouter de l’huile pour faire sauter vos pommes de terre ou vos mélanges de légumes, servez-vous de ces liquides provenant du fond de la casserole. Ils ajoutent une profondeur aromatique et une teinte dorée qu’aucune huile ne pourrait égaler.

En somme, ne pas avoir d’huile ne représente plus un obstacle en cuisine, mais plutôt une chance d’explorer de nouvelles textures. Que ce soit en optant pour la crémeux des fruits à coque ou la légèreté des fruits, ces conseils vous offrent la possibilité de réinventer vos plats traditionnels tout en réduisant le gaspillage. Alors, laquelle de ces options allez-vous essayer ce soir ?

Seriez-vous disposé à échanger votre récipient d’huile contre un pot de compote pour réaliser votre prochain gâteau ?

Benoit de jimagine : Bonjour et bienvenue sur jimagine.org, L’U.S. Dax Omnisports réunit aujourd’hui douze sections : comment fait-on vivre une identité commune quand on rassemble des disciplines aussi différentes que l’athlétisme, le judo, la natation, le tennis-padel ou encore la pelote basque ?

Marie-Christine PRESSIGNAC-Havouis : Bonjour, l’U.S. Dax Omnisports a toujours été un club omnisports, depuis sa création en 1904. L’Union Sportive Dacquoise est née par la fusion entre le Vélo-club Dacquois et le Stade Dacquois. Depuis lors, le rugby professionnel et amateur sont devenus des entités à part entière.

L’U.S. Dax Omnisports réunit aujourd’hui 2.500 adhérents au sein de 12 sections sportives, un pôle santé bien-être et un pôle bénévolat. Notre devise est « Ensemble plus fort ». Si vous me permettez cette expression sportive : « nous la jouons collectif ».

Notre association sportive se veut accessible et inclusive, nous privilégions l’humain à travers nos bénévoles, nos adhérents et nos salariés, nous cultivons une identité commune avec un équipementier unique pour toutes les sections, et le comité directeur et son bureau exécutif aident les sections à équilibrer leurs budgets, à avoir un projet sportif structuré à chaque saison, et à la gestion globale des adhérents, des bénévoles et des salariés.

Benoit de jimagine : Votre site annonce l’arrivée du logiciel “Mon Club” pour centraliser inscriptions, paiements, documents et créneaux d’entraînement : qu’est-ce que cet outil va changer concrètement pour les familles, les bénévoles et les adhérents ?

Marie-Christine PRESSIGNAC-Havouis : La gestion des adhérents de toutes les sections et pôles de l’U.S. Dax Omnisports est passée sur la plateforme « Mon Club » depuis septembre 2025. Cela concourt à une unité et une identité commune : tous les adhérents des sections et des pôles ont accès aux informations de toutes les sections et aux avantages des partenaires de l’U.S. Dax Omnisports, mais aussi de ceux propres aux sections.

Benoit de jimagine : Dans un club omnisports comme le vôtre, quel est aujourd’hui le plus grand défi : recruter, fidéliser, accompagner la jeunesse, soutenir le haut niveau ou préserver l’esprit associatif ?

Marie-Christine PRESSIGNAC-Havouis : Dans un club omnisports, je dirais que tout est un défi, car tout est multiplié par le nombre des différentes sections et pôles.

La sauvegarde de l’esprit associatif qui, pour nous, est représenté par les valeurs fondamentales que sont l’inclusion, la solidarité, le respect, la tolérance, est une évidence.

Benoit de jimagine : L’une de vos actualités a mis en lumière la présence de l’U.S. Dax Badminton aux Jeux paralympiques 2024 : que représente pour vous cette visibilité, et plus largement la place du sport inclusif dans votre projet ?

Marie-Christine PRESSIGNAC-Havouis : Effectivement, l’U.S. Dax section Badminton a participé aux Jeux Paralympiques 2024, sous les traits d’une jeune joueuse franco-italienne, qui jouait dans l’équipe italienne de para-badminton. Cette jeune femme s’entraîne toute l’année au sein de notre section badminton. Elle est l’une des jeunes sportives porteuses de handicap que nous entrainons dans nos différentes sections.

A travers son affiliation récente à la Fédération Française de Sport Adapté, l’U.S. Dax Omnisports permet également à des personnes en situation de handicap psychique une pratique sportive favorisant une inclusion sociale et une accession à des compétitions adaptées. En 2025, deux de nos nageurs ont été Champions de France FFSA, un a été Champion du Monde en équipe FFSA, un de nos jeunes adhérents à la section Athlétisme est Champion de France dans sa discipline.

Benoit de jimagine : Vous invitez aussi le public à soutenir le club par le don : est-ce le signe que le modèle économique des associations sportives devient plus fragile, même pour une institution bien ancrée localement ?

Marie-Christine PRESSIGNAC-Havouis : L’appel au mécénat, ou au don, fait partie de notre recherche de fonds qui viennent compléter les subventions de nos partenaires institutionnels. Mais nous recherchons des fonds également par d’autres moyens, notamment par la création d’évènements sportifs ou non sportifs qui, grâce à nos bénévoles, nous permettent de générer des ressources financières.

Nous sommes d’ailleurs en phase de création d’un évènement sportif d’ampleur prévu à Dax fin 2027, qui contribuera au rayonnement de notre association mais aussi de notre ville.

Effectivement, le modèle économique des associations en général devient plus fragile, et elles doivent diversifier leurs ressources en recherchant du partenariat, des ressources propres, des nouveaux modes de financement.

Benoit de jimagine : Comment un club historique comme le vôtre parvient il à rester attractif dans une époque où les pratiques sportives évoluent, où les jeunes papillonnent davantage et où les attentes des adhérents changent ?

Marie-Christine PRESSIGNAC-Havouis : C’est une excellente question, qui est en effet d’actualité.

A l’U.S. Dax Omnisports, chaque section dispose de son école de sport labellisée, mais il est vrai que les élèves de nos écoles de sport ne continuent pas toujours leur discipline à l’adolescence.

Pour pallier à cela, nous avons créé l’école multisports qui propose la découverte et la pratique de sports différents tout au long de l’année, hors vacances scolaires.

Nous proposons également, durant les vacances scolaires, les stages Rouge et Blanc qui s’adressent non seulement à nos jeunes adhérents, mais également non adhérents, et ils peuvent découvrir des disciplines différentes et partager l’expérience sportive de nos jeunes pratiquants.

Benoit de jimagine : Le sport est souvent présenté comme un outil de lien social : dans une ville comme Dax, comment voyez-vous votre rôle au-delà de la performance, notamment en matière de transmission, de mixité sociale et de convivialité ?

Marie-Christine PRESSIGNAC-Havouis : Pour l’U.S. Dax Omnisports, la transmission, la mixité, la convivialité sont au cœur même des valeurs que nous mettons en avant. Nous souhaitons répondre ainsi à la demande de notre public dacquois et landais en privilégiant l’accessibilité de tous à une activité de loisirs ou de compétition, quelque soient l’âge, le handicap, le genre, la situation sociale.

Benoit de jimagine : Votre site montre aussi une actualité très ancrée dans la vie locale, entre compétitions, moments festifs comme la Féria et vie du club : est-ce important pour vous de défendre une vision du sport qui soit aussi culturelle et collective ?

Marie-Christine PRESSIGNAC-Havouis : C’est plus qu’important, c’est l’ADN de notre association sportive que d’être « collective », comme le rappelle notre devise « Ensemble plus fort ».

Nous sommes acteurs de la vie locale, par l’intermédiaire du sport, mais aussi en tant que club historique, par notre participation à la Féria ou à l’animation du centre-ville de Dax comme nous le faisons avec la Promenade des Illuminations, en décembre, ou encore par l’animation en juillet, à travers les présentations sportives de nos sections, lors des « Berges Ephémères ».

Les sportifs de nos sections et pôles participent activement à la réussite de ce grand rendez-vous dacquois en servant à l’Estanquet et en accueillant en toute convivialité les personnes qui viennent se restaurer à l’U.S. Dax Omnisports.

Enfin, nous participons à l’animation sportive auprès de personnes souffrant de pathologies, soit à travers des initiations auprès d’associations comme les Seintillantes, ou d’établissements comme l’IME, nos interventions auprès du Village Alzheimer, l’EHPAD du Lanot ou encore auprès de l’hôpital de Dax.

Benoit de jimagine : Le site précise qu’il est en cours de reconstruction avec une nouvelle version annoncée : cette modernisation numérique traduit elle une nouvelle étape dans le développement du club ?

Marie-Christine PRESSIGNAC-Havouis : En effet, pour être connu et reconnu, il a fallu céder aux sirènes du numérique et des réseaux sociaux.

Nous nous sommes donc dotés d’un alternant en communication supervisé par un bénévole spécialisé dans ce domaine. Nous sommes actifs, présents sur les réseaux sociaux comme Facebook, Instagram et Linkedin, et nous actualisons notre site internet afin qu’il corresponde mieux à la demande de nos adhérents et des followers.

Benoit de jimagine : Quand vous regardez l’avenir de l’U.S. Dax Omnisports, quel est votre cap : grandir encore, renforcer certaines sections, mieux accompagner les pratiquants loisirs, ou affirmer davantage votre mission citoyenne sur le territoire ?

Marie-Christine PRESSIGNAC-Havouis : Notre but principal n’est pas de grandir à tout prix, cela se fait tout seul.

Notre souhait est d’être et de rester ancrés sur notre territoire et de continuer à apporter de la joie, du bien-être, de la convivialité à nos adhérents, et quand cela est possible, d’aider nos sportifs à performer et à devenir des champions… Nous comptons déjà plusieurs champions nationaux et internationaux dans plusieurs disciplines, et nous ne ménageons pas nos efforts pour en avoir de nouveaux.

À contre-courant d’un monde pressé, une émission francophone propose depuis 2019 une autre manière de vivre la musique. Une traversée sensible, humaine… et profondément nécessaire.

Il y a des musiques que l’on écoute distraitement. Et puis il y a celles qui vous arrêtent.

Un instant. Une émotion. Une image qui surgit.

Et si, finalement, le vrai luxe aujourd’hui… c’était simplement d’écouter ?

Une émission née d’un besoin simple : ralentir

Quand j’ai créé La Croisière Folk en 2019, je ne cherchais pas à lancer une émission de plus.

Je voulais créer un espace.

Un espace où la musique ne serait pas consommée à toute vitesse.
Un espace où l’on prendrait le temps.

Chaque semaine, pendant 60 minutes, l’émission explore les multiples visages du folk : des traditions anciennes aux créations contemporaines, de l’Irlande aux États-Unis, en passant par mille autres escales.

Mais au fond, ce n’est pas qu’une question de styles , c’est aussi une question de regard

Le folk, un langage universel

Au fil des émissions, une évidence s’est imposée.

Le folk n’est pas un genre. C’est un lien.

Un lien entre les cultures. Un lien entre les époques. Un lien entre les personnes.

Une chanson irlandaise peut faire écho à une ballade américaine.
Un morceau contemporain peut prolonger une tradition vieille de plusieurs siècles.

Et vous, avez-vous déjà ressenti cela en écoutant une musique ?

Laisser la musique respirer

À la radio, on parle souvent beaucoup. Parfois trop.

