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Ruby Wilder et Banjo : Quand La Croisière Folk donne un visage à la musique, à l’aventure et aux valeurs humaines

Depuis septembre 2019, La Croisière Folk invite ses auditeurs à voyager à travers les musiques traditionnelles et leurs expressions contemporaines. Aujourd’hui, l’émission ouvre un nouveau chapitre avec Ruby Wilder, une aventurière belgo-britannique à l’humour malicieux, et Banjo, son inséparable chat roux. Deux personnages de fiction qui vont bien au-delà de la simple identité graphique d’un podcast. Musique, écologie, droits humains, citoyenneté, adoption animale et intelligence artificielle : derrière leur arrivée se dessine une nouvelle façon de raconter des histoires et de partager des convictions.

Une rencontre inattendue autour d’un café

Nous sommes installés dans un café chaleureux, quelque part entre les couleurs dorées de l’automne et un paysage qui donne envie de voyager. Devant moi, une jeune femme rousse aux cheveux courts, aux taches de rousseur et au sourire espiègle. Elle porte une tenue décontractée, fidèle à son esprit libre et bohème. À côté d’elle, un chat roux tigré aux yeux verts observe attentivement ce qui se passe sur la table. Trois tasses de café seraient sans doute excessives, mais je soupçonne déjà Banjo de vouloir inspecter la mienne.

La jeune femme s’appelle Ruby Wilder. Elle est belgo-britannique, passionnée de musique folk, de voyages et de découvertes. Son compagnon, Banjo, est un chat adopté dans un refuge. Tous deux semblent sortir d’une bande dessinée, et pour cause : ils appartiennent à un univers imaginaire que j’ai décidé de développer autour de La Croisière Folk.

Cette rencontre n’a évidemment jamais eu lieu dans le monde réel. Pourtant, elle symbolise une démarche bien concrète. Après plus de quarante années passées dans l’univers de la radio et plusieurs années consacrées à La Croisière Folk, j’ai eu envie d’explorer une nouvelle manière de communiquer avec le public. Non pas en abandonnant le son au profit de l’image, mais en utilisant les possibilités offertes par le numérique pour prolonger les voyages musicaux bien au-delà des émissions.

Ruby et Banjo ne seront donc pas simplement deux personnages chargés de rendre les publications plus attrayantes. Ils auront une personnalité, une histoire, des aventures et surtout des messages à transmettre. Une façon de montrer que la musique peut aussi être une porte d’entrée vers la culture, la solidarité, la citoyenneté et le respect du vivant.

La Croisière Folk, une aventure musicale née en 2019

Pour comprendre l’arrivée de Ruby et Banjo, il faut revenir à l’esprit qui anime La Croisière Folk depuis sa création, en septembre 2019. Lorsque j’ai imaginé cette émission, je voulais proposer bien davantage qu’une succession de chansons. Mon ambition était de faire voyager les auditeurs à travers des cultures musicales, des traditions et des histoires humaines, en accordant une place aussi bien aux artistes reconnus qu’aux talents moins médiatisés.

Le folk possède cette capacité particulière de traverser les frontières et les époques. Derrière une ballade irlandaise, une chanson québécoise, un air des Appalaches ou une création contemporaine venue d’un autre continent, on découvre souvent une histoire de migration, d’amour, d’exil, de résistance ou de transmission. Le folk n’est pas une musique figée dans le passé. Il se renouvelle constamment, emprunte à d’autres genres et continue de raconter le monde dans lequel nous vivons.

Au fil des années, La Croisière Folk a évolué, élargi sa diffusion et développé une présence sur les plateformes numériques et les réseaux sociaux. Une attention particulière est également accordée aux artistes féminines, dont le talent et la créativité méritent une visibilité à la hauteur de leur contribution à la scène musicale internationale. Cette ouverture fait partie de l’identité de l’émission : faire découvrir, surprendre et parfois bousculer les habitudes d’écoute.

Mais cette évolution m’a progressivement conduit à m’interroger sur la communication d’un podcast musical. Comment attirer l’attention d’un public qui ne connaît pas encore l’émission ? Comment prolonger une découverte musicale après sa diffusion ? Comment faire vivre l’univers de La Croisière Folk sur Facebook, Instagram, Pinterest ou un site internet, sans se limiter aux photographies d’artistes et aux annonces de programmation ?

