Un nouveau nom apparaît dans les politiques de biodiversité françaises : les Sites France Crédits Biodiversité. Depuis mai 2026, c’est le nom d’usage des sites naturels de compensation, de restauration et de renaturation, les SNCRR. Le principe est de faire réaliser à l’avance des actions écologiques sur des sites agréés, puis de proposer des unités associées à ces actions à des aménageurs ou à des acteurs qui souhaitent soutenir une restauration volontaire.
L’idée peut sembler simple : organiser des travaux écologiques à une échelle plus large et mobiliser des financements avant qu’un projet précis ne les réclame. Mais le nom ne doit pas faire croire à un marché où tous les crédits seraient interchangeables, ni à une restauration déjà réussie. L’agrément encadre un site et son programme. Les effets sur les habitats et les espèces dépendent ensuite des travaux, du suivi et du temps.
À retenir : « France Crédits Biodiversité » est une nouvelle appellation pour les SNCRR, annoncée le 21 mai 2026. Le dispositif prévoit des sites agréés par l’État pour porter des opérations de compensation, de restauration ou de renaturation. Il ne remplace pas l’obligation d’éviter et de réduire les dommages, et les résultats écologiques doivent être suivis dans la durée.

De SNCRR à « France Crédits Biodiversité » : qu’est-ce qui change ?
Le ministère de la Transition écologique indique que les Sites France Crédits Biodiversité sont la nouvelle dénomination, depuis mai 2026, des sites naturels de compensation, de restauration et de renaturation. Le changement de nom a été annoncé par le ministre délégué à la Transition écologique lors du rendez-vous « entreprises et biodiversité » du 21 mai 2026, selon l’Office français de la biodiversité.
Le dispositif lui-même est plus ancien que cette appellation. Le ministère précise qu’il a été introduit par la loi Industrie verte et qu’il est opérationnel depuis novembre 2024. Autrement dit, il ne s’agit pas d’une nouvelle loi entrée en vigueur en mai 2026, mais du nom public donné à un cadre déjà inscrit dans le code de l’environnement.
Le vocabulaire mérite une explication. « Crédits biodiversité » est employé dans le nom du dispositif, mais les sites concernés restent juridiquement des SNCRR. Il ne faut donc pas confondre ce cadre français avec toutes les initiatives privées qui utilisent l’expression « crédit nature » ou avec un crédit carbone. Les milieux, les méthodes d’évaluation et les règles ne sont pas identiques.
Comment fonctionne un site agréé ?
Un opérateur propose un site et un programme d’actions. Le dossier doit décrire l’état initial du milieu, les opérations envisagées et la façon de les suivre. L’agrément est délivré par le préfet de région, après avis scientifique du Conseil national de la protection de la nature ou du conseil scientifique régional du patrimoine naturel, selon le ministère. La durée minimale d’engagement annoncée est de trente ans.
Le dispositif vise notamment une logique « par l’offre ». L’opérateur prépare des actions écologiques en amont et peut ensuite proposer des unités associées au site agréé. Cette organisation est présentée comme un moyen de mutualiser les moyens, d’anticiper des travaux et de soutenir des interventions à une échelle qui dépasse parfois celle d’un seul projet d’aménagement.
Le Cerema décrit le SNCRR comme un outil encadrant une offre de compensation écologique, de renaturation et d’actions volontaires de restauration. L’agrément ne dispense pas de documenter le site. Il fixe un cadre pour les travaux, la gouvernance et le suivi. Le ministère mentionne notamment un comité local et des rapports annuels transmis au préfet.
Les unités associées à ces sites ne sont pas présentées comme des titres que l’on échange librement de main en main. La fiche du ministère précise qu’elles ne sont ni échangeables ni transférables. Cette règle distingue le dispositif d’un marché secondaire classique. Avant tout achat ou utilisation, les acteurs doivent donc examiner le périmètre, le site, les règles d’agrément et la nature exacte de l’obligation ou de l’engagement auquel l’unité répond.
Compensation obligatoire et restauration volontaire : deux usages à distinguer
Un même site peut relever de plusieurs objectifs, mais les situations ne sont pas équivalentes. Dans le cadre de la compensation écologique, un aménageur doit répondre à des impacts résiduels d’un projet après avoir appliqué la séquence dite « éviter, réduire, compenser ». Cette séquence signifie que la compensation arrive en dernier : elle ne doit pas servir à justifier d’emblée la destruction d’un habitat qui aurait pu être évitée ou dont l’impact aurait pu être réduit.
Le ministère indique aussi que les sites peuvent porter des actions de restauration volontaire, ou contribuer à des objectifs de renaturation. Des entreprises, des collectivités ou d’autres acteurs peuvent vouloir financer des actions en faveur du vivant sans que cela réponde directement à une obligation de compensation. Il faut alors éviter de présenter un soutien financier comme une preuve automatique de neutralité écologique ou comme l’effacement de tous les dommages causés par une activité.
La différence est importante pour le lecteur. « Financer une action » décrit un apport de moyens. « Restaurer un milieu » décrit un objectif et un processus. « Obtenir un résultat écologique » suppose des observations qui montrent ce qui a changé. Ces trois étapes ne sont pas interchangeables.

Quels garde-fous sont prévus ?
Un dispositif de restauration doit tenir compte des effets dans la durée. Le ministère fait état d’un agrément préfectoral, d’avis scientifiques, d’une durée minimale d’engagement de trente ans, d’un comité de suivi local et de rapports périodiques. Il cite aussi les garanties financières prévues par les textes. Ces règles visent à encadrer les opérations et à éviter qu’un site ne soit réduit à une promesse commerciale déconnectée du terrain.
L’état initial est un repère essentiel. Sans description du site avant intervention, il est difficile de dire si un habitat s’est amélioré, si une espèce a répondu aux travaux ou si une évolution s’explique par d’autres facteurs. Un suivi utile doit donc préciser ce qui est observé, à quelle fréquence, par qui et selon quels indicateurs. Le fait qu’un terrain soit agréé ne fournit pas, à lui seul, le bilan final de ces observations.
La durée compte également. Les effets d’une action sur un milieu naturel ne se lisent pas toujours à l’échelle d’un chantier ou d’une année budgétaire. Certaines évolutions se mesurent sur plusieurs saisons, voire plusieurs années. À l’inverse, même un engagement de long terme ne garantit pas que tous les objectifs écologiques seront atteints. La qualité du suivi et la publication des résultats restent déterminantes.
Les questions que le dispositif ne résout pas à lui seul
Le premier risque est de confondre compensation et autorisation générale de dégrader. La compensation ne doit intervenir qu’après l’évitement et la réduction des impacts. Un crédit ou une unité écologique ne rend pas automatiquement équivalents deux lieux, deux habitats ou deux populations d’espèces. La proximité fonctionnelle, la cohérence écologique et les caractéristiques du milieu concerné doivent être examinées.
Le deuxième enjeu est celui de l’additionnalité : qu’est-ce qui n’aurait pas eu lieu sans le financement ou sans l’agrément ? Si une action déjà prévue est simplement rebaptisée, le financement ne crée pas nécessairement un bénéfice écologique supplémentaire. Les documents du site, l’état initial et les rapports de suivi sont donc utiles pour comprendre ce qui est réellement nouveau et ce qui a été réalisé.
Le troisième enjeu est la durée de la responsabilité. Une restauration est exposée aux sécheresses, aux espèces invasives, aux changements d’usage et à d’autres pressions. Les garanties prévues par le cadre doivent être lues avec attention, tout comme les modalités de suivi et la gestion du site si les résultats ne sont pas au rendez-vous. Ces questions ne disqualifient pas le dispositif. Elles permettent de juger son fonctionnement sur des éléments concrets plutôt que sur son seul intitulé.
Enfin, il faut distinguer les indicateurs de moyens, de réalisation et d’effet. Le montant investi est un moyen. La surface travaillée ou le nombre de chantiers réalisés est une réalisation. L’évolution d’un habitat, d’une population ou d’une fonction écologique est un effet. Pour raconter une bonne nouvelle environnementale, un chiffre de financement ou de travaux ne doit pas être présenté comme un résultat écologique mesuré.
Un outil à suivre, pas une solution miracle
Les Sites France Crédits Biodiversité peuvent offrir un cadre commun à des opérations écologiques de long terme et faciliter leur financement. C’est une piste concrète dans un contexte où la restauration de la nature exige des compétences, des terrains, de la coordination et des moyens. Mais un mécanisme financier ne remplace ni la protection des milieux existants ni les politiques qui réduisent les pressions sur eux.
Pour suivre le dispositif, plusieurs éléments seront plus parlants que son nouveau nom : combien de sites ont obtenu un agrément, quels habitats sont concernés, quelles actions sont effectivement menées, qui les finance et quels rapports sont rendus publics ? Il faudra aussi regarder les résultats dans le temps et distinguer les opérations de compensation obligatoire des projets volontaires.
Ce suivi rejoint les questions soulevées par d’autres initiatives de restauration, comme les 28 projets financés par Mission Nature en 2026 : une sélection de projets est une étape utile, mais elle n’est pas encore un bilan écologique. Pour comprendre les chantiers de terrain, on peut également lire le récit du projet de restauration des marais de Mazerolles, en gardant distincts la sécurisation foncière, les objectifs annoncés et les effets à venir.
Le nom « France Crédits Biodiversité » met en avant l’ambition de mobiliser des financements pour la nature. La confiance se construira plutôt sur des règles lisibles, des informations accessibles et des résultats suivis sans exagération. Ce sont ces éléments, et non la seule promesse attachée au mot « crédit », qui permettront de juger la contribution réelle du dispositif.

Questions fréquentes sur les Sites France Crédits Biodiversité
Que sont les Sites France Crédits Biodiversité ?
Depuis mai 2026, c’est le nom d’usage des sites naturels de compensation, de restauration et de renaturation (SNCRR). Ce sont des sites agréés par l’État qui portent des opérations écologiques encadrées par le code de l’environnement.
Les crédits biodiversité sont-ils des crédits carbone ?
Non. Ils concernent un dispositif portant sur des opérations liées aux milieux naturels, à la restauration et à la compensation écologique. Ils ne mesurent pas directement une quantité de gaz à effet de serre évitée ou stockée. Les règles et les unités ne doivent pas être confondues.
Un crédit biodiversité permet-il de compenser n’importe quel dommage ?
Non. La compensation s’inscrit dans la séquence éviter, réduire, compenser et concerne des impacts résiduels, avec des exigences écologiques et réglementaires. La fiche du ministère précise que les unités des sites ne sont ni échangeables ni transférables. L’adéquation entre l’impact et l’opération proposée doit être évaluée au cas par cas.
Un site agréé prouve-t-il que la biodiversité s’est améliorée ?
Non. L’agrément encadre un projet et ses obligations. Les changements écologiques doivent ensuite être suivis et documentés. Il faut distinguer l’autorisation, les travaux réalisés et les effets constatés sur les habitats et les espèces.
Combien de temps dure l’engagement d’un site ?
Le ministère indique une durée minimale d’engagement de trente ans pour les sites agréés. Cette durée n’équivaut pas à une garantie que tous les objectifs seront atteints. Les rapports, les indicateurs et les conditions de suivi restent essentiels.
Sources : ministère de la Transition écologique, Sites France Crédits Biodiversité ; Office français de la biodiversité, annonce du 21 mai 2026 ; Cerema, présentation des SNCRR.
Depuis le 1er octobre 2026, les citoyens, les associations et les professionnels peuvent déclarer le coût environnemental de référence de produits textiles sur le portail officiel Ecobalyse. Jusqu’ici, le dispositif était surtout présenté aux marques qui souhaitaient calculer et afficher l’impact de leurs vêtements. Cette ouverture permet aussi à des tiers de faire une déclaration quand une marque ne l’a pas publiée elle-même.
Le changement ne rend pas l’étiquette environnementale obligatoire pour toutes les marques. Il donne plutôt à d’autres acteurs la possibilité de produire une déclaration selon une méthode commune. Le score peut ainsi devenir un outil de comparaison et de débat, à condition de garder en tête ce qu’il mesure, et ce qu’il ne peut pas résumer.
Ce qui change en octobre 2026
Le portail officiel de l’affichage environnemental indique que, depuis octobre 2026, les citoyens, les associations et d’autres professionnels peuvent eux aussi déclarer le coût environnemental de référence d’un vêtement. Le dispositif s’appuie sur l’article D. 541-244 du décret n° 2025-957 du 6 septembre 2025.
Concrètement, la déclaration par un tiers ne dépend pas de l’accord préalable de la marque, selon le cadre décrit dans le texte réglementaire et relayé par TF1 Info. Le résultat est calculé à partir d’informations sur le produit et sa fabrication. Les personnes qui le déclarent doivent donc disposer de données suffisamment précises pour renseigner le modèle.
Cette possibilité ne signifie pas que n’importe quel internaute peut publier un chiffre fiable en quelques secondes, ni que toutes les références du commerce auront automatiquement une note. Le portail officiel prévoit une procédure de déclaration. Les étapes et les accès diffèrent selon la situation du déclarant, notamment pour les organisations et les personnes sans numéro SIRET.
Le cadre général reste volontaire pour les marques. Le ministère de la Transition écologique décrit l’affichage comme un déploiement volontaire, engagé à partir de l’automne 2025. L’ouverture aux déclarations de tiers vient élargir le dispositif, pas remplacer cette règle par une obligation généralisée.
Comment fonctionne l’éco-score textile ?
Le nom courant « éco-score » est pratique, mais le dispositif officiel parle de coût environnemental. Il repose sur une méthode de calcul qui examine plusieurs étapes de la vie d’un vêtement. L’objectif est d’aller au-delà de la seule matière affichée sur l’étiquette.
Le calcul prend en compte la production des matières premières, la fabrication et la transformation, le transport, l’usage du vêtement et sa fin de vie. Il s’intéresse notamment aux émissions liées au climat, à l’utilisation de ressources comme l’eau, à certains effets sur la biodiversité, au relargage de microfibres et au devenir des vêtements après leur usage.
La méthode tient aussi compte de paramètres liés à la durabilité, comme l’incitation à la réparation et la largeur de gamme de la marque. Ces éléments ne remplacent pas l’analyse du produit. Ils servent à intégrer le contexte de production et la manière dont les collections sont proposées.
Le résultat est exprimé en points d’impact. Plus le nombre est élevé, plus le coût environnemental calculé est important. L’affichage prévoit un coût total pour le vêtement et un coût rapporté à 100 grammes. Cette double lecture aide à comparer des produits de tailles ou de poids différents, mais ne transforme pas le résultat en note scolaire universelle.