Dans La Croisière Folk, j’ai fait un choix : être là… sans être envahissant.

Accompagner , Relier , Mais surtout laisser la musique exister.

Parce que ce sont les chansons qui disent l’essentiel.

Une aventure qui dépasse les frontières

Aujourd’hui, La Croisière Folk est diffusée sur 14 radios et disponible sur plusieurs plateformes comme Deezer, Amazon Music, Hearthis et Radioline.

Chaque mois, entre 37 000 et 80 000 auditeurs embarquent dans ce voyage.

Mais au-delà des chiffres, il y a surtout des messages.

Des auditeurs qui écrivent. Qui partagent. Qui racontent ce que la musique leur a fait ressentir.

Et vous, où écoutez-vous la musique ? Chez vous ? En voiture ? En marchant ?

Ce que les chiffres ne disent pas

Une partie de cette aventure reste invisible. Les écoutes en radio, les rediffusions, les moments partagés sans trace… tout cela échappe aux statistiques.

Mais c’est bien réel.

Un morceau qui vous accompagne toute la journée. Une émotion qui reste.

Est-ce que tout doit vraiment être mesuré ?

Des festivals à raconter, des émotions à transmettre

Au fil du temps, La Croisière Folk s’est aussi rapprochée des artistes, des festivals, des événements.

Car un concert, une fête médiévale, une scène en plein air… ce n’est pas qu’un programme.

C’est une ambiance.
Des visages.
Une énergie.

Et raconter cela, c’est prolonger l’expérience.

bearded student with backpack touching wireless headphones of blonde friend on blue

Et si on changeait notre façon d’écouter ?

Dans un monde où tout va vite, prendre une heure pour écouter peut sembler presque… subversif.

Et pourtant.

C’est peut-être là que réside quelque chose d’essentiel.

Prendre le temps.
Se laisser toucher.
Être simplement présent.

Une invitation

La Croisière Folk n’est pas seulement une émission.

C’est une invitation.

À ralentir.
À écouter autrement.
À se reconnecter à des musiques qui parlent d’humanité, de mémoire et de partage.

Et vous, quelle est la dernière chanson qui vous a vraiment touché ?
Prenez-vous encore le temps d’écouter… vraiment ?

La Croisière Folk c’est plus qu’une émission , c’est une rencontre.

Podcast : https://hearthis.at/la-croisiere-folk/

Facebook : https://www.facebook.com/Lacroisierefolk/

Contacter “La Croisière Folk” : lacroisierefolk@yahoo.com

Liste des Radio qui diffusent « La Croisière Folk »

Radio Alma : Le lundi à 11 hrs sur 100.9 et en DAB+ (http://www.radioalma.be/)

Radio Antasia : 14 hrs (du lundi au samedi – Reddifusions) et le dimanche à 20 hr (https://radioantasia.fr/)

Radio Beaujolais International (https://radiobi.fr/) Le mardi à 20 hr

Radio RDM : Lundi à 21 hrs :102.7 Fm à Thiaucourt (54) et https://radio-rdm.fr/?page=accueil

Punch Radio : Jeudi 22 hr (https://www.punch-radio.fr/)

Radio Lycée Montessori (RLM) : Dimanche à 14 hr sur https://www.rlmbastia.com/

Radio Trad Grand Est : Le mercredi à 22 hrs et le dimanche à 17 hrs (https://www.radiotrad-grandest.com/)

Radio Marseillette : Le vendredi à 21 hrs (91.8 Fm /101.3 Fm et sur www.marseillettefm.com)

RPL Radio (89,2Mhz et en Dab+ et sur https://www.rpl-radio.fr) Le Dimanche à 14 hr

MG Radio : Le Vendredi à 18 hr (https://mgradio.be/)

Mixx Fm : Le Dimanche à 16 hr sur 107.6 fm (Charleroi) et en DAB à Charleroi/La Louvière/Mons.Aussi sur https://mixxradio.be et mixxfm.be et aussi : https://www.radioline.co/fr , https://tunein.com et https://www.maradio.be

Radio Prima : Jeudi à 21 Hrs sur 107.4 Fm et en DAB+ à Liège. Aussi sur https://www.radioline.co/fr , https://tunein.com et https://www.maradio.be

Proxiradio : https://proxiradio.eu :Le Dimanche à 18 hr

Zic One Radio : Vendredi à 20 hr (https://ziconeradio.be/)

La Chanson de la Croisière Folk

La Chanson de La Croisière Folk

Voila les paroles pour vous permettre de chanter fort vous aussi !

Y’a des musiques qui marchent dans la poussière,

Y’a des chansons qui roulent sur la terre.

Et puis y’a le folk, simple et droit,

Un vieux copain qui parle bas.

Moi je mets le son, je largue les amarres :

La Croisière Folk, et ça démarre.

La Croisière Folk, c’est pas un musée,

C’est un cœur qui bat, c’est une voix cabossée.

La Croisière Folk, c’est pas figé,

C’est une histoire qu’on relance, un feu qu’on va rallumer.

Entre les racines et le large,

On garde le cap, on tourne la page,

Et tant qu’on a des choses à chanter,

On va continuer.

On dit : “faut que ça reste pur”,

Que ça sente le bois, la corde qui dure.

Mais le folk, c’est vivant, ça bouge,

Ça écoute l’époque, et puis ça la joue.

Pas besoin de cadenas sur la musique :

La Croisière Folk garde le folk en mouvement.

La Croisière Folk, c’est pas un musée,

C’est un cœur qui bat, c’est une voix cabossée.

La Croisière Folk, c’est pas figé,

C’est une histoire qu’on relance, un feu qu’on va rallumer.

Entre les racines et le large,

On garde le cap, on tourne la page,

Et tant qu’on a des choses à chanter,

On va continuer.

Newport soixante-cinq, tu te rappelles ?

Dylan branche, et tout devient électrique.

Y’en a qui crient “trahison !”,

Y’en a qui disent “révolution !”.

Le folk, c’est ça : ça tire, ça tend,

Et La Croisière Folk avance, droit devant.

C’est quoi “le vrai”, au fond ?

Une règle, un drapeau, un vieux plafond ?

Ou juste un frisson quand ça sonne,

Et qu’on se retrouve dans la même chanson…

Tradition, americana, celte, chanson,

On aime les racines, on aime l’horizon.

Des voix nouvelles, des histoires à hauteur d’humain,

Un bateau qui repart, même quand c’est loin.

Si t’as besoin d’un endroit qui fait du bien :

La Croisière Folk, et tu reviens.

La Croisière Folk, c’est pas un musée,

C’est un cœur qui bat, c’est une voix cabossée.

La Croisière Folk, c’est pas figé,

C’est une histoire qu’on relance, un feu qu’on va rallumer.

Entre les racines et le large,

On garde le cap, on tourne la page,

Et si tu veux embarquer ce soir, c’est clair :

La Croisière Folk, bienvenue à bord.

François Deblaye : Un Voyage Musical et Humain

François Deblaye, un nom qui résonne dans le monde de la musique et de la communication, incarne une carrière riche en rebondissements et en émotions. Chanteur à ses débuts, il a su naviguer avec brio entre les scènes musicales et les coulisses du spectacle, devenant un attaché de presse respecté. Cet article explore son parcours fascinant, ses rencontres marquantes et son engagement envers l’art et la culture.

Les Débuts : Une Passion Héritée

François Deblaye voit le jour en Haute-Gironde, où il grandit dans une atmosphère musicale. Son père, un musicien local, lui transmet sa passion pour la scène. Dès son plus jeune âge, François chante dans l’orchestre de son père, participant à des bals populaires qui marquent ses débuts. Cette immersion précoce dans le monde de la musique façonne son identité artistique.

Une Éducation Musicale

Entre 1982 et 1983, François fait ses premières armes sur scène, apprenant les bases de la musique et du spectacle. Cependant, la vie le conduit à Châlons-en-Champagne pour son service militaire, où il est recruté comme chanteur dans l’orchestre de l’armée. Ce tournant le pousse à quitter sa Gironde natale, mais il ne perd jamais de vue son rêve de devenir artiste.

L’Appel de Paris

En 1985, François, désormais connu sous le nom de François Deblaye, s’installe à Paris. Avec des rêves plein la tête, il se lance dans la scène musicale parisienne. Son premier 45 tours, réalisé avec Guy Thomas, est un succès, le plaçant parmi les artistes prometteurs de l’époque. Il partage la scène avec des noms tels que Florent Pagny et Noir Désir, marquant le début d’une carrière musicale prometteuse.

L’Ascension : De Chanteur à Attaché de Presse

Malgré un début de carrière musical prometteur, François ressent un appel plus fort pour la communication. Son intérêt pour la mise en avant des artistes le pousse à changer de cap et à devenir attaché de presse. Cette décision marque un tournant dans sa vie professionnelle.

La Vie de Bohème

À Paris, François vit une vie de bohème, chantant en première partie de vedettes et participant à des émissions télévisées. Son succès avec des titres comme « Mademoiselle Louise » lui permet de se faire un nom dans le milieu. Cependant, il choisit de se concentrer sur la communication, mettant son talent au service des autres artistes.

Un Rôle Clé dans le Spectacle

François s’installe au Théâtre du Gymnase, où il devient l’homme de confiance de nombreux artistes. Il gère la communication de figures emblématiques comme Patrick Sébastien et Chantal Ladesou. Son rôle d’attaché de presse lui permet de décrocher des passages télé et de gérer les egos des artistes, devenant ainsi un acteur incontournable des coulisses du spectacle.

Une Rencontre Marquante : Michou

L’une des rencontres les plus significatives de la vie de François est celle de Michou, le célèbre « Prince Bleu de Montmartre ». Cette amitié, née en 2011, transforme non seulement sa carrière, mais aussi sa vie personnelle. François devient l’attaché de presse de Michou, l’aidant à retrouver une visibilité médiatique.

Une Renaissance Médiatique

Sous l’expertise de François, Michou et son cabaret connaissent une seconde jeunesse. François organise des événements, des déjeuners pour les personnes âgées, et initie Michou aux réseaux sociaux. Leur complicité se renforce, et François devient un confident précieux pour l’artiste.

Un Héritage Émotionnel

La relation entre François et Michou va au-delà du professionnel. François évoque avec émotion les derniers moments passés avec Michou, soulignant l’impact profond que cette amitié a eu sur sa vie. Michou, décédé en 2020, laisse un héritage indélébile dans le cœur de François.

L’Amour et la Création : François et Sandy

La Saint-Valentin est l’occasion de parler de l’histoire d’amour entre François et Sandy LR, une Normande qui partage sa passion pour la musique. Leur rencontre, orchestrée par Michou, donne naissance à un projet artistique commun : « Les Amoureux du Sacré-Cœur ».

Une Collaboration Artistique

Sous l’impulsion d’Alain Turban, François et Sandy reprennent une chanson dédiée à Montmartre. Leur duo, qui se forme pendant le confinement, aboutit à un album de treize titres, mêlant leurs voix et leurs talents. Ce projet artistique représente pour François un retour à ses premières amours musicales.

Une Évolution Personnelle

François, en tant qu’artiste, trouve une nouvelle voie à travers cette collaboration. Il se rappelle avec nostalgie de ses débuts en tant que chanteur, tout en embrassant son rôle d’attaché de presse. Cette dualité enrichit son parcours et lui permet de continuer à évoluer dans le monde de la musique.