C’est dans ce contexte qu’est née l’idée d’un personnage capable d’incarner l’esprit de l’émission. Son nom : Ruby Wilder.

Pour découvrir La Croisière Folk, scannez ce code QR :

Ruby Wilder, une personnalité entre traditions et modernité

Ruby n’est pas une artiste réelle ni une chanteuse dont j’aurais voulu reproduire le visage. C’est un personnage de fiction original, conçu pour représenter la curiosité, la liberté, l’humour et l’ouverture au monde. J’ai choisi de lui donner une double identité belgo-britannique, un caractère indépendant et une bonne dose d’autodérision. Son expression favorite résume d’ailleurs assez bien son tempérament : « Bloody hell, une fois ! » Un mélange improbable d’humour britannique et de belgitude qui pourrait bien devenir sa signature.

Physiquement, Ruby possède une coupe pixie rousse, des taches de rousseur, un regard expressif et une allure à la fois moderne et bohème. Mais son apparence ne constitue qu’une partie de son identité. Je voulais surtout imaginer une jeune femme qui ne soit ni un simple personnage décoratif ni un modèle figé dans une représentation superficielle. Ruby doit avoir du caractère, des convictions, des qualités et quelques défauts. Elle peut être drôle, parfois impertinente, enthousiaste devant une découverte et profondément touchée par une injustice.

Autodidacte, elle a beaucoup appris au fil de ses voyages et de ses rencontres. Elle aime les petites salles de concert, les festivals, les paysages sauvages, les cafés où les conversations se prolongent et les artistes qui possèdent quelque chose à raconter. Sa guitare l’accompagne régulièrement, même si elle n’a aucune prétention à devenir une vedette. Elle préfère les rencontres authentiques aux mondanités et les chemins de traverse aux itinéraires trop prévisibles.

Ruby aime autant les traditions que les innovations. Elle peut s’enthousiasmer pour une vieille ballade écossaise, découvrir une chanteuse folk canadienne ou s’intéresser à la manière dont de jeunes musiciens réinventent les instruments acoustiques. Son rôle sera précisément de créer des liens entre les générations, les cultures et les sensibilités musicales.

J’ai voulu faire de Ruby un personnage libre et affirmé, capable de prendre la parole, de poser des questions et de défendre des idées. Elle ne sera pas seulement celle qui présente une chanson ou annonce une émission. Elle deviendra une compagne de voyage qui pourra faire sourire, susciter la réflexion et parfois nous inviter à regarder le monde autrement.

Banjo, le petit rouquin qui a changé sa vie

Impossible de présenter Ruby sans évoquer Banjo, son inséparable compagnon. Ce chat européen roux tigré aux yeux verts possède un tempérament bien affirmé. Curieux, indépendant, affectueux lorsqu’il le décide et parfois franchement espiègle, il apporte une dose supplémentaire de fantaisie à cet univers. Mais derrière son nom amusant et ses petites bêtises se cache une histoire qui mérite d’être racontée.

Dans l’univers que j’ai imaginé, Ruby rencontre Banjo dans un refuge pour animaux. Elle ne cherche pas un chat de race, encore moins un animal choisi comme un accessoire. Elle souhaite offrir un foyer à un compagnon qui en a besoin. Lors d’une visite, son attention est attirée par un petit rouquin au regard particulièrement expressif. Tandis que d’autres chats restent prudemment en retrait, celui-ci s’approche, l’observe et semble avoir décidé que cette visiteuse mérite son attention.

J’imagine volontiers la scène : Ruby s’accroupit devant lui, lui parle doucement et tend la main. Banjo hésite quelques instants, puis vient à sa rencontre. Les bénévoles lui racontent son histoire et expliquent les responsabilités liées à une adoption. Ruby prend le temps de réfléchir, de vérifier que son mode de vie est compatible avec les besoins de l’animal et de préparer son arrivée. Quelques jours plus tard, une nouvelle complicité commence.

Le choix de son nom s’impose presque naturellement. Passionnée de folk, Ruby décide de l’appeler Banjo, en hommage à cet instrument que l’on retrouve notamment dans le bluegrass et plusieurs traditions musicales nord-américaines. Le nom lui convient parfaitement, même si le principal intéressé semble davantage attiré par les cordes des guitares que par l’histoire des instruments.