Un score commun peut rendre les comparaisons plus lisibles
Sans méthode partagée, une marque peut mettre en avant un aspect favorable, comme une matière recyclée, sans donner une vue d’ensemble du produit. Un autre fabricant peut communiquer sur les émissions de gaz à effet de serre, mais avec un périmètre de calcul différent. Le consommateur se retrouve alors face à des chiffres difficiles à comparer.
Un cadre commun apporte un repère. Il pousse à regarder plusieurs étapes du cycle de vie et permet, en principe, de comparer deux vêtements calculés selon les mêmes règles. Il peut aussi aider les associations et les journalistes à poser des questions précises : d’où viennent les données ? Quelles hypothèses ont été utilisées ? Le produit affiché correspond-il bien au modèle vendu ?
L’ouverture aux tiers peut jouer un rôle de contrôle citoyen. Une association spécialisée ou un collectif de consommateurs peut s’intéresser à une gamme qui ne dispose pas encore d’affichage, puis publier une déclaration basée sur les éléments accessibles et les règles officielles. Cela rend l’absence de communication moins définitive.
Cette démarche s’inscrit dans une réflexion plus large sur les allégations environnementales et le risque de greenwashing. Un indicateur commun ne règle pas à lui seul les questions de transparence, mais il permet de discuter sur une base plus explicite qu’une formule publicitaire comme « bon pour la planète ».
Un indicateur utile, mais pas un verdict sur un vêtement
Un chiffre unique ne raconte pas toute l’histoire d’un vêtement. Le résultat dépend des données entrées, des informations disponibles et des hypothèses de calcul. Si la composition, le lieu de fabrication ou certaines étapes de production sont mal connus, l’estimation peut être moins représentative du produit réel.
Le score ne dit pas non plus si un vêtement est confortable, adapté à la personne qui le porte, bien conçu ou réellement porté longtemps. La durabilité physique est difficile à résumer en une seule donnée : un vêtement peut être réparé plusieurs fois, ou rester intact dans une armoire sans être utilisé. Le calcul ne remplace pas non plus les informations sur les conditions de travail, qui sont un enjeu important de la filière mais ne se confondent pas avec le coût environnemental.
Il faut donc éviter deux raccourcis. Le premier consiste à lire le score comme une note absolue qui permettrait de déclarer qu’un vêtement est « écologique ». Le second serait de considérer que le meilleur score rend automatiquement l’achat souhaitable. Acheter moins, choisir une pièce adaptée à ses besoins, la porter longtemps, la réparer ou la réemployer restent des décisions concrètes que l’indicateur ne peut pas prendre à notre place.
Le score n’est pas non plus une comparaison parfaite entre toutes les catégories de vêtements. Un manteau épais et un tee-shirt léger ne remplissent pas la même fonction et ne se portent pas dans les mêmes conditions. Le coût total et le coût rapporté à 100 grammes apportent deux repères, mais l’usage attendu compte aussi.
Comment consulter ou utiliser le dispositif ?
Le calculateur Ecobalyse, développé avec l’appui de l’ADEME et du ministère, permet de comprendre la méthode en modélisant des produits textiles. Le portail de déclaration est distinct : il sert à transmettre le coût environnemental afin que le résultat puisse être rendu accessible au public.
Pour déclarer un vêtement, il faut renseigner les caractéristiques demandées par l’outil. Selon le produit, cela peut inclure sa catégorie, ses matières, sa composition, son lieu de fabrication et des éléments liés à sa production. Le calcul repose sur la qualité des informations saisies. Une donnée incertaine ne devrait pas être présentée comme une mesure exacte.
Pour les consommateurs, l’étiquette ou la page produit peut progressivement afficher le coût environnemental. Si un score est disponible, il vaut mieux le lire avec les explications associées : quelle référence est concernée, quel est le périmètre du calcul, et à quelle date les informations ont-elles été établies ? Le ministère présente un déploiement progressif en ligne puis en magasin depuis 2025.

Pourquoi cette évolution compte pour les associations
Les associations de protection de l’environnement, de consommateurs ou de réemploi peuvent désormais s’appuyer sur un cadre public pour documenter certains vêtements. Elles peuvent comparer les déclarations existantes, expliquer les critères au grand public ou signaler les limites d’un affichage trop isolé.
Cette capacité demande toutefois de la rigueur. Une déclaration doit rester traçable et fidèle aux informations disponibles. Si une association publie un score, elle a intérêt à expliquer comment elle a obtenu les données, quelles hypothèses elle a retenues et quelles incertitudes demeurent. Sans cette transparence, le chiffre risque de créer la confusion qu’il voulait réduire.
Pour les acteurs du réemploi, l’affichage peut aussi ouvrir une discussion sur la durée de vie réelle des vêtements. La réparation, la seconde main et le don prolongent l’usage d’une pièce, mais le score d’origine ne suffit pas toujours à refléter les bénéfices d’une nouvelle vie. Il faut distinguer l’impact calculé à la fabrication de l’usage concret qui suit.
Ce qu’il faut retenir
- Depuis octobre 2026, des citoyens, associations et professionnels peuvent déclarer le coût environnemental de référence de vêtements via le portail officiel.
- Le score repose sur une méthode commune qui prend en compte plusieurs étapes du cycle de vie, de la matière à la fin de vie.
- Un nombre de points plus élevé indique un coût environnemental calculé plus important.
- L’affichage reste volontaire pour les marques dans le cadre général. La nouvelle possibilité permet à des tiers de déclarer des produits non encore affichés.
- Le score aide à comparer, mais ne résume ni toutes les qualités d’un vêtement ni les conditions sociales de sa fabrication.
Sources
- Ministère de la Transition écologique : affichage environnemental sur les vêtements.
- Portail officiel Ecobalyse : déclaration du coût environnemental des produits textiles.
- Décret n° 2025-957 du 6 septembre 2025, Légifrance.
- TF1 Info : ouverture de la déclaration de l’éco-score textile aux tiers.
- Calculateur Ecobalyse.
Dans la vallée de l’Erdre, en Loire-Atlantique, 582 hectares de zones humides ont été sécurisés par le WWF France et la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO), avec la Fondation Espaces naturels de France et le Conservatoire d’espaces naturels des Pays de la Loire. L’annonce, faite en février 2026, concerne notamment les marais de Mazerolles, en amont de Nantes. L’objectif est désormais de redonner davantage de place à l’eau et aux fonctions naturelles du marais. C’est une avancée foncière importante, mais pas encore un bilan écologique : les effets des travaux et de la nouvelle gestion devront être suivis dans le temps.

Une acquisition de 582 hectares dans la vallée de l’Erdre
Le 25 février 2026, le WWF France et la LPO ont annoncé l’acquisition conjointe d’une grande partie des marais de Mazerolles. Le communiqué du WWF indique que 582 hectares de zones humides sont sécurisés au total, dont 516 hectares de marais endigués acquis par les deux associations. Le site plus vaste des marais couvre environ 1 200 hectares, avec des propriétés publiques, privées et associatives. Il se trouve au cœur d’un site Natura 2000.
Ces chiffres ne désignent donc pas une propriété unique de 1 200 hectares devenue intégralement associative. Ils décrivent un territoire plus large et une opération foncière portant sur une partie de celui-ci. Cette distinction compte. La restauration d’une zone humide dépend de la continuité des milieux et de la manière dont les différents propriétaires et gestionnaires coordonnent leurs décisions.
Le WWF et la LPO ont mené l’opération aux côtés de la Fondation Espaces naturels de France et en lien avec le Conservatoire d’espaces naturels des Pays de la Loire. Le communiqué mentionne aussi le soutien du Fonds vert de l’État et de l’Agence de l’eau Loire-Bretagne. La SAFER a pris part à l’intermédiation foncière. Les rôles ne sont pas les mêmes : certains acteurs acquièrent ou accompagnent la maîtrise foncière, d’autres apportent un appui ou des financements.
Dans sa présentation du projet « Renaissance des marais de l’Erdre », l’Office français de la biodiversité (OFB) indique que Mission Nature 2026 soutient une démarche portée par le WWF. Ce projet vise notamment les roselières, les prairies humides et les tourbières. La fiche de l’OFB cite également le Conservatoire d’espaces naturels des Pays de la Loire, la Fondation Espaces naturels de France et le Département de Loire-Atlantique parmi les acteurs associés.
Pourquoi les marais comptent pour l’eau et le vivant
Un marais n’est pas un terrain vide entre la terre et l’eau. C’est un milieu vivant, composé de zones plus ou moins humides, de végétation, de sols et de circulations d’eau. Les roselières, les prairies humides et les tourbières n’abritent pas les mêmes espèces et ne remplissent pas exactement les mêmes fonctions. Leur diversité forme une mosaïque dont l’équilibre dépend des niveaux d’eau, de la qualité des habitats et des usages du territoire.
Les marais de Mazerolles sont aussi liés au fonctionnement de l’Erdre. Dans son annonce, le WWF présente le site comme important pour le stockage des crues, la régulation des eaux et la préservation de la ressource en eau. Le projet s’inscrit donc dans une réflexion qui ne concerne pas seulement les espèces : elle porte aussi sur la façon dont le territoire absorbe et fait circuler l’eau.
Les zones humides peuvent retenir de l’eau, ralentir certains écoulements et contribuer à la qualité des milieux aquatiques. Les tourbières, lorsqu’elles sont en bon état et suffisamment humides, stockent du carbone dans leurs sols. Mais ces fonctions ne se rétablissent pas par simple changement de propriétaire. Elles dépendent de l’état des sols, de l’hydrologie et des interventions menées sur place.

Réhumidifier les sols et restaurer plusieurs habitats
Le projet présenté par l’OFB vise à restaurer les roselières, les prairies humides et les tourbières. Il identifie plusieurs pressions sur ces milieux, dont le drainage, la fermeture des espaces ouverts et le développement d’espèces exotiques envahissantes. Ces difficultés ne se règlent pas toutes de la même manière. Restaurer une prairie humide, par exemple, suppose de comprendre les niveaux d’eau et les usages qui l’ont façonnée. Une action utile dans un secteur peut être inadaptée à un autre.
Le communiqué du WWF évoque des pistes de travail : laisser les sols se réhumidifier, repenser la gestion de l’eau et restaurer les fonctionnalités naturelles du marais. Ces orientations dessinent une méthode, pas un résultat acquis. Le niveau d’eau, les interventions sur les ouvrages ou la gestion de la végétation doivent être adaptés aux caractéristiques du site et suivis après leur mise en œuvre.
La lutte contre certaines espèces exotiques envahissantes fait aussi partie des enjeux. Elle demande d’abord de savoir quelles espèces sont présentes et où elles progressent. Puis il faut choisir des méthodes adaptées et vérifier leur effet. Une opération ponctuelle ne garantit pas à elle seule un retour durable des espèces locales ou le maintien d’un habitat en bon état.
La gestion future devra également composer avec les usages du territoire. L’annonce du WWF évoque, à terme, la possibilité d’un retour de pratiques agricoles compatibles avec la préservation des milieux. Cette perspective rappelle qu’un espace naturel n’est pas toujours synonyme d’absence d’activité humaine. La question est plutôt de déterminer quelles pratiques sont compatibles avec l’eau, les sols et les espèces, et comment elles peuvent s’inscrire dans la durée.
Un projet Mission Nature, mais pas encore un bilan
Le nom de Mission Nature peut donner l’impression que les résultats sont déjà visibles. Or, à la date des informations consultées, les sources décrivent surtout une acquisition foncière, des objectifs et des menaces identifiées. Elles ne publient pas encore de bilan détaillé des travaux réalisés à Mazerolles, ni de mesures avant-après sur les niveaux d’eau, les habitats ou les populations d’espèces.
Il faut donc distinguer trois étapes. La première est la sécurisation du foncier, qui permet aux porteurs de projet de travailler sur une partie importante du site. La deuxième concerne la préparation et la réalisation des actions de restauration. La troisième est l’évaluation : vérifier si les habitats évoluent dans le sens attendu, si les fonctions du marais se rétablissent et si les choix de gestion doivent être ajustés.
Cette prudence ne diminue pas l’intérêt de l’annonce. La maîtrise foncière peut lever un obstacle important lorsque des parcelles sont morcelées ou soumises à des objectifs différents. Elle donne aux acteurs un cadre plus solide pour planifier des actions. Mais l’acquisition n’est pas une preuve automatique de retour de la biodiversité. Les suivis écologiques et hydrologiques, puis leur publication, permettront de juger des progrès concrets.
Quels signes permettront de suivre la restauration ?
Pour comprendre les effets d’un projet de ce type, il faudra pouvoir comparer des observations dans le temps. Les indicateurs peuvent porter sur l’eau, la végétation, les sols et les espèces. La fiche publique consultée ne fournit pas de calendrier de suivi ni de valeurs de référence pour le site. Il serait donc prématuré d’annoncer des objectifs chiffrés ou des échéances qui ne figurent pas dans les documents disponibles.
Parmi les questions que les suivis peuvent éclairer : les sols restent-ils plus humides pendant les périodes pertinentes ? Les roselières et les prairies humides se maintiennent-elles ou progressent-elles ? Les espèces caractéristiques des milieux réapparaissent-elles ou se développent-elles ? Les espèces envahissantes reculent-elles ? La circulation de l’eau évolue-t-elle comme prévu ? Ces questions ne remplacent pas un protocole scientifique, mais elles montrent pourquoi un indicateur isolé ne suffit pas.
Les résultats doivent aussi être lus à la bonne échelle. Les conditions météo varient d’une année à l’autre. Les observations de faune peuvent fluctuer selon les saisons. Un changement rapide ne prouve pas toujours une amélioration durable, tout comme l’absence d’un effet immédiat ne signifie pas nécessairement l’échec d’une action. Un suivi régulier, expliqué et accessible aide à distinguer les tendances de fond des variations ponctuelles.
Une étape encourageante, à suivre dans la durée
À Mazerolles, l’annonce de février 2026 marque une étape concrète : une partie importante des marais est désormais sécurisée par des acteurs engagés dans la protection de la nature. Le projet lié à Mission Nature prévoit de travailler sur plusieurs habitats et de revoir la gestion de l’eau. Dans une zone humide de cette ampleur, la possibilité de coordonner les actions sur un ensemble foncier plus cohérent peut compter.
La prochaine information importante sera celle des opérations réellement engagées, de leur calendrier et des premiers suivis publiés. Les documents consultés ne permettent pas encore de dire quelle surface aura été restaurée, quels travaux ont commencé ou quels effets ont déjà été mesurés. Le récit le plus juste tient donc en deux idées : l’acquisition ouvre une possibilité nouvelle, et la restauration reste un travail à accomplir.
Cette approche rejoint d’autres projets suivis par Jimagine, comme la sélection de projets de restauration de la nature soutenus par Mission Nature ou la renaturation de l’Hyrôme. Chaque site a ses propres enjeux. Les comparer aide à comprendre les leviers de restauration, sans confondre annonces, travaux et résultats.