Un Engagement Actuel : Entre Création et Communication

Aujourd’hui, François Deblaye est un homme aux multiples facettes. En plus de gérer la communication d’Olivier Villa, il continue de créer. Son single « L’autre côté de la rivière » et la coécriture de « Ton anniversaire » avec Pierre-Jean Chalençon témoignent de son engagement artistique.

Un Retour aux Sources

François n’oublie pas ses racines girondines. Il revient régulièrement sur sa terre natale pour soutenir des projets locaux, comme l’enregistrement d’un medley de chansons d’amour des années 70-80. Cet engagement envers sa communauté montre son attachement à ses origines.

Une Vie Équilibrée

François Deblaye incarne l’équilibre entre la création artistique et la communication. Son parcours, marqué par des rencontres significatives et des choix audacieux, témoigne de sa passion pour la musique et son désir de partager cette passion avec le monde.

Un Voyage Musical et Humain

François Deblaye est bien plus qu’un simple attaché de presse ou un chanteur. Son parcours est une ode à la musique, à l’amitié et à l’amour. En naviguant entre les rives de la création et de la communication, il continue d’inspirer ceux qui croisent son chemin. Que ce soit à travers ses chansons ou son engagement, François Deblaye chante la vie et l’amour, avec une authenticité qui touche le cœur.

À Court-Saint-Étienne, une association belge redonne ses lettres de noblesse aux plantes médicinales, entre exigence documentaire, transmission critique et respect du vivant

À l’heure où beaucoup cherchent des réponses plus naturelles, plus durables et plus humaines en matière de santé, l’herboristerie suscite un regain d’intérêt évident. Mais entre effets de mode, approximations et conseils glanés à la volée sur internet, il devient urgent de redonner à ces savoirs un cadre sérieux, accessible et réfléchi. À Court-Saint-Étienne, l’asbl Folia Officinalis s’est donné cette mission. Bibliothèque spécialisée, formations, activités de terrain, podcast, ressources documentaires : l’association construit patiemment un espace rare, où les plantes médicinales se découvrent avec curiosité, rigueur et humilité.

Quand le besoin de sens rejoint le besoin de savoir

Le retour en grâce des plantes médicinales n’a rien d’un hasard. Il dit quelque chose de notre époque. Il révèle un désir croissant de reprendre la main sur sa santé, de mieux comprendre les gestes du quotidien, de retrouver une forme d’autonomie, mais aussi de retisser un lien avec le vivant. Dans un monde saturé d’informations, de produits et d’injonctions contradictoires, nombreux sont ceux qui cherchent des repères plus simples, plus ancrés, plus cohérents.

Mais ce retour vers les plantes pose aussi une question essentielle : comment transmettre ces savoirs sans tomber dans la naïveté, la marchandisation ou les recettes toutes faites ? Comment faire dialoguer les traditions, l’observation du terrain et les connaissances scientifiques contemporaines ? Comment parler de soin, de nature et de santé sans céder à l’illusion du remède miracle ?

C’est précisément dans cet espace de questionnement que s’inscrit Folia Officinalis. Installée à Court-Saint-Étienne, l’association belge défend une approche raisonnée, documentée et critique des plantes médicinales et de l’herboristerie. Son ambition n’est pas de faire rêver à bon compte, mais de transmettre. Non pas asséner, mais accompagner. Non pas vendre une vision simplifiée du “naturel”, mais proposer un cadre de compréhension plus riche, plus nuancé, plus responsable.

Une association qui choisit la nuance plutôt que les certitudes

Ce qui distingue Folia Officinalis, c’est sans doute d’abord sa posture. Dans un domaine où les discours peuvent vite devenir flous, approximatifs ou idéologiques, l’asbl revendique un équilibre exigeant. Elle entend centraliser et valoriser une documentation la plus fiable possible sur les plantes médicinales et leurs usages, tout en encourageant l’esprit critique. Elle cherche aussi à faire dialoguer les savoirs populaires issus des traditions du monde avec la recherche scientifique, sans opposer l’un à l’autre, mais sans sanctuariser aucun des deux.

Cette volonté de nuance mérite d’être soulignée. Elle dit beaucoup de la philosophie du projet. Ici, l’herboristerie n’est pas traitée comme une simple nostalgie du passé ni comme une mode bien-être. Elle est envisagée comme un champ de savoirs, de pratiques, de responsabilités et de questionnements. Une matière vivante, complexe, parfois passionnante, qui demande de la curiosité, de la prudence et du discernement.

Folia Officinalis inscrit également son action dans une réflexion plus large sur les enjeux sociaux et environnementaux liés à l’usage des plantes. Derrière une tisane, une teinture mère ou une plante séchée, il y a toujours des réalités concrètes : des modes de culture, des territoires, des filières économiques, des questions de biodiversité, de cueillette, de durabilité, parfois même de surexploitation. En rappelant ces dimensions, l’association élargit le regard et refuse de réduire les plantes médicinales à un simple produit de consommation.

Une bibliothèque comme colonne vertébrale

Le cœur du projet, c’est sans doute sa bibliothèque. Et le simple fait qu’une bibliothèque soit au centre d’une initiative consacrée aux plantes médicinales en dit déjà long. À l’heure des contenus éphémères et des réponses instantanées, Folia Officinalis fait le pari du livre, de la consultation, de la comparaison des sources et du temps long de l’apprentissage.

Son ambition est claire : réunir un maximum d’ouvrages, majoritairement francophones, liés de près ou de loin aux plantes médicinales et à leurs usages. Phytothérapie, botanique, biochimie, pharmacognosie, ethnobotanique, cuisine, histoire, essais… Les thématiques couvertes dessinent un paysage intellectuel vaste, bien au-delà d’une approche purement utilitaire.

Cette bibliothèque est pensée comme un outil concret au service d’un large public. Étudiant·es en herboristerie, en agronomie ou en phytothérapie, naturalistes, amateurs, novices curieux : tous peuvent venir consulter les ouvrages sur place, tandis que les membres adhérents peuvent les emprunter. Ce choix d’ouverture est essentiel. Il traduit une volonté de ne pas confisquer le savoir, mais de le partager.

Dans un monde où la connaissance se fragmente souvent en conseils rapides et en affirmations mal sourcées, cette bibliothèque devient un lieu de respiration. Un lieu où l’on peut prendre le temps de lire, de douter, de vérifier, de croiser les approches. En cela, elle constitue bien plus qu’un simple service : elle est la colonne vertébrale d’une démarche profondément éducative.

Vintage biology student desk

Former à transformer, mais surtout à comprendre

À côté de ce travail documentaire, Folia Officinalis développe une formation en transformation raisonnée des plantes. Là encore, l’intitulé est révélateur. Il ne s’agit pas simplement d’apprendre à “faire” à partir des plantes, mais d’apprendre à le faire avec méthode, avec sens, et avec lucidité.

La formation vise à transmettre une compréhension globale de la transformation des plantes médicinales. Elle met l’accent sur l’autonomie, la rigueur et l’esprit critique. Les participants sont invités à développer une pratique qu’ils puissent évaluer avec discernement, en fonction des besoins, des contextes, des usages et des limites des méthodes employées.

Cette approche change tout. Elle déplace l’attention du geste spectaculaire vers la compréhension profonde. Elle rappelle que transformer une plante ne consiste pas seulement à appliquer une recette, mais à connaître ses propriétés, à choisir la bonne méthode, à comprendre les solvants, à situer l’usage visé, à identifier les biais possibles, à reconnaître aussi les limites de sa propre pratique.

Proposée sous forme de cycles de 11 matinées, à raison de petits groupes, cette formation reste volontairement à taille humaine. Elle s’adresse prioritairement à des personnes déjà un peu averties, tout en restant accessible aux débutants motivés, pour peu qu’ils soient prêts à entrer dans une démarche sérieuse. Là encore, Folia Officinalis fait le choix de la qualité plutôt que du volume, de la profondeur plutôt que du simple vernis.

Des activités pour faire circuler les savoirs

L’association ne se limite pas à ses rayonnages ni à sa formation. Elle fait vivre les savoirs à travers une série d’activités régulières : ateliers pratiques, conférences thématiques, balades naturalistes, séances d’échanges sur des questions liées à l’herboristerie. À cela s’ajoutent des présences lors d’événements comme le Festival en Vrac, la Fête des Simples ou la Fête aux Herbes, ainsi qu’une vente annuelle de plantes comestibles et médicinales organisée en partenariat avec des pépiniéristes wallons.

Ce programme dit beaucoup de l’identité de Folia Officinalis. L’asbl ne veut pas seulement conserver, documenter ou théoriser. Elle veut faire circuler, mettre en relation, transmettre autrement. Elle crée des espaces où l’on peut apprendre avec les livres, bien sûr, mais aussi avec les saisons, les paysages, les discussions et les gestes.

Cette dimension conviviale est importante. Car la transmission des savoirs liés aux plantes ne passe pas uniquement par des contenus savants. Elle s’enrichit du collectif, de l’observation partagée, de l’expérience, du dialogue entre personnes venues d’horizons différents. En cela, Folia Officinalis assume pleinement sa vocation de carrefour. Un lieu où se croisent les savoirs, mais aussi les sensibilités et les parcours.

Composition with beautiful dried flowers, book and vintage camera on wooden table

Un site ressource contre la confusion numérique

Le travail de l’association se prolonge aussi en ligne. Folia Officinalis a développé un site ressource pensé comme un véritable point d’appui pour le public francophone, en particulier en Belgique. On y trouve des ressources numériques sélectionnées, un annuaire des acteurs de l’herboristerie, un comparatif des formations, des informations pratiques, ainsi qu’un blog nourri de lectures, de recettes et de réflexions.

Dans l’absolu, cela peut sembler banal. En réalité, c’est un travail précieux. Car dans le domaine des plantes médicinales, internet est aussi un territoire de grande confusion. Conseils approximatifs, contenus commerciaux déguisés en information, promesses excessives, simplifications dangereuses : le tri devient un enjeu central.

En se donnant pour mission de sélectionner, structurer et transmettre des informations sans logique d’incitant commercial, Folia Officinalis joue un rôle de médiation particulièrement utile. L’association ne se pose pas comme une autorité qui trancherait tout, mais comme un lieu de repérage, d’orientation et de réflexion. Elle aide à mieux s’informer, donc à mieux choisir. Et, finalement, à mieux agir.

Le podcast, prolonger la conversation

Dans la même logique, Folia Officinalis a lancé un podcast amateur destiné à partager plus largement ses explorations et ses interrogations autour de l’herboristerie. Là encore, le projet est cohérent avec le reste : il ne s’agit pas d’imposer une parole verticale, mais d’ouvrir un espace de diffusion et de questionnement.

Parmi les premiers épisodes figure un sujet consacré à la cueillette en Wallonie, et à la réglementation qui encadre cette pratique pour les cueilleurs amateurs comme professionnels. Le choix du thème est révélateur. Il montre que l’association ne sépare jamais l’enthousiasme pour les plantes de la connaissance du cadre dans lequel cet enthousiasme doit s’inscrire.