Cette adoption constitue également un message que je souhaite transmettre. Les refuges accueillent de nombreux animaux abandonnés ou confiés par des familles qui ne peuvent plus les garder. Les bénévoles et professionnels qui s’en occupent accomplissent un travail essentiel, souvent dans des conditions difficiles. À travers l’histoire de Banjo, j’aimerais sensibiliser petits et grands à l’adoption responsable, au bien-être animal et au respect de tous les êtres vivants.

La rencontre entre Ruby et Banjo fera d’ailleurs l’objet d’une bande dessinée. Ce sera l’occasion de raconter une histoire attendrissante, mais aussi de rappeler qu’accueillir un animal constitue un engagement durable et non une décision prise sur un coup de tête.

Des aventures musicales, mais aussi des messages à transmettre

L’ambition de ce projet dépasse largement la création d’une identité visuelle pour La Croisière Folk. Ruby et Banjo auront leurs propres aventures, notamment sous forme de courtes bandes dessinées. Certaines seront légères et humoristiques, d’autres aborderont des sujets culturels, sociaux ou environnementaux. Mon objectif est de proposer un univers accessible à plusieurs générations, dans lequel le divertissement et la découverte peuvent cohabiter.

La musique restera naturellement au cœur de leurs histoires. Ruby pourra expliquer l’origine du folk, raconter l’histoire du banjo, faire découvrir le bluegrass ou présenter les particularités d’un instrument traditionnel. Elle pourra aussi partir à la rencontre de cultures musicales et montrer comment les chansons se transmettent d’une génération à l’autre. Banjo, fidèle à son caractère, trouvera probablement toujours une occasion de perturber une démonstration ou de s’installer dans un étui de guitare.

Mais je ne souhaite pas limiter leurs aventures à la seule découverte musicale. Le folk possède une longue histoire liée aux mouvements sociaux, aux droits humains et aux revendications collectives. Des chansons de protestation américaines aux répertoires ouvriers européens, la musique populaire a souvent accompagné les aspirations à davantage de justice, de liberté et d’égalité. Cette dimension sociale fait partie de son héritage et mérite d’être racontée.

Ruby pourra ainsi aborder la lutte contre les discriminations, l’égalité entre les femmes et les hommes, la dignité humaine, la solidarité ou encore la liberté d’expression. Il ne s’agira pas de transformer ses aventures en leçons de morale ni d’imposer une pensée unique. Je préfère imaginer des situations concrètes, des rencontres et des dialogues qui permettent de poser des questions et d’encourager les lecteurs à construire leur propre réflexion.

L’écologie, la biodiversité et le respect du vivant

La protection de l’environnement occupera également une place importante dans cet univers. Ruby aime la nature, les forêts, les chemins de campagne et les paysages qui invitent à l’émerveillement. Ses voyages pourront donc devenir l’occasion de parler de biodiversité, de protection des animaux, de consommation responsable, de réemploi et de lutte contre le gaspillage.

Une promenade dans les bois pourra servir de point de départ à la découverte d’une plante sauvage. Une rencontre avec des bénévoles permettra d’évoquer une opération de nettoyage de rivière. Une visite dans une ressourcerie pourra montrer comment des objets considérés comme inutiles retrouvent une seconde vie. Autant de sujets que l’on peut raconter simplement, sans renoncer à l’exactitude des informations.

Je suis convaincu que la sensibilisation à l’écologie ne doit pas reposer uniquement sur des discours alarmistes. Elle peut aussi passer par la curiosité, la beauté d’un paysage, la découverte d’une espèce ou le plaisir de participer à une initiative collective. Ruby et Banjo pourront contribuer à cette approche, parfois avec humour, parfois avec davantage de gravité.

La citoyenneté comme engagement quotidien

La citoyenneté constituera un autre fil conducteur de leurs aventures. Être citoyen ne signifie pas seulement déposer un bulletin dans une urne. C’est aussi s’intéresser à la vie de sa commune, participer à des projets collectifs, soutenir une association, pratiquer l’entraide ou s’interroger sur les conséquences de ses choix quotidiens.

Ruby pourra rencontrer des bénévoles, découvrir des initiatives solidaires ou s’intéresser à des projets favorisant l’inclusion sociale. À travers ces histoires, j’aimerais montrer que l’engagement citoyen prend des formes très diverses et qu’il reste accessible à chacun, quels que soient son âge, ses moyens ou son parcours.