Sources
- Office français de la biodiversité, « Renaissance des marais de l’Erdre », fiche du projet soutenu par Mission Nature 2026.
- WWF France, annonce de l’acquisition des marais de Mazerolles, publiée le 25 février 2026.
- EDENN, présentation locale de l’acquisition et du contexte des marais de Mazerolles.
- Fédération des Conservatoires d’espaces naturels, projets lauréats Mission Nature 2026.
Le programme européen BESTLIFE2030 soutient des initiatives locales pour la biodiversité dans les territoires ultramarins. Au terme de son deuxième appel à projets, 81 projets ont été sélectionnés en février 2026 dans les régions ultrapériphériques et les pays et territoires d’outre-mer de l’Union européenne. Ils reçoivent plus de 8 millions d’euros au total. Parmi eux, 32 projets sont accompagnés par l’Office français de la biodiversité (OFB).
Ce soutien s’inscrit dans un programme plus vaste, lancé en 2023. Il finance des actions concrètes, mais il ne faut pas confondre sélection et résultats : les projets retenus doivent encore être mis en œuvre, sur une durée de dix-huit mois à trois ans selon leurs objectifs. Des actions déjà menées lors du premier appel donnent toutefois un aperçu du travail engagé, de la restauration du littoral guadeloupéen à la collecte de déchets métalliques dans un lagon réunionnais.
Les territoires ultramarins abritent des écosystèmes et des espèces spécifiques, mais les associations, collectivités et gestionnaires locaux n’ont pas toujours accès aux mêmes moyens pour organiser des projets de conservation. BESTLIFE2030 cherche à soutenir des initiatives conçues à l’échelle locale et à renforcer la capacité des acteurs à préserver leurs milieux naturels.
Le programme a été lancé en février 2023, dans la continuité de BEST, un dispositif européen créé en 2008. Son enveloppe globale atteint 23,4 millions d’euros. Environ 15 millions sont destinés aux territoires ultramarins français. L’ambition annoncée est de financer près de 230 projets au fil de quatre appels à propositions.
Dans les territoires français, l’OFB assure une animation régionale et accompagne les porteurs de projets, de la candidature à la mise en œuvre. Cet appui est important pour des initiatives qui nécessitent parfois plusieurs partenaires, un suivi écologique, des autorisations et un travail de concertation avec les habitants ou les gestionnaires des sites.
Le deuxième appel, dont les lauréats ont été annoncés en février 2026, a retenu 81 projets à l’échelle des régions ultrapériphériques et des pays et territoires d’outre-mer de l’Union européenne. Les plus de 8 millions d’euros annoncés concernent l’ensemble de ces projets, pas seulement les 32 suivis par l’OFB dans les territoires ultramarins français. Les projets ont des calendriers différents et peuvent se dérouler sur dix-huit mois à trois ans.
En Guadeloupe, travailler avec le littoral plutôt que contre lui
À Deshaies, en Guadeloupe, la commune et le Parc national de la Guadeloupe ont travaillé sur la plage de la Perle. La fiche de l’OFB indique que le littoral a perdu environ 60 mètres depuis 1950. Le projet s’intéresse aussi à deux espèces végétales exotiques envahissantes, le cocotier et l’amandier, dont la gestion demande une méthode adaptée au site.
Plutôt que de réduire le sujet à une opération de plantation isolée, le projet combine plusieurs étapes. Des agents communaux sont formés à la restauration écologique. Une pépinière est créée pour fournir les plants. Des replantations sont ensuite organisées avec des élèves et des habitants. L’objectif est de renforcer les compétences locales tout en associant le public à une action concrète.
Cette approche ne signifie pas que la plage a déjà retrouvé son état antérieur, ni que l’érosion est stoppée. Elle met en place des outils et des interventions qui pourront être suivis dans le temps. La différence est importante : un chantier, une formation ou une pépinière sont des réalisations ; leurs effets durables sur le milieu doivent être évalués ensuite.
En Guyane, construire une gestion partagée des sites
En Guyane, l’association KWATA travaille à l’élaboration ou à l’actualisation des plans de gestion de deux sites du Conservatoire du littoral : Pointe Liberté et Tigamy. Ces documents doivent aider à organiser les usages, les actions de protection et le suivi des espaces.
Le projet repose aussi sur la concertation. Il prévoit des ateliers avec des experts et des échanges avec des acteurs locaux, en lien avec les communes de Macouria et de Matoury. L’enjeu est de faire connaître les sites, de tenir compte des usages du territoire et de définir des orientations de gestion qui puissent être portées dans la durée.
Un plan de gestion n’est pas une protection automatique. C’est un cadre de travail. Son utilité dépend de la qualité des connaissances réunies, des moyens disponibles et de la capacité des partenaires à appliquer les mesures décidées. Le soutien au projet permet de financer ce travail préparatoire, mais le bilan écologique se mesurera à plus long terme.

À La Réunion, retirer des déchets immergés et les recycler
Un autre exemple documenté par l’OFB se situe à La Réunion. Le bureau d’études Galaxea a mené une opération de collecte de déchets métalliques immergés dans la Réserve naturelle nationale marine. Ces objets, parfois difficiles à repérer sous l’eau, sont récupérés par des plongeurs et acheminés vers des filières locales de recyclage.
Le bilan de l’action rapporte plus de 4 000 objets retirés, pour environ 850 kilos de déchets. Le projet a également exploré de nouvelles stations coralliennes à l’aide de détecteurs de métaux sous-marins. Des interventions en classe et une couverture télévisée ont accompagné le travail, afin de rendre visible la question des déchets immergés et de leur gestion.
Ces chiffres décrivent une opération précise. Ils ne suffisent pas à mesurer l’état général de la réserve ni l’évolution des récifs coralliens. Mais ils montrent comment une action locale peut relier intervention de terrain, recyclage et sensibilisation. Le suivi de nouveaux sites peut aussi aider à mieux connaître la répartition de déchets qui restent souvent invisibles depuis la plage.

Des projets locaux, des milieux très différents
BESTLIFE2030 ne finance pas une seule méthode de conservation. Les exemples du premier appel montrent des besoins très différents : restaurer une zone littorale, organiser la gestion de sites naturels ou réduire la présence de déchets sous-marins. Les projets retenus pour le deuxième appel couvrent, eux aussi, une diversité de lieux et d’actions, des îles des régions ultrapériphériques aux territoires d’outre-mer associés à l’Union européenne.
Le programme prévoit deux appels à projets supplémentaires et vise environ une centaine d’initiatives locales en plus. Cette perspective doit être lue comme un objectif annoncé, pas comme un résultat déjà atteint. Les prochains projets dépendront des candidatures, de leur sélection et de leur capacité à répondre aux besoins écologiques des territoires.
Pour les équipes locales, un financement peut permettre de réunir des compétences, d’engager des travaux et de construire un suivi. Il ne remplace pas le travail des associations, des collectivités, des gestionnaires d’espaces naturels et des habitants. Il ne garantit pas non plus à lui seul un rétablissement écologique. La durée des projets et l’observation des milieux après les interventions seront essentielles pour comprendre ce qui fonctionne.
Ce que l’on peut suivre dans les prochaines années
La sélection de projets constitue une première étape visible. Pour apprécier leurs effets, plusieurs questions resteront à suivre : les actions prévues ont-elles été réalisées ? Les habitats ciblés évoluent-ils dans le sens attendu ? Les espèces locales bénéficient-elles des interventions ? Les acteurs du territoire disposent-ils des moyens de poursuivre le travail après la fin du financement ?
Les calendriers annoncés, entre un an et demi et trois ans, donnent un cadre à la mise en œuvre. Mais certains effets sur les écosystèmes se mesurent plus lentement. Un littoral restauré, un récif moins exposé aux déchets ou un site doté d’un plan de gestion ne peuvent être évalués à partir du seul montant engagé ou du nombre d’actions réalisées. Les données de suivi sont indispensables.
La bonne nouvelle tient donc moins à une promesse de restauration rapide qu’au soutien apporté à des équipes proches des sites. Les initiatives de Deshaies, de Guyane et de La Réunion montrent trois manières différentes d’agir, avec des tâches concrètes et des partenaires locaux. Les projets sélectionnés en 2026 prolongent cette dynamique, à condition que les résultats soient suivis et rendus publics.
Pourquoi l’accompagnement local compte autant que le financement
Un appel à projets apporte des ressources, mais une action de conservation ne se résume pas au versement d’une aide. Il faut d’abord connaître le milieu concerné, comprendre les pressions qui s’exercent sur lui et choisir des interventions cohérentes. Dans certains cas, une action visible, comme planter des végétaux, ne suffit pas si les causes de dégradation ne sont pas prises en compte. Dans d’autres, la priorité est de mieux organiser les usages ou de retirer des déchets déjà présents.
Les exemples publiés par l’OFB montrent la variété des tâches en amont et sur le terrain. À Deshaies, l’accompagnement comprend la formation d’agents et la création d’une pépinière. En Guyane, les ateliers et les échanges avec les communes permettent de préparer la gestion de sites. À La Réunion, la collecte sous-marine est complétée par une orientation des matériaux vers des filières locales de recyclage. Ces étapes prennent du temps et nécessitent des savoir-faire différents.
La participation des habitants et des acteurs locaux peut aussi aider à faire durer les projets après leur financement initial. Elle ne remplace pas l’expertise écologique. Elle apporte des connaissances d’usage, facilite le dialogue et peut rendre les actions plus compréhensibles. Dans les projets cités, les élèves, les communes, les associations et les gestionnaires de sites n’ont pas tous le même rôle, mais chacun peut contribuer à relier une décision de conservation à la réalité quotidienne du territoire.
Comment distinguer une action réalisée d’un effet écologique ?
Pour suivre les projets, il est utile de séparer trois niveaux. Le premier concerne les moyens : budget, équipes et partenaires mobilisés. Le deuxième porte sur les réalisations : plants mis en pépinière, agents formés, objets retirés, plans de gestion préparés. Le troisième concerne les effets sur les milieux : évolution d’un habitat, état d’une population d’espèces, qualité de l’eau ou capacité d’un écosystème à mieux résister aux pressions.
Les exemples réunionnais donnent un chiffre de réalisation mesurable, plus de 4 000 objets et environ 850 kilos collectés. Pour dire ce que cette collecte change sur l’état de la réserve marine, il faudrait toutefois des observations complémentaires. De même, le recul du trait de côte mentionné à la plage de la Perle décrit un constat historique, pas un résultat de la nouvelle intervention. Cette distinction évite de transformer une annonce de financement en promesse de succès écologique.
Les bilans attendus dans les prochaines années pourront préciser les travaux accomplis, leurs coûts, les indicateurs retenus et les limites rencontrées. La transparence sur les résultats non concluants ou les retards sera aussi utile que la mise en avant des réalisations réussies. C’est ainsi que d’autres équipes pourront apprendre des projets et adapter leurs choix à leur propre territoire.
Des dispositifs complémentaires, mais distincts
BESTLIFE2030 et Mission Nature partagent un objectif général de soutien à la biodiversité, mais il s’agit de dispositifs différents. BESTLIFE2030 est un programme européen consacré aux territoires ultramarins de l’Union européenne, avec plusieurs appels à projets et un accompagnement par l’OFB dans les territoires français. Mission Nature est un dispositif français dont la quatrième édition a retenu 28 projets en 2026.
Cette distinction compte lorsqu’on lit les montants ou les nombres de projets. Les 81 projets du deuxième appel BESTLIFE2030 couvrent les régions ultrapériphériques et les pays et territoires d’outre-mer de l’Union européenne. Les 32 projets accompagnés par l’OFB constituent une partie de cet ensemble. Ils ne doivent pas être confondus avec les 28 projets de Mission Nature annoncés la même année en France.
Les programmes de financement peuvent donner une impulsion à des initiatives, mais ils ne remplacent ni la protection des milieux existants, ni les décisions de gestion prises localement, ni les politiques qui s’attaquent aux pressions sur les écosystèmes. Leur impact dépend de la façon dont les projets sont choisis, réalisés et suivis, ainsi que des moyens disponibles après la fin des aides.
Ce qu’il faut retenir
BESTLIFE2030 soutient des initiatives de biodiversité dans les territoires ultramarins de l’Union européenne. En février 2026, 81 projets ont été sélectionnés au titre du deuxième appel, avec plus de 8 millions d’euros annoncés au total. L’OFB accompagne 32 projets dans les territoires ultramarins français. Leur mise en œuvre doit s’étaler sur dix-huit mois à trois ans selon les calendriers.
Les exemples du premier appel, en Guadeloupe, en Guyane et à La Réunion, donnent à voir des actions différentes : restauration végétale du littoral, préparation de plans de gestion concertés et collecte de déchets métalliques immergés. Ils montrent des tâches réalisées et des démarches engagées. Les effets écologiques à long terme doivent encore être suivis et documentés.
La nouvelle est encourageante parce qu’elle donne des moyens à des équipes qui agissent au plus près des sites. La suite mérite la même attention : quels travaux auront été achevés, quelles évolutions seront observées et comment les résultats seront-ils rendus accessibles ? Répondre à ces questions permettra de passer de l’annonce des projets à un bilan utile pour les territoires et pour la biodiversité.
En savoir plus
- OFB : présentation de BESTLIFE2030 et exemples de projets ultramarins
- OFB : les projets Mission Nature, distincts de BESTLIFE2030
- Fédération des Conservatoires d’espaces naturels : projets lauréats de Mission Nature 2026
Les montants, les nombres de projets et les exemples cités sont attribués à l’OFB. Les projets retenus en 2026 sont en cours de mise en œuvre ; aucun résultat écologique futur n’est présenté ici comme acquis.
Comment un territoire peut-il mieux vivre avec les sécheresses, les fortes pluies ou les épisodes de chaleur, tout en prenant soin de ses milieux naturels ? C’est la question qui guidera les Journées « Solutions fondées sur la Nature », organisées à Limoges les 13 et 14 octobre 2026. Collectivités, spécialistes, associations, entreprises et chercheurs y partageront des méthodes et des expériences de terrain.
Le rendez-vous est coorganisé par l’Office français de la biodiversité (OFB), l’Office international de l’eau (OiEau) et la Région Nouvelle-Aquitaine, en lien avec les projets européens NATALIE, LIFE ARTISAN et NBRACER. La rencontre vise notamment les élus et les équipes techniques des collectivités. Elle est annoncée gratuite, sur inscription, à la Maison de la Région de Limoges.
Ces deux journées ne sont pas le bilan d’une politique déjà évaluée. Elles sont un temps de travail et de partage : comment définir un projet, choisir une réponse adaptée à un territoire, réunir les acteurs autour de l’action, la financer et suivre ses effets ? Les exemples annoncés vont de la restauration d’une tourbière à la renaturation d’un espace urbain.

Que signifie « solutions fondées sur la nature » ?
Une solution fondée sur la nature s’appuie sur la protection, la gestion durable ou la restauration d’écosystèmes pour répondre à des enjeux de société, tout en apportant des bénéfices à la biodiversité et aux populations. C’est la définition de référence de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN). Le concept ne désigne donc pas simplement un aménagement « vert » ou la présence de plantes dans un projet.
Il s’agit de penser ensemble le problème à traiter et le fonctionnement des milieux vivants. Face à des pluies intenses, par exemple, une collectivité peut regarder comment l’eau circule, où elle s’accumule et quelle place laissent les sols perméables, les zones humides ou les cours d’eau. Pour les fortes chaleurs, l’ombre, la végétation, l’humidité des sols et la forme des espaces publics entrent aussi dans la réflexion. Les réponses possibles dépendent du lieu et des risques auxquels il est exposé.
La nature n’est pas une solution automatique à tout problème. Un projet doit partir d’un diagnostic, tenir compte des habitants et des usages, prévoir une gestion dans le temps et vérifier ses résultats. Une plantation d’arbres, à elle seule, ne prouve pas qu’un quartier est protégé des fortes chaleurs. De même, une zone humide restaurée ne peut être créditée d’un effet précis sans indicateurs ni suivi adaptés.
Ce cadre aide à garder une question centrale : le projet restaure-t-il ou préserve-t-il réellement des fonctions écologiques, tout en répondant à un besoin local ? La réponse suppose de regarder les bénéfices attendus, les effets possibles sur les écosystèmes et les conditions d’entretien. Le standard mondial de l’UICN propose huit critères et 28 indicateurs pour guider la conception et l’évaluation des solutions fondées sur la nature.
À Limoges, deux jours pour passer des idées à la mise en œuvre
Le programme annoncé alterne séances plénières, ateliers et visites. Le mardi 13 octobre, les échanges porteront d’abord sur les liens entre solutions fondées sur la nature et changement climatique en Nouvelle-Aquitaine, puis sur l’accompagnement des acteurs régionaux. L’après-midi sera consacré à la définition des besoins et des objectifs d’un projet, puis au choix des solutions et à la mobilisation des personnes concernées.
Le mercredi 14 octobre, les participants aborderont la réalisation d’un projet, son suivi et la diffusion des enseignements. Une séance portera aussi sur le financement. L’après-midi, trois visites sont proposées : l’effacement de quatre étangs avec l’établissement public territorial de bassin de la Vienne, le dédrainage et la restauration d’une tourbière avec le Parc naturel régional de Millevaches, ou la renaturation du site de l’OiEau à Limoges.
Ces exemples couvrent des milieux et des interventions différents. Ils donnent à voir des questions concrètes : quel état initial documenter ? Comment organiser les travaux ? Qui assure la gestion ensuite ? Quels changements peut-on observer, et à quelle échéance ? La page de l’événement présente les visites comme des retours de terrain, pas comme des résultats déjà démontrés à partir de données publiées.