Le podcast permet aussi de toucher d’autres publics, d’ouvrir les réflexions au-delà des murs de la bibliothèque, et de faire entendre une voix singulière dans un paysage médiatique où la question des plantes médicinales est souvent traitée de manière superficielle. Par sa simplicité et sa sincérité, il prolonge l’esprit de l’asbl : accessible, curieux, concret, exigeant

Lien d’écoute des podcasts : https://podcast.ausha.co/vox-officinalis

Une aventure collective, portée par des visages engagés

Derrière Folia Officinalis, il y a aussi des personnes. Des visages, des compétences, une énergie quotidienne. Parmi eux, Chloé Darge, l’une des fondatrices de l’asbl, joue un rôle central dans la coordination, la communication et la gestion journalière. Romaniste de formation, elle incarne cette envie de faire circuler les savoirs et de favoriser les échanges autour des plantes médicinales.

À ses côtés, Nicolas Bariaux apporte sa passion pour l’histoire, la transformation et la législation des plantes. Très impliqué dans la formation, le podcast et la rédaction d’articles, il contribue à donner à l’association sa profondeur intellectuelle autant que sa dimension pratique.

L’asbl peut aussi compter sur des bénévoles qui participent à l’animation des activités, aux permanences de la bibliothèque, aux temps festifs ou à certaines tâches administratives. Cette présence discrète, mais essentielle, rappelle qu’un projet comme celui-ci ne repose pas seulement sur une idée forte. Il repose aussi sur du temps donné, de la fidélité, des coups de main, une confiance partagée.

Les membres adhérents, eux aussi, jouent un rôle décisif. Par leur cotisation annuelle, ils soutiennent la vie de l’association et permettent notamment l’enrichissement constant du fonds documentaire. Là encore, Folia Officinalis donne à voir une économie modeste, mais cohérente : une structure qui grandit non par effet de communication, mais par enracinement patient.

Réapprendre à habiter le vivant

Ce que construit Folia Officinalis dépasse finalement le seul cadre de l’herboristerie. L’association propose une autre manière d’entrer en relation avec le savoir, avec le soin, avec le territoire et avec le vivant. Elle rappelle que connaître une plante, ce n’est pas seulement savoir à quoi elle “sert”. C’est aussi comprendre d’où elle vient, comment elle pousse, comment on la cueille, comment on la transforme, dans quelles limites on l’utilise, et dans quel monde économique, écologique et culturel elle circule.

Dans cette perspective, l’herboristerie devient bien plus qu’une pratique. Elle devient une école de l’attention. Une manière de ralentir, de mieux observer, de mieux relier. Une manière aussi de résister à une époque qui pousse souvent à consommer vite, à croire sans vérifier, à simplifier ce qui mérite d’être pensé.

À Court-Saint-Étienne, Folia Officinalis fait ce pari, à la fois modeste et ambitieux : remettre de la conscience, de la méthode et du collectif dans notre rapport aux plantes médicinales. Dans un monde en quête de sens, ce n’est pas une petite chose. C’est même peut-être l’une des formes les plus concrètes d’écologie du quotidien.

Une herboristerie du lien, du discernement et de l’avenir

Il y a, dans cette association, quelque chose de profondément apaisant et stimulant à la fois. Apaisant, parce qu’elle refuse les excès, les injonctions et les certitudes faciles. Stimulant, parce qu’elle invite chacun à apprendre, à questionner, à expérimenter avec sérieux. Folia Officinalis ne promet pas des solutions magiques. Elle propose mieux : un chemin de compréhension.

À l’heure où tant de discours sur la santé naturelle oscillent entre engouement simplificateur et méfiance caricaturale, l’asbl wallonne trace une voie plus féconde. Une voie où la connaissance ne se sépare pas de la prudence, où la transmission ne renonce pas à l’esprit critique, où le respect des traditions n’empêche ni la vérification ni l’actualisation.

Folia Officinalis apparaît ainsi comme un acteur précieux du paysage associatif belge francophone. Un lieu où l’on redonne aux plantes médicinales leur densité, leur histoire, leur complexité. Un lieu où l’on comprend que prendre soin du vivant commence peut-être par cela : apprendre à le connaître avec patience, intelligence et humilité.

Pour en savoir plus

Site Internet : https://folia-officinalis.be

Facebook : https://www.facebook.com/FoliaOfficinalis

Instagram : https://www.instagram.com/foliaofficinalis/

Linkedin : https://www.linkedin.com/company/folia-officinalis-asbl/posts/

Youtube : https://www.youtube.com/@FoliaOfficinalisASBL

PODCAST : Folia Officinalis, transmettre les savoirs des plantes

Sylvie de jimagine : Bonjour Martine, Bienvenue sur  jimagine.org, pouvez-vous vous présenter en quelques lignes ?

Martine Lorenzi Zelnik : Bonjour Sylvie, je m’appelle Martine et je suis originaire de la région parisienne. Depuis mon enfance, je suis passionnée de peinture. En 1999 j’achète un local à Condrieu (Rhône) créant un atelier/boutique de peinture et de décoration, essentiellement sur bois assorti de cours de médiations artistiques. Le Bois qui chante est né !

Sylvie de jimagine : Vous êtes artiste peintre plasticienne, pouvez-vous nous parler de votre univers professionnel ?

Martine Lorenzi Zelnik : Il est avant tout artistique. A la tête de mon atelier, je suis désormais libre de toute création et d’exposition.

Mon travail consiste à rechercher sans cesse des moyens nouveaux d’exprimer ce qui m’est essentiel.

Ma grande toile « la dérive des continents » est issue d’un travail nommé « mais où va le monde »

J’aime toujours peindre sur des objets du patrimoine, meubles, coffres, armoires, seaux, pots à lait. En les décorant, je leur permet de retrouver une nouvelle vie et ils sont les témoins d’une époque passée. 

J’expose aussi d’autres artistes/artisans au sein de la galerie de mon atelier.

Ces expositions sont un moyen de partager et de mettre en lumière des artistes émergents.

J’ai aussi créé il y a dix ans une association afin de valoriser les acteurs de la création,  ainsi que les endroits où ils exercent (tout en restant local, en proximité avec Condrieu). A ce titre, mon atelier est également le siège de manifestations culturelles telles que petits concerts, séances de dédicaces de livres, lectures, moments de contes. 

Je donne également des cours  à des enfants et  à des adultes

Je travaille aussi avec des personnes handicapées pour qui l’expression artistique est importante, cela leur permet de s’épanouir  et de retrouver un sourire

Sylvie de jimagine : Quelles sont vos influences musicales ?

Martine Lorenzi Zelnik : J’aime tous les styles de musique :  chansons françaises, pop, rock, grands groupes intemporels, classique (prédilection pour Bach) et beaucoup de jazz qui me dynamise en travaillant.

Sylvie de jimagine : Quelle est votre actualité pour 2026 ?

Martine Lorenzi Zelnik : Pour 2026 je change d’organisation pour cette saison à partir de la rentrée d’automne, et je recherche des expositions.

Mon programme est basé sur du travail personnel, des recherches et expérimentations au sein de mon atelier,  et mon souhait est d’exposer davantage, de sortir du périmètre local, d’échanger avec d’autres artistes,  mais aussi d’en exposer certains dans la partie  galerie de mon atelier. 

Sylvie de jimagine : Comment pouvons nous vous contacter ?

Martine Lorenzi Zelnik : Vous pouvez me contacter par mail  martinelorenzizelnik@gmail.com

 Facebook : Le Bois qui chante atelier d’art à Condrieu

Instagram : Le Bois qui chante Martine Lorenzi Zelnik

Je serai  bientôt  sur la page « artistes contemporains » de la Maison des artistes de Paris,  et je travaille aussi à la recréation  d’un site internet, vitrine de mon travail.  

Depuis 1969, l’asbl belge Mains Unies défend une idée simple et ambitieuse : créer des espaces où l’on prend le temps de vivre, de partager et de construire du lien. Son concept emblématique, le Vilaret, propose depuis des décennies des vacances communautaires en pleine nature, à rebours des séjours standardisés et de la consommation touristique classique. À travers cette formule singulière, l’association fait vivre bien davantage qu’un temps de repos : une expérience collective, humaine et profondément cohérente.

Dans un paysage où les vacances sont souvent pensées comme un produit à acheter, calibré, balisé, animé et consommé, Mains Unies fait figure d’exception. L’association, installée à Ottignies–Louvain-la-Neuve et active depuis plus d’un demi-siècle, propose une autre voie : celle de séjours participatifs, sobres, conviviaux, où chacun contribue à la vie commune. Sur son site, l’asbl se présente comme porteuse de « loisirs participatifs et solidaires » et rappelle que son action ne se limite pas à l’été : elle organise aussi, tout au long de l’année, des activités de rencontre, de partage et d’expression.

Des vacances, oui mais pas comme les autres

Le cœur battant de Mains Unies, ce sont les Vilarets. Le mot intrigue, mais l’idée est limpide : proposer des vacances communautaires où l’on vit ensemble sans renoncer à sa liberté. Sous tente ou en gîte, dans des lieux choisis pour leur beauté naturelle et leur capacité à favoriser l’évasion comme les rencontres, les participants ne sont pas de simples consommateurs de séjour. Ils en deviennent les acteurs. Le principe est clair : chacun prend une part active à la réussite de la semaine, dans le respect d’un état d’esprit fondé sur la solidarité, la simplicité et la convivialité. C’est sans doute là que réside la singularité de Mains Unies. Le Vilaret n’est ni une colonie, ni un club de vacances, ni une retraite à thème. Il n’y a pas de personnel salarié chargé de divertir les vacanciers du matin au soir. Il y a, au contraire, une organisation légère, largement bénévole, et une confiance accordée à l’intelligence collective. On vient avec ses bagages, bien sûr, mais aussi avec un peu de temps, d’attention, d’énergie, parfois une chanson, une balade à proposer, un jeu, un atelier, un talent ou simplement l’envie de donner un coup de main.

Une microsociété à taille humaine

Décrire un Vilaret, c’est presque décrire une petite société idéale, mais sans grands discours ni effets de tribune. Une société à taille humaine, concrète, imparfaite sans doute, mais vivante. Les repas se préparent en équipe. Les tâches collectives sont assumées à tour de rôle. Les sanitaires sont entretenus par les participants eux-mêmes. À table, il n’y a pas de places réservées. On s’assied ici ou là, on parle avec de nouvelles personnes, on apprend à connaître les autres au fil des jours. La rencontre n’est pas un supplément d’âme : elle est au cœur du fonctionnement même du séjour. Ce modèle peut surprendre celles et ceux qui associent encore les vacances au confort maximal et à la délégation de toute contrainte. Mais c’est justement cette implication partagée qui fait la richesse du projet. Éplucher des légumes, mettre la table, débarrasser, nettoyer, organiser une activité, veiller à la bonne marche d’un moment collectif : autant de gestes simples qui deviennent ici des occasions de créer du lien. Ce que Mains Unies semble avoir compris depuis longtemps, c’est que la convivialité ne se décrète pas. Elle se construit, souvent dans les détails, dans le faire-ensemble, dans ces moments modestes où les barrières tombent sans bruit.