La volonté n’est pas de transformer La Croisière Folk en média militant. Elle est de rappeler que la culture ne vit pas à l’écart de la société. Les chansons parlent d’êtres humains, de leurs difficultés, de leurs espoirs et de leurs aspirations. Il me semble donc naturel que les personnages associés à une émission folk puissent aussi s’intéresser au monde dans lequel nous vivons.

Pourquoi un podcast musical a-t-il besoin d’images ?

Voilà une question qui peut sembler paradoxale pour quelqu’un qui a consacré plus de quarante années à la radio. La force de ce média repose précisément sur sa capacité à faire naître des images dans l’imagination de l’auditeur. Une voix, un paysage sonore, quelques notes de musique suffisent parfois à nous transporter à des milliers de kilomètres. C’est cette magie qui m’a donné envie de faire de la radio et qui continue de me passionner aujourd’hui.

Mais les habitudes de consommation de l’information et de la culture ont considérablement évolué. Une émission ne vit plus uniquement au moment où elle est diffusée sur une antenne. Elle existe aussi à travers les plateformes de podcasts, les sites internet, les publications sur les réseaux sociaux et les contenus qui accompagnent sa programmation. Le public découvre parfois une émission après avoir aperçu une illustration, une courte vidéo ou une photographie qui a retenu son attention.

Dans cet environnement, l’image occupe une place déterminante. Elle permet d’affirmer une identité, d’éveiller la curiosité et de créer une forme de reconnaissance immédiate. Pour une production indépendante, disposer d’un univers visuel cohérent constitue un atout important face à la multiplication des contenus proposés quotidiennement aux internautes.

Cependant, je tiens à rappeler une distinction essentielle : une publication qui attire des regards ne se transforme pas automatiquement en écoutes. Les impressions, les réactions ou les partages constituent des indicateurs intéressants, mais ils ne suffisent pas à mesurer l’intérêt réel du public pour une émission musicale. L’enjeu consiste donc à utiliser l’image comme une passerelle vers le son, sans perdre de vue la raison d’être de La Croisière Folk : faire découvrir de la musique.

C’est précisément ce que j’aimerais développer avec Ruby et Banjo. Leurs illustrations attireront peut-être l’attention de personnes qui ne connaissent pas encore l’émission. Leurs aventures pourront ensuite leur donner envie d’en apprendre davantage sur un artiste, un instrument, une tradition ou une chanson. Le visuel ne sera plus seulement un élément décoratif. Il participera à une véritable démarche de médiation culturelle.

Pourquoi avoir choisi l’intelligence artificielle ?

Il reste une question importante, que je souhaite aborder sans détour : pourquoi avoir utilisé l’intelligence artificielle pour créer Ruby, Banjo et leur univers graphique ? La réponse tient d’abord à deux réalités très simples. Je ne sais pas dessiner et les moyens financiers de La Croisière Folk ne permettent pas de faire appel régulièrement à un dessinateur ou à un graphiste professionnel pour produire des illustrations et des bandes dessinées.

J’aurais naturellement pu confier ce projet à un illustrateur. Je connais la valeur du travail de ces professionnels, leur maîtrise technique, leur sens artistique et le temps nécessaire à la réalisation d’une œuvre graphique. Leur savoir-faire mérite d’être reconnu et correctement rémunéré. Mais lorsqu’on développe une production culturelle indépendante avec des ressources limitées, il faut parfois composer avec des contraintes qui rendent certains projets difficiles à concrétiser.

L’intelligence artificielle m’a offert une possibilité nouvelle : donner une existence visuelle à des personnages que je pouvais imaginer, mais que je n’étais pas capable de dessiner moi-même. Cela ne signifie pas que cette technologie remplace toutes les compétences d’un artiste. Elle constitue, dans mon cas, un outil de création et d’expérimentation qui rend accessibles des formes d’expression autrefois hors de portée de mes moyens.

Je ne sais pas dessiner, mais j’ai des histoires à raconter

Ruby et Banjo ne sont pas apparus à la suite d’un simple clic. Avant leurs premières illustrations, il a fallu définir leur personnalité, leur apparence, leurs origines, leur histoire et les valeurs qu’ils allaient représenter. Pourquoi Ruby serait-elle belgo-britannique ? Pourquoi aurait-elle une coupe pixie rousse ? Quel serait son humour ? Comment envisagerait-elle la musique, les voyages et les relations humaines ? Et pourquoi Banjo serait-il un chat adopté dans un refuge ?