Pourquoi ces échanges comptent pour les collectivités
Les collectivités sont directement confrontées aux choix d’aménagement et à leurs conséquences quotidiennes. Elles gèrent des espaces publics, accompagnent des projets urbains et ruraux, et doivent souvent arbitrer entre plusieurs besoins. Un sujet comme la gestion des eaux pluviales concerne à la fois la sécurité, les réseaux, les sols et la qualité de vie. La question des îlots de chaleur touche les écoles, les rues, les logements et les lieux de rencontre.
Les solutions fondées sur la nature invitent à relier ces sujets plutôt qu’à les traiter séparément. Mais leur mise en place demande du temps et une coopération réelle entre élus, techniciens, gestionnaires, habitants et partenaires financiers. Les expériences partagées lors d’une rencontre peuvent aider à repérer les étapes oubliées, les méthodes qui ont été testées et les limites rencontrées ailleurs. Elles ne dispensent pas d’adapter chaque choix au terrain local.
La question du financement est aussi présente dans le programme. Une idée prometteuse ne devient pas un projet réalisable sans moyens, compétences, calendrier et responsabilité clairement définis. À l’inverse, obtenir un financement ne signifie pas que les bénéfices écologiques ou sociaux sont déjà acquis. Il faut distinguer l’annonce, la réalisation des travaux et les effets observés au fil du temps.
Le suivi peut combiner plusieurs repères : évolution de la végétation, état des sols ou des milieux humides, circulation de l’eau, usages de l’espace, retours des habitants. Les indicateurs doivent correspondre à l’objectif du projet. Il n’existe pas un chiffre unique qui résume l’adaptation au climat ou la biodiversité d’un territoire.
Des projets à évaluer dans la durée
Restaurer une tourbière, renaturer un site ou effacer des étangs sont des interventions qui modifient un milieu. Pour en comprendre les effets, il est utile de connaître son état avant les travaux, de documenter les opérations et de prévoir des observations ultérieures. Le temps compte : certaines évolutions peuvent être visibles rapidement, d’autres demandent plusieurs saisons ou davantage.
Les projets doivent aussi prendre en compte les usages. Un espace humide peut remplir des fonctions écologiques tout en étant un lieu de passage, de travail ou de loisir. Un aménagement urbain peut améliorer le confort d’une rue, mais il faut encore vérifier qu’il répond aux besoins des personnes qui la fréquentent. La concertation et le suivi ne sont pas des étapes décoratives. Ils permettent de comprendre si les choix initiaux tiennent dans la vie réelle.
Les solutions fondées sur la nature ne remplacent pas toutes les infrastructures ni toutes les mesures de réduction des risques. Elles peuvent faire partie d’une réponse plus large, à condition de ne pas leur attribuer des effets qu’on n’a pas mesurés. Pour un média, cette distinction est importante : raconter un projet et ses intentions ne revient pas à annoncer qu’il a déjà résolu le problème.
Infos pratiques : les Journées SfN à Limoges
- Dates : mardi 13 et mercredi 14 octobre 2026.
- Lieu : Maison de la Région, 27 boulevard de la Corderie, 87000 Limoges.
- Organisateurs : OiEau, OFB et Région Nouvelle-Aquitaine, avec les projets européens NATALIE, LIFE ARTISAN et NBRACER.
- Public concerné : collectivités territoriales, professionnels de la biodiversité, associations, entreprises, aménageurs, financeurs et chercheurs.
- Participation : gratuite, sur inscription ; les places sont annoncées comme limitées.
- Programme : séances plénières, ateliers et trois options de visites de terrain le mercredi après-midi.
Les informations pratiques et l’inscription sont disponibles sur le site officiel des Journées des solutions fondées sur la nature. Le programme détaillé et les modalités de déplacement doivent être vérifiés directement auprès des organisateurs avant de partir.
Une rencontre utile, sans confondre méthode et résultat
Le rendez-vous de Limoges met en avant un sujet qui concerne de nombreux territoires : comment s’appuyer sur les écosystèmes pour mieux répondre aux changements climatiques, sans réduire la nature à un outil technique ? La diversité du programme, avec des ateliers et des visites, permet d’aborder la réflexion à plusieurs échelles, de la conception d’un projet à l’observation de son fonctionnement sur le terrain.
La valeur d’une telle rencontre se mesurera aussi à ce qui suivra : les échanges entre collectivités, les projets adaptés aux besoins locaux, les enseignements partagés et la manière dont les résultats seront documentés. Les journées du 13 et 14 octobre sont une étape de travail. Elles ne constituent pas, en elles-mêmes, une preuve d’efficacité des projets présentés.
Cette approche rejoint les initiatives environnementales suivies par Jimagine, comme le projet de renaturation du cours d’eau de l’Hyrôme ou la restauration de haies et de mares en Loire-Atlantique. Dans chaque cas, il importe de distinguer les intentions, les actions réalisées et les effets établis.
Questions fréquentes
Que sont les solutions fondées sur la nature ?
Ce sont des actions qui protègent, gèrent durablement ou restaurent des écosystèmes pour répondre à des enjeux de société, avec des bénéfices pour la biodiversité et les populations. La définition de référence est portée par l’UICN.
Quand ont lieu les Journées des solutions fondées sur la nature à Limoges ?
Elles sont prévues les 13 et 14 octobre 2026 à la Maison de la Région de Limoges, en Nouvelle-Aquitaine.
Qui organise l’événement ?
L’OiEau, l’Office français de la biodiversité et la Région Nouvelle-Aquitaine coorganisent ces journées, en lien avec les projets européens NATALIE, LIFE ARTISAN et NBRACER.
Peut-on participer gratuitement ?
Oui. La participation est annoncée gratuite, mais l’inscription est obligatoire et les places sont limitées. Il faut consulter le site officiel pour vérifier les disponibilités et les consignes actualisées.
Les visites prouvent-elles déjà que les projets sont efficaces ?
Non. Une visite permet de découvrir un site et les interventions qui y sont menées. Pour établir des effets, il faut des données, des indicateurs liés aux objectifs et un suivi dans le temps.
Sources : Office français de la biodiversité, présentation des Journées SfN en Nouvelle-Aquitaine ; site officiel de l’événement et inscription ; OiEau, programme des journées ; UICN, définition et standard mondial des solutions fondées sur la nature.
Entretien avec le duo electric louve musiciens, chanteurs, auteurs compositeurs,
Sylvie de Jimagine.org : Bonjour Electric Louve, bienvenue sur Jimagine, pouvez vous nous présenter votre duo ?
Electric Louve : Electric Louve est un duo qui a vu le jour en 2023, mais dont les envies musicales sont plus anciennes ! c’est la rencontre de Diez, chanteuse et autrice des textes, et de Dioups, multi instrumentiste et compositeur de musiques.
Nous étions auparavant investis dans la chanson française et nous adorons cela, mais nous avions des envies d’exploration d’autres syles musicaux. Nous avons tous les deux étés baignés dans notre jeunesse de musique trip hop, d’électro chill, de musique soul etc… Par exemple Portishead, Massive Attack, Morcheeba, Gorillaz sont des références communes qui nous ont beaucoup inspirés. Après un voyage à Bristol (lieu de naissance des courants musicaux) il y a eu un déclic, je me suis mis à la MAO (musique avec ordinateur), j’ai acheté une guitare électrique, une basse, des synthés, des micros, et je me suis lancé dans la composition, les enregistrements, et on a fait un disque.
Sylvie de Jimagine.org : Pouvez vous nous parler de votre univers professionnel ?
Electric Louve : Le disque « Couleur Nuit » est sorti en 2025, après 2 ans de travail, il a été repéré par le fond musical des bibliothèques municipales de Lyon, et nous jouerons dans un show case en 2027 (nous aurions dû le faire en 2026 mais Diez était malade). Nous jouerons également dans le cadre du festival Amply le 31 octobre 2026 à la bibliothèque municipale de Lyon4.
Notre travail est totalement indépendant, sans aide, sans studio, tout est instinctif, à la fois électro, mais très humain. Ce sont beaucoup d’expérimentations pour toucher ce qui nous fait vibrer vraiment, avec fragilité, et on l’espère une forme d’élégance, dans des timbres et des textures propices à l’évasion et au voyage. On est à l’antithèse de la musique faite par IA, du truc formaté pour que ça plaise.
On ne veut pas ressembler à quoi que ce soit, c’est assez brut et doux, il faut écouter.
Nous avons des nouveautés qui vont encore plus loin dans ce qui nous fait vibrer, depuis que je me suis mis au sampling.
Sylvie de Jimagine.org : Quelle est votre actualité pour 2026, quels sont vos projets ?
Electric Louve : Nous avons un concert avec un groupe génial Da Capo (plusieurs passages sur France Inter) à Agend’arts très prochainement, les 10 et 11 octobre prochain. Deux groupes sans notoriété, mais avec des atmosphères musicales riches, ça va être deux soirées vraiment originales et denses https://agendarts.wordpress.com/2026/06/20/electric-louve-da-capo/
En live, nous avons basse, guitare, trompette, guimbarde et chant bien sûr, avec des effets et un looper, et ça embarque le public dans une profondeur sonore.
Et le projet c’est de poursuivre notre création du deuxième disque, qui est bien avancé.
Sylvie de Jimagine.org : Quels sont vos loisirs en dehors de la musique ?
Electric Louve : En dehors de la musique, on aime s’immerger dans des grands espaces naturels.
Sylvie de Jimagine.org Comment pouvons-nous vous contacter ?
Electric Louve : Pour nous contacter
Pour nous découvrir pleinement https://linktr.ee/electriclouve
Dans le Pilat, la restauration des haies se construit rang par rang, au bord des parcelles. Pendant l’hiver 2026, seize agriculteurs de quatorze communes ont participé à une opération accompagnée par le Parc naturel régional du Pilat. Au total, 2 560 arbres et arbustes ont été plantés. Le Parc annonce aussi un suivi annuel des nouvelles plantations pendant trois ans.
Le chiffre raconte une action concrète, mais pas encore son résultat écologique. La reprise des plants, leur entretien et la qualité des haies dans le temps restent à observer. C’est justement l’intérêt du suivi annoncé : ne pas s’arrêter au jour de la plantation.
Dans le Pilat, une opération agricole menée dans 14 communes
Le Parc naturel régional du Pilat indique que les plantations de l’hiver 2026 concernent quatorze communes réparties dans le massif. Seize agriculteurs volontaires ont participé, avec des exploitations aux productions variées : élevage caprin laitier, viticulture, volailles, arboriculture, plantes aromatiques, maraîchage, ovins et bovins viande.
Cette diversité compte. Les haies ne sont pas installées dans un paysage agricole uniforme. Leur emplacement, leur forme et le choix des essences doivent tenir compte des parcelles, des sols, du vent, des usages et des objectifs de chaque exploitation. Le Parc explique que les projets sont définis avec les agriculteurs, après des visites sur place.
L’opération ne se réduit donc pas à la remise d’un lot de jeunes plants. Le Parc accompagne la conception des linéaires, le choix des essences et la mise en place. Son soutien comprend notamment les plants, le paillage, les protections contre le gibier, les clôtures et des panneaux d’information. Le financement mentionné par le Parc associe la Région Auvergne-Rhône-Alpes, dans le cadre du Contrat Vert et Bleu Grand Pilat, et l’Europe.
Pourquoi une haie se pense à l’échelle de la ferme
Une haie peut remplir plusieurs rôles dans une exploitation. Elle peut apporter de l’ombre ou un abri au bétail, protéger certaines parcelles du vent, contribuer à limiter l’érosion et offrir des habitats à des espèces différentes. Mais ces fonctions ne sont ni automatiques ni identiques partout. Elles dépendent de la composition de la haie, de sa structure, de son emplacement et de la manière dont elle est entretenue.
L’Office français de la biodiversité rappelle qu’une gestion durable vise à préserver les différentes fonctionnalités de la haie et sa diversité d’étages végétaux. L’enjeu n’est donc pas seulement d’ajouter une ligne verte sur une carte. Il faut que les plants s’installent, que la haie puisse se développer et que les interventions futures tiennent compte de sa vie biologique.
Le projet du Pilat illustre cette approche à l’échelle de la ferme. Une haie près d’une parcelle viticole ne répond pas forcément aux mêmes besoins qu’une haie dans un élevage ou autour d’un verger. D’où l’importance du diagnostic et du choix des essences. Le Parc précise que jusqu’à soixante essences champêtres sont proposées dans son accompagnement.

Des plants d’origine locale et des espèces adaptées au climat
Le Parc indique que les plants utilisés sont associés au label Végétal local. Cette démarche vise à privilégier des végétaux d’origine génétique locale, adaptés aux conditions du territoire. L’information est importante dans un massif où l’altitude, l’exposition, le sol et le climat varient d’un secteur à l’autre.
Le Parc indique également que certaines essences méditerranéennes sont testées face à l’évolution du climat. Parmi les espèces citées figurent l’érable de Montpellier, le micocoulier, le chêne vert, le nerprun alterne, l’arbousier et l’amélanchier à feuilles ovales. Il s’agit de pistes d’adaptation, pas d’une solution universelle. Le choix d’une essence doit rester lié aux conditions locales et à la fonction recherchée.
La diversité végétale est un autre point à suivre. Une haie composée de plusieurs essences peut offrir une structure plus variée qu’un alignement très uniforme. Mais le nombre d’essences ne suffit pas, à lui seul, à mesurer la valeur écologique d’une haie. La façon dont elle pousse, sa connexion à d’autres milieux et sa gestion comptent aussi.
Le suivi, étape essentielle après la plantation
Le Parc annonce un suivi annuel pendant trois ans, ainsi qu’une formation à la taille d’entretien. C’est une étape moins visible que la plantation, mais elle peut faire la différence entre un projet qui s’arrête à la mise en terre et un accompagnement qui observe la croissance et aide les exploitants à entretenir leurs haies.
Le Parc publie également un indicateur issu de ses plantations précédentes : entre 2014 et 2024, le taux moyen de survie évalué sur 103 haies plantées est de 70 %. Ce résultat concerne les haies de la décennie passée. Il ne prédit pas la survie des plants installés en 2026 et ne doit pas être confondu avec un bilan de la nouvelle opération.
Ce chiffre donne toutefois un repère utile. Planter est une première étape. Les sécheresses, le gibier, la concurrence végétale, l’entretien et les conditions du sol peuvent peser sur la reprise. Un suivi permet de repérer les difficultés, d’ajuster les pratiques et de comprendre ce qui fonctionne dans les différents contextes agricoles.
Pour mesurer la suite, les bilans futurs pourraient préciser le nombre de plants encore vivants, les linéaires concernés, les essences qui se développent le mieux et les besoins d’entretien observés. Ils pourraient aussi expliquer comment les haies nouvelles s’intègrent au réseau existant. Ces informations sont à venir. La page du Parc ne les présente pas comme des résultats déjà acquis pour l’hiver 2026.