Le lien, avant tout

Le nom même de l’association raconte quelque chose de son identité. “Mains Unies” renvoie à l’image des danses folk, à ces mains qui se rejoignent dans le mouvement, mais aussi à une vision plus large : celle d’une communauté humaine qui se construit avec et pour chacun. L’association revendique un projet résolument tourné vers l’humain, le pluralisme, le partage et le développement d’une citoyenneté co-responsable. Elle met en avant des valeurs telles que le respect des différences, la solidarité, la responsabilité, la simplicité et la liberté d’être soi. Dans un monde traversé par les replis identitaires, l’entre-soi algorithmique et les formes multiples d’isolement, cette ambition n’a rien d’anodin. Mains Unies se présente comme un lieu d’ouverture, de rencontre entre générations et entre parcours différents. L’association dit vouloir rassembler des personnes venues d’horizons divers, dans une logique de dialogue plutôt que d’uniformité. Elle insiste aussi sur un cadre clair : refus des abus de pouvoir, du prosélytisme, du noyautage et des logiques d’exclusion. Autrement dit, l’ouverture n’est pas ici un slogan vague, mais une exigence pratique.

Une écologie vécue, pas affichée

L’autre dimension importante du projet, c’est son rapport à l’écologie. Là encore, pas de grands effets d’annonce, mais une série de pratiques concrètes : consommation locale, alimentation la plus saine possible, tri, compost, attention portée à l’eau, sobriété dans l’usage des ressources. Le Vilaret ne prétend pas sauver le monde à lui seul, mais il propose une expérience où l’on peut éprouver, très concrètement, qu’une autre manière de vivre est possible — plus simple, plus sobre, parfois plus joyeuse aussi. Cette cohérence mérite d’être soulignée. Trop souvent, les discours sur la transition écologique restent abstraits ou culpabilisants. Chez Mains Unies, ils semblent passer par l’expérience. On apprend moins par injonction que par immersion. En vivant quelques jours dans un cadre où l’on partage les tâches, où l’on limite le superflu, où l’on privilégie le collectif et le local, chacun peut éprouver physiquement ce que recouvrent des mots comme responsabilité, sobriété ou cohabitation harmonieuse.

Chants, contes, balades et danses folk

Réduire Mains Unies à une simple organisation de vacances serait pourtant incomplet. L’asbl revendique aussi une vie associative à l’année, faite de danses folk, de chants, de contes, de balades, d’ateliers créatifs et de temps de réflexion. Son agenda public montre d’ailleurs une présence sur différents événements et festivals, tandis que des pages dédiées au bénévolat rappellent l’importance des volontaires dans la continuité du projet. Des sources extérieures mentionnent depuis longtemps la place particulière occupée par les danses folk dans l’histoire de l’association et dans la vie des Vilarets. Ce détail n’en est pas un. Car la culture, chez Mains Unies, ne semble pas cantonnée au rôle d’animation annexe. Elle participe à la qualité du lien. Chanter ensemble, raconter, danser, marcher, écouter : ce sont des façons de faire communauté sans passer uniquement par la parole militante ou les grands principes. Il y a dans cette démarche quelque chose de très précieux : la conviction que le collectif se nourrit aussi de plaisir, de beauté, de jeu, d’imprévu.

Une fidélité qui en dit long

Un autre signe de la force du projet, c’est sa durée. Une association née en 1969, toujours active en 2026, avec un concept de séjour qui continue à être proposé et réinventé, ne tient pas seulement grâce à la nostalgie. Elle dure parce qu’elle répond à un besoin réel. Le site officiel met en avant près d’un demi-siècle d’existence, et d’anciennes présentations publiques évoquent les Vilarets comme des rendez-vous intergénérationnels capables de réunir enfants, adolescents, adultes et grands-parents. Cette longévité dit quelque chose de la pertinence du modèle. À l’heure où beaucoup cherchent des formes de vie plus denses, plus sobres, moins solitaires, Mains Unies apparaît comme une réponse discrète mais solide. Pas une utopie théorique, plutôt une utopie mise en pratique, semaine après semaine, activité après activité, main après main. Le Vilaret n’efface pas les différences, il ne promet pas l’harmonie parfaite, il ne vend pas une parenthèse enchantée hors du réel. Il propose mieux : une expérience temporaire de vie commune, assez libre pour respirer, assez organisée pour tenir, assez simple pour rester accessible.

Une autre idée du progrès

Au fond, ce que raconte Mains Unies, ce n’est pas seulement une manière différente de partir en vacances. C’est une certaine idée du progrès humain. Une idée qui ne repose ni sur l’accumulation, ni sur la performance, ni sur le confort achevé, mais sur la capacité à vivre avec d’autres, à partager des ressources, à respecter les rythmes de chacun, à faire place à la fois au collectif et à l’autonomie. Dans une époque souvent saturée de bruit, de vitesse et de segmentation, cette proposition a quelque chose de presque radical.

Il y a, dans l’esprit des Vilarets, une forme de résistance douce. Résistance à l’individualisme obligatoire. Résistance aux loisirs consommés comme des produits jetables. Résistance aussi à la croyance selon laquelle le lien social relèverait de l’accessoire. Mains Unies rappelle, en actes, qu’il peut exister des lieux où l’on vient non seulement pour se reposer, mais pour se relier. Et peut-être, au passage, pour se retrouver un peu soi-même.

Si les vacances disent quelque chose d’une société, alors les Vilarets racontent une aspiration profonde : celle d’un monde plus simple, plus attentif, plus solidaire. Un monde qui ne serait pas parfait, mais habitable. Et cela, en soi, mérite qu’on s’y arrête.

Informations et inscriptions : Pour en savoir plus ou vous inscrire :

  • Site web : https://www.mainsunies.be
  • Facebook : https://www.facebook.com/vilaret.mu
  • Contact : Rue du Pachis 15 à1348 Ottignies Louvain-la-Neuve (Belgique)
    tél. – portable : +32 495 34 92 15 ou +32 479 52 18 36

Podcast : Mains Unies, une autre idée des vacances

Entretien avec Rafou chanteur et musicien

Sylvie de Jimagine : Bonjour Rafou, bienvenue sur jimagine.org, pouvez-vous vous présenter en quelque lignes ? 

Rafou : Bonjour Sylvie, Rafou, guitariste chanteur et compositeur.

Moitié punk, moitié bohème, j’aime les chansons qui touchent sans se prendre au sérieux.

Sylvie de Jimagine : Vous êtes chanteur et musicien, pouvez vous nous parler de votre univers professionnel ?

Rafou : Je fais des chansons composées ou  reprises, depuis plus de 20ans, principalement en m’accompagnant  à la guitare.

Je joue des ambiances de proximité : bars, associatif, maisons de retraite, fêtes en tout genre…

Généralement, je commence mes concerts par des compositions au début pour les curieux, puis des reprises qui fédèrent.

A la fin, tout le monde fini par chanter, voire danser si la fête se poursuit !

Je suis équipé pour tous terrains de petites et moyennes jauges 

Les budgets des bars permettent tout juste de déclarer mes cachets d’intermittent du spectacle.

Heureusement il y a souvent  des copains et copines qui reviennent dans mon public, et des camarades chanteuses ou instrumentalistes à inviter (cajon, guitare, basse…)

Depuis peu j’ai un projet en duo avec une chanteuse et violoniste (« Juli sans E ») qui se lance. C’est l’occasion de jouer au chapeau, en cherchant ce qui nous fait plaisir.

Par ailleurs, je suis prof de guitare, chanson et cajon, à mon compte.

Je suis dans un local situé à St Genis Laval en agglomération  de Lyon. 

Via l’association  Pagaille Productions, j’anime un réseau social d’amateurs et animatrices de chansons. 

J’anime des scènes ouvertes, et on propose des services de montage audio/vidéo pour de la petite diffusion. 

Sylvie de Jimagine : Quels sont les artistes que vous écoutez le plus, quelles sont vos influences musicales ?

Rafou : J’ai grandi avec Renaud, Brassens, France Gall, du punk, du reggae, des musique du monde, les Ogres de Barback, la Rue Ketanou.

Ma devise : pas trop sérieux, toujours sincère.

Je chante ce qui me parle, m’amuse ou m’émeut.

En dehors des chansons qui me font travailler intérieurement, je n’écoute pas beaucoup de chansons à texte : j’ai besoin de reposer mon cerveau.

Le matin je me lève avec de la Folk américaine, du bluegrass, puis du skate-punk. 

Je passe en une journée de Slaid Cleaves aux Steeldrivers, à NOFX.

J’aime aussi beaucoup le vicking black-métal comme Ensiferum, lourd et puissant.

Côté Rumba, j’adore Labess,  ou Jenny and the Mexicats car ça met la pèche tout en étant  de très bonne influence pour la guitare.

Quand j’invite les gens chez moi, je mets du Bob Marley en arriere-fond.

Sylvie de Jimagine : Quelle est votre actualité pour 2026 ?

Rafou : J’ai des dates au fur et à mesure, par bouche à oreille, la plupart du temps en rencontrant les gérants.

27 mars 2026 concert au Jungle bar à Lyon

28 mars 2026 Scène ouverte « Baz’art de Rêve » à Oulins.

24 avril 2026 Concert au Zest’y bar à St Genis Laval

21 juin 2026 Fête de la musique à St Genis Laval

Sylvie de Jimagine : comment pouvons nous vous contacter ?

Rafou : Vous pouvez me contacter via mes réseaux sociaux Instagram.com/Facebook

VIDEO MEDLEY DE REPRISES

Avec sa campagne de solidarité mondiale, le Secours populaire refuse de choisir entre les détresses d’ici et celles d’ailleurs

Alors que la pauvreté gagne du terrain en France et que les crises internationales s’enchaînent dans une forme de vertige permanent, le Secours populaire français lance son « Printemps de la solidarité mondiale ». Plus qu’une campagne de collecte, l’initiative défend une idée simple et forte : la solidarité ne se divise pas, ne se hiérarchise pas, ne s’arrête pas aux frontières. Pendant deux mois, partout en France, l’association met en lumière ses projets menés avec des partenaires locaux en Europe et dans le monde, pour rappeler qu’en temps de guerre, d’exil, de pénuries et de replis, tendre la main reste un acte profondément politique.

Le premier mérite de cette campagne est de poser clairement le débat. Oui, les besoins sont immenses en France. Oui, la précarité frappe des familles, des retraités, des jeunes, des travailleurs pauvres. Mais non, cela ne peut pas servir de prétexte à l’oubli du reste du monde. Le Secours populaire fait exactement le choix inverse : celui de ne pas opposer les souffrances. Son « Printemps de la solidarité mondiale » entend faire connaître les projets soutenus au-delà des frontières, sensibiliser à la solidarité internationale, inviter le public à y prendre part et collecter les moyens financiers nécessaires pour appuyer ses partenaires en Europe et sur plusieurs continents. La campagne nationale 2026 est annoncée du 23 mars au 15 mai.