Ces décisions relèvent d’un travail d’imagination et de conception éditoriale. L’intelligence artificielle intervient ensuite pour traduire ces idées en images, proposer différentes compositions et permettre des ajustements successifs. Contrairement à ce que l’on pourrait croire, le résultat souhaité n’est pas toujours obtenu du premier coup. Il faut parfois reprendre une scène, corriger l’apparence d’un personnage, modifier une attitude ou recommencer entièrement une illustration pour conserver une cohérence graphique.

Je reste donc à l’origine des choix narratifs et éditoriaux de cet univers, tout en reconnaissant le rôle important joué par l’outil dans la production des images. L’IA ne décide pas des messages que Ruby transmettra, des engagements qui guideront ses aventures ou des sujets qui seront abordés. Ces décisions demeurent humaines et relèvent de ma responsabilité.

Cette expérience soulève néanmoins des questions légitimes. L’utilisation d’œuvres pour entraîner certains modèles d’intelligence artificielle, le respect des droits d’auteur, la rémunération des créateurs et l’avenir des métiers graphiques constituent des enjeux qui méritent un débat sérieux. Je ne considère pas l’IA comme une technologie miraculeuse, ni comme une solution qui devrait systématiquement remplacer les professionnels de la création.

Je pense simplement qu’elle peut également offrir des possibilités nouvelles aux petites productions indépendantes, aux associations et aux personnes qui possèdent des idées sans disposer de tous les moyens nécessaires pour les concrétiser. L’essentiel est de l’utiliser avec discernement, de rester transparent sur son emploi et de ne pas oublier les interrogations éthiques qu’elle soulève.

Je n’ai donc aucune intention de faire croire que les aventures de Ruby et Banjo sont dessinées à la main par un artiste. Leurs images sont réalisées avec l’aide de l’intelligence artificielle, à partir d’un univers et d’orientations créatives que j’ai définis.

De la bande dessinée aux coloriages : faire participer le public

L’arrivée de Ruby et Banjo permettra également d’explorer différentes formes de communication. Les bandes dessinées occuperont une place importante, notamment à travers de courtes aventures humoristiques ou pédagogiques. Certaines expliqueront un aspect de la musique folk, d’autres raconteront des rencontres, des découvertes ou des situations de la vie quotidienne.

Mais j’aimerais aussi proposer des activités auxquelles le public pourrait participer directement. Parmi les premières idées figure la création de dessins à colorier, disponibles gratuitement au téléchargement et à l’impression. Ruby, Banjo, des musiciens folk, des instruments ou des paysages inspirés des traditions musicales pourront devenir les sujets de ces illustrations en noir et blanc.

Le coloriage n’est pas réservé aux enfants. De nombreux adultes apprécient également cette activité pour son aspect créatif et relaxant. Sans constituer une thérapie en soi, elle peut offrir un moment de calme, aider à se concentrer sur une tâche agréable et permettre de faire une pause dans un quotidien souvent dominé par les écrans.

J’imagine volontiers une famille réunie autour d’une table, un week-end d’automne, avec quelques crayons de couleur, une boisson chaude et La Croisière Folk en fond sonore. Les enfants pourraient découvrir les personnages, tandis que parents et grands-parents partageraient avec eux un moment de créativité. Des dessins simples seraient adaptés aux plus jeunes, tandis que des illustrations plus détaillées s’adresseraient aux adolescents et aux adultes.

Ces coloriages pourraient être proposés régulièrement sur Jimagine, avec un lien de téléchargement relayé sur les réseaux sociaux. Les familles seraient invitées à partager leurs réalisations, donnant ainsi naissance à une forme de participation collective autour de l’univers de La Croisière Folk.

L’idée est simple : ne pas considérer le public comme un simple consommateur d’images ou de musique, mais lui permettre de s’approprier cet univers et d’y apporter sa propre créativité.

La fiction peut-elle servir le journalisme ?

Cette démarche pose enfin une question qui me tient particulièrement à cœur en tant que journaliste : comment utiliser des personnages imaginaires pour transmettre des informations sans entretenir de confusion entre fiction et réalité ?