Dix ans d’accompagnement des haies dans le Pilat
L’opération de 2026 s’inscrit dans un travail engagé par le Parc depuis 2014 auprès d’exploitations et de communes de la Loire et du Rhône. Sur sa page consacrée aux plantations, le Parc fait état de 29 projets accompagnés, représentant environ vingt kilomètres de haies et 30 000 plants. Il indique aussi que douze exploitations sont certifiées par le Label Haie.
Le parcours décrit par le Parc commence par une visite-diagnostic sur l’exploitation. Le projet est ensuite conçu selon le contexte, les objectifs et les essences adaptées. L’accompagnement peut inclure la recherche de financements, des formations, l’aide aux travaux et le suivi de l’entretien. Cette continuité est précieuse : une haie est un milieu vivant qui évolue bien après le chantier initial.
La démarche peut également aider à faire connaître des pratiques de gestion plus attentives. L’OFB rappelle que des interventions trop fréquentes ou réalisées avec des outils inadaptés peuvent fragiliser la structure d’une haie et affecter les espèces qu’elle abrite. La formation annoncée dans le Pilat s’inscrit donc dans un enjeu de long terme : garder des haies fonctionnelles, et pas seulement en planter de nouvelles.
Une initiative à suivre plutôt qu’un bilan déjà écrit
Les 2 560 plants de l’opération 2026 témoignent d’un engagement partagé entre agriculteurs et acteurs publics. Le chiffre est précis. Les résultats écologiques, eux, demanderont du temps et des observations. Pour l’instant, les informations disponibles décrivent les participants, les plantations, les essences proposées et le suivi prévu.
Cette distinction évite de transformer une bonne nouvelle locale en promesse trop large. Une haie plantée n’est pas encore une haie mature. Son intérêt dépendra de sa reprise, de son développement, de son entretien et de sa place dans le paysage. Les prochaines années permettront de documenter cette évolution.
Le Pilat montre ainsi une manière concrète de travailler avec les exploitations agricoles : partir du terrain, choisir les plantations selon le contexte, accompagner les travaux puis revenir observer. C’est une démarche patiente, moins spectaculaire qu’une grande annonce, mais utile pour comprendre comment les paysages agricoles peuvent accueillir davantage d’arbres et d’arbustes.
Pour replacer cette initiative parmi d’autres actions écologiques documentées, retrouvez aussi notre dossier sur les projets de restauration de la nature soutenus par Mission Nature, notre article sur la renaturation d’un cours d’eau dans le bassin de l’Hyrôme et le décryptage consacré à la biodiversité des sols agricoles.
Questions fréquentes sur l’opération de haies du Pilat
Combien de plants ont été plantés dans le Pilat en 2026 ?
Le Parc naturel régional du Pilat annonce 2 560 arbres et arbustes plantés pendant l’hiver 2026, avec la participation de seize agriculteurs dans quatorze communes.
Qui accompagne les agriculteurs ?
Le Parc du Pilat accompagne les exploitants pour définir les projets et les linéaires, choisir les essences et organiser les plantations. La Région Auvergne-Rhône-Alpes et l’Europe sont citées comme soutiens financiers de l’opération.
Les plantations ont-elles déjà prouvé un effet sur la biodiversité ?
La page du Parc décrit l’opération et le suivi prévu, mais ne donne pas encore de mesure de son effet sur la biodiversité. Le taux moyen de survie de 70 % publié par le Parc concerne 103 haies plantées entre 2014 et 2024, pas la nouvelle plantation de 2026.
Pourquoi suivre les haies après la plantation ?
Parce que les jeunes plants doivent s’installer et être entretenus. Un suivi peut aider à observer leur reprise, à repérer les difficultés et à adapter les pratiques selon les conditions locales.
Sources : Parc naturel régional du Pilat, « 2 560 plants pour les haies en 2026 » ; Parc naturel régional du Pilat, « Des haies d’avenir dans le Pilat » ; Office français de la biodiversité, « Gérer durablement ses haies et en créer de nouvelles ».
Une haie n’est pas seulement une ligne d’arbres au bord d’un champ. Avec les mares, les bosquets et les prairies, elle forme un réseau de petits milieux qui peuvent aider la faune et la flore à circuler dans un paysage agricole. En Loire-Atlantique, le projet « Reconquête des haies et mares » veut restaurer une partie de ce maillage. Il est porté par le Centre permanent d’initiatives pour l’environnement (CPIE) Logne et Grand-Lieu et soutenu par Mission Nature.
La fiche de l’Office français de la biodiversité (OFB), mise à jour le 23 octobre 2023, décrit l’intention du projet : planter des haies, créer des mares et en restaurer d’autres. Elle ne précise pas le nombre de plantations ou de mares, leur surface, ni les résultats écologiques déjà observés. Il faut donc parler d’un projet de restauration, pas d’un bilan achevé.

Haies et biodiversité : restaurer des liens dans le paysage
Les haies bocagères peuvent servir de refuge, de zone d’alimentation ou de passage à différentes espèces. Leur intérêt dépend de leur composition, de leur état et de leur connexion avec les autres milieux. Une haie isolée n’a pas le même rôle qu’un réseau relié à des mares, des prairies et des arbres. C’est cette relation entre les éléments du paysage qui rend le projet intéressant.
Les mares ont elles aussi une place particulière. Elles forment des points d’eau et des habitats pour des espèces adaptées à ces milieux. Quand elles sont dispersées dans un réseau de haies et de prairies, elles peuvent contribuer à la continuité écologique locale. Cela ne signifie pas qu’une plantation ou une mare restaurée produit automatiquement un gain mesurable pour toutes les espèces. La qualité du site, la gestion et le suivi comptent.
L’OFB rappelle dans ses ressources sur les haies que leur gestion doit préserver leurs différentes fonctions et tenir compte des cycles biologiques. Une intervention, même légère, peut affecter les espèces qui les utilisent. Cela rend la réflexion sur les haies plus large que la simple quantité plantée : leur diversité, leur état et leur place dans le paysage sont aussi importants.
Un projet porté par le CPIE Logne et Grand-Lieu
Le porteur indiqué par l’OFB est le CPIE Logne et Grand-Lieu, une association d’éducation à l’environnement implantée en Loire-Atlantique. La fiche présente Élisabeth Lagadec, chargée de projet biodiversité au CPIE, comme contact du projet. Elle explique que l’équipe veut accompagner la restauration du réseau de haies et de mares sur son territoire.
Le projet s’inscrit dans un contexte de recul des haies et des mares. Selon la page de l’OFB, leur densité a fortement diminué en Loire-Atlantique depuis les années 1960. Le document relie cette évolution à la perturbation des écosystèmes et à la perte des espèces qui dépendent de ces milieux. La fiche ne détaille toutefois ni les secteurs concernés, ni les causes locales, ni l’état initial précis des sites retenus.
Cette prudence est utile. Elle permet de raconter l’initiative sans transformer un objectif en résultat. Le projet annonce des plantations et des créations ou restaurations de mares. Pour savoir ce qui a effectivement été réalisé, et ce que cela a changé, il faudra disposer d’informations datées sur les interventions et d’observations menées après les travaux.

Pourquoi associer les mares aux haies ?
La haie et la mare répondent à des besoins différents, mais elles peuvent se compléter. La haie offre une structure végétale linéaire. La mare constitue un milieu aquatique ou humide. Ensemble, elles diversifient un paysage dominé par les parcelles cultivées et peuvent créer des connexions entre des habitats qui, autrement, resteraient isolés.
Les bénéfices ne sont pas seulement une affaire de faune visible. Ces éléments influencent aussi la façon dont un paysage fonctionne. Leur présence peut contribuer à organiser les déplacements des espèces, à maintenir des refuges et à rendre les espaces agricoles plus accueillants pour la biodiversité. Mais les effets varient selon les espèces, les saisons, les pratiques voisines et la qualité des milieux.
La recherche et les ressources naturalistes insistent sur cette dimension de réseau. Une haie ne se juge pas uniquement à sa longueur. Une mare ne se résume pas à sa présence sur une carte. L’emplacement, la continuité avec d’autres milieux et les modes d’entretien sont des éléments à documenter. L’objectif d’un projet comme celui du CPIE est donc intéressant parce qu’il associe plusieurs composants du paysage au lieu de traiter chaque aménagement séparément.
Mission Nature finance des projets, pas des résultats garantis
« Reconquête des haies et mares » est soutenu par Mission Nature, un dispositif de financement de projets en faveur de la biodiversité porté par l’OFB. Ce soutien permet d’engager une opération locale. Il ne constitue pas à lui seul une preuve que les habitats ont déjà été restaurés ou que les populations animales et végétales ont augmenté.
Pour évaluer l’impact, il faudra pouvoir comparer la situation avant et après les interventions. Des indicateurs possibles sont le nombre et l’état des haies restaurées ou plantées, la diversité des essences, la présence et l’état des mares, ainsi que des observations de biodiversité. La fiche publique ne donne pas ces données pour ce projet. Elles ne doivent donc pas être présentées comme des résultats disponibles.
Cette distinction entre financement, réalisation et effets est importante pour toutes les initiatives environnementales. Un budget ou une sélection de projets marque une étape. Les travaux réalisés en marquent une autre. Les changements observés dans le temps demandent des suivis adaptés. C’est aussi le fil conducteur de notre article sur les projets de restauration de la nature financés par Mission Nature.
Les questions qui restent ouvertes
La présentation de l’OFB fournit le porteur, le territoire et les grandes actions prévues. Mais plusieurs informations seraient utiles pour suivre le projet dans la durée :
- Quelles communes ou parcelles sont concernées ?
- Combien de mètres de haies seront plantés ou restaurés ?
- Combien de mares seront créées ou remises en état ?
- Quelles espèces locales seront privilégiées pour les haies ?
- Quand les travaux ont-ils commencé, et quel est leur calendrier ?
- Quels indicateurs permettront de mesurer les effets après les interventions ?
Ces questions ne diminuent pas l’intérêt de l’initiative. Elles montrent ce qui permettra au public de passer de l’annonce à un suivi concret. Les réponses pourraient aussi aider les habitants à comprendre comment le paysage évolue près de chez eux.
Une bonne nouvelle à suivre sans la surpromettre
La reconquête des haies et des mares rappelle que la biodiversité dépend souvent de liens discrets entre les milieux. Une haie, une mare ou un bosquet peuvent sembler modestes à l’échelle d’un territoire. Leur intérêt grandit lorsqu’ils s’inscrivent dans un ensemble cohérent et qu’ils sont entretenus avec attention.
Le projet du CPIE Logne et Grand-Lieu apporte une réponse locale à cette question, avec un soutien de Mission Nature. À ce stade, les informations publiques consultées décrivent les actions prévues, pas un bilan final. La prochaine étape utile sera de rendre visibles les réalisations et les observations écologiques, avec des dates et des indicateurs compréhensibles.
En attendant, cette initiative offre un exemple concret d’action en faveur de la biodiversité des haies. Pour découvrir un autre projet de restauration suivi par Jimagine, retrouvez aussi notre article sur la renaturation du cours d’eau de l’Hyrôme. Les deux projets montrent des démarches situées dans des territoires précis, avec des résultats encore à documenter.
Questions fréquentes sur les haies et la biodiversité
Quel est le rôle d’une haie pour la biodiversité ?
Selon sa composition et son emplacement, une haie peut servir de refuge, de zone de déplacement ou de ressource pour différentes espèces. Son rôle dépend aussi de sa connexion avec les autres milieux et de la façon dont elle est entretenue.
Pourquoi restaurer à la fois des haies et des mares ?
Parce qu’elles créent des habitats différents et peuvent se compléter dans le paysage. Les haies apportent une structure végétale, tandis que les mares offrent des milieux humides ou aquatiques. Leur proximité peut contribuer à former un réseau écologique local, sans garantir à elle seule un résultat identique partout.
Où se déroule le projet « Reconquête des haies et mares » ?
La fiche de l’OFB situe le projet en Loire-Atlantique, sur le territoire du CPIE Logne et Grand-Lieu. Elle ne précise pas les communes ou parcelles exactes dans les informations consultées.
Le projet a-t-il déjà prouvé une hausse de la biodiversité ?
La fiche de l’OFB consultée décrit les actions prévues, mais ne donne pas de bilan chiffré sur les haies plantées, les mares restaurées ou les espèces observées. Il est donc trop tôt pour présenter un résultat écologique mesuré à partir de cette seule source.
Sources : Office français de la biodiversité, « Reconquête des haies et mares », fiche mise à jour le 23 octobre 2023 ; OFB, « Gérer durablement ses haies et en créer de nouvelles » ; OFB, présentation de Mission Nature.
Chaque année, le mois d’octobre se teinte de rose. Mais derrière les rubans, les courses solidaires et les campagnes d’information, Octobre Rose porte un message simple : mieux connaître le cancer du sein, ne pas repousser les rendez-vous de santé et permettre à chacune et chacun de trouver du soutien.
Cette mobilisation concerne les personnes directement touchées par la maladie, bien sûr. Elle concerne aussi leurs proches, les professionnels de santé, les associations et toutes les personnes qui peuvent relayer une information fiable. Car parler du dépistage, c’est déjà aider à lever certains doutes et certaines hésitations.
À quoi sert Octobre Rose ?
Octobre Rose est une campagne annuelle de sensibilisation au cancer du sein. Elle met en avant la prévention, le dépistage et l’accompagnement des personnes malades.
La campagne est aussi un moment pour rappeler que le cancer du sein ne se résume pas à une statistique. Derrière chaque diagnostic, il y a une personne, une famille, un quotidien bouleversé et souvent un long parcours de soins. Les associations jouent un rôle important pour informer, écouter et aider à rompre l’isolement.
En France, la Ligue contre le cancer indique que 61 214 nouveaux cas ont été diagnostiqués en 2023. Elle rappelle aussi que le dépistage précoce améliore les chances de prise en charge. Ces chiffres ne doivent pas alimenter la peur. Ils montrent surtout pourquoi une information accessible et un suivi régulier sont utiles.
Le dépistage organisé entre 50 et 74 ans
En France, les femmes âgées de 50 à 74 ans, sans symptôme ni facteur de risque particulier, sont invitées tous les deux ans à réaliser une mammographie dans le cadre du dépistage organisé.
L’examen est réalisé par un professionnel formé. Les images sont ensuite relues selon les modalités prévues par le programme national. L’invitation est adressée par courrier. Si elle n’arrive pas, il est possible de vérifier ses coordonnées auprès de l’Assurance Maladie ou de contacter sa caisse.
Cette tranche d’âge ne signifie pas que les autres personnes doivent attendre ou ignorer un changement. Le suivi dépend de l’âge, des antécédents, des symptômes et des facteurs de risque. Une question ou une inquiétude peut être discutée avec un médecin, une sage-femme ou un gynécologue.
Observer son corps, sans remplacer le suivi médical
Connaître son corps peut aider à repérer un changement inhabituel. Une boule dans le sein ou sous le bras, une modification de la peau, une rétraction du mamelon, un écoulement ou une inflammation doivent conduire à demander un avis médical.
L’autosurveillance ne remplace pas une mammographie ni un examen clinique. Elle ne permet pas non plus de poser un diagnostic. Son intérêt est de ne pas banaliser une modification persistante et de consulter sans attendre si quelque chose semble inhabituel.
Les recommandations peuvent être différentes en cas d’antécédents familiaux, de traitement ou de facteur de risque particulier. Dans ce cas, le suivi se décide avec un professionnel de santé.
Un mois pour soutenir les personnes concernées
Le dépistage est important, mais Octobre Rose ne doit pas faire oublier la réalité vécue pendant et après les traitements. Fatigue, effets secondaires, difficultés professionnelles, changements du corps et inquiétudes peuvent durer longtemps.
Un proche peut aider de manière très concrète : accompagner à un rendez-vous, préparer un repas, garder un enfant, écouter sans chercher tout de suite une solution ou respecter le besoin de silence. Il n’est pas nécessaire de trouver les mots parfaits. Une présence régulière compte souvent davantage qu’un grand discours.
Les associations proposent aussi des groupes de parole, des informations pratiques, un accompagnement social ou psychologique et des activités adaptées. Avant de participer à une collecte ou à une opération commerciale, il est utile de vérifier qui la porte, à quoi servent les fonds et quelle part est réellement reversée.
Comment agir pendant Octobre Rose ?
- Relayer une information fiable, issue d’un organisme de santé ou d’une association reconnue.
- Prendre rendez-vous si un dépistage est indiqué ou si un changement inhabituel est apparu.
- Parler avec tact à une personne malade, sans réduire son identité à la maladie.
- Soutenir une association locale qui accompagne les patients et leurs proches toute l’année.
- Participer à une action solidaire en vérifiant son objectif et l’utilisation des dons.
Octobre Rose ne s’arrête pas au 31 octobre. La prévention, le dépistage et l’accompagnement doivent rester accessibles toute l’année. Une information claire peut aider une personne à franchir la porte d’un cabinet. Une écoute attentive peut aussi rendre un parcours moins solitaire.
Pour aller plus loin
Les modalités du dépistage organisé sont expliquées sur le site de l’Assurance Maladie. La Ligue contre le cancer propose également des informations sur Octobre Rose, le dépistage et l’accompagnement.
Cet article est informatif. Il ne remplace pas l’avis d’un professionnel de santé. En cas de symptôme ou d’inquiétude, prenez rendez-vous avec un professionnel.
À Saint-Georges-des-Gardes, dans le Maine-et-Loire, un petit cours d’eau des anciennes lagunes doit retrouver une place plus naturelle dans son paysage. Le Syndicat Layon Aubance Louets porte un projet de renaturation financé par Mission Nature. Son objectif est de remettre le ruisseau dans son fond de vallée, après des aménagements qui l’ont rendu rectiligne, trop large et déconnecté de la zone humide voisine.
Le projet est concret, mais il faut être précis sur son état : la fiche de l’Office français de la biodiversité (OFB), mise à jour le 9 juillet 2026, décrit les problèmes constatés et les objectifs. Elle ne donne ni calendrier détaillé des travaux, ni surface restaurée, ni résultats écologiques déjà mesurés. C’est donc une initiative à suivre, pas encore un bilan de restauration.

Pourquoi renaturer les affluents de l’Hyrôme ?
Le site des anciennes lagunes de Saint-Georges-des-Gardes se trouve dans le bassin versant de l’Hyrôme. D’après l’OFB, le cours d’eau a été fortement artificialisé. Son tracé est rectiligne, son lit est surdimensionné et il n’est plus correctement relié à son lit majeur, c’est-à-dire l’espace naturel où la rivière peut s’étendre lors de certaines périodes de hautes eaux.
Plusieurs plans d’eau compliquent aussi la continuité écologique. Cette continuité permet aux organismes, aux sédiments et à l’eau de circuler le long du cours d’eau et entre la rivière et ses milieux voisins. Quand elle est interrompue, les habitats peuvent se dégrader et les espèces rencontrer davantage d’obstacles.
La fiche du projet évoque un appauvrissement des habitats et une dégradation de la qualité de l’eau. Elle ne détaille pas d’inventaire d’espèces ni de mesures chiffrées. Le diagnostic pose donc les enjeux, sans prétendre quantifier aujourd’hui les effets du futur chantier.
Remettre le ruisseau dans son fond de vallée
L’action centrale annoncée consiste à replacer le cours d’eau des anciennes lagunes dans son fond de vallée. Cette expression désigne la zone basse façonnée par le cours d’eau, qui entretient normalement des liens avec les berges, les zones humides et les terrains alentour.
Lorsque le cours d’eau est rectifié ou isolé, il perd une partie de ces échanges. Le reconnecter à son environnement peut aider à retrouver des formes et des habitats plus diversifiés. Mais chaque site a ses contraintes. La géologie, les usages passés, les infrastructures, les activités locales et le régime de l’eau influencent les choix techniques.
Le Syndicat Layon Aubance Louets présente la démarche comme une restauration écologique ambitieuse, définie en concertation. La fiche de l’OFB indique qu’elle doit prendre en compte le cours d’eau, la biodiversité, le ruissellement et les eaux pluviales. Le site est aussi envisagé comme un lieu vitrine ouvert au public. À ce stade, la page ne précise pas comment cette ouverture sera organisée.

La renaturation d’un cours d’eau ne se résume pas à déplacer un lit
Le mot « renaturation » peut donner l’image d’un retour immédiat à une rivière sauvage. Sur le terrain, il s’agit plutôt de rétablir des fonctionnements naturels autant que le contexte le permet. Un projet peut agir sur la forme du lit, les connexions avec la plaine, les obstacles, les berges ou la gestion des eaux. Les actions varient d’un site à l’autre.
La réussite ne se mesure pas seulement à l’apparence du paysage après les travaux. Elle dépend aussi de l’évolution du milieu dans le temps : circulation de l’eau, diversité des habitats, végétation, espèces présentes, qualité de l’eau et réactions lors des périodes sèches ou pluvieuses. Il faut un état initial, des indicateurs adaptés et un suivi après chantier pour savoir ce qui change vraiment.
Une synthèse coordonnée par INRAE sur la restauration de la continuité écologique rappelle également l’importance du contexte local. Les auteurs recommandent de prendre en compte les enjeux écologiques, mais aussi les dimensions sociales et économiques, et d’associer les parties prenantes tout au long du projet. Une restauration durable suppose d’expliquer les choix, d’écouter les usages et de faire apparaître les arbitrages.
Un projet local qui s’inscrit dans une démarche plus large
La renaturation des affluents de l’Hyrôme fait partie des projets soutenus par Mission Nature. Ce dispositif de l’OFB finance des actions en faveur de la biodiversité. Il a aussi accompagné d’autres opérations liées aux rivières, comme le projet de restauration écologique et de renaturation du site de Reyraud sur la Dronne.
Ces projets ne sont pas interchangeables. Les milieux, les obstacles et les travaux nécessaires diffèrent. Mais ils illustrent une même question : comment réparer des espaces déjà modifiés par les activités humaines, en tenant compte à la fois du fonctionnement de l’eau et de la vie locale ?
Nous avions déjà présenté les 28 projets de restauration de la nature financés par Mission Nature en 2026. L’Hyrôme donne un exemple plus précis de ce que peut recouvrir la restauration d’un cours d’eau : un diagnostic local, des choix de travaux, puis un suivi qui devra permettre de vérifier les effets.
Quels résultats faudra-t-il suivre ?
Pour juger le projet au-delà de son annonce, plusieurs éléments seront utiles lorsque les travaux et leur suivi seront documentés :
- Le calendrier : quand les travaux commencent-ils et quand sont-ils terminés ?
- Le périmètre : quelle portion du cours d’eau et quelles zones humides sont concernées ?
- Les interventions : quels aménagements sont retirés, modifiés ou recréés ?
- La continuité : comment les obstacles à la circulation de l’eau et des organismes sont-ils traités ?
- Le suivi écologique : quels indicateurs servent à observer les habitats, les espèces et la qualité de l’eau ?
- La concertation : comment les habitants et les usagers peuvent-ils comprendre les choix et suivre le site ?
Ces repères ne sont pas une liste de résultats déjà obtenus. Ils indiquent ce qu’il faudra chercher dans les prochains bilans. À la date de la fiche de l’OFB consultée, aucun chiffre sur la surface, le linéaire restauré ou les résultats du chantier n’est publié.
Une bonne nouvelle à suivre avec attention
La renaturation des cours d’eau est souvent présentée comme une réponse aux milieux dégradés. Le projet de l’Hyrôme montre surtout que cette réponse commence par un diagnostic précis et un objectif de reconnexion au fond de vallée. Les bénéfices espérés ne sont pas encore des résultats.
La suite dépendra de la réalisation des travaux, de leur adaptation au site et du suivi dans la durée. Si le projet devient un lieu vitrine ouvert au public, il pourra aussi rendre visibles les choix et les évolutions. Cette dimension pédagogique aura du sens si elle s’appuie sur des informations datées et des observations accessibles.
Pour les habitants, l’enjeu est simple à comprendre : une rivière ne fonctionne pas seule dans son chenal. Elle dépend des berges, des zones humides, des sols et des connexions avec la vallée. Restaurer ces liens demande du temps et une coopération entre les acteurs qui connaissent et utilisent le territoire.
À retenir
À Saint-Georges-des-Gardes, le Syndicat Layon Aubance Louets prépare la renaturation d’un cours d’eau artificialisé des anciennes lagunes. Le projet vise à le remettre dans son fond de vallée et à mieux prendre en compte la biodiversité, le ruissellement et les eaux pluviales. La fiche de l’OFB ne donne pas encore de calendrier détaillé ni de résultats écologiques mesurés. C’est une initiative prometteuse à suivre sans la présenter comme déjà aboutie.
Pour replacer cette démarche dans une réflexion plus large sur les sols et les pratiques agricoles, lire aussi notre article sur l’agriculture régénérative, ses pratiques et ses limites, ainsi que notre dossier sur les projets de recherche autour de la biodiversité des sols.
Sources : Office français de la biodiversité, « Renaturation des affluents de l’Hyrôme », mise à jour du 9 juillet 2026 ; INRAE, synthèse collective sur la restauration de la continuité des cours d’eau, 27 novembre 2024 ; Office français de la biodiversité, présentation de Mission Nature.
Un sol vivant ne se résume pas à une terre que l’on voit sous ses chaussures. C’est un milieu habité par des organismes qui participent à la transformation de la matière organique, au recyclage des nutriments et au maintien de sa structure. Pourtant, sur une parcelle agricole, il n’est pas toujours simple de savoir quelles pratiques soutiennent cette vie, ni comment en mesurer les effets.
Pour mieux répondre à ces questions, l’Office français de la biodiversité (OFB) a lancé en avril 2024 un appel à projets de recherche consacré à la biodiversité et au fonctionnement des sols agricoles. Sur 32 candidatures, six projets ont été retenus. Dotée de 900 000 euros, cette sélection associe recherche, expertise technique et monde agricole. Elle ne livre pas encore un palmarès de méthodes gagnantes. Elle finance surtout des travaux pour produire des connaissances utilisables sur le terrain.

Pourquoi parler de biodiversité des sols ?
Le sol assure plusieurs fonctions en même temps. Il soutient les cultures, permet l’infiltration et la circulation de l’eau, stocke et transforme de la matière organique, et abrite une diversité d’organismes. Ces fonctions ne dépendent pas d’un seul indicateur. Une terre peut, par exemple, présenter une bonne structure en surface sans que cela suffise à décrire toute sa vie biologique ou sa capacité à fonctionner au fil des saisons.
L’OFB souligne que les sols agricoles sont soumis à des pressions et que les pratiques influencent à la fois leur biodiversité et leurs fonctions. L’enjeu des projets n’est donc pas de désigner une recette valable partout. Il est de comprendre dans quels contextes des pratiques comme la couverture végétale, les apports organiques ou l’évolution du travail du sol peuvent être favorables, et comment suivre les changements.
La question compte pour les agriculteurs, mais aussi pour les habitants. La structure d’un sol influence sa relation à l’eau et sa sensibilité à l’érosion. Les liens sont complexes, et un projet de recherche ne permet pas à lui seul de promettre un effet identique dans toutes les fermes. Il aide plutôt à préciser ce qui peut être observé et comparé.
Six projets, six manières de regarder les sols agricoles
Les projets sélectionnés par l’OFB couvrent plusieurs territoires et systèmes de culture. Certains veulent synthétiser les connaissances disponibles. D’autres construisent des outils de mesure ou rapprochent chercheurs, conseillers et agriculteurs. Voici leurs objectifs, tels qu’ils sont présentés par l’Office.
Tr AS PACA : rassembler les connaissances pour le Sud-Est
Porté par AIR Climat, le projet Tr AS PACA vise à faire la synthèse des recherches et des résultats portant sur les pratiques agroécologiques favorables à la biodiversité et aux fonctions des sols. Le travail est centré sur les enjeux agronomiques et climatiques de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur et des territoires voisins. Une synthèse de ce type peut aider à distinguer les résultats déjà établis des questions qui restent ouvertes.
MIFASOLS : rapprocher les expériences des acteurs
Dans le Sud-Est, MIFASOLS réunit le GRAB, FiBL France et Agribio 05. L’objectif est de croiser les expériences de chercheurs, d’expérimentateurs, de pédologues, de conseillers et d’agriculteurs. Le projet doit contribuer à construire une recherche-action autour des besoins de connaissances jugés prioritaires par ces acteurs. Le sujet n’est donc pas seulement de produire des données. Il s’agit aussi de mieux comprendre ce qui aiderait les fermes à faire évoluer leurs pratiques.
PERMEABIOSOL : mieux diagnostiquer le fonctionnement de l’eau
Dans le grand Sud-Ouest, une équipe du CNRS travaille à une méthode simplifiée pour mesurer six variables de sols cultivés en grandes cultures. Le projet part d’un diagnostic de dysfonctionnement hydraulique évoqué pour certains sols agricoles conventionnels. Son objectif est de mieux le vérifier à l’aide de mesures. Ce point est important : un diagnostic préoccupant n’est pas encore un résultat confirmé partout. Le projet cherche justement à construire des outils pour étayer l’observation.

IndiQualSol : relier les indicateurs aux fonctions du sol
Coordonné par l’INRAE avec plusieurs partenaires scientifiques et techniques, IndiQualSol étudie les relations entre des fonctions clés du sol et des indicateurs de qualité biologique. Les chercheurs s’intéressent notamment à la transformation du carbone, au recyclage des nutriments et au maintien de la structure. Le projet cherche aussi à hiérarchiser l’effet de pratiques comme la fertilisation organique, la couverture des sols et les modes de travail du sol, en s’appuyant sur des dispositifs expérimentaux de longue durée.
Ce travail peut aider à mieux interpréter les indicateurs. Une mesure isolée prend peu de sens si l’on ignore le type de sol, la culture et le système de conduite auquel elle se rapporte. Le contexte compte autant que le chiffre.
SYS4SOL : observer les systèmes de culture en Isère
Porté par ISARA avec Solagro et Celesta-lab, SYS4SOL s’intéresse à des systèmes en agriculture de conservation des sols dans le département de l’Isère. Le projet entend mobiliser des données anciennes et nouvelles pour évaluer les effets des systèmes de culture dans plusieurs zones, puis partager les connaissances produites avec les acteurs locaux.
ViVerSol : étudier les couverts végétaux dans les vignobles
En Occitanie, ViVerSol porte sur les vignobles du Tarn et des Pyrénées-Orientales. Le projet associe notamment l’Institut français de la vigne et du vin, des spécialistes des sols et des acteurs de la viticulture biologique. Il étudie les bénéfices de différentes stratégies de gestion des couverts végétaux pour la biodiversité et l’état organique des sols viticoles.
L’ambition est de produire des connaissances opérationnelles et des outils qui aident les viticulteurs à intégrer la composante biologique du sol dans leurs choix. Là encore, l’annonce décrit un objectif de recherche. Elle ne signifie pas que les résultats sont déjà disponibles ou que toutes les stratégies de couverts auront le même effet dans chaque vignoble.
De la pratique à la preuve : ce que les projets cherchent à améliorer
Les six projets montrent une difficulté concrète : une pratique agricole ne peut pas être évaluée uniquement à partir de son nom. Il faut savoir quel problème elle cherche à résoudre, dans quel système elle est mise en œuvre, et quels indicateurs permettent d’en suivre les effets.
Un couvert végétal, par exemple, peut être étudié selon sa composition, sa durée de présence, le sol concerné et la culture qui suit. Une fertilisation organique peut être évaluée au regard de plusieurs fonctions. Une réduction du travail du sol mérite d’être observée dans son contexte. Les réponses ne seront pas forcément les mêmes pour une vigne méditerranéenne, une grande culture du Sud-Ouest ou une parcelle expérimentale en Isère.
Cette approche rejoint le décryptage de l’agriculture régénérative, de ses pratiques et de ses limites : une intention favorable au sol ne suffit pas à démontrer un résultat. Il faut documenter le point de départ, les changements opérés et les effets mesurés.
Une sélection de projets n’est pas encore un bilan écologique
L’OFB indique que 32 candidatures ont été examinées par un groupe réunissant des partenaires de la recherche, du monde agricole et des organismes publics. Six projets ont été retenus avec une enveloppe totale de 900 000 euros. Ce chiffre décrit le soutien accordé à la recherche. Il ne dit pas encore combien de fermes auront changé leurs pratiques, ni quelle amélioration de la biodiversité des sols sera observée.
Pour lire les résultats à venir, plusieurs repères seront utiles : les méthodes employées, les sols et cultures étudiés, la durée des observations, les indicateurs retenus, et la manière dont les connaissances sont partagées avec les agriculteurs. Il faudra également distinguer un résultat observé sur un dispositif de recherche d’une recommandation applicable partout.
La prudence n’enlève rien à l’intérêt de ces travaux. Au contraire. Mieux mesurer permet d’éviter les promesses vagues et d’identifier les pratiques qui fonctionnent dans des conditions précises. Les projets de recherche peuvent aussi donner aux acteurs du terrain des mots et des outils communs pour discuter du sol autrement que comme d’un simple support de production.
Ce que l’on peut retenir
En 2024, l’OFB a choisi six projets consacrés aux liens entre pratiques agricoles, biodiversité et fonctionnement des sols. Ils couvrent des sujets variés : synthèse des connaissances, méthodes de diagnostic, indicateurs biologiques, systèmes de culture en Isère et gestion des couverts dans les vignobles d’Occitanie.
Leur apport attendu est de rendre l’observation plus précise et les connaissances plus utiles aux personnes qui travaillent la terre. Ce n’est pas encore la preuve qu’une pratique donnée améliore toujours un sol. C’est une étape pour mieux comprendre où, comment et avec quels indicateurs les changements peuvent être suivis.
Pour continuer à explorer les initiatives environnementales documentées, retrouvez aussi notre article sur les 28 projets de restauration de la nature financés par Mission Nature en 2026.
Questions fréquentes sur la biodiversité des sols
Qu’est-ce que la biodiversité des sols ?
Elle désigne la diversité des organismes qui vivent dans le sol ou y passent une partie de leur cycle de vie. Ces organismes contribuent à des fonctions comme la transformation de la matière organique, le recyclage des nutriments et la structuration du sol.
Quelles pratiques agricoles sont étudiées pour la biodiversité des sols ?
Les projets soutenus par l’OFB examinent notamment la couverture végétale, la fertilisation organique, le travail du sol et les systèmes de culture. Les effets dépendent du milieu et des pratiques précises. L’objectif est de mieux les mesurer, pas de proposer une recette unique.
Les six projets ont-ils déjà démontré des résultats ?
L’annonce de l’OFB présente les objectifs des projets sélectionnés. Elle ne donne pas un bilan final de leurs effets sur la biodiversité des sols. Il faut donc distinguer les travaux prévus des résultats qui seront publiés ensuite.
Pourquoi mesurer plusieurs indicateurs ?
Parce que les fonctions du sol sont multiples. La structure, le cycle des nutriments, la matière organique et la vie biologique ne se résument pas à une seule mesure. Les indicateurs doivent aussi être interprétés selon le sol, le climat et le système de culture.
Sources : Office français de la biodiversité, sélection des six projets, 20 décembre 2024 ; OFB, présentation de l’appel à projets sur la biodiversité des sols et l’agroécologie.
Crédit photo David Courteuge
Une voix, une guitare, une chanson. Depuis quelques années, DJA choisit cette formule dépouillée pour aller au cœur de son répertoire. Pas d’artifice ni de grand dispositif : la place est laissée aux mots, à la mélodie et à une interprétation qui peut surprendre d’un titre à l’autre.
Originaire d’Aubiat, dans le Puy-de-Dôme, l’artiste mêle chanson française et variété internationale. Sa voix travaillée avec un timbre reconnaissable et une présence capable de retenir l’attention du public. Un portrait de scène qui met surtout en avant la simplicité du format et la liberté d’interprétation.
Il vient juste de sortir son nouvel EP « Face au bon dieu » avec 5 titres au prix exceptionnel de 10 euros, vous pouvez vous le procurer. Ce « petit bébé » est au format Digipack et contient un livret avec les jolis mots de Michel DOUCET (Auteur, chansonnier, poète) et quelques photos de concert sélectionnées par ses soins. Le retrait des CD est gratuit au studio à Aubiat. Prévoir 3 euros pour une expédition postale. Il attend vos commandes via son email laboite2dja@gmail.com (merci de préciser votre nom, le nombre de CD souhaité ainsi que votre adresse postale si expédition. Règlement via l’application wero.


Un répertoire qui passe d’un univers à l’autre
Dans le répertoire de DJA, Léo Ferré et Allain Leprest côtoient Sting et Deep Purple. Des styles et des époques différents, réunis non pour gommer leurs contrastes, mais pour laisser apparaître une couleur personnelle. La guitare accompagne cette traversée, tandis que la voix donne aux morceaux une nouvelle intensité.
Le plaisir tient aussi à la redécouverte. Une chanson connue peut prendre un autre relief lorsqu’elle est ramenée à l’essentiel. Un texte oublié revient au premier plan. Une mélodie familière semble neuve, portée par un phrasé ou une nuance inattendue. C’est dans cet espace entre mémoire et surprise que DJA construit son univers.

Crédit photo Florent Dolidon
La proximité d’un concert sans détour
Le format « une voix, une guitare, une chanson » crée une relation directe avec la salle. L’écoute ne se disperse pas. Le public peut suivre les mots, sentir les changements d’énergie et passer d’une chanson tendre à un morceau plus puissant. L’interprétation garde une part d’imprévu, loin d’une simple reproduction à l’identique.
Cette sobriété n’est pas un manque. Elle devient le cadre d’un échange : l’artiste s’appuie sur sa voix et son instrument pour faire vivre des chansons qui lui ressemblent. DJA se produit dans cette formule depuis plusieurs années. Pour connaître ses prochaines dates, contacter l’artiste,
Une signature faite de liberté
De Ferré à Deep Purple, le grand écart pourrait sembler improbable. Il raconte pourtant une même envie : s’approprier des chansons venues d’horizons différents et les faire tenir dans un seul concert. Avec une guitare, une voix et une interprétation qui ne se laisse pas enfermer, DJA propose moins un catalogue de reprises qu’un itinéraire musical à sa manière.
Pour plus de renseignements : la Boite de Dja

« Aimons-nous les uns les autres. » La formule est familière. Elle peut sonner comme une évidence, ou comme une injonction un peu trop grande. Pourtant, elle ne demande pas forcément de ressentir la même chose pour tout le monde. Elle invite plutôt à regarder comment nous traitons celles et ceux qui nous entourent.
L’amour commence parfois par l’attention
Dans la vie courante, prendre soin des autres ne ressemble pas toujours à un grand geste. Cela peut être écouter une personne sans consulter son téléphone, proposer un coup de main, prendre des nouvelles ou laisser quelqu’un parler sans décider à sa place. Ces attentions ne règlent pas tout. Mais elles rappellent une chose importante : personne ne devrait être réduit à ses difficultés, à son origine ou à ce qu’il peut apporter.
Aimer au sens large, c’est aussi reconnaître la dignité de l’autre, même quand on ne partage pas ses idées. Cela ne signifie pas tout accepter. On peut poser des limites, dire non et s’opposer à une injustice. La bienveillance n’oblige pas à se taire. Elle peut au contraire donner la force de parler sans humilier.
Faire une place, pas seulement éprouver un sentiment
Le lien entre les personnes dépend aussi de ce que nous organisons ensemble. Une association qui ouvre ses portes, un voisinage qui veille sur une personne isolée, un collectif qui rend une activité accessible : dans ces exemples, l’attention devient concrète. Elle ne repose plus seulement sur la bonne volonté d’une personne. Elle se traduit par des habitudes, des lieux et des règles qui permettent à chacun de participer.
Faire une place, c’est se demander qui manque autour de la table. Qui n’a pas accès à l’information ? Qui ne peut pas entrer dans le lieu, prendre la parole ou suivre le rythme ? Ces questions ne sont pas toujours confortables. Elles aident pourtant à transformer les bonnes intentions en gestes utiles.
Un idéal à garder les pieds sur terre
On ne peut pas être disponible tout le temps, ni aider tout le monde. Et l’amour des autres ne doit pas servir à faire porter aux individus seuls la responsabilité de problèmes collectifs. La précarité, l’isolement ou les discriminations demandent aussi des réponses communes et des moyens adaptés.
Mais chacun peut contribuer à un climat où l’on se traite avec respect. Cela passe par des mots, par l’attention aux personnes mises à l’écart et par la volonté de construire des réponses à plusieurs. Aucun geste ne suffit à lui seul. Leur répétition peut toutefois créer de la confiance.
Au quotidien, choisir le lien
« Aimons-nous les uns les autres » n’est pas une promesse que tout ira bien. C’est une invitation à ne pas considérer l’indifférence comme la seule option. Dans une famille, une équipe, une association ou un quartier, le lien se tisse quand on écoute, quand on inclut et quand on agit ensemble.
Au sein de Jimagine, raconter les initiatives solidaires, c’est aussi rendre visibles ces façons concrètes de prendre soin du collectif. Non parce qu’elles effacent les difficultés, mais parce qu’elles montrent qu’il est possible de faire une place à l’autre et d’avancer à plusieurs.
Que faire près de son gîte, pendant un week-end ou lors d’une journée de pluie ? En Auvergne, les idées de sortie ne manquent pas toujours. Encore faut-il les trouver. Le P’ti Gaulois veut faciliter cette recherche avec un guide en ligne consacré aux activités et aux loisirs dans quatre départements : le Puy-de-Dôme, l’Allier, le Cantal et la Haute-Loire.
Le site s’adresse autant aux habitants qu’aux personnes de passage. Il rassemble des activités locales et des idées de sorties, avec des pages consacrées à des questions concrètes comme les loisirs autour de Clermont-Ferrand ou les activités à proximité d’une ville. Cette approche met en avant des lieux et des propositions qui peuvent parfois rester moins visibles que les grandes destinations touristiques.
Un répertoire ouvert aux acteurs locaux
Le P’ti Gaulois permet aux prestataires de référencer gratuitement une activité et de créer une fiche pour la présenter. Ils peuvent ensuite actualiser leurs informations. Le site propose aussi des options complémentaires, dont une offre Premium et la réservation en ligne. Selon sa présentation, un accompagnement est également possible pour configurer une fiche.
Cette contribution des professionnels compte : un guide local n’est utile que si les informations sont assez précises et à jour pour aider les visiteurs à faire un choix. Le site invite aussi habitants, visiteurs et hébergeurs à participer à la découverte des activités du territoire.

Un guide personnalisé pour les hébergeurs
Le projet ne s’arrête pas au répertoire d’activités. Le P’ti Gaulois propose aux hébergeurs un guide personnalisé à partager avec leurs clients. L’hébergeur indique son établissement et sa localisation, puis choisit les activités à faire apparaître autour de celui-ci.
Le guide est accessible par un lien web. Des supports avec QR code peuvent aussi être téléchargés, comme une affiche ou une carte d’accueil. Le visiteur peut ainsi consulter depuis son téléphone les idées de sortie à proximité de son lieu de séjour. L’outil est présenté comme gratuit et utilisable sans inscription.

Le numérique au service de la découverte locale
La proposition du P’ti Gaulois repose sur un besoin simple : rapprocher les visiteurs des activités qui existent autour d’eux, et donner aux prestataires locaux un espace pour les présenter. Le guide hébergeur prolonge cette idée jusque dans les lieux de séjour, où une affiche ou un QR code peut devenir un point de départ pour organiser la journée.
Pour les hébergeurs, c’est une façon de partager des pistes sans constituer eux-mêmes un répertoire de sorties. Pour les visiteurs, c’est un accès direct à des activités proches. Et pour les professionnels, le référencement gratuit offre une première porte d’entrée vers de nouveaux publics.
Le P’ti Gaulois couvre actuellement le Puy-de-Dôme, l’Allier, le Cantal et la Haute-Loire. Les personnes qui souhaitent explorer le guide peuvent consulter le site officiel du P’ti Gaulois. Les hébergeurs peuvent découvrir directement le guide qui leur est destiné.
Pour plus de renseignements :

À 10 heures ce vendredi 25 septembre, les cloches des églises françaises doivent retentir pendant sept minutes. Cette sonnerie accompagnera l’arrivée du pape Léon XIV à l’aéroport de Paris-Orly, au début de son voyage apostolique en France.
Un même son pour marquer un accueil
Sept minutes, c’est le temps choisi pour faire de cet accueil un moment partagé. Les cloches ne transmettent pas ici un message codé. Elles donnent plutôt un signe public, audible dans les villes comme dans les villages, pour marquer le début de la visite.
La sonnerie permet aussi aux personnes qui ne seront pas sur place de prendre part à l’événement à leur manière. On peut s’arrêter quelques instants, écouter, ou simplement remarquer que plusieurs clochers sonnent ensemble.
Une journée entre rencontres et temps de prière
D’après le programme rapporté par l’Unité pastorale Saint-Michel, la journée parisienne doit commencer par une rencontre avec le président de la République à l’Élysée, puis se poursuivre à l’Unesco. Le pape doit ensuite traverser Paris à pied, avant des vêpres à Notre-Dame et une veillée avec des jeunes au Stade de France.
Une nouvelle sonnerie est annoncée à Paris à 17 heures, au passage du pape. Le geste du matin s’inscrit donc dans une journée faite de rencontres officielles, de déplacements et de rendez-vous religieux.
Pourquoi sept minutes ?
La source ne donne pas de signification religieuse particulière au chiffre sept. Il s’agit avant tout d’une durée fixée pour cette occasion. L’essentiel est le caractère collectif de la sonnerie : les clochers se répondent et rendent visible, ou plutôt audible, un événement qui dépasse le lieu où il se déroule.
Les cloches font partie du paysage sonore de nombreuses communes. Ce vendredi, leur tintement prend une signification particulière le temps de quelques minutes. Chacun peut l’accueillir comme un moment de partage, qu’il participe ou non à la célébration.
Quand le prix du carburant grimpe, chaque trajet en voiture pèse un peu plus dans le budget. Dans le Valenciennois, une mesure temporaire veut offrir une autre option : à partir du 1er octobre et jusqu’à la fin décembre 2026, les transports en commun du réseau Transvilles doivent être gratuits.
La mesure concerne Valenciennes Métropole et la communauté d’agglomération de La Porte du Hainaut, dans le Nord. Elle a été annoncée comme une réponse à la hausse des prix de l’essence et du diesel. L’idée est simple : permettre aux habitants de se déplacer en bus ou en tramway sans ajouter le prix du billet à leurs dépenses.
Trois mois de gratuité sur le réseau Transvilles
La gratuité doit s’appliquer du 1er octobre au 31 décembre 2026. Selon les informations rapportées par Ouest-France, un titre de transport restera nécessaire, même s’il sera gratuit. Les modalités précises, notamment pour les personnes qui ne résident pas dans les deux intercommunalités, n’étaient pas précisées dans l’article.
Le réseau Transvilles dessert un bassin d’environ 350 000 habitants et accueille actuellement près de 8 000 voyageurs par jour, d’après les chiffres cités par le journal. Pour Arnaud Bavay, président du Simouv, le syndicat chargé de la mobilité dans le Valenciennois, l’objectif est de réduire le coût des déplacements pour des habitants touchés par la hausse des carburants.
Une mesure qui représente 720 000 euros
Cette parenthèse de gratuité a un coût annoncé de 720 000 euros au total. Les deux intercommunalités doivent participer à hauteur de 80 000 euros par mois chacune, avec l’accompagnement du Simouv, selon Ouest-France, qui reprend des informations de l’AFP.
Le calendrier limité compte. Il ne s’agit pas, à ce stade, d’un changement permanent de politique tarifaire. L’expérimentation doit faire l’objet d’une évaluation afin d’en mesurer les effets. La fréquentation, l’accès au réseau et le coût pour les collectivités feront partie des éléments à observer pour savoir ce que cette mesure aura réellement changé.
Un coup de pouce, mais pas une réponse à toutes les difficultés
La gratuité peut alléger le budget des personnes qui peuvent déjà rejoindre une ligne de bus ou de tramway. Mais elle ne résout pas à elle seule les difficultés de déplacement des habitants éloignés du réseau, ni les contraintes d’horaires ou de correspondances. Son utilité dépendra aussi de la qualité du service proposé pendant ces trois mois.
Valenciennes rejoint ainsi le débat mené dans plusieurs villes du Nord autour de la gratuité des transports. Dunkerque, Calais et Douai ont déjà fait ce choix, indique l’article d’Ouest-France. L’expérience du Valenciennois permettra surtout de voir comment une gratuité temporaire, décidée dans un contexte de hausse du carburant, est utilisée et financée.
Source : Niels Rooman, Ouest-France, « En réponse à la crise des carburants, les transports en commun gratuits à Valenciennes et dans son agglomération », publié le 24 septembre 2026. Informations sur le périmètre et les modalités à confirmer auprès de Transvilles et du Simouv avant publication.
Ils ont parcouru plus de 3 000 kilomètres avant d’arriver dans l’Eure. Le 22 août, dix ânes sauvés du Proche-Orient ont été accueillis à Sainte-Opportune-du-Bosc par l’association Les Sabots de Lolema. Leur arrivée ouvre une nouvelle étape : retrouver des forces, reprendre confiance et, pour certains, rejoindre une famille.
Un sauvetage organisé entre deux associations
Le transfert a été coordonné avec Starting Over Sanctuary, une association qui vient en aide aux ânes du Proche-Orient. Dans cette région, ces animaux sont encore utilisés pour des tâches difficiles et peuvent subir de la maltraitance.
Lisa, qui travaille avec Starting Over Sanctuary, a participé à la mise en relation avec Les Sabots de Lolema. L’association normande, présidée par Coraline Harang, a accepté d’accueillir dix équidés. Leur voyage s’est déroulé en avion puis en camion.
« Avec nos capacités, nous pouvions en recevoir dix », explique Coraline Harang, citée par 20 Minutes, qui reprend les informations du Parisien.
Des soins avant de penser à l’adoption
Après leur arrivée et les déclarations nécessaires auprès des autorités, les ânes ont été examinés et soignés. Ils ont notamment vu un vétérinaire, un dentiste et un ostéopathe.
Cette prise en charge permet de faire le point sur leur état de santé et leurs besoins. Elle donne aussi du temps aux bénévoles pour observer leur comportement. Selon les éléments rapportés par la presse, les animaux sont habitués au contact humain.
Une seconde étape commence
Les dix ânes sont désormais proposés à l’adoption. Des candidatures ont déjà été reçues par l’association. Mais accueillir un équidé demande de l’espace, du temps, des connaissances et des moyens. L’adoption ne se résume pas à offrir un refuge. Elle engage sur la durée.
Pour Les Sabots de Lolema, ce sauvetage s’inscrit dans un travail plus large. L’association aurait déjà accueilli et sauvé 70 équidés depuis octobre 2024, selon les informations rapportées par Le Parisien.
Une chaîne de solidarité concrète
Cette histoire montre ce que peut produire une coopération entre associations. D’un côté, Starting Over Sanctuary intervient auprès d’animaux vulnérables au Proche-Orient. De l’autre, Les Sabots de Lolema peut offrir un accueil, des soins et une perspective d’adoption en France.
Pour ces dix ânes, le long voyage ne constitue donc pas la fin du sauvetage. C’est le début d’une vie plus stable, avec des soins adaptés et, peut-être bientôt, un nouveau foyer.
Source : 20 Minutes, d’après un article du Parisien, consulté le 22 septembre 2026.
Sylvie de Jimagine.org : Bonjour Sylvie, bienvenue sur Jimagine.org, pouvez-vous vous présenter en quelques lignes ?
Sylvie Song Piano : Bonjour, je suis Sylvie Song Piano, Compositrice, pianiste, interprète
Je suis passionnée de musique depuis mon enfance. J’ai appris le solfège et le piano pendant plusieurs années en école de Musique et à côté j’ai pratiqué le chant de façon autodidacte.
Sylvie de Jimagine.org : Vous êtes Compositrice, Pianiste, Interprète, Pouvez-vous nous parler de votre univers professionnel ?
Sylvie Song Piano : La musique fait partie intégrante de ma vie, j’ai chanté en orchestre à partir de 18 ans et je me suis produite seule pendant plusieurs années dans des restaurants, salles…
Au fil du temps, j’ai développé mon propre univers avec mes influences Musique de Film, chanson française, Jazz, Pop…et j’ai commencé à créer de façon instinctive.
Je me suis d’abord mise à composer au piano des mélodies douces, atmosphériques, principalement orientées vers un style Musique de Film.
Puis il y a quelques temps, au hasard des réseaux sociaux, j’ai commencé à échanger avec des auteurs, et là nouveau défi, mettre des mots en musique.
Je collabore actuellement avec une belle liste d’auteurs. Mon but est d’emmener leurs mots vers une direction authentique et sincère, dans mon univers intimiste piano voix
Sylvie de Jimagine.org : Quelle est votre actualité pour 2026, quels sont vos projets ?
Sylvie Song Piano : Pour le moment, je mets en avant mes créations piano et mes collaborations sur ma chaine You Tube, ma page Facebook (la musique de Sylvie Song Piano) et sous forme de singles sur toutes les plateformes de musique.
Je suis diffusée sur quelques radios et j’aimerais développer davantage ce créneau, et je souhaiterais également que certaines de mes chansons qui s’y prêtent soient diffusées en spectacle.
Il est également possible pour moi de créer des chansons à la demande sur un thème précis toujours en collaboration avec des auteurs.
Sylvie de Jimagine.org : Quels sont vos loisirs en dehors de la musique ?
Sylvie Song Piano : J’aime voyager dans d’autres Pays pour découvrir différentes cultures et gastronomies…Espagne, Hongrie, Tchéquie, Tunisie, Sénégal, Turquie, Cap Vert, Italie…Et parce que la musique est toujours avec moi, j’ai pu partager ma culture musicale dans tous les Pays où j’ai mis les pieds en interprétant « la vie en rose » « les feuilles mortes » « je suis malade » …devant un public à chaque fois chaleureux.
Sylvie de Jimagine.org : Comment pouvons-nous vous contacter ?
Sylvie Song Piano : Pour découvrir ma sensibilité artistique et mon univers au cœur de l’émotion, je vous propose ces liens :
http://www.youtube.com/@sylviesongpiano-07
Pour me contacter : sylviesongpiano@gmail.com
Le 21 septembre, le monde célèbre la Journée internationale de la paix. Cette date invite les États, les associations, les collectivités et les citoyens à réfléchir à une question simple, mais essentielle : comment faire vivre la paix dans nos sociétés ?
Une journée créée par les Nations unies
La Journée internationale de la paix a été instaurée par les Nations unies en 1981. Depuis 2001, elle est célébrée chaque année le 21 septembre. Cette journée est aussi associée à un appel au cessez-le-feu et à la non-violence.
La paix ne concerne donc pas uniquement les relations entre les États. Elle touche aussi la façon dont nous traitons les désaccords, dont nous accueillons les personnes différentes et dont nous protégeons les droits de chacun.
La paix, ce n’est pas seulement l’absence de conflit
Une société peut ne pas être en guerre et rester marquée par les discriminations, les violences, l’exclusion ou la peur. À l’inverse, des actions locales peuvent créer des espaces de dialogue et de confiance.
Un atelier de médiation dans un quartier, un projet qui réunit des jeunes de plusieurs origines, une association qui accompagne des personnes exilées ou une école qui apprend à gérer les conflits sont autant d’initiatives qui contribuent à la paix.
Des initiatives concrètes près de chez nous
La Journée internationale de la paix peut être l’occasion de mettre en lumière celles et ceux qui agissent déjà :
- Les associations de solidarité, qui créent du lien et luttent contre l’isolement.
- Les structures d’éducation populaire, qui donnent aux habitants les moyens de débattre et d’agir ensemble.
- Les collectivités, qui soutiennent la médiation, l’accueil et l’accès aux droits.
- Les établissements scolaires, qui apprennent l’écoute, la coopération et le respect du désaccord.
- Les collectifs citoyens, qui organisent des rencontres entre des personnes qui ne se croiseraient pas autrement.
Ces actions sont parfois discrètes. Elles ne font pas toujours la une. Pourtant, elles changent concrètement la vie des personnes concernées.
Comment participer le 21 septembre ?
Chacun peut prendre part à cette journée à son échelle. Il est possible de rejoindre une rencontre organisée par une association, de participer à un débat, de soutenir un projet local ou simplement de créer un espace de discussion autour de soi.
Dans une équipe, une classe ou un groupe d’amis, cela peut commencer par une question : qu’est-ce qui nous aide à mieux vivre ensemble ? La réponse peut faire émerger une action simple. Organiser un repas partagé, rendre visite à une personne isolée, lancer un projet commun ou apprendre à désamorcer un conflit sont déjà des façons d’agir.
Faire de la paix un engagement quotidien
Le 21 septembre est un point de départ, pas une parenthèse. La paix se construit dans la durée, avec de l’écoute, de la justice et une attention réelle aux personnes fragilisées.
À Jimagine, nous voulons donner de la visibilité aux initiatives qui créent du lien et ouvrent des chemins de coopération. Parce que la paix ne se décrète pas seulement dans les institutions. Elle se prépare aussi dans les lieux où nous vivons, travaillons et nous engageons.
Pour aller plus loin, consultez la page officielle des Nations unies consacrée à la Journée internationale de la paix : un.org/fr/observances/international-day-peace.
Les arnaques changent de forme, mais elles reposent souvent sur les mêmes mécanismes : un message qui crée l’urgence, un appel qui joue sur la peur, un lien qui invite à agir sans réfléchir. Dans ce contexte, VigiApp propose une idée simple : envoyer chaque matin un conseil court pour apprendre à mieux les repérer.
L’application s’adresse à une personne qui souhaite rester informée, avec l’aide éventuelle d’un proche pour l’installation. Son principe tient dans un rendez-vous quotidien. Pas besoin de consulter un long guide ni de suivre une formation complète. Chaque jour, l’utilisateur reçoit un exemple concret et un repère facile à retenir.

Apprendre à reconnaître les signaux qui doivent alerter
Une demande inhabituelle, un lien envoyé par SMS, un interlocuteur qui réclame un code ou une décision immédiate : les situations à risque sont nombreuses. Le problème n’est pas toujours le manque d’attention. Les escroqueries sont aussi conçues pour surprendre et pousser à réagir vite.
VigiApp mise donc sur la répétition. Un conseil par jour peut aider à prendre quelques secondes de recul avant de répondre. L’objectif n’est pas de transformer l’utilisateur en spécialiste de la cybersécurité. Il s’agit plutôt de lui donner des réflexes utiles dans la vie courante.
Un outil pensé pour accompagner, pas pour contrôler
Le positionnement de VigiApp mérite d’être souligné. L’application ne lit pas les messages de l’utilisateur. Elle ne surveille pas son téléphone et ne transmet pas de compte rendu à un proche. Elle ne fonctionne pas comme un outil de contrôle parental ou de suivi à distance.
Le proche peut aider à installer l’application et à créer le compte. Ensuite, les conseils sont envoyés automatiquement. La personne qui les reçoit reste actrice de ses décisions. Cette approche évite l’infantilisation et laisse à chacun la possibilité de développer ses propres repères.
Des conseils courts pour un usage réaliste
La force du format tient aussi à sa simplicité. Dans une journée chargée, un conseil bref a plus de chances d’être lu qu’un dossier de plusieurs pages. Le contenu peut partir d’une situation familière : un faux message de livraison, une demande urgente au nom d’une banque ou une promesse trop belle pour être vraie.
Ce format quotidien peut aussi faciliter la discussion entre un utilisateur et son entourage. Un conseil reçu le matin peut devenir un sujet de conversation. On peut comparer les exemples avec des situations déjà rencontrées et rappeler quelques règles simples : ne pas cliquer dans la précipitation, vérifier l’identité de l’interlocuteur et prendre le temps de demander un avis.
Une démarche de prévention plutôt qu’une promesse de protection totale
Aucune application ne peut faire disparaître le risque d’arnaque. Les techniques évoluent et les fraudeurs adaptent leurs messages. VigiApp ne promet pas de bloquer toutes les sollicitations suspectes. Son rôle est différent : entretenir la vigilance et aider l’utilisateur à mieux comprendre les pièges courants.
Cette nuance est importante. La prévention fonctionne mieux quand elle donne des clés sans installer un climat de peur. Un conseil concret peut être plus utile qu’une longue liste de menaces. Et apprendre à vérifier une information reste pertinent bien au-delà des arnaques numériques.
Comment fonctionne VigiApp ?
L’installation et la création du compte sont réalisées une seule fois, notamment avec l’aide d’un proche si nécessaire. Les notifications quotidiennes sont ensuite automatisées. VigiApp indique proposer une période d’essai gratuite de sept jours, puis un abonnement annuel de 29,99 euros. Les modalités d’abonnement et de résiliation passent par le compte Apple ou Google utilisé lors de la souscription.
Pour découvrir le service, rendez-vous sur le site officiel de VigiApp. Comme toujours avant de souscrire, il est utile de vérifier les conditions actuelles de l’offre et de s’assurer que l’application correspond bien à ses besoins.
Redonner des réflexes, pas retirer l’autonomie
VigiApp part d’un constat simple : face aux arnaques, la prévention doit pouvoir s’intégrer dans la vie quotidienne. Son choix est celui d’un apprentissage progressif, avec des exemples concrets et une intervention minimale de l’entourage.
Pour les proches qui veulent aider sans surveiller, cette solution peut constituer un point de départ. Elle ne remplace ni le dialogue ni le bon sens. Mais elle peut installer un rituel utile : chaque matin, prendre une minute pour se rappeler qu’un message urgent n’oblige jamais à répondre tout de suite.