Refuser le réflexe du repli

Dans l’air du temps, tout pousse pourtant à l’inverse. La montée des nationalismes, les discours de fermeture, la fatigue sociale, la violence des conflits et le bombardement permanent de mauvaises nouvelles installent peu à peu une forme de repli défensif. On finit par ne plus regarder que ce qui nous touche immédiatement. On dresse, parfois sans s’en rendre compte, une concurrence entre les misères. Comme s’il fallait choisir entre aider son voisin et secourir une population déplacée par la guerre à des milliers de kilomètres. Le Secours populaire refuse ce piège. Dans son dossier de presse, l’association insiste sur un contexte mondial marqué par le racisme, la xénophobie, la haine de l’autre, mais aussi par les inégalités, les crises climatiques et les conflits. Elle y défend une vision du monde dans laquelle la solidarité constitue une réponse à la brutalisation générale des rapports humains. Le propos est net : faire grandir la solidarité, c’est opposer une alternative à l’individualisme et à l’indifférence. Ce n’est pas un supplément d’âme, c’est une ligne de conduite.

Cette position mérite d’être soulignée, parce qu’elle tranche avec une époque qui raisonne trop souvent en termes de tri. Le Secours populaire rappelle au contraire que la solidarité en France, en Europe et dans le monde est, au fond, de même nature. Elle procède d’un même refus de l’humiliation, d’un même souci de dignité, d’une même conviction : aucune détresse humaine ne devient secondaire parce qu’elle se déroule loin de notre regard.

Une solidarité qui ne plaque pas des solutions toutes faites

L’autre force de cette campagne tient à la méthode mise en avant. Le Secours populaire ne présente pas son action internationale comme une aide descendante, décidée d’en haut, exportée clef en main. Son modèle repose sur des partenaires locaux, présents sur tous les continents, qui initient les projets et les mettent en œuvre en fonction des réalités culturelles, sociales et économiques du terrain. L’association française soutient, finance, accompagne, relaie, mais ne se substitue pas à celles et ceux qui vivent au plus près des besoins. Le dossier 2026 insiste clairement sur ce point : il s’agit d’agir dans le respect des habitudes locales et avec le souci constant de développer l’autonomie des populations. Dans le secteur associatif et humanitaire, cette approche n’est pas un détail. Elle change tout. Elle permet d’éviter les recettes plaquées, les projets mal ajustés, les gestes généreux mais inefficaces. Surtout, elle évite le paternalisme. Aider n’est pas décider à la place des autres. Aider, ici, consiste à créer les conditions pour que des femmes, des hommes, des familles et des communautés puissent reprendre prise sur leur propre vie.

Le Secours populaire le dit d’ailleurs avec une formule juste : loin des pratiques d’assistanat, il s’agit de « tendre la main » à des personnes en situation de pauvreté et de précarité, et d’agir avec elles pour qu’elles puissent sortir de leurs difficultés. Cette insistance sur l’accompagnement plutôt que sur la dépendance donne une cohérence forte à la campagne.

L’urgence, quand le monde se défait

Le « Printemps de la solidarité mondiale » arrive dans un moment où les urgences s’empilent. Le dossier de presse cite plusieurs terrains de mobilisation immédiate : Cuba, le Proche et le Moyen-Orient, Madagascar, l’Arménie, l’Ukraine ou encore le Sri Lanka. La liste, à elle seule, raconte un monde fissuré. Elle rappelle aussi une chose essentielle : la solidarité internationale ne relève pas d’un vague idéal, mais d’interventions extrêmement concrètes dans des contextes souvent dramatiques.

À Cuba, le Secours populaire met en avant une crise énergétique d’ampleur, qui désorganise profondément la vie quotidienne et fragilise les structures essentielles. Dans ce cadre, l’association porte un projet d’achat de kits solaires sur place, destinés notamment à des hôpitaux, des écoles, des centres accueillant des enfants vulnérables et des villages isolés. On touche ici à quelque chose de très concret : derrière la technique, il y a la possibilité de maintenir des soins, de faire fonctionner un lieu d’accueil, de redonner un minimum de continuité à des populations prises dans la pénurie.

Au Proche et au Moyen-Orient, la campagne rappelle l’ampleur des drames humains liés aux conflits en cours. Quand les infrastructures de santé sont détruites, quand les déplacements forcés se multiplient, quand des villages se vident et que les enfants grandissent dans l’instabilité, l’aide d’urgence n’est pas un concept. C’est une présence. C’est un approvisionnement. C’est un relais local qui tient malgré l’effondrement ambiant. Là encore, le Secours populaire remet l’humain au centre de réalités trop souvent réduites à un vocabulaire diplomatique ou militaire.

En Ukraine, l’association poursuit un travail à la fois matériel, éducatif et psychologique avec ses partenaires. L’enjeu n’est pas seulement de répondre au choc de la guerre, mais aussi de préserver des possibilités de reconstruction. Cela passe par l’aide aux familles déplacées, par des soutiens concrets à la vie quotidienne, mais aussi par des actions tournées vers l’autonomie et l’accompagnement des enfants. La guerre détruit en profondeur ; la solidarité doit donc, elle aussi, s’inscrire en profondeur.

Rester après l’émotion

C’est d’ailleurs l’un des points les plus intéressants de cette campagne : le Secours populaire ne parle pas seulement d’urgence. Il rappelle aussi qu’au-delà des crises visibles, son action se déploie dans la durée. L’association soutient des projets liés à l’autosuffisance et à la sécurité alimentaire, à l’accès à l’eau et à l’énergie, à l’éducation, aux soins ou encore à des activités génératrices de revenus. Autrement dit, elle ne cherche pas uniquement à répondre au manque immédiat, mais à renforcer la capacité des populations à tenir debout sur le long terme. Cette logique du temps long est capitale. Les catastrophes et les guerres déclenchent des élans d’émotion. Puis l’attention médiatique se déplace. Les projecteurs changent de zone. Mais les besoins, eux, restent. C’est souvent lorsque les caméras s’éloignent que commence le travail le plus difficile : reconstruire, relancer, réapprendre à vivre, retrouver des moyens d’existence, remettre un enfant à l’école, garantir un accès à l’eau, à l’énergie, aux soins.

Le dossier 2026 met en avant cette articulation entre urgence et développement. C’est une manière de rappeler que la solidarité n’a de sens que si elle vise aussi l’autonomie. Aider durablement, ce n’est pas installer des populations dans l’attente. C’est soutenir leur capacité à redevenir actrices de leur avenir.

L’Arménie, l’Ukraine, Cuba : une même ligne morale

Ce qui relie des terrains aussi différents que l’Arménie, Cuba ou l’Ukraine, c’est au fond moins la nature des crises que la cohérence du regard porté par l’association. Le Secours populaire ne raisonne pas en zones plus ou moins dignes d’intérêt médiatique. Il intervient là où des partenaires de confiance peuvent agir avec pertinence, là où des besoins réels sont identifiés, là où la solidarité peut faire levier. Cette cohérence est précieuse à une époque dominée par la volatilité émotionnelle. Certaines tragédies mobilisent très fort, puis disparaissent. D’autres restent à la périphérie de l’attention générale. Une campagne comme le « Printemps de la solidarité mondiale » permet justement de remettre en lumière des drames durables, moins spectaculaires médiatiquement, mais tout aussi déterminants pour les personnes concernées.

En ce sens, il ne s’agit pas seulement d’une collecte, mais aussi d’un travail de visibilité. Faire exister ces projets dans l’espace public, c’est rappeler que les crises ne se résument pas à une actualité de quelques jours. C’est aussi résister à la hiérarchisation implicite des souffrances.

L’enfance au cœur, et non en marge

Le Secours populaire place l’enfance au centre de son action depuis plus de 80 ans, et cette campagne ne déroge pas à cette ligne. Avec son mouvement « Copain du Monde », l’association choisit de faire des enfants non seulement des bénéficiaires de solidarité, mais aussi des participants à une culture de l’engagement. C’est l’un des aspects les plus intelligents de l’opération. Les « chasses aux œufs solidaires » de Pâques en sont l’exemple le plus visible. Le site national du Secours populaire annonce près de 300 chasses aux œufs pour plus de 85 000 enfants, organisées à travers la France pendant cette période. Le principe est convivial, populaire, très accessible : les familles participent à une initiative festive, tandis que des stands de sensibilisation permettent d’évoquer les actions de solidarité internationale et de collecter des fonds pour les projets soutenus dans le monde.

Il ne faut pas sous-estimer la portée de ce type d’événement. Dans une société qui parle volontiers aux enfants de performance, de consommation ou de loisirs, leur parler aussi de solidarité, et mieux encore les y associer, est un acte fort. Cela ancre très tôt l’idée que l’autre existe, que le monde ne s’arrête pas à son environnement immédiat, et qu’agir, même modestement, a du sens. Le Secours populaire a bien compris que la solidarité n’est pas seulement affaire de budgets ou de réseaux : c’est aussi une culture à transmettre.

Une campagne populaire, un réseau puissant

Le « Printemps de la solidarité mondiale » s’appuie sur un appareil associatif considérable. Le dossier de presse 2026 évoque 98 000 animateurs-collecteurs bénévoles, 98 fédérations départementales et professionnelles, 651 comités locaux, 1 300 permanences d’accueil, de solidarité et relais-santé, ainsi que 258 actions et programmes de solidarité dans près de 60 pays, en partenariat avec près de 200 organisations locales. Il indique aussi que 4,1 millions de personnes ont été aidées en 2024 en France, en Europe et dans le monde.

Le bilan d’activité 2024 publié par l’association confirme l’ampleur de cette présence internationale, avec 258 programmes et actions de solidarité dans 60 pays, tout en mentionnant 168 partenaires pour cette année-là. Cette différence avec le dossier de campagne 2026 peut s’expliquer par une actualisation des partenariats ou par une présentation agrégée différente selon les supports, mais elle ne change pas l’essentiel : le Secours populaire demeure un acteur majeur de la solidarité, capable d’articuler enracinement local et action mondiale.

L’importance de ce maillage mérite d’être relevée. Parce qu’il dit quelque chose de plus profond qu’une simple force logistique. Il montre qu’une solidarité populaire, enracinée dans les territoires, peut encore porter des actions internationales de grande ampleur. Il rappelle aussi qu’il n’y a pas d’un côté les grandes causes mondiales et de l’autre les petites initiatives locales. Les deux se nourrissent.

Une autre manière de nommer le monde

Réduire cette campagne à un simple appel aux dons serait donc passer à côté de son sens véritable. Le « Printemps de la solidarité mondiale » est aussi une manière de raconter le monde autrement. Non pas comme un espace fragmenté où chacun devrait défendre son périmètre de peur, mais comme un tissu de vulnérabilités reliées, dans lequel la dignité des uns engage encore la conscience des autres. Ce que dit, au fond, le Secours populaire, est très simple. Aider ici n’empêche pas d’aider ailleurs. La justice sociale ne s’arrête pas au poste-frontière. La compassion n’a pas vocation à devenir un réflexe national sélectif. Et dans un temps où les murs idéologiques et politiques se multiplient, cette parole a quelque chose de salutaire.

Il y a, dans cette campagne, une part d’obstination presque précieuse. Celle qui consiste à croire encore que la solidarité peut faire contrepoids au cynisme, à l’indifférence, au discours du chacun pour soi. Celle qui affirme que la fraternité n’est ni naïve ni décorative, mais qu’elle reste une manière très concrète d’habiter le monde.

Le pari de rester humain

Le Secours populaire aime rappeler sa devise : « Tout ce qui est humain est nôtre ». À elle seule, cette phrase résume ce que défend le « Printemps de la solidarité mondiale ». Une fidélité à l’humain, même quand l’époque pousse à se durcir. Un refus de détourner les yeux. Une volonté de rester disponible à la souffrance des autres sans renoncer à agir ici.

Dans la France de 2026, où les urgences sociales sont bien réelles, ce choix n’a rien d’évident. Il est même courageux. Car il va contre une tentation très contemporaine : celle de croire que la générosité devrait désormais se restreindre à ce qui nous ressemble et à ce qui nous est immédiatement proche.

Le Secours populaire choisit l’inverse. Il choisit de tenir ensemble le local et l’international, l’urgence et la durée, l’aide concrète et l’éducation à la solidarité. Il choisit, autrement dit, de ne pas céder sur l’essentiel.

Et c’est peut-être là que cette campagne touche juste. Elle ne promet pas de réparer le monde à elle seule. Elle dit simplement qu’il existe encore des mains tendues, des relais de confiance, des projets utiles, des gestes qui comptent. À l’heure du vacarme, ce n’est pas rien. C’est même beaucoup. C’est une façon de rappeler que le printemps, parfois, commence par le refus de l’indifférence.

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Dossier de presse Printemps de la solidarité mondiale Secours Populaire Français

une collecte de fonds en ligne pour préserver une station de ski en Haute-Savoie

Situé en Haute-Savoie, le domaine skiable du Roc d’Enfer a été placé en redressement judiciaire depuis le 27 janvier dernier. En raison de pertes cumulées trop significatives, notamment en rapport avec la crise sanitaire, la station se dirige vers le financement participatif.

« Le capital social de l’entreprise a été affecté, » déplore William Chalençon, qui occupe les fonctions de président de la station du Roc d’Enfer et de maire (divers) de Saint-Jean-d’Aulps. Et pour de bonnes raisons : pendant la crise sanitaire, le domaine skiable a subi une « réduction » de sa fin de saison, suivie d’une saison complète.

« Il s’agit d’une perte financière énorme pour une organisation qui dépend de quelques mois d’activité soutenue, précise la station de ski dans un communiquéLes emprunts réalisés pour faire face aux saisons sans neige et aux hivers déficitaires sont très pesants.« 

En février 2025, l’entreprise basée en Haute-Savoie entame une procédure de sauvegarde, avant d’être placée en redressement judiciaire le 27 janvier dernier. Elle a un délai de six mois à partir de cette date pour reconstituer son capital. Parmi les mesures mises en place : une cagnotte, lancée en ligne ce vendredi 6 mars, qui restera ouverte jusqu’à la fin du mois. Les contributeurs peuvent faire un don unique ou opter pour des dons mensuels.

« C’est promouvoir une économie locale »

En seulement 5 jours, près de 300 contributions ont été recueillies, totalisant plus de 20 000 euros. Pour le président de la station de ski, cela représentait également une évaluation : « Nous avons eu l’idée de solliciter des financements participatifs de la part de nos clients afin de vérifier si l’intérêt pour cette station était toujours présent, raconte William Chalençon. Il est clair que c’est le cas. »

Pour cette localité de la vallée d’Aulps, le Roc d’Enfer constitue un élément fondamental de l’économie : « La fermeture de la station ne signifierait pas uniquement la fin d’un domaineCela représenterait un choc pour toute une région : 70 postes directs et plus de 200 emplois indirects ». Des magasins de proximité, aux artisans, en incluant les écoles de ski, c’est « un véritable écosystème qui serait mis en péril ».

L’objectif de la station est de « recapitaliser à 1,5 million » d’euros. Le président de la station affiche un optimisme certain : « Il existe des personnes qui ne résident pas dans la vallée, d’autres qui ne viennent même pas en vacances ici, mais qui nous apportent leur soutien. En quelque sorte, cela contribue à soutenir l’économie locale ».

Le caractère « à dimension humaine » souligné

Le Roc d’Enfer met en avant son ambiance conviviale. « De nombreuses personnes en ont assez des grandes stations et préfèrent les plus petites, » constate William Chalençon. Dans son communiqué, la station souligne cette idée : elle a été fondée avec une  » perspective familiale et locale « , mettant l’accent sur la  » qualité de l’accueil« .

Sur la plateforme de la cagnotte, les messages des contributeurs s’entassent :  » J’ai appris à skier dans cette station, un endroit rempli de souvenirs de mon enfance« , écrit lombardnicolas94. _ « Nous y allons depuis trois décennies_, révèle gemisom37, j’espère pouvoir y amener mes petites-filles ! »

Dans son communiqué, la station annonce trois axes prioritaires qui bénéficieront de financements via les fonds participatifs : l’amélioration du tourisme quatre saisons, la mise à niveau des remontées mécaniques, et enfin, l’acquisition d’équipements plus économes dans une démarche de transition écologique.

Une montée difficile à gravir

Le domaine skiable du Roc d’Enfer fonctionne comme une société d’économie mixte. « La Mairie de Saint-Jean d’Aulps en possède 85 %, tandis que le reste est détenu par des actionnaires privés, incluant certaines stations des Portes du Soleil qui sont essentielles ainsi que des entreprises privées, » précise William Chalençon.

Aujourd’hui, la société a une dette de 3 millions d’euros. Le 15 juillet dernier, la municipalité avait approuvé la souscription d’un prêt bancaire afin de réapprovisionner les finances de la station. Contesté par l’État, ce projet a été abandonné.

Cependant, le maire se montre optimiste en considérant la cagnotte comme une option pour redynamiser la situation.  » Actuellement, la fréquentation est en augmentation, déclare-t-il. Cette année, elle a crû de 30 % par rapport à l’année dernière, ce qui en fait notre meilleure année.« 

Aux Saintes, en Guadeloupe, il existe une gourmandise que l’on ne goûte pas seulement pour sa saveur, mais aussi pour ce qu’elle raconte d’un territoire, d’une mémoire populaire et d’un art de vivre créole : le tourment d’amour. Cette pâtisserie emblématique, vendue dans l’archipel et particulièrement à Terre-de-Haut, fait partie des spécialités locales les plus connues. Les organismes de promotion touristique guadeloupéens la présentent d’ailleurs comme un incontournable de la découverte gastronomique des Saintes.

Un petit gâteau au grand pouvoir d’évocation

Le tourment d’amour se présente généralement sous la forme d’une petite tartelette ronde, à la fois moelleuse et généreuse. Sa structure est simple en apparence, mais très séduisante : une base de pâte brisée ou sablée, une couche de confiture, le plus souvent à la noix de coco dans la version traditionnelle, puis une couche supérieure de génoise. C’est ce contraste entre la pâte, le cœur sucré et le dessus léger qui fait tout son charme. Avec le temps, la recette s’est ouverte à d’autres parfums. On trouve aujourd’hui des variantes à la goyave, à la banane, à la mangue, à l’ananas ou encore au fruit de la passion, même si la coco reste la signature la plus identitaire de cette pâtisserie.

Une origine enracinée aux Saintes

Les sources s’accordent sur un point : le tourment d’amour est originaire des îles des Saintes, petit archipel rattaché à la Guadeloupe. En revanche, son origine exacte relève davantage de la tradition orale que de l’histoire parfaitement documentée. Le site officiel de la destination Guadeloupe précise d’ailleurs que l’origine du tourment d’amour n’est pas certifiée, mais qu’il se dit qu’il était préparé par les femmes des marins saintois pour réconforter leurs maris à leur retour de mer après une rude journée. Cette explication a traversé le temps parce qu’elle correspond bien à l’imaginaire des Saintes : un territoire marqué par la mer, les départs, les retours, l’attente et les attaches familiales. Le nom même de la pâtisserie, “tourment d’amour”, évoque à la fois la douceur et le manque, le réconfort et la nostalgie. C’est sans doute aussi ce mélange d’émotion et de gourmandise qui explique son succès durable. Cette interprétation reste une lecture culturelle, appuyée par la tradition orale plus que par un acte fondateur daté.

Iles des Saintes

Une pâtisserie devenue symbole local

Dans le bourg de Terre-de-Haut, les visiteurs croisent facilement des marchandes qui proposent ces gâteaux dès l’arrivée. Cette présence dans l’espace public montre bien que le tourment d’amour n’est pas un dessert confidentiel : c’est un symbole gourmand, un souvenir que l’on emporte autant qu’un plaisir que l’on savoure sur place. Autre anecdote révélatrice de son statut patrimonial : selon les sources consultées, un concours du meilleur et du plus gros tourment d’amour est organisé chaque année lors de la fête patronale de Terre-de-Haut, autour du 15 août. La pâtisserie est également entrée dans la culture populaire antillaise, au point d’être évoquée dans une chanson de Francky Vincent.

Une recette familiale, entre simplicité et parfum créole

Comme souvent dans les patrimoines culinaires, il n’existe pas une seule recette figée, mais plusieurs variantes selon les familles, les pâtissiers et les habitudes locales. Les recettes publiées convergent toutefois sur la même base : une pâte brisée, une confiture de coco ou d’un fruit tropical, puis une génoise parfumée, parfois avec un peu de vanille, de cannelle, de citron vert ou de rhum.

Recette simple des tourments d’amour

Ingrédients pour 6 à 8 petits gâteaux

Pour la pâte : 150 g de farine – 75 g de beurre doux – 1 pincée de sel – 30 à 50 ml d’eau froide

Pour la garniture : 1 pot de confiture de noix de coco
(ou, à défaut, confiture de goyave, de banane ou d’ananas)

Pour la génoise : 2 à 3 œufs – 65 à 100 g de sucre – 65 à 100 g de farine – 1 pincée de sel – un peu de vanille (facultatif : une pointe de cannelle, un peu de zeste de citron vert ou quelques gouttes de rhum ambré)

Préparation

Dans un saladier, mélangez la farine, le sel et le beurre coupé en morceaux, puis sablez la pâte du bout des doigts. Ajoutez l’eau progressivement jusqu’à obtenir une pâte homogène. Formez une boule et laissez-la reposer une vingtaine de minutes.

Étalez ensuite la pâte et garnissez de petits moules à tartelettes. Piquez légèrement le fond avec une fourchette, puis déposez une couche de confiture de noix de coco.

Préparez la génoise en fouettant les œufs avec le sucre jusqu’à ce que le mélange blanchisse et prenne du volume. Incorporez délicatement la farine, le sel et les éventuels parfums choisis. Versez cette préparation sur la confiture, sans remplir jusqu’au bord car la génoise va gonfler à la cuisson.

Enfournez à 180°C pendant environ 20 à 30 minutes, selon la taille des moules et votre four. Le dessus doit être doré, souple et légèrement bombé. Laissez tiédir avant de démouler.

Le goût d’un territoire

Le tourment d’amour a ceci de précieux qu’il résume en peu de chose tout un univers : la mer, les îles, la transmission, les marchés, la cuisine domestique, le métissage des saveurs et la poésie des noms créoles. Derrière sa recette relativement simple, il y a donc bien plus qu’un dessert : il y a une mémoire locale devenue patrimoine gourmand. Et c’est sans doute là le secret de sa longévité : offrir, en quelques bouchées, un peu de soleil, un peu d’histoire et beaucoup d’affection.

Plus loin que nos rêves, un événement solidaire pour soutenir le Sidaction

En mars prochain, la scène parisienne sera de nouveau animée par l’esprit de solidarité. La compagnie de l’association À la vie à l’amour revient avec Plus loin que nos rêves, une comédie musicale engagée qui a déjà touché plus de 3 000 spectateurs lors de ses précédentes représentations à la fin de 2025.

Porté par une cinquantaine de bénévoles – chanteurs, danseurs, comédiens et choristes – ce spectacle collectif allie émotion, engagement et passion pour l’art. Il offre une aventure musicale à travers des chansons emblématiques françaises, de Édith Piaf à Clara Luciani, tout en revisitant audacieusement des classiques.

Au-delà de la performance artistique, Plus loin que nos rêves s’inscrit dans une démarche profondément solidaire. La totalité des bénéfices sera destinée à des organisations qui soutiennent les personnes touchées par la mucoviscidose et le VIH/sida : Vaincre la mucoviscidose et Sidaction.

📍 La représentation se déroulera le 22 mars au Théâtre Le 13ème Art.

Chaque ticket acheté représente davantage qu’un simple accès à un événement : c’est une action de soutien tangible, un symbole d’espoir, et un engagement dans la lutte contre le VIH/sida ainsi que d’autres causes fondamentales.

👉 Les réservations sont désormais disponibles : https://linktr.ee/plqnr

À travers la scène et la musique, Plus loin que nos rêves souligne l’importance du collectif et l’influence de la culture pour promouvoir la solidarité. Nous exprimons notre profonde gratitude à la troupe ainsi qu’au public pour leur soutien à nos côtés.

La vie de Charles Aznavour

Charles Aznavour n’était pas seulement un chanteur ; c’était un « artisan des mots » qui a dû se battre contre tous les pronostics pour devenir une icône mondiale.

Un destin hors du commun 

1. Des racines et des débuts difficiles

Né Shahnourh Varinag Aznavourian  à Paris en 1924, il grandit dans une famille d’artistes immigrés arméniens.

Ses parents fuyant le génocide, lui transmettent l’amour de la scène, mais ses débuts sont loin d’être glorieux.

Le « non » des critiques 

A ses débuts, on lui reproche tout : son physique jugé trop petit, son nom trop compliqué et, surtout, sa voix voilée. On lui prédit qu’il ne réussira jamais.

Le duo avec Pierre Roche 

Il commence par écrire pour les autres et se produit en duo, voyageant jusqu’au Québec pour trouver son public.

2.  La rencontre avec « La Môme »

Sa vie change lorsqu’il rencontre Édith Piaf en 1946. Il devient son secrétaire, chauffeur et confident pendant huit ans.

Bien qu’elle soit très dure avec lui, elle lui apprend les ficelles du métier et l’emmène en tournée aux Etats-Unis.

C’est durant cette période qu’il commence à s’imposer comme un auteur de génie.

3. L’ascension vers les sommets

Le déclic se produit en 1960 l’Alhambra. Il interprète Je m’voyais déjà, une chanson qui raconte précisément l’histoire d’un artiste qui rate sa chance. 

Le public est conquis. Dès lors, les tubes s’enchaînent :

La Bohème

La nostalgie de la jeunesse montmartoise.

Emmenez moi

L’évasion et le désir d’ailleurs

Comme ils disent

Le quotidien d’un homosexuel (très audacieux pour 1972)

Hier encore

Le temps qui passe

4. Un ambassadeur mondial

Aznavour est l’un des rares Français à avoir conquis le monde entier, de New York à Tokyo.

Le cinéma

Il tourne dans plus de 60 films, notamment chez Truffaut (tirez sur le pianiste).

L’Arménie

En 1988, après le terrible séisme en Arménie, il s’engage corps et áme pour la terre de ses ancêtres. Il fonde l’association « Aznavour pour l’Arménie » et devient plus tard ambassadeur du pays en Suisse.

Pourquoi il reste unique

Aznavour, c’était la victoire de la persévérance sur le talent « brut ».

Il disait lui-mème qu’il n’avait rien pour réussir, si ce n’est le travail. 

Il a chanté l’amour, la vieillesse et la société avec une honnêteté qui touche encore toutes les générations.

Il s’est éteint en 2018 à l’âge de 94 ans, après une carrière de plus de 70 ans et plus de 1200 chansons. 

En résumé

Aznavour disait souvent qu’il était « 100 % Français et 100 % Arménien », comparant ses deux identités au lait et au café qui, une fois mélangés, ne forment qu’une seule boisson inséparable. 

Sylvie Lefebvre

La collecte des Restos 2026 aura lieu les 6, 7, 8 mars 2026

Chaque année, au début du mois de mars, les équipes de bénévoles des Restos du Coeur s’engagent auprès du public dans les supermarchés afin de récolter des produits alimentaires et des articles d’hygiène.

La collecte organisée par les Restos contribue à renforcer notre approvisionnement. En effet, en seulement 3 jours, plus de 8,1 millions de repas ont été rassemblés grâce à la participation de 98 000 bénévoles dans plus de 7500 magasins lors de l’événement de mars 2025.

Cette année, la solidarité manifestée lors de la collecte des Restos est plus essentielle que jamais pour garantir la pérennité des actions des Restos.

Au cours de l’année 2024/2025, nous avons offert 161 millions de repas et reçu 1,3 million de personnes.

Votre aide est essentielle !

La collecte des Restos ne peut se réaliser qu’avec un soutien accru ! En effet, près de la moitié des bénévoles engagés durant cette collecte sont des bénévoles occasionnels (ponctuels).

Quels aliments offrir ?

La Collecte Nationale joue un rôle crucial pour les Restos du Coeur : chaque année, elle contribue à enrichir les sources d’approvisionnement, permettant ainsi de poursuivre l’assistance aux personnes les plus vulnérables. Cela offre également l’opportunité d’accéder à une gamme plus large de produits et d’élargir l’éventail de l’aide fournie.

Les produits alimentaires et les articles d’hygiène qui ont été recueillis sont remis aux individus hébergés dans les centres Restos du département où ils ont été collectés.

Durant la Collecte, seuls des produits secs sont collectés, afin de permettre le transport et le stockage en toute sécurité. L’aide alimentaire des Restos comprend aussi des produits frais qui sont approvisionnés en dehors de la Collecte. 

  • Boîtes de conserve de viandes et de poissons
  • Boîtes de conserve de légumes
  • Légumineuses
  • Boîtes de conserve de fruits
  • Etc. …

La vie d’Alexandra David-Néel

Alexandra David-Néel n’était pas seulement une exploratrice ; c’était une force de la nature, une intellectuelle rebelle et une pionnière qui a vécu jusqu’à 101 ans.

Voici les grandes étapes de sa vie hors du commun :

1. Une jeunesse insoumise

 (1868 – 1904)

Née à Paris, elle manifeste très tôt un besoin d’indépendance absolu.

Fugues : Adolescente, elle s’enfuit plusieurs fois  de chez elle, voyageant seule jusqu’en Belgique ou en Angleterre.

Chanteuse d’opéra : Avant d’être exploratrice, elle fut une soprano reconnue (sous le nom d’Alexandra Myrial) et s’est produite jusqu’en Indochine.

Engagement : Elle s’intéresse très vite à l’anarchisme, au féminisme et surtout au bouddhisme, qui devient la boussole de sa vie

2. L’exploit historique 

Lhassa (1924)

C’est l’évènement qui la rendra célèbre  dans le monde entier.

A une époque où le Tibet est interdit aux étrangers, elle décide de rejoindre la cité sainte de Lhassa.

L’incognito 

Accompagnée  d’Aphur Yongden (son fils adoptif tibétain), elle se déguise en mendiante pèlerine.

La ruse

Elle noircit son visage avec de la suie, porte des extensions de cheveux en laine de yak et cache son matériel d’écriture sous ses haillons. 

La réussite

En 1924, à 55 ans, elle est la première femme européenne à entrer dans Lhassa. Elle y restera deux mois sans être démasquée.

3. Une vie de savoir et d’écriture

Alexandra ne s’est pas contentée de voyager ; elle a passé des décennies à étudier les philosophies orientales.

Spiritualité

Elle a vécu plusieurs années en ermite dans une grotte à 4000 mètres d’altitude pour méditer.

Littérature

Elle a écrit plus de 30 livres, dont le célèbre Voyage d’une Parisienne à Lhassa.

Reconnaissance

Elle fut décorée de la Légion d’honneur et a reçu la médaille d’or de la Société de Géographie.

4. La fin de vie a Digne-les-Bains

Elle finit ses jours en Provence, dans sa maison qu’elle nomme Samten Dzong (« Forteresse de la médiation »).

Même centenaire, elle demandait encore le renouvellement de son passeport, affirmant  qu’elle avait encore des choses à voir.

Elle s’éteint en 1969, à l’âge de 100 ans et 10 mois.

Ses cendres furent immergées dans le Gange, en Inde, selon ses vœux.

« La vie, c’est le mouvement. » – C’était sa devise, et elle l’a appliquée jusqu’au bout. 

Voici 3 ouvrages incontournables

qui permettent de découvrir ses différentes facettes : l’aventurière, la conteuse et la mystique. 

1. Le plus captivant : voyage d’une Parisienne à Lhassa

C’est le livre par lequel il faut commencer. 

C’est le récit direct de son expédition de 1924.

L’histoire : Comment, à 55 ans, elle traverse l’Himalaya à pied, déguisée en mendiante, pour entrer dans la cité interdite.

Pourquoi le lire : on y découvre son humour, son courage incroyable et ses ruses pour tromper les autorités. 

Ça se lit comme un véritable roman d’espionnage et d’aventure.

2. Le plus mystérieux : Mystiques et magiciens du Tibet

Si vous êtes curieux de comprendre ce qu’elle a vu et appris auprès des lamas, c’est celui-ci qu’il vous faut.

Le contenu : elle y décrit des phénomènes étranges dont elle a été témoin : les moines qui courent à une vitesse surhumaine (ung-gom-pa), la création de chaleur corporelle par la pensée (tumo), ou encore la création de formes mentales (tulpas).

Pourquoi le lire : c’est un pont fascinant entre l’observation rationnelle (elle reste très sceptique et scientifique) et le surnaturel tibétain.

3. Le plus intime : Journal de voyage (Tomes 1 et 2)

Pour ceux qui veulent découvrir la « vraie » Alexandra, sans le filtre de la publication officielle.

Le contenu : ce sont ses carnets personnels et ses lettres envoyées à son mari, Philippe Néel.

Pourquoi le lire : on y découvre une femme parfois fragile, fatiguée par le froid et la faim, mais dotée d’une volonté de fer.

C’est le portrait psychologique d’une femme qui a sacrifié sa vie de famille pour sa liberté.

Si vous preferez les images, il existe une excellente bande dessinée intitulée  Une vie avec Alexandra David-Néel (par Frédéric Campoy et Mathieu Blanchot). 

Elle raconte sa vie à travers les yeux de sa dernière dame de compagnie.

C’est une superbe porte d’entrée visuelle. 

 Si vous passez un jour par le sud de la France, vous pouvez visiter sa maison,  « Samten Dzong », à Digne-les-Bains.

C’est un petit bout de Tibet au milieu des Alpes-de-Haute-Provence ! 

Sylvie Lefebvre