La distinction doit rester parfaitement claire. Ruby et Banjo sont des personnages fictifs. Leurs conversations, leurs aventures et leurs rencontres imaginées ne constituent ni des reportages ni des témoignages authentiques. En revanche, ils peuvent être utilisés pour expliquer des faits réels, présenter des connaissances vérifiées ou introduire des questions de société.

Une bande dessinée consacrée à la biodiversité devra ainsi reposer sur des informations exactes. Une histoire évoquant les droits humains devra respecter les faits et éviter les simplifications trompeuses. De même, lorsqu’une aventure abordera l’histoire d’un instrument ou d’une tradition musicale, les explications devront être documentées avec le même sérieux que dans un article journalistique.

L’imaginaire peut rendre un sujet plus accessible, mais il ne dispense jamais de vérifier les informations. C’est précisément cette association entre rigueur et créativité que j’aimerais développer. Les personnages permettront de raconter autrement, de susciter la curiosité et, je l’espère, de donner envie aux lecteurs d’aller plus loin.

Cette approche pourrait également intéresser des enseignants, des animateurs culturels, des associations ou des familles à la recherche de supports accessibles pour aborder certains sujets. Sans prétendre remplacer les outils pédagogiques existants, Ruby et Banjo pourraient devenir des compagnons de découverte, capables de faire le lien entre divertissement, culture et réflexion citoyenne.

Une évolution, pas une rupture avec La Croisière Folk

L’arrivée de ces deux personnages ne signifie évidemment pas que La Croisière Folk change de vocation. La musique demeure au centre du projet. Les artistes, leurs créations, leurs albums et les traditions qu’ils perpétuent ou renouvellent continueront d’occuper la première place dans la programmation.

Ruby et Banjo viendront enrichir cet univers, lui offrir de nouvelles possibilités narratives et créer des liens avec des publics qui ne connaissent pas nécessairement les musiques folk. Ils ne remplaceront jamais les artistes. Ils seront plutôt des passeurs, des compagnons de voyage et parfois des guides un peu turbulents.

Je souhaite également préserver l’esprit qui accompagne l’émission depuis ses débuts : la curiosité, le respect des différences, l’ouverture aux cultures du monde et le plaisir de découvrir des chansons qui ne bénéficient pas toujours d’une grande exposition médiatique.

Avec ces deux personnages, cette philosophie pourra désormais s’exprimer autrement. Une illustration pourra faire sourire, une bande dessinée pourra transmettre une connaissance, une aventure pourra susciter une discussion familiale et un coloriage pourra offrir un moment de détente. Si, au bout du chemin, ces initiatives donnent envie à quelques personnes supplémentaires de découvrir une artiste ou d’écouter La Croisière Folk, l’objectif sera atteint.

Et maintenant, larguons les amarres !

Je reviens mentalement à notre table de café. Ruby termine sa boisson tandis que Banjo, toujours aussi curieux, observe les objets disposés devant lui. La conversation a été longue. Nous avons parlé de musique, de voyages, d’animaux, de nature, de solidarité et de toutes ces petites choses qui donnent du sens à une aventure humaine.

Je leur explique qu’ils auront bientôt beaucoup de travail. Des artistes à découvrir, des instruments à présenter, des traditions à explorer, mais aussi des histoires à raconter et quelques idées à défendre. Ruby semble particulièrement enthousiaste. Banjo, de son côté, paraît surtout intéressé par un objet posé près de ma tasse.

 » Bloody hell, une fois ! Ça promet quelques sacrées aventures ! « , lance Ruby avec son sourire malicieux.

Je crois qu’elle a raison. Après tout, La Croisière Folk a toujours été une invitation au voyage, à la découverte et aux rencontres. Il était peut-être temps d’accueillir deux nouveaux compagnons à bord.

Ruby Wilder et Banjo n’existent pas dans le monde réel, mais les valeurs qu’ils porteront, elles, sont bien réelles. Leur univers sera fait de musique, de curiosité, d’humour, de respect et d’une certaine idée de la liberté. Et j’espère qu’au fil de leurs aventures, ils donneront envie de découvrir le monde avec un regard un peu plus attentif et bienveillant.

Bienvenue à bord, Ruby et Banjo. La Croisière Folk continue son voyage… et que la musique continue !

Cliquez ici pour écouter La Croisière Folk => https://hearthis.at/la-croisiere-folk/

